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Quizz rallye Internet 4ème-3ème SPME 2016

CORRECTION

La liberté d’expression, ça s’apprend !

Carte de la liberté d’expression dans le monde



Pour répondre aux questions du rallye 4ème-3ème vous vous baserez sur votre navigation dans le site de Reporters sans Frontières https://fr.rsf.org/ Pour commencer, rendez-vous sur la page d’accueil :




  1. Questionnaire QQOQCP : Qu’est-ce que Reporters sans Frontières ? Quand l’association a-t-elle été créée ? Par qui ? Pourquoi ? Que fait-elle actuellement ? Quelles sont ses missions ? (Rubrique Qui sommes nous ?)

Reporters sans Frontières est un organisme non gouvernemental (ONG) au service de la liberté de la presse. Chaque année, Reporters sans Frontières établit un classement mondial établissant les performances de 180 pays en matière de pluralisme en termes d’information. Elle permet aussi de constater, par les rapports et comptes-rendus annuels qu’elle publie, le degré d’indépendance des médias, et comment sont traités les journalistes (i.e. liberté d’exercice du métier ou bien oppression, violences et emprisonnements). Plus de 1 000 communiqués de presse relatant les violations de la liberté de l’information sont ainsi publiés chaque année par Reporters sans Frontières. Chaque année, son classement est une référence, tout comme son bilan annuel détaillant les violences commises envers les journalistes. Fondée en 1985 à Montpellier par quatre journalistes, Émilien Jubineau, Rémy Loury, Robert Ménard et Jacques Molénat, l’association est devenue une organisation leader dans le monde pour la défense et la promotion de la liberté de l’information. Elle possède dix bureaux dans des grandes métropoles internationales et un réseau de 130 correspondants. Aujourd’hui, elle a pour mission de garantir la liberté d’information, 1ère de toutes les libertés et condition de toutes les autres libertés, garantir le respect de l’être humain, promouvoir la démocratie et le développement. Pour cela RSF interpelle les dirigeants et sociétés civiles, dans le cas de violations de droits. Elle vient en aide également aux journalistes victimes de prises d’otages. RSF peut également, par l’intermédiaire de son comité juridique, intervenir dans la rédaction de textes de lois. Elle assure la sécurité corporelle des journalistes intervenant en pays en guerre, et prodigue de nombreux conseils afin d’assurer une couverture optimale de l’information.

Voir aussi la page : http://fr.rsf.org/une-vigilance-partout-sur-la-12-09-2012,43361.html

  1. Définissez ce qu’est la liberté d’expression, d’après l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme

« Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

Cet article n’est pas respecté dans tous les endroits du monde, d’où l’action de Reporters sans Frontières pour la liberté d’expression et d’information, afin de faire prendre conscience de l’importance de cette liberté individuelle pour une société libre. RSF dénonce souvent les contrevenants à l’article 19, quel que soit leur rang, y compris les chefs d’état.




  1. Quels pays réservent le meilleur sort à la liberté de la presse et favorisent la plus grande liberté d’expression ? (carte ; voir aussi analyse sur la page « L’érosion du modèle européen ») http://index.rsf.org/#!/themes/european-union-model-erosion

Ce sont les pays nordiques qui arrivent en tête du classement RSF de 2015. En tête figurent, la Finlande, première depuis cinq ans, la Norvège et le Danemark, représentés en blanc sur la carte du monde. Les pays en blanc sont minoritaires dans le monde parmi le classement, ce qui montre une régression de la liberté de la presse depuis 2014. Les pays du nord de l’Europe disposent d’une presse pluraliste (c'est-à-dire faisant la part belle à la diversité des contenus et des sources). Pourtant, leur situation est en affaissement croissant. En Finlande, une concurrence accrue pousse les groupes de médias à fusionner les rédactions pour réduire les effectifs : les rédactions, moins nombreuses, perdent leur indépendance. Les Pays-Bas, 2ème place en 2014, sont relégués en 4ème position. En cause, l’agression de journalistes lors d’un rassemblement et un durcissement des rapports entre journalistes et institutions (cf. interdiction de filmer au sein du Parlement sans accord explicite des politiques, mesure introduite en septembre 2014). La Norvège, n.3 : la liberté de la presse y est relative, la presse y traite peu de sujets sensibles ou importants...

4. Quels sont les trois derniers pays figurant en fin de classement ? Citez-les (nom du pays, chef d’état) puis démontrer quel sort ils font à la liberté d’information et aux journalistes. Voir la rubrique « Prédateurs » http://fr.rsf.org/predateurs.html

178. Turkménistan (chef d’état : Gourbangouly Berdymoukhammedov, en fonction depuis décembre 2006, réélu en 2012) : Contrôle absolu d’internet : prix prohibitif d’un abonnement ADSL, ou d’une minute en cybercafé (un dollar, sachant que 200 dollars est le revenu moyen turkmène). Un intranet national bride l’information en ligne, le Turkmenet. Pour ce qui est de la télévision, le chef d’état veut interdire les antennes paraboliques, officiellement pour des raisons esthétiques mais en fait, pour éviter que les turkmènes regardent les chaînes étrangères. La loi promouvant la liberté d’expression en 2013 n’est qu’une façade. Les journalistes sont souvent arrêtés, tenus au secret, torturés ou internés en asile psychiatrique si leur discours ne correspond pas à ce que le chef d’état attend d’eux.


179. Corée du Nord (chef d’état : Kim Jong Un, au pouvoir depuis décembre 2011) : culte de la personnalité du chef de l’état communiste. La population n’a pas accès à Internet. Le travail des journalistes est entièrement sous contrôle. Si les articles ne plaisent pas au chef, pour motif X ou Y, ils sont envoyés en camp de rééducation.

180. Erythrée (chef d’état Issaias Afeworki, au pouvoir depuis 1994) : restriction totale de la liberté de la presse, arrestation et détention arbitraire des « opposants » dont de nombreux journalistes, souvent morts en détention. Nombreuses actions nocives envers la presse et les médias : en 2001, Afeworki ordonne la suspension de la presse privée en Erythrée et l’arrestation de 13 journalistes et rédacteurs en chef. Les seuls médias autorisés en Erythrée sont ceux de l’état, une censure implacable s’exerce contre eux. Les rares correspondants de médias étrangers sont surveillés et harcelés, au point qu’ils ont quitté le pays. Le président Afeworki nie avoir jamais mis au secret, torturé et tué des journalistes dans des conditions de détention inhumaines.

  1. Quels sont les principales tendances de dangers pour la liberté de la presse relevées par RSF depuis 2014 ? faites la recherche sur la page suivante : http://index.rsf.org/#!/themes puis détaillez vos réponses.

  1. En plusieurs parties du monde, le fait de considérer la libre expression sur la religion comme un délit de blasphème. Des groupes armés d’extrémistes religieux dans plusieurs parties du monde n’hésitent pas à assassiner ceux qui les dérangent, par leurs dessins/caricatures ou leurs réflexions politiques et philosophiques liées à la laïcité.

  2. Une couverture difficile des événements comme les manifestations, dans différentes parties du monde (Asie, Amérique latine) : les journalistes sont pris à parti, frappés voire tués, par les forces de l’ordre ou les manifestants eux-mêmes. Les manifestants accusent les journalistes d’être parties prenantes du pouvoir, les forces de l’ordre recourent à la violence sans être punies.

  3. une régression de l’Union Européenne tous les ans dans le classement de la liberté de la presse dans le monde. En cause, la violence policière (dans le cadre de la couverture de manifestations là encore), le manque de pluralisme dans les médias, la mainmise du pouvoir sur certains groupes audiovisuels, les problèmes liés aux régimes extrémistes et aux pressions de groupes mafieux en Europe du Sud…

  4. le prétexte de la sécurité nationale pour mieux contrôler les libertés individuelles. Couvrir l’information sur une manifestation ou évoquer les conditions de vie de la population, de détenus, lancer l’alerte sur des abus de pouvoir…peut valoir emprisonnement pour un journaliste ou un net-citoyen, au titre d’atteinte à la sécurité nationale. La hausse du terrorisme peut aussi favoriser la répression. Dans les régimes démocratiques y compris. Aux Etats-Unis, l’Espionnage Act est une loi pouvant faire emprisonner un journaliste qui ne livre pas ses sources dans les affaires ayant trait à la « sécurité nationale » En Europe, de nombreux pays se dotent de législations anti-terroristes permettant la mise sous surveillance d’individus.

  5. L’information utilisée comme arme de guerre et de propagande. Le terrorisme utilise les médias pour couvrir ses opérations et créer sa propagande. Parallèlement, sont éliminés les journalistes qui ne collaborent pas. Les gouvernements en Irak et en Syrie s’attaquent, eux, aux journalistes qu’ils soupçonnent de collaborer avec les terroristes. En Ukraine, la guerre se transcrit sur les médias par un bras de fer entre russes et ukrainiens qui contrôlent tour à tour les chaines de télévision. Internet est aussi un objet de surveillance et de censure un peu partout, afin de contrôler les propos pour qu’ils soient « conformes » à l’intérêt patriotique.

  6. Les pressions violentes d’organisations non étatiques contre les journalistes : là encore les groupes criminels et terroristes interviennent comme ennemis de la liberté de l’information. Dans les régions d’Irak et Syrie contrôlées par l’EI, plus aucune information indépendante n’est émise, les médias étatiques ont disparu. Des journalistes sont emprisonnés, torturés ou exécutés publiquement. Dans d’autres parties du monde, dans le cas de conflits nationaux, ce sont les milices paramilitaires qui prennent le contrôle de l’information (Nigéria, Centrafrique, Lybie, Yémen). Les journalistes doivent aller dans leur sens ou se taire. N’oublions pas les groupes mafieux qui profitent de l’instabilité ou de la corruption des états pour faire régner la terreur (Mexique, Italie). Le journalisme d’investigation est une activité à haut risque dans ces états, où tuer un journaliste reste un crime impuni. Le Mexique est par exemple, le pays le plus meurtrier pour les journalistes.

  7. Les régimes dictatoriaux continuant d’imposer leur contrôle de l’information : les dictateurs surveillent jalousement leur image. Corée du Nord, Erythrée, Turkménistan, Ouzbékistan. Internet est contrôlé, y compris les applications mobiles. Des recherches sont censurées. Des sites d’informations libres sont victimes de cyber attaques. Les journalistes sont soumis à des tortures et des emprisonnements, des châtiments corporels archaïques (coups de fouet en Arabie Saoudite et Iran), de l’autocensure/autocritique forcée (en Chine)……

  1. Quel est le rang de la France pour la liberté de la presse dans le monde ? Qu’est-ce qui justifie ce rang ? (rubrique thèmes, « L’érosion du modèle européen » http://index.rsf.org/#!/themes/european-union-model-erosion )

La France est 38ème, sur 180 pays. Ce qui justifie son rang sont ses lois récentes à thématique sécuritaire. En 2014, des journalistes ont été soumis à des violences de la part de manifestants et de la police. La loi de programmation militaire (LPM) permet les mises sur écoute administrative.

  1. Pourquoi la France est-elle classée parmi les ennemis d’Internet en 2014 ? (Rubrique « Ennemis d’Internet » en bas de page)



La loi de programmation militaire (LPM) permet les mises sur écoute administrative dans un contexte où le secret des sources des journalistes est mal protégé. La loi Hadopi prévoit une coupure d’internet, au titre de la protection du droit d’auteur. Des journalistes sont poursuivis judiciairement pour leur travail d’investigation, notamment le site Mediapart. L’article 18 de la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) prévoit la possibilité de mettre en place un filtrage administratif du Net. L’ordre de filtrage peut être donné par plusieurs ministères, dont l’Autorité nationale de défense des systèmes d’information. Le filtrage est prononcé sans contrôle de l’autorité judiciaire. aucun recours n’est prévu.


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