Les pays riches : env. 30 états Amérique du Nord Europe de l’ouest Japon Australie Les pays (très) pauvres : env. 130 états





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IV.3.31 les différentes façons de calculer les termes de l’échange


Les termes de l’échange définis plus haut sont les termes net, qui mesure des valeurs. C’est l’indice le plus courant.

On calcule également les termes de l’échange bruts, qui mesurent des volumes, c’est à dire des quantités, en éliminant les variations dues aux modification de valeur de la monnaie.

Ce qui se calcule par : 100 x volume des exportations / volume de importations.

Résumé :

Te net : valeurs.

Te brut : volumes.
Comme la productivité des facteurs de production diffère d’un pays à l’autre, on peut calculer deux autres indices :

  • Les termes de l’échange factoriels simples.

  • Les termes de l’échange factoriels doubles.


Termes factoriels simples : permettent de comparer la quantité de facteurs de production (travail et capital) utilisée pour produire les biens exportés par un pays, avec la quantité de biens importés par ce pays.
Termes factoriels doubles : permettent de comparer la quantité des facteurs de production utilisés pour produire les biens exportés par un pays avec la quantité de facteurs de production utilisés pour produire les biens importés par ce pays.
NB : une amélioration des termes factoriels peut s’accompagner d’une dégradation des termes de l’échange nets. En effet, une amélioration de la productivité des facteurs de production d’un pays supérieure à celle d’un autre pays (amélioration de Te factoriels) peut entraîner une baisse des prix à l’exportation (qui peut entrainer une baisse de Te net). Cf exemple des matières premières ci-dessus.

IV.3.3.2 L’évolution des termes de l’échange


1875-1930 : amélioration

1952-1962 : dégradation

1962-1973 : stabilisation

1973-1989 : dégradation

1989 ?

Depuis les années 90, la remontée du cours des matières 1eres, l’essouflement des gains de productivité dans l’industrie manufacturière et la stabilisaition des prix du pétrole laissent augurer une stabilisation voire une amélioration des termes de l’échange.

IV.4 L’aide internationale




IV.4.1 introduction


Pour faire face à leurs problèmes, le tiers monde reçoit de l’aide des pays industrialisés, sous diverses formes.

Cette aide est le plus souvent stratégique et sert autant, sinon d’avantage, les intérêts des pays riches.

C’était particulièrement le cas pendant la guerre froide, où l’aide servait à mettre un pays dans son camps. Aujourd’hui les pays du tiers monde continuent de présenter des enjeux stratégiques qui pèsent infiniment plus dans les décisions d’aide que les considérations humanitaires.

IV.4.2 Les différentes formes de l’aide


Argent, matériel, hommes (coopération), denrées alimentaires, report, rééchelonnement ou annulation d’une partie de la dette, etc.
On distingue les aides selon leur finalité :

  • L’aide d’urgence (alimentation, médicaments) distribuée gratuitement directement aux populations.

  • L’aide-programme, distribuée aux états qui en assurent la répartition, est destinée à couvrir les déséquilibre durables entre les besoins de la population et les ressources du pays.

  • L’aide -projet qui s’insère dans une stratégie de développement à moyen et long terme


On peut les distinguer selon leur nature :

  • Dons ou prêts ? Il y a derrière le mot don, une multitudes de formules qui n’ont rien à voir avec des dons. On estime que 70% des transferts vers les pays sous-développés sont en réalité des prêts. Les intérêts pénalisent svt lourdement le développement des pays du tiers monde.

  • Aide publique ou privée ? Un partie de « l’aide » émane des Etats des pays développés, c’est « l’aide publique au développement » (APD). Une source d’aide privée complète l’APD, émanant des associations humanitaires non gouvernementales (ONG) et des entreprises qui réalisent des investissements dans le tiers monde.

  • Aide libre ou aide liée ? La plus grande partie de l’aide est « liée », c’est à dire que le pays receveur s’engage à l’utiliser dans un emploi déterminé. Par exemple un pays riche accorde une aide à un pays du tiers monde à condition que tout ou partie de l’argent soit dépensé dans l’achat de marchandises en provenance du pays « donateur ».

  • Aide bilatérale ou multilatérale ? L’aide est dite bilatérale si elle est consentie par un seul pays à un autre pays. Elle est multilatérale si elle émane d’un regroupement de pays donateurs ou des organismes internationaux.



IV.4.3 Le rôle du FMI


Le FMI fonde son action sur les Programmes d’Ajustement Structurel. Ces programmes visent à rétablier l’équilibre entre les dépenses et les recettes des pays du tiers monde.

Le FMI accorde des prêts à conditions avantageuses en échange de la mise en œuvre par le receveur d’une politique économique rigoureuse :

  • Augmentation des recettes, donc des exportations, donc substitution des cultures vivrières par des cultures d’exportation et dévaluation de la monnaie pour rendre les produits exportés plus compétitifs.

  • Diminution des dépenses, donc des importations, donc diminution de la consommation et augmentation des taux d’intérêt pour décourager l’emprunt.


Les principes des PAS reposent sur :

  • l’ouverture des pays du tiers monde à l’économie mondiale. Le FMI recommande donc la réduction des mesures protectionnistes (droits de douane) et l’adoption de mesures favorables à la libre circulation des capitaux.

  • Une diminution du rôle de l’Etat. (dénationalisation, diminution du nombre de salariés de la fonction publique, réduction des déficits budgétaires, supression des subventions, etc.)

Ces mesures monétaristes conduisent à une diminution de la masse monétaire, permettant de lutter contre l’inflation (en moyenne 40% dans le tiers monde et 170% en Amérique latine !).

Lancés en 1979, les PAS ont concerné 70 pays : 

  • Aucun rétablissement spectaculaire des économies (balance des paiements, inflation, chômage).

  • Conséquences sociales négatives : baisses de revenu, exclusion…

 C’EST à VOMIR …

Depuis 1986, le PAS tentent de mieux tenir compte du secteur informel de l’économie, des spécificités sociales et régionales, et prévoient des mesures d’accompagenement pour atténuer les effets négatifs.


IV.4.4 Les accords de Lomé


Accords passés entre la CE et les pays « ACP » (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

Ils ont été signés pour la première fois en 1975 à Lomé (Togo). Ils concernent 69 états ACP.

Les principes sont les suivants.


  • Conclus pour une période de 5 ans (Lomé 1 : 75-79, Lomé 2 : 80-84, etc.)

  • Basés sur la non-réciprocité des échanges. Les pays de la CE s’engagent à accorder le libre-accès à leurs marchés aux produits en provenance des pays ACP. Les pays ACP ne sont pas obligés d’accorder le libre-accès aux produits Européens.

  • Instituent un système de stabilisation des recettes des exportations, baptisé « Stabex ». Si le prix des produits ACP exportés vers la CE baissent, la CE accorde des prêts compensant la diminution des recettes. Les prêts doivent être remboursés lorsque les cours remontent et permettent aux pays ACP d’améliorer leurs recettes d’exportation.

  • Approche globale de l’aide  prise en compte des problèmes financiers, mais aussi techniques et commerciaux.


Lomé 4 aborde les questions d’ajustement de la dette, de l’environnement, des investissements étrangers. Les prêts Stabex ont été remplacés par de véritables dons. Introduction d’incitations à la défense des droits de l’homme.
Effets des accords de Lomé : pas concluants :

  • La part des produits ACP dans les importations de l’UE a fortement baissé.

  • Les transferts technologiques sont insignifiants.

  • L’hétérogénéité entre les pays ACP a été renforcée.

  • Les délais d’obtention de crédits sont extrêmement longs.


IV.4.5 La zone franc

Sa création date du 19e. Pour asseoir son autorité sur les colonies, la France a retiré de la circulation les monnaies indigènes.  émission de banques locales privées, sous contrôle de l’état.

Après la 1ere guerre mondiale, ces banques pouvaient échanger ces monnaies à parité avec le Franc.

1945 : création du Franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique à l’époque  communeauté Financière Africaine aujourd’hui).

À leur indépendance, Laos, Vietnam, Cambodge, Maroc, Tunisie, Algérie quittent la zone franc.

La zone franc aujourd’hui : France métropolitaine, DOM-TOM, 13 états africains, les Comores, Monaco.

La zone repose sur deux principes :

  • Libre convertibilité Franc CFA – Franc Français.

  • Libre circulation totale des capitaux dans la zone.

En 1994 : 1FF = 100F CFA.

 institution d’une coopération de fait en la France et les pays de la zone Franc. Ceux-ci ont bénéficié d’une monnaie stable. Mais la compétitivité des produits africains de la zone était faible face aux pays a monnaie faible.  dévaluation du F CFA en 1994.  hausse brutale des prix (30-40%)  diminution du pouvoir d’achat des citadins et augmentation de celui des agriculteurs.
IV.4.6 Les limites de l’aide internationale

L’aide est contestée, en tout cas dans ses formes. Principaux reproches :

  • augmentation de la dépence technologique à l’égard des pays industriels.

  • Inadaptation aux besoins de la population.

  • Elle est la cause principale de l’explosion démographique du tiers monde. L’amélioration de la santé a augmenté l’espérance de vie  déséquilibre entre les ressources alimentaires et les besoins.

  • Destruction des circuits traditionnels de l’économie de subsistance (aide alimentaire).

  • Aide souvent détournée des objectifs et sert à enrichir les privilégiés.

  • Profite surtout aux ressortissants des pays riches : salaires des coopérants.



IV.5 La dette des pays du tiers monde
IV.5.1 La montée de l’endettement

Elle résulte surtout de la forme de l’aide : essentiellement des prêts. Le problème majeur n’est pas la dette mais le poids du remboursement de cette dette sur l’économie des pays du tiers monde.

Pour calculer cette charge, on calule deux indices :

  • Le montant de la dette en % du PIB.

  • Le montant du « service de la dette » (remboursement du capital et des intérêts dûs pour une année) en pourcentage des exportations.


L’augmentation considérable de la dette entre 1950 et les années 80 résulte de 2 facteurs :

  • Pour aider les pays du tiers monde à rembourser leur dette, les pays créancier leur accordent de nouveaux prêts…

  • Les taux d’intérêt qui déterminent le coût de la dette se sont envolés.


En 40 ans :

  • La dette : x 500 (50’000% d’augmentation).

  • Le service de la dette : x 300.


Cf tableaux. p. 72-73-74 : les trois périodes de la dette :

1950-1970 :

  • période de croissance des pays riches  demande de biens industriels > demande de biens agricoles et miniers  dégradation des termes de l’échange.

  • L’offre de matières 1eres augmente, la productivité du travail augmente dans les pays du tiers monde  dégradation des termes de l’échange.

 diminution des recettes d’exportation.

1970-1980 :

  • Choc pétrolier  augmentation des prix d’importations pour les non producteurs de pétrole  déficit des balances commerciales  besoins de capitaux externes.

  • Ralentissement de la croissance des pays riches  les importations se tassent, les investissements ralentissent  excédents de capitaux dans les pays riches.

 les excédents de capitaux des pays riches augmentent l’offre de prêt, les pays pauvre ont besoin de financements.

1980-1995 :

  • Ralentissement de la croissance, tx de chge instables, augmentation tx d’intérêt, baisse du cours des matières 1e  augmentation des flux financiers du sud vers le Nord.

  • Augmentation du stock de la dette, explosion démographique, ralentissement des prêts accordés  augmentation du poids de la dette.


IV.5.3 Les mesures de réaménagement de la dette

Pour tenter d’alléger le poids de l’endettement, les pays débiteurs sollicitent des mesures d’assouplissement auprès de leurs créanciers.  principales mesures :

  • Rééchelonnement des paiements.

  • Nouveaux prêts à taux minorés.

  • Annulation d’une partie des intérêts dûs.

  • Annulation d’une partie du capital dû.


Principales mesures d’allègement dans le cadre de :
Plan Baker, 1985

Concerne les principaux débiteurs : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Equateur, Côte d’Ivoire, Maroc, Mexique, Nigeria, Pérou, Philippines, Uruguay, Venezuela, Yougoslavie.

Rééchelonnement, mesure de rétablissement des équilibres (budget d’état + commerce extérieur), nouveaux prêts.
Plan Brady, 1989

Compléter le plan Baker par des annulations ou transformations d’une partie de la dette.
Club de Paris

Regroupement de pays créantiers apparu en 1956 pour apporter des solutions multilatérales aux crises de paiements. Ne traite que les crédits accordés par des gouvernements ou garantis par eux. Propose le rééchelonnement des échéances à venir, à la condition que les pays s’engagent à adopter un plan d’ajustement structurel.
Les effets de ces mesures sont cosmétiques. Ce sont d’avantage des tentatives pour éviter le pire – la faillite des économies des pays les moins solvables que de vraies stratégies pour échapper au sous-développement. Elles sont motivées par les intérêts des pays créanciers (le remboursement des créances).
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