On pourrait définir la conflictualité comme un état de tension résultant de menaces latentes et difficilement identifiables pouvant mener au conflit





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Stage nouveaux programmes de 1ère (rentrée 2011)

Thème 2 : la guerre au XXème siècle (16-17 heures)

Commentaire des IO

Deux questions pour ce thème :

  • guerres mondiales et espoirs de paix

  • de la guerre froide à de nouvelles conflictualités


Le thème 2 vise à montrer aux élèves les mutations de la guerre au XXe siècle, en partant de la guerre de 1914-18 et en distinguant 4 « étapes » : 1ère GM, 2nde GM, guerre froide et nouvelles conflictualités.

La dernière étape n’est pas identifiée comme une « guerre » à proprement parler mais comme une période avec des « conflictualités », deux termes à bien définir.
Guerre : pour Jean-Louis DUFOUR et Maurice VAISSE la « guerre » comporte 3 caractères distinctifs :

  • un caractère collectif avec des buts

  • une lutte armée avec des combats et des victimes

  • un caractère juridique (la guerre est réglementée, il y a une déclaration…)


Conflictualité : le terme de « conflictualité » est plus nouveau et manifestement plus difficile à définir si on en croit l’absence de mention dans le dictionnaire Robert par exemple. Il est pourtant nécessaire de travailler cette notion avec les élèves et donc de la définir.

On peut s’appuyer sur le site de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale de la région Centre


Une double approche

Le concept de conflictualité s’est développé au travers des luttes sociales et des conceptions politiques de la cité. Nous pouvons retenir deux approches, la première de Claude Lefort (in L’invention démocratique, les limites de la domination totalitaire 1981) définit la conflictualité comme la reprise sans fin des débats sur la légitimité et les droits.

Dans une approche plus sociale et plus marxiste, Olivier Blondeau donne une autre définition : la conflictualité naît d’un espace existant entre l’Etat garantie légale de l’ordre existant et médiateur universel des mouvements particuliers, et une société devenue diverse, individualiste à la recherche des médiations spécifiques. (Espace Marx, journée Gauche et Mouvement Social 21/06/1997)

La conflictualité naît d’une contestation sur la légitimité de la structure arbitrale de la société. Cette contestation s’exprime du bas vers le haut.

On pourrait définir la conflictualité comme un état de tension résultant de menaces latentes et difficilement identifiables pouvant mener au conflit.
La conflictualité et les concepts voisins.

Dans le processus décrivant le passage de l’état de paix à celui de guerre on peut distinguer 3 niveaux :

  • la conflictualité qui est la constatation d’un écart et la recherche d’une médiation appropriée,

  • la crise qui est «  un trouble profond lié à la remise en cause d’un système ou de principes jusque-là indiscutés » (dictionnaire de l’Académie française)

  • et enfin le conflit : « un affrontement entre des personnes ou des groupes de personnes » (dictionnaire de l’Académie Française).

La conflictualité se distingue donc de la crise car contrairement à cette dernière elle n’est pas d’une durée limitée, ni relative à un événement précis. De même elle se distingue du conflit car elle ne se traduit pas par un affrontement.

Dans l’évolution des relations internationales et des Etats, la conflictualité est venue couvrir le champ séparant la paix du conflit. Elle est une phase clef puisque son développement conduira au conflit. A l’inverse, sa réduction sera source d’un nouvel équilibre momentané car il conduira lui-même à de nouvelles formes de conflictualités.

La notion de conflictualité semble permettre d'appréhender les phénomènes nés des bouleversements de la fin du XXIème siècle.
La rupture de la fin du XXIème siècle : la mondialisation source de conflictualité

Après 1989, les rapports de forces ont été modifiés. Un nouvel ordre mondial a vu le jour: globalisation (mondialisation) et fin du monde bipolaire. Les pays ne sont plus tenus d’appliquer le même type de solidarité face à un ennemi commun. Aussi les clivages géo-économiques ressurgissent-ils.


Le terme renvoie à la notion de « conflit » (« contestation opposant deux ou plusieurs Etats ») déjà différent de guerre (qui implique le recours à la force, au combat).
Le programme situe cette nouvelle phase précisément dans le temps « depuis la fin de la guerre froide » en précisant qu’il s’agit de « nouvelles » conflictualités, ce qui met l’accent sur la rupture par rapport à la période antérieure.
Bertrand Badie (« Qui a peur du XXIème siècle ? » La découverte, 2006) insiste lui aussi sur ce contexte nouveau de l’après guerre froide en comparant les deux systèmes dans son introduction :

Système durant la guerre froide

Ruptures du système

Système post guerre froide

Le monde est polarisé autour de deux puissances qui se font face

La relation d’hostilité organisait les relations internationales
La violence internationale était classiquement politique et interétatique (un Etat crée de la violence pour démontrer sa puissance et renforcer sa propre sécurité)

L’équilibre de puissance était le principal facteur de paix ou plus exactement de non-guerre généralisée

Le besoin de protection et de sécurité nationale alimentait les logiques d’alliances et d’alignement


Une souveraineté modulée servait de principe à un ordre international gagé sur les Etats (les institutions internationales se limitaient à tenir le rôle d’instance de rencontre entre puissances)

Chute du mur de Berlin, fin de la puissance soviétique

Croyance en un monde plus apaisé

Développement de la mondialisation (mise en relation directe des individus entre eux)
Crise lente de l’Etat-Nation

Rôle nouveau de l’ONU

La disparition de la bipolarité prive la scène internationale des principales figures structurantes qui faisaient sa grammaire ordinaire (l’allié et l’ennemi), comme les références idéologiques. La disparition de l’un favorise la transformation de l’autre qui perd ses vertus de protecteur et peut susciter des réactions de crainte ou de contestation (antiaméricanisme)
Intégration régionale progresse et gouvernance mondiale
Cette violence n’a pas disparu mais a été surclassé par une violence internationale nouvelle de nature sociale, produite par des acteurs disséminés : émeutes, guerres civiles, attaques terroristes qui recherchent davantage la nuisance que l’affirmation de la puissance
Impossibilité de réaliser un ordre unipolaire est un facteur de désordre international; volonté d’aller vers le multilatéralisme

La sécurité nationale s’efface devant la sécurité globale (sécurité élargie aux questions économiques, sociales, culturelle ou environnementales (PNUD 1994)
L’Etat doit se redéfinir dans une gouvernance à niveaux multiples associant l’échelon local à d’autres (national, mondial…)

Crise de l’Etat au Sud

L’interdépendance l’emporte sur la souveraineté 

Cela permet de mettre en perspective, conformément aux IO, « ce que représente la disparition du monde bipolarisé et l’évolution qui se produit dans la dernière décennie du vingtième siècle » et de déterminer les éléments essentiels pour faire comprendre aux élèves :


  • la notion de conflictualité (un état de tension résultant de menaces latentes, pouvant mener au conflit dans lequel les modes de régulation sont encore en partie impuissants)




  • les mutations essentielles produites dans les relations internationales depuis la fin de la guerre froide (permettant de mesurer que la chute du mur de Berlin est bien une rupture) : l’apparition de nouveaux acteurs, la volonté de modifier les modes de régulations (gouvernance), les contestations de l’ordre mondial établi, la place des Etats-Unis à redéfinir, les nouvelles préoccupations internationales, la situation des Etats et plus particulièrement des Etats du Sud dans la mondialisation.




  • L’évolution des conflits depuis 1989 : les conflits interétatiques sont devenus minoritaires (4 seulement entre 1990 et 2004 sur les 57 conflits recensés), de ce fait on a surtout des guerres asymétriques (selon la terminologie de Gérard Chaliand) dans lesquelles les victimes sont majoritairement (70%) des civils (on peut parler de « guerre contre les civils » dans certains cas comme la guerre en Bosnie) ce qui a provoqué aussi les « guerres à but humanitaire » pour défendre ces civils (Kosovo en 1998-1999 par exemple).




  • Les transformations de la guerre au XXe siècle si on met l’ensemble du thème en perspective (double page p. 84-85 de l’Atlas de la mondialisation, Presses de Sciences Po, 2007). Jusqu’au milieu du XXe siècle on a affaire à des guerres entre Etats cherchant à accroitre leur puissance dans des affrontements où population civile et militaires sont bien distincts. A présent dans les pays industrialisés, les Etats n’ont aucun intérêt à se livrer à ce type d’affrontement (ils souhaitent réduire l’engagement) et les rivalités entre Etats utilisent d’autres registres (guerre économique, de l’information…), les armements changent de nature, en développant notamment les systèmes d’information (Révolution en Military Affairs) pour limiter l’impact démographique et cibler mieux les attaques (on vise les systèmes de commandement, les infrastructures stratégiques : avec le terme « frappes chirurgicales » apparu lors de la guerre de Bosnie)


La fin de la guerre froide n’a apporté ni la paix ni le désarmement, la violence s’est disséminée, l’armement diversifié, la perception de la guerre a changé. Dans les pays développés, à quelques exceptions près comme la guerre du Golfe (1990-91, la guerre contre l’Irak en 2003 pour l’opinion américaine ou la guerre en Tchétchénie pour l’opinion russe) les opinions publiques la rejettent, alors que les conflits se passent ailleurs. Les armements perfectionnés permettent des guerres dites propres « doctrine zéro mort ».
Le développement du terrorisme apparaît comme une conséquence de la mondialisation. La violence y est asymétrique, la guerre irrégulière (expression de G ; Chaliand, le nouvel art de la guerre, Pocket, 2009) et les lieux concernés ponctuels et jugés stratégiques ou médiatiques. Ce sont des conflits de faible intensité (selon la terminologie de Vaisse et Dufour), les cibles sont des civils. On cherche à nuire ou à médiatiser une cause. Outre la difficulté à identifier les terroristes, la définition même pose problème (notion de point de vue) et les effets aussi (lutte contre le terrorisme s’accompagne d’un durcissement de certains régimes politiques, d’une diminution des libertés, le recours à des procédés condamnés par le droit international.
Point de vue sur la mise en œuvre apporté par les programmes :

Cette question des nouvelles conflictualités depuis la fin de la GF doit être abordée à partir de 3 éléments :

  • un conflit armé (la guerre du golfe 1990-1991)

  • un lieu, Sarajevo (1992-1995)

  • un acte terroriste : le 11 septembre 2001

Le programme, sans limiter les nouvelles conflictualités à ces 3 éléments, les met en valeur et demande que la notion de « conflictualité » et la compréhension des changements apportés par la fin de la guerre froide se fassent essentiellement à travers eux (comme « entrées » ou « cas »), afin d’induire une démarche inductive.

Il s’agit donc de construire la notion et les grands axes de l’étude de la période à travers ces trois prismes, qu’il faut étudier pour eux-mêmes mais surtout pour mesurer leur rôle de révélateur d’état d’esprit de la dernière décennie du XXe siècle. Il faut aussi faire un parallèle avec la période précédente





La guerre froide, conflit idéologique, conflit de puissance

De nouvelles conflictualités depuis la fin de la guerre froide

Commentaire

Un lieu

Berlin (1945-1989)

Sarajevo (1992-1995)

Le programme compare le siège de Sarajevo à la situation emblématique de Berlin durant la guerre froide, symbole de la bipolarisation. Sarajevo = symbole des nouvelles guerres 

Un conflit armé

La guerre du Vietnam

La guerre du Golfe (1990-1991)

La guerre du golfe est la 1ère guerre depuis celle du Vietnam pour les Etats-Unis (perçue un peu comme une revanche puisque gagnée) mais elle représente aussi le nouveau rôle des EU, les changements dans les conflits interétatiques et l’évolution du droit international.

Un moment particulier

Une crise, Cuba en 1962

Un acte terroriste : le 11 septembre 2001

En citant le 11 septembre comme Cuba pour la période précédente, le programme en fait un moment de crise et un moment particulier (Cuba est le paroxysme de la guerre froide et le moment charnière avant la Détente). Le 11 septembre est perçu comme un moment charnière pour la place et le rôle des Etats-Unis dans le monde (début d’un nouvel interventionnisme et affirmation de l’unilatéralisme)



Comment peut-on s’y prendre en classe ?

Sur les 4 heures à consacrer à la question, on peut envisager 1 heure pour chaque « entrée » en dégageant les éléments qui permettent de qualifier les nouvelles conflictualités et les notions associées (ex : terrorisme) et une heure de mise en perspective pour définir la notion de conflictualité et donner aux élèves les grands axes des conflits depuis 1989 (à l’aide d’une carte comme celle du Belin p. 136-137 par exemple ou celle-ci tirée du site suivant : http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/conflitsmdv49


Dégager les grands axes du monde depuis 1989 tels que définis dans le tableau précédent :

  • l’évolution des types de conflits (vers plus de guerres asymétriques et de guerres irrégulières), modification également de la notion de guerre : avec l’accent mis sur l’utilisation d’armes nouvelles comme les drones, le réseau de surveillance Echelon par les Etats-Unis (guerre informationnelle)

  • l’évolution des belligérants (le rôle de la communauté internationale, des Etats-Unis, le poids du terrorisme) et de leurs objectifs

  • l’évolution du droit (avec la création des TPI, de la Cour permanente mais aussi l’ingérence, les guerres humanitaires…)

  • l’évolution des armes (plus technologiques) et des lieux de combats (guérillas urbaines)

  • la place des populations civiles (guerre contre les civils)

  • le rôle des médias et leur utilisation par les belligérants (journalistes embarqués mais aussi médiatisation de la violence pour obtenir une réaction internationale)


La conflictualité ne doit pas s’amalgamer à la guerre même si elle peut déboucher dessus et il faut donc le lier à celui de sécurité globale. L’ONU distingue depuis 1990 7 éléments pour mesurer la sécurité humaine : sécurité économique, alimentaire, sanitaire, environnementale, personnelle, collective et politique.

Il y a d’autres éléments que la guerre comme éléments de conflictualité

  • la piraterie

  • les trafics d’armes et de drogues

  • course aux ressources (hydriques par exemple) et matières premières

  • le contrôle des éléments d’information (cyber-guerre)



LES NOUVELLES CONFLICTUALITES : L’EXEMPLE DE TROIS CRISES

Conflits

La Guerre du Golfe (1h)

Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine (1h)

Les attentats du 11 septembre 2001 (1h)

Spécificités

. Concept d’ingérence

. Multilatéralisme et rôle de l’ONU.

. Annexion pour la première fois depuis 1945 d’un pays entier par un autre.


. Conflit ethnique (nationalisme) et urbain.

. Le plus long siège d’une ville depuis 1945.

. Guerre civile (ou contre les civils), de sécession, d’irrédentisme.

. Attentat le plus meurtrier jamais commis (près de 3000 morts) : ampleur et méthodicité de la préparation. On a employé le terme « d’hyperterrorisme » à son sujet (F. Heisbourg)

. Utilisation d’avion comme missiles ciblés : terrorisme de masse

. Destruction de lieux emblématiques, humiliation des Etats-Unis (agression), forte charge émotionnelle et symbolique

Origines

. différend frontalier (îles de Warba et Boubiyan) et revendication irakienne sur le Koweït depuis l’indépendance de ce dernier en 1961.

. régime irakien confronté à des difficultés économiques et à un fort mécontentement populaire face aux conséquences de la guerre contre l’Iran.

. redonner à l’Amérique confiance en ses capacités militaires et l’emporter dans un conflit lointain : en finir définitivement avec le syndrome vietnamien et oublier les échecs précédents au Moyen-Orient.

. République créée par Tito faire contrepoids et éviter un partage entre Serbie et Croatie, les 2 principales entités nationales.

. Mosaïque ethnique et confessionnelle imbriquée : Croates (catholiques), Serbes (orthodoxes), Musulmans.

. Pas de large consensus supranational autour de l’idée communiste comme dans les autres petites républiques de la Yougoslavie => résurgence des nationalismes après la mort de Tito (1981) et dégradation de l’économie.

.

. Structuration d’Al-Qaida au cours du conflit entre les talibans et les Soviétiques en Afghanistan depuis la fin des années 1970

. Place hégémonique des Etats-Unis dans le monde et présence au Proche et Moyen Orient contestée

. radicalisation de certains mouvements islamistes djihadistes structurés en réseau.

. Développement de l’islamisme terroriste :attentats déjà en 1993 (World Trade Center) ou en 1998 (contre les ambassades américaines en Tanzanie, au Kenya)

. faille dans le réseau de surveillance et d’information des Etats-Unis

Enjeux

. Le nouvel ordre international post- guerre froide.

. Triple objectif  pour l’Irak : financier (K = banque du M.O ; stratégique (meilleur accès au Golfe) ; pétrolier (au total 20% des réserves mondiales (10 + 10) => exercer un véritable leadership sur le monde arabe.

. Invasion apparaît = une menace pour stabilité mondiale.

. E.U.A. : consolider leur hégémonie sur le Moyen-Orient et donc affirmer leur rôle de chef de file du monde + enjeux économique, militaire et énergétique, géopolitique.

. Test de crédibilité de l’Europe et de la communauté internationale.

. Maintien de la Fédération yougoslave pour les Serbes.

. Création d’un Etat indépendant : la BH.

. Montre la vulnérabilité du territoire américain et la fragilité de la puissance américaine

. L’islamisme radical apparaît dynamique, Al-Qaïda veut montrer son pouvoir de nuisance et regrouper les groupes islamistes existants

. Dénoncer la présence et l’interventionnisme américain au Proche et au Moyen-Orient : contestation de la place et du rôle des Etats-Unis

. Clarifier les alliances dans la zone du Proche et Moyen-Orient

. Pour les Etats-Unis, redéfinir ses alliances et réactiver l’OTAN (appel à l’article V de la charte), définir ces attentats comme un acte de guerre légitimant la riposte.



LES NOUVELLES CONFLICTUALITES : L’EXEMPLE DE TROIS CRISES

Conflits

La Guerre du Golfe (1h)

Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine (1h)

Les attentats du 11 septembre 2001 (1h)


Moments

/dates clefs


. 2/08/1990 : invasion puis annexion du Koweït par l’Irak.

. réaction rapide des Américains et mobilisation : diabolisation de S. Hussein, protestation de l’ONU, sommet Bush/Gorbatchev du 9/09 à Helsinki, formation d’une puissante armée multinationale (700 000 hommes de 26 pays dont 515 000 américains) : « Bouclier du désert »

. 29/11/1990 : résolution 678.

. déroulement de la guerre en 2 phases :

du 17/01 au 23/02/1991 : bombardements de l’Irak et du Koweït (guerre aérienne).

du 23 au 28/02/1991 : pénétration des coalisés en Irak et au Koweït et faible résistance des Irakiens.

. 27 mars 1991 : accord de cessez-le-feu défini par résolution 687 (reconnaissance du Koweït dans ses frontières de 1963, paiement de dommages de guerre,..).

. 1945 : une des six républiques de la fédération de Yougoslavie

. 15 octobre 1991 : proclamation de la souveraineté de la B.H au Parlement de Sarajevo.

. 12/1991 : premiers affrontements armés entre Musulmans favorables à l’indépendance et Serbes pour le maintien dans la Fédération.

. 3/03/ 1992 : indépendance => 28/03 : République serbe de BH (Serbes).

. 2 Mars ou nuit 4/5 avril 1992 : début du siège de Sarajevo

. Juin : ouverture de l’aéroport par l’ONU

. 5 février 1994 : éclatement d’un obus sur le marché de Markalé (68 morts) : indignation en Occident et ultimatum de l’Otan aux Serbes.

. 28 Août 1995 : tirs de mortiers sur le marché de Markalé (37 morts) => Deliberate force (OTAN)

. 1-21/11/1995 : négociations de Dayton .

. 29/02/1996 : siège officiellement terminé.

. 1979 : révolution islamiste en Iran, rupture diplomatique avec les Etats-Unis

. 1993 : attentats contre le World trade Center

. 11/09/2001 : quadruple attentat sur le sol américain, effondrement des tours du World Trade Center, stupeur du monde occidental dans son ensemble

. 7/10/2001 : invasion de l’Afghanistan par l’armée américaine pour faire la « guerre au terrorisme »

. 25/11/2001 : adoption du Patriot Act

. janvier 2002 : discours de l’Union dénonçant l’Axe du Mal

. 20/03/2003 : début de l’intervention américaine en Irak

Principaux acteurs

. Saddam Hussein et son MAE Tarek Aziz.

. Georges Bush père et James Baker.

. ONU et membres permanents du Conseil de sécurité.

. François Mitterrand pour l’attitude de la France.

. les médias et l’armée américaine.

. Bosniaques (A.Izetbegovic), Croates et Serbes (R.Karadzic, R. Mladic).

Croatie (F. Tudjman) et Serbie (S. Milosevic).

. Europe communautaire, ONU (FORPRONU).

. Etats-Unis et OTAN, France.

. Oussama Ben Laden , fondateur et chef du réseau terroriste islamiste Al-Qaida

. Georges W Bush, le nouveau président des Etats-Unis (élu en 2000)

. ONU qui soutient les Etats-Unis dans leur volonté de représailles en Afghanistan

. Américains

.



LES NOUVELLES CONFLICTUALITES : L’EXEMPLE DE TROIS CRISES

Conflits

La Guerre du Golfe

Sarajevo

Les attentats du 11 septembre 2001

Bilan

. Conséquences lourdes pour l’Irak (150 000 à 200 000 morts, 60 000 prisonniers, destructions massives) mais maintien dictature et répression sanglante des rébellions (Kurdes) et dures conditions de la résolution 687.

. Rétablissement sur leur trône des Al Sabah.

. Environ 10 000 morts, plus de 50 000 blessés.

. Déplacement de milliers de personnes.

. Homogénéisation ethnique de la ville et des territoires de la BH.

. Plus de 3000 morts

. déclenchement de la guerre contre l’Afghanistan et recherche de responsables par la coalition menée par les Etats-Unis

. durcissement de la politique de sécurité internationale et de la sécurité aux Etats-Unis

Portée

/intérêt

. ONU assume, pour la première fois, sa mission originelle grâce à une entente entre les membres permanents du Conseil de sécurité (espoir d’une gouvernance mondiale avec l’ONU) mais :

- supériorité technologique et domination américaines notamment au Moyen-Orient.

- maintien du dictateur

. rôle des médias (guerre en « direct ») et propagande de guerre.

. Place des populations civiles dans les conflits (terreur/viols humiliation) cf guerres balkaniques.

Guerre contre les civils.

. « Nettoyage ethnique » (viols)

. Attitude des Européens et de la communauté internationale (ONU) face à la première guerre sur le continent depuis 1945 : lenteur et faiblesse (impuissance) . => Fin illusion nouvel ordre international et de l’UE puissance. Rôle premier des E.U.A pour imposer le droit international.

. Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie de la Haye (1993, en fonction depuis juillet 1994) puis Cour pénale internationale (1998,2002).

. Guerre de représentations (passé « revisité ») et rôle des images de civils tués sur l’opinion occidentale et sur les décideurs occidentaux.

. Bellicisme des Etats-Unis (guerre préventive contre le terrorisme) en Afghanistan en 2001 puis en Irak en 2003 : définition d’un « Axe du Mal » en 2002 (Iran, Irak, Corée du Nord) et radicalisation de la doctrine des « Etats-voyous »

. repositionnement diplomatique et « tolérance » accrue pour la politique de Vladimir Poutine en Tchétchénie ou d’Ariel Sharon dans les territoires occupés au nom de la guerre contre le terrorisme

. Unilatéralisme plus marqué des Etats-Unis (fin officielle du multilatéralisme)

. Affaiblissement de l’ONU, qui cautionne la guerre contre l’Afghanistan et ne peut empêcher la guerre contre l’Irak

Documents possibles

. cartes

. résolution de l’ONU

. discours de Georges Bush.

. photographies des combats.

. documents presse (extrait ou image arrêtée de CNN, une ou article de journal ).

. cartes des Balkans, de la BH et du siège de Sarajevo.

. Tableau composition ethnique de la ville.

. témoignage d’un civil/observateur étranger.

. résolution OTAN ou article intervention OTAN

. photographie ville ou journal télévisé.

. accords de Dayton (extrait + carte)

. acte accusation TPIY.

. la Une d’un journal du jour (photo et éditorial du Monde du 13 septembre 2001) Hatier p. 162 et Belin p. 150

Discours de Georges W Bush

Extrait d’interview ou de message de Ben Laden

Résolution de l’ONU

.

Bibliographie

Sources

. Pascal Boniface, La Lettre d’information de l’Iris

N°141, Mercredi 14 septembre 2005.

. Frédéric Lasserre, Emmanuel Gonon, Manuel de géopolitique, Enjeux de pouvoir sur des territoires, Coll. U, Armand Colin, 2008.

. Jean-François Soulet/Sylvaine Guinle-Lorinet, Le monde depuis la fin des années 1960, Coll.U, Armand Colin, 1998.

. Ronald Hatto, L’Union européenne, l’OTAN et la gestion des crises yougoslaves, in Questions internationales, n° 23 – janvier/ février 2007, p. 44.50.

. Frédéric Lasserre, Emmanuel Gonon, Manuel de géopolitique, Enjeux de pouvoir sur des territoires, Coll. U, Armand Colin, 2008.

. Thierry Garcin, Les Grandes questions internationales depuis la chute du mur de Berlin, Economica, 2009

. Jean-François Soulet/Sylvaine Guinle-Lorinet, Le monde depuis la fin des années 1960, Coll.U, Armand Colin, 1998.

. Michel Sivignon, Les Balkans, une géopolitique de la violence, Coll. Mappemonde, Belin, 2009.

. http://www.dzana.net/1052-passe-present-futur.html

(Du passé, du présent, du futur... Récit d'un peuple oublié)


Ouvrages/Articles :

. Bertrand Badie « Qui a peur du XXIème siècle ? Le nouveau système international », La découverte, 2006, chapitre intitulé « les choix de Washington après le 11 septembre »

. Thierry Garcin, « Les grandes questions internationales depuis la chute du mur de Berlin », Economica, 2009 p. 122-123

. Rémi BaudouÏ , « Géopolitique du terrorisme », A Colin, 2009, p. 89-106 (les territoires d’Al-Qaida)

. Jean-Noel Jeanneney, « la guerre dans tous ses états », Nouveau monde, 2005, chapitre « le 11 septembre 2001 en écho de 14-18 » avec Bruno Cabanes

Histoire

des arts


. Les rois du désert, film de D.O.Russel, 1999.

. Jarhead, la fin de l’innocence, film de S. Mendes, 2005.

Larry Beinhart, Reality show, Folio Policier, 1995.

. Jean Hatzfeld, L’air de la guerre, Points, 1995.

. Bosna, film-documentaire de Bernard Henri Lévy, 1994

. Le cercle parfait, film d'Ademir Kenovic, 1997.

. No Man’s Land, film de D.Tanovic, 2001.

. World Trade Center d’ O. Stone, 2005.

. des photographies du site.

. Don DeLillo, L’Homme qui tombe, Actes Sud, 2008.


Evaluation : analyse d’un document en histoire : texte de Boutros Boutros Ghali sur le nouvel ordre mondial (Histoire Première, Nathan, 2011, p. 155) ; texte de l’historien André Kaspi sur les Etats-Unis,…

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