Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction





télécharger 108.98 Kb.
titreChapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction
page7/7
date de publication11.07.2017
taille108.98 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > droit > Documentos
1   2   3   4   5   6   7

SECTION II -Les Zones périphériques.




À côté de cette triade, dans le commerce mondial, il y a les zones périphériques. On peut classer celles-ci en 3 grandes catégories :

  • les économies dynamiques d’Asie ;

  • les pays en voie de modernisation ;

  • les pays en voie de marginalisation.


A -Les Économies dynamiques d’Asie.




1.Les caractéristiques des économies dynamiques d’Asie : les NPI.



Cette dénomination s’applique à toute série de pays d’Asie du Sud-est, qui connaissent une industrialisation, une croissance économique.

Qu’est-ce qui les distingue des autres PVD ?

  1. Une croissance rapide de la production industrielle ;

  2. Une révolution agricole ;

  3. Des changements démographiques plus forts qu’ailleurs (baisse de la natalité, hausse de l’espérance de vie) ;

  4. Une croissance des exportations de produits manufacturés.


Cela a commencé avec les 4 NPI. Ceux-ci se sont développés sur une stratégie d’exportation de produits, au point d’être surnommés les « pays-ateliers ». Ils ont débuté par des produits de bas de gamme. Mais aujourd'hui, les industries sont à forte densité exportatique : les NPI vivent d’une exportation de produits à forte Valeur Ajoutée. Ils en sont presque à un stade de pays développés.

2.La propagation du succès et la réaction jalouse des USA.



Les économies dynamiques ont en débouché principal les USA, puis ensuite l’Europe. Mais ils ont su réorienter vers leur propre région leurs excédents, d’où une réduction de leur dépendance vis-à-vis du marché américain !

Le dynamisme touche alors une deuxième génération : l’Indonésie, la Malaisie,… Celle-ci est devenue la 16e puissance mondiale !

Il y a une possibilité d’intégration régionale.

L’émergence de ces pays a entraîné la rétorsion des USA : ceux-ci ont supprimé aux NPI tout privilège douanier, et les ont accusés de concurrence déloyale.

3.L’avenir pour les NPI.



De la part des NPI, on peut s’attendre à :

  • une plus grande agressivité commerciale ;

  • une plus grande ouverture de leur marché intérieur (par exemple, à cause de l’élévation de leur niveau de vie).


Les USA essaient de contraindre ces pays à se fournir essentiellement sur le marché américain, ce qui va donc passer par des accords bilatéraux.
06/v/98

B -Les Pays en Voie de Modernisation.



Depuis environ 10 ans, les PVD ont modifié leurs stratégies commerciales. Avant, ils avaient fait le choix d’une économie autocentrée, à vocation autarcique, basée sur une dynamique de marché intérieur. Mais la plupart de ces pays sont passés d’une économie autocentrée vers une économie plus ouverte sur le commerce international, vers une économie plus « extravertie ».

Ce changement s’inscrit dans un double courant : la vague des réformes libérales, et la diminution des aides du Nord.

1.La vague des réformes libérales.



La grande vague des réformes libérales est partie des pays occidentaux développés : assainissement des finances, privatisations, déréglementation,… De tels choix ont été :

  • soit imposés par un ajustement structurel exigé par le FMI ou par la Banque mondiale ;

  • soit décidés librement.


Cela signifie que les théories autocentrées et étatistes ont perdu de leur éclat.
Quelles sont les mesures prises dans le courant de cette vague libérale ?

Il y a d’abord la participation aux négociations sur le commerce mondial. Mais les PVD le font en demandant :

  • la réduction des droits de douane ;

  • la suppression des quotas ;

  • la réduction des restrictions des licences d’importation.



2.La diminution des aides en provenance du Nord.



Les PVD ont aussi découvert que les pays industrialisés ont diminué leurs aides, car eux aussi ont des problèmes.

De ce fait, les PVD multiplient les réformes économiques aussi pour y pallier, sur tous les continents. Ainsi, les Latino-américains ont mis fin à environ 40 ans de protectionnisme. Par exemple, le Mexique, le symbole du surendettement dans les années 1980s, est aujourd'hui commercialement très ouvert. En effet, il a opéré depuis 1983 une ouverture de ses frontières ; ses droits de douane sont passés d’environ 27 % en 1982 à 13 % aujourd'hui. Les produits soumis l’autorisation d’importation par le Gouvernement étaient de 100 %, et ne sont plus que de 2% aujourd'hui.

Bien des pays asiatiques en ont fait de même. Ainsi, l’Inde s’est engagée dans des réformes depuis 1991. Elle menait avant une politique de protectionnisme et d’autosuffisance. Puis sa politique commerciale est devenue plus ouverte. En 1991, les pics tarifaires atteignaient 331 % sur certains produits, et ne sont plus que de 89 % aujourd'hui.

Environ 40 PVD se sont ainsi soumis engagés dans une politique économique qui les soumettent aux contraintes du marché extérieur.

Ce sont des réformes semblables qui ont lieu dans les PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale), qui étaient réunis avant dans la CAEM. Aujourd'hui, la Pologne a aboli le monopole d’État sur les exportations : les 2/3 des exportations sont aujourd'hui du fait du Privé.

3.Est-ce que cette évolution est soutenue par les pays industrialisés ?



Pas si sûr ! Parce que ceux-ci sont perdus dans la résolution de leurs conflits internes. De plus, l’engagement croissant des PVD dans le commerce international entraîne un risque de concurrence accrue. Les pays industrialisés sont donc peu enclins à accéder à la demande des PVD de supprimer les quotas.


C -Les Pays en Voie de Marginalisation.



Depuis les années 1980s, l’évolution du commerce international se caractérise par un accroissement des échanges à l’intérieur des pays de la Triade. Le deuxième accroissement se déroule entre la Triade et les pays dynamiques.

Par contre, les pays exportateurs de matières premières (notamment l’Afrique) ont une part de plus en plus réduite dans ce commerce mondial : ils sont de plus en plus poussés à la marge. Et c’est surtout à cause de raisons économiques.

Le Nord ne se préoccupe plus des matières premières. Parce qu’à cause de la crise de 1973, le Nord développé, pour échapper aux contraintes des marchés qu’il ne maîtrise pas, a développé des hautes technologies et des industries de pointe, plutôt que des industries de matières premières. Et ce, afin d’échapper aux fluctuations brutales des cours de matières premières, et de sortir de la crise.

1.Le cas désespérant de l’Afrique.



La part de l’Afrique dans le commerce mondial des marchandises représentait 4,4 % au début des années 1980s. Mais aujourd'hui, elle est tombée à 2,2 % ! Et de plus, il faut préciser qu’est comptée dans cette part l’Afrique du Sud ! Si l’on n’en tenait pas compte, la part ne serait plus que de 1,5 % !

L’Afrique sub-saharienne est plus pauvre qu’il y a 10 ans ! Les Pays les Moins Avancés (PMA), « il faudrait dire, les Pays qui Marchent À reculons », rassemblent environ 40 pays. Leur dette extérieure explose, malgré les annulations. Les investissements étrangers fuient : les PMA n’ont reçu que 1,6 milliards en 1992, contre 11 milliards pour la seule RPC, et 8,5 milliards pour l’Europe de l’Est. Et en outre, la croissance démographique est supérieure à la croissance économique.

On voit mal comment l’Afrique pourrait prendre une place respectable dans le commerce international. C’est un problème politique ! Car personne ne veut se préoccuper de cette situation. Et la fin de la guerre froide a accentué la situation : l’Afrique n’est plus un enjeu géostratégique.

2.Les préoccupations des pays de l’Afrique sub-saharienne.



Les pays de l’Afrique sub-saharienne ont eu un jugement très dur sur les négociations pour organiser l’OMC : « nous n’aurons pas le choix, sinon de signer ce texte inique. On attend de nous que nous posons la tête sur le billot. Nous le ferons avec dignité, mais sans sourire pour l’exécution. »

Il y a eu en particulier 2 points qui les préoccupent : la réforme des politiques agricoles et la baisse des droits de douane.

a)La réforme des politiques agricoles.


Beaucoup de pays de l’Afrique sub-saharienne sont de ceux qui importent beaucoup de quantités de produits alimentaires. La réforme est faite à terme pour remonter les cours, afin de ne plus avoir à subventionner les agriculteurs.

Mais dans ces conditions, les PMA auront aussi une facture alourdie. Les pays d’Afrique sub-saharienne n’excluent pas de retrouver la famine. Les experts de l’OMC estiment cependant que les PMA auront le temps de s’adapter ; et puis, la hausse des cours pourrait stimuler la croissance de la production dans les PMA. Mais il faudrait avoir les moyens de passer à une intensification agricole. Un rapport est actuellement en route : l’OMC s’est engagée à mesurer l’incidence des mesures prises sur l’économie des PMA. Des mesures sont prévues pour essayer de contrer les effets négatifs.

b)La baisse des droits de douane.


C’est ce que les PMA redoutent plus que tout. Dans la mesure où, au niveau mondial, les tarifs s’abaissent, pour beaucoup de pays d’Afrique, cela signifie que les 2 avantages pris dans le cadre de la CNUCED (accords de Lomé et SGP) perdent de leur intérêt. La baisse des droits de douane signifie que ces avantages s’érodent d’année en année.

Ces pays sont dans un état de délabrement économique tel qu’on ne voit pas comment ils vont s’adapter et gagner de nouveaux marchés : ils n’ont rien à vendre.

Ils vont s’enfoncer dans la marginalisation.
(fin de la partie 3).


Page sur
1   2   3   4   5   6   7

similaire:

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconSujet : Comment peut-on expliquer les échanges internationaux de marchandises ?
«On s’interrogera sur les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation» dans la partie 1...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconChapitre 5 l’Organisation des échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconChapitre 1 : L’évolution et les théories des échanges internationaux...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconLes échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconI. au niveau mondial depuis le 01/01/1995, les échanges internationaux...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconLa mesure des échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconPremière partie : Le développement des échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconL’explosion des échanges internationaux depuis 1945

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconAnalyse empirique des échanges internationaux : les entreprises dans...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconChapitre 1 : Les fondements théoriques des échanges et des investissements internationaux
«facteurs spécifiques» : plus la dotation en facteur spécifique est grande, plus le pays aura de chances d’avoir un avantage comparatif...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com