Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction





télécharger 108.98 Kb.
titreChapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction
page6/7
date de publication11.07.2017
taille108.98 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > droit > Documentos
1   2   3   4   5   6   7

CHAPITRE IV -La hiérarchie mondiale.




En valeur, le commerce mondial des marchandises est passé de 154 milliards de U$ à 3 600 milliards de U$ : c’est une très forte croissance en valeur comme en quantité.
Il y a aussi un changement dans la répartition des produits échangés : les produits extractibles et énergétiques ne représentent plus que 12 %. Le nouveau record est atteint par les produits manufacturés : 75 % des échanges mondiaux. La 3e place est prise par les échanges de services. Mais selon l’OMC, ce seront les échanges de services qui prendront la première place dans les échanges mondiaux.

La première place a donc glissé des produits extractibles et énergétiques, vers les produits manufacturés, pour venir ensuite aux services.
Il y a eu en outre une modification dans la géographie des échanges. Pourquoi ?

  • à cause de la division internationale du travail : il y a eu beaucoup de spécialisations durant les Trente glorieuses et avec la crise ;

  • parce que les échanges trans-Pacifique l’ont emporté sur les échanges trans-Atlantique (si l’on tient compte des USA), et ce, à cause du Japon (à partir des années 1970s) et des NPI.

On a donc de nouveaux rapports de force entre les différents pôles de puissance.


SECTION I -Les Pôles de Puissance du Commerce mondial : la Triade.



Quels sont ces pôles de puissance dans le commerce mondial ? Quelle est la probabilité de rester en bonne place dans le commerce pour ces nouveaux pôles ?

Comme pôle, on a une Triade, formée de l’Europe de l’Ouest (UE + AELE, en gros), des USA (voire de l’ALENA) et du Japon.

Quelles sont les problématiques pour ces pôles ?


A -Les USA.



On a très longtemps vu les USA sous l’angle du déclin. Il est évident que les USA se sont affirmés surtout au XX° siècle, surtout après la IIGM, plaçant les USA dans une situation quasi-hégémonique. Cette hégémonie a été battue en brèche par la montée de l’Europe de l’Ouest, du Japon et des NPI.

1.Les USA peut-être en déclin...



La thèse du déclin des USA s’appuie sur plusieurs données :

  • la baisse de la production des USA par rapport à la production mondiale, dans les 40 dernières années ;

  • l’accumulation spectaculaire des déficits du budget fédéral ;

  • l’accumulation du déficit dans les budgets commerciaux, d’où l’accroissement de la dette extérieure.


Mais ces faiblesses n’empêchent pas que les USA conservent des atouts exceptionnels :

  • le dollar américain ! Il est toujours au cœur du système monétaire international ;

  • le marché des USA demeure le premier marché mondial ;

  • les firmes nationales américaines dominent toujours plusieurs filières, et en particulier dans l’informatique ;

  • parallèlement au déclin des USA, il y a une montée du modèle économique et culturel américain (qui a culminé avec l’explosion du modèle soviétique) !!


Le déclin est là : peut-être ; relatif : probablement ; irréversible : on n’en sait rien ! En tout cas, il n’y a pas d’autre entité commerciale dominante.

2.… en tout cas en recul et en difficulté.



La part des USA dans les exportations mondiales était de 19 % en 1953, et est tombée à 12 % aujourd'hui. Le déficit est d’environ 115 milliards de U$. Le déséquilibre commercial entraîne un déséquilibre des paiements courants.

3.L’hypocrite réaction américaine, et les nouvelles approches diplomatiques des USA.



C’est l’interprétation que les USA donnent de ce déséquilibre qui explique la montée des sentiments protectionnistes des Américains ! Ceux-ci imputent en effet cela, non pas à une perte de productivité et de compétitivité de leur part, mais à une attitude déloyale des autres marchés !!! D’où une politique dissymétrique de la part des USA.
De ce fait, la diplomatie américaine n’a plus un seul comportement, mais une approche multiple des problèmes mondiaux :

  1. le multilatéralisme : les USA sont très attachés aux organisations internationales, aux discussions à plusieurs ;

  2. mais en même temps, de plus en plus le bilatéralisme : c’est une de leurs grandes tentations. Ce qui fait que les USA mènent de plus en plus une politique de « flux gérés » ! Cela passe par des accords de commerce bilatéraux, aux objectifs quantitatifs ;

  3. l’unilatéralisme : cela fait appel à la fameuse « section 301 », pour prendre des mesures de rétorsion. L’UE a alors imposé dans l’OMC la création de l’ORD, pour justement empêcher les USA d’agir unilatéralement.

  4. le régionalisme : l’ALENA (janvier 1995) est une riposte aux rapports de force commerciaux mondiaux constatés par les USA : contre l’UE, contre l’intégration économique asiatique,… Ce qui pose d’ailleurs la question de savoir si ces intégrations sont un frein ou un atout pour le commerce mondial.


B -Le Japon.




1.Le miracle japonais, basé sur les échanges.



Le miracle japonais a longtemps été le thème favori de la littérature économique des relations internationales. En effet, Le Japon a échappé à la crise de 1973. Il a effectué une fabuleuse percée financière, au point de devenir le premier créancier du Monde. Le rayonnement de son modèle est fort dans la zone Asie.

On peut dire que le Japon a été le plus grand bénéficiaire des accords du GATT. Le Japon n’a ni matière première, ni source d’énergie. Il a connu une croissance démographique très forte jusqu’en 1948 : cette pression l’obligeait aussi au développement. Le Japon a donc été contraint à l’import-export.

2.La discrétion réussie face aux USA et à l’Europe.



Le Japon en a tellement bien tiré parti qu’il inquiète ! Et ce, par le fait surtout que son marché est difficilement accessible : ses barrières structurelles, culturelles, etc, sont très efficaces. C’est ce qui explique que le Japon s’est montré très discret dans les négociations de l’OMC.

La problématique du Japon est en effet d’éviter d’avoir uni contre lui et l’Europe, et les USA. Et pour l’instant, il a réussi à cristalliser les divisions parmi ces blocs.

3.Démonstration du pragmatisme japonais autour du marché du riz.



Le seul dossier épineux pour le Japon était celui du marché du riz. Traditionnellement, les Japonais n’avaient pas ouvert aux produits agricoles leur marché intérieur. Car le taux d’autosuffisance alimentaire est extrêmement bas (inférieur à 54 %). Ils ne pouvaient donc pas achever de démanteler leur propre agriculture par une telle ouverture. De plus, au Japon, la plupart des grands producteurs de riz étaient des membres influents du Parti libéral au pouvoir.

Mais quand les Japonais ont vu que les Européens et les Américains sont parvenus à régler leurs problèmes, le dernier jour des négociations à Genève, le Japon a libéralisé son marché du riz ; et ce, afin de ne pas être gêné plus loin dans les négociations.
Le Japon est très attaché au système multilatéral. C’est pourquoi il n’est impliqué dans aucune intégration régionale, ni bilatérale.

4.Les problèmes du Japon.



Le Japon connaît ou va connaître des difficultés :

  • le commerce extérieur du Japon ne pourra pas renouveler les performances des années 1950s-1970s ;

  • le modèle japonais a ses limites ;

  • de plus, la percée des produits industriels japonais sur le marché international se heurte aujourd'hui aux rigidités de celui-ci. Pour un certain nombre de produits, il y a même une contre-offensive des nouveaux concurrents : les NPI.


L’expansionnisme japonais connaît donc des limites. On parlerait même d’un recul de l’expansion japonaise, tant au niveau international qu’à l’extérieur.


C -L’Europe de l’Ouest : réalités et incertitudes.




1.Les réalités positives et encourageantes de l’Europe de l’Ouest.



Quelles sont ces réalités ?

  • un marché vaste et dynamique ;

  • une main-d’œuvre qualifiée ;

  • un rayonnement culturel ;

  • un rayonnement scientifique et technologique ;

  • un attrait envers l’Europe de l’Est.


En gros, la puissance commerciale de l’Europe dans le Monde dépendra très largement de la poursuite et de la réussite de la construction européenne. Certains n’hésitent pas à dire qu’elle deviendra même la première puissance mondiale !

2.Les incertitudes de l’Europe.



Quels sont les problèmes et difficultés de l’Europe ?

  1. Les équilibres internes : jusqu’à présent, l’équilibre était fondé sur l’axe franco-allemand. Mais celui-ci doit essuyer 2 chocs :

  • La réunification allemande ;

  • Les turbulences de l’après-guerre froide, c'est-à-dire la nouvelle problématique de l’Europe de l’Est.

Est-ce que dans une Europe à 25, on pourra toujours parler d’un axe fort Bonn-Paris ? Et sinon, quel serait-il ?

  1. Doit-on évoluer vers une logique fédérale ou confédérale ? Supposons que l’étape de l’unification monétaire se fasse sans problème. Il faudra bien penser à une Europe politique !

  2. Quelle attitude adopter envers le Tiers monde ? Rappelons que la plupart des exceptions du GATT concernent les PVD, donc d’anciennes colonies, d’où certains liens privilégiés. Or, nombre de pays européens n’ont pas eu de colonies, et ne verront donc pas d’utilité dans ce genre de liens particuliers.

  3. La diplomatie européenne est assez inopérante dans les négociations du commerce mondial. Les USA parlaient en leur nom et aussi au nom de l’ALENA ; le Japon était uni ; mais l’Europe parle à plusieurs voix ! Elle ne pèse donc pas son poids, et semble même à la remorque des USA ! Elle apparaît comme dans une attitude défensive (exception culturelle,…). En 2005, à la fin de la période transitoire, à combien de voix parlera l’Europe ?


1   2   3   4   5   6   7

similaire:

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconSujet : Comment peut-on expliquer les échanges internationaux de marchandises ?
«On s’interrogera sur les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation» dans la partie 1...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconChapitre 5 l’Organisation des échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconChapitre 1 : L’évolution et les théories des échanges internationaux...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconLes échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconI. au niveau mondial depuis le 01/01/1995, les échanges internationaux...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconLa mesure des échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconPremière partie : Le développement des échanges internationaux

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconL’explosion des échanges internationaux depuis 1945

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconAnalyse empirique des échanges internationaux : les entreprises dans...

Chapitre I -l’organisation générale des échanges internationaux. Comment fonctionnent les échanges internationaux ? Introduction iconChapitre 1 : Les fondements théoriques des échanges et des investissements internationaux
«facteurs spécifiques» : plus la dotation en facteur spécifique est grande, plus le pays aura de chances d’avoir un avantage comparatif...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com