1ère partie- qu'est-ce que l'Europe?





télécharger 77.48 Kb.
titre1ère partie- qu'est-ce que l'Europe?
date de publication28.01.2018
taille77.48 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > droit > Documentos
L’Europe des États et des régions
Europe : un faux continent.

Définition d’un continent : étendue de terre délimitée par des mers.

Or Europe est limitée à l’Est par les monts Oural et le Caucase.

Véritable continent : Eurasie

Le plus petit continent mais un des plus peuplés et des plus développés.
Etats : entité politique constituée d’un territoire délimité par des frontières et d’un pouvoir souverain.

Une cinquantaine en Europe
Région : division administrative, échelle intermédiaire entre l’échelon local et national. 22 en métropole

région avec minuscule : terme générique peu précis, un espace
L’Europe a des limites alors que les Etats ont des frontières : contrairement à une frontière, une limite n’a pas de statut officiel. C’est une ligne ou espace de séparation qui marque, d’une façon plus ou moins nette, l’apparition ou la disparition de tel ou tel caractère permettant d’identifier un ensemble.
UE : association de 27 pays ayant un projet politique
Entre les trois, changements d’échelle.
Problématique :

  • Ces différentes entités ont-elles une consistance géographique (sont-elles homogènes en terme de géo physique, culturelle, les populations ont-elles des points communs) ou leurs délimitations sont-elles artificielles ?

  • Comment ces différentes entités s’articulent-elles ? Quels rapports entretiennent-elles ?


1ère partie- Qu'est-ce que l'Europe?
Cette question se pose particulièrement depuis une trentaine d’années en raison de la construction de l’UE. De nombreux pays souhaitent adhérer à cette organisation politique. Dans le traité de Rome, fondateur de la Communauté européenne, il est précisé : « tout Etat européen peut demander à devenir membre de la communauté ». La question se pose donc de savoir ce qu’est un Etat européen. Le débat est particulièrement vif de nos jours au sujet de la Turquie.
Nous allons commencer par étudier les arguments au sujet de ce pays, pour essayer de fixer les limites de l’Europe

Le Dessous des cartes la Turquie doit-elle adhérer à l’UE ? + arguments personnels


Type d’arguments

Pour l’adhésion

contre

géographique

La Thrace est sur le continent européen

Chypre plus éloignée et pourtant européenne

82 % du territoire turc et sa capitale sont situés en Asie. La Turquie a de nombreux liens avec les pays d’Asie centrale

historique

Le territoire turc a été la possession de l’empire romain et de l’empire byzantin , son héritier.

L’empire ottoman a contrôlé une partie de l’Europe de l’Est et y a laissé des héritages (populations turcophones et musulmanes)

A l’époque moderne, la culture européenne s’est construite en opposition à l’empire ottoman.

stratégique

Les Turcs ont choisi le camp occidental au cours de la guerre froide et participent à la sécurité de l’Europe

La Turquie étant en conflit avec ses voisins, elle poserait plus de problèmes stratégiques qu’elle n’en règlerait.

religieux

La Turquie est de culture musulmane alors que l’Europe est marquée par l’héritage chrétien
Adhésion de la Turquie serait un message à destination des musulmans

Des musulmans en Europe (Albanie, immigrés), laïcité
Les Arabes sont méfiants à l’égard des Turcs, l’adhésion de la Turquie n’améliorerait donc pas nos relations avec eux.

économique

85% des investissements réalisés en Turquie viennent d’Europe

de nombreux échanges

Argument insuffisant : nombreux investissements en Chine, nombreux échanges avec le Maghreb sans que ces pays adhèrent

Ethnique et linguistique

Toutes les langues européennes ne sont pas d’origine indo-européenne : le basque, le finlandais, le hongrois par exemple

Les Turcs sont un peuple originaire d’Asie centrale, leur langue n’appartient pas au groupe des langues indo-européennes comme la grande majorité des langues européennes


Les arguments invoqués ont-ils un rapport avec la définition de l’Europe ? Non, parce qu’Europe n’a pas de limites claires
L’Europe n’ayant pas de limites claires, la question de l’adhésion de la Turquie est difficile à trancher. Le débat porte plus sur des questions stratégiques (L’UE a-t-elle intérêt à accueillir ce nouveau pays ?) que sur l’identité européenne.
Nous reviendrons plus tard sur la question stratégique. Reprenons d'abord la question des limites de l’Europe.
I- Des frontières imprécises
A- Des limites géographiques confuses
Un continent est un espace délimité par des mers et océans.

    • 1er problème : les limites orientales de l’Europe sont continentales.

      • L’Oural n’est pas une barrière infranchissable. Cette limite a été choisie par le tsar Pierre le Grand au XVIIIe siècle car il souhaitait faire de la Russie une grande puissance européenne et ce massif marquait une discontinuité symbolique.

      • Le Caucase est une véritable barrière physique mais il n’a pas empêché les échanges et n’est pas du tout une limite culturelle.




    • 2nd pb : la fausse évidence des limites maritimes

      • Considérer l’Atlantique comme une limite reviendrait à exclure du territoire européen l’Islande, le Groenland et toutes les possessions européennes dans les autres océans.

      • La Méditerranée n’a pas toujours été une césure, en particulier pendant l’Antiquité. Des îles appartiennent à l’Europe. Où faire passer exactement la limite ? Ceuta et Melilla sont des enclaves européennes en Afrique du Nord.


B- Des cultures très diverses

Cartes p. 13 : diversité linguistique et divisions religieuses

      1. Pourquoi parle-t-on de la mosaïque européenne ?

      2. Quels sont les éléments d’unité culturelle en Europe ?

      3. L'Europe se distingue-t-elle des autres continents par une civilisation particulière ?




  1. On parle d’une mosaïque européenne car l’Europe compte un très grand nombre de langues, utilise trois alphabets différents (latin, grec et cyrillique) et compte 5 religions différentes.

  2. Si les langues sont très nombreuses en Europe, elles ont de nombreux points communs puisqu’elles appartiennent presque toutes au groupe des langues indo-européennes sans compter qu’elles ont subi des influences communes (latin en particulier). La religion chrétienne est majoritaire, malgré les divisions entre catholiques, protestants et orthodoxes.

  3. Non car aucune religion ou aucune langue n’est propre à l’Europe. La religion chrétienne est née en Asie et s’est diffusée dans le monde entier. Les langues européennes sont parlées sur tous les continents.



Conclusion intermédiaire : L’Europe n’a pas de consistance géographique. Ses limites sont conventionnelles. Pourtant, les Européens se sentent des points communs et sont vus comme un groupe singulier par les autres peuples du monde. En quoi consiste cette identité commune ?

II- Une identité commune

Carte projetée

Différentes étapes

Siècle et/ou date importante

Héritage commun aux Européens

Europe occidentale

Europe centrale

Europe orientale

Monde grec antique

Athènes apogée au Ve s av J.C.

- démocratie

- médecine, sciences, mathématique

- philosophie, théâtre

sud




Au sud

Empire romain

Fondation en 753 av J.C.

Apogée de l’empire au IIe s

Disparition en 476

- langues romanes

- droit

-villes

- des techniques

x

sud

sud

chrétienté

Diffusion à partir du IV s

- calendrier

- morale

- paysages : villages organisés autour de l’église, monastères

- université, distinction entre raison et nature

x

x

x

Renaissance

Milieu XV imprimerie

1492 découverte Amérique

- redécouverte du savoir antique

- œuvres d’art

- valorisation de l’homme

x

x




Lumières

XVIII Encyclopédie

Philosophes : Voltaire, Diderot, Montesquieu

- esprit critique, tolérance, justice, liberté, égalité, raison

x

x




Révolution industrielle

Milieu XVIII machine à vapeur

Modernisation, augmentation u niveau de vie, urbanisation

x








 L’identité européenne est surtout celle de l’Europe occidentale. L’Europe de l’Est a été marquée par l’influence de la Russie et de l’empire ottoman.

2) Les facteurs de dissension :

  • les invasions barbares

  • la division entre chrétiens : orthodoxes puis protestants. Des guerres de religion

  • les nombreuses guerres




  1. – le monde musulman : Reconquista en Espagne, croisades, guerre

- le racisme, le nazisme
Ajouts

Quelques fondements de l’identité européenne :

  • la ville : de la cité romaine à la ville commerciale médiévale en finissant par la ville industrielle du XIX siècle

  • des principes politiques et moraux : la séparation du spirituel et du temporel, place centrale de l’individu, droits de l’homme, démocratie

  • un mode d’organisation économique : libéralisme, capitalisme

  • l’Etat-nation : frontières linéaires, affirmation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,


Conclusion intermédiaire : L’identité de l’Europe est un mélange d’unité et de diversité. D’où la devise de l’Union européenne « l’unité dans la diversité ».

Barnavi : « l’Europe est une civilisation s’un seul tenant faite de nombreuses cultures. »

III- Un foyer de peuplement

L’Europe est une des grandes puissances mondiales par son poids économique aussi bien que par son poids démographique : 735 millions d’habitants soit 12% de la population mondiale. 3ème foyer de peuplement de la planète. Densité (73 hab/km ²) supérieur à la moyenne mondiale

Quel tableau peut-on dresser précisément de la population européenne ?
2 documents projetés :

Doc 1- Evolution et projection de la population européenne dans le monde (projection)

Doc 2- Carte gains et perte de population entre 2007 et 2050 (projection)


  1. Doc 1- Comment la population européenne a-t-elle évolué jusqu’à aujourd’hui par rapport aux autres continents ? Comment devrait-elle évoluer ?

  2. Présentez les causes de cette évolution en vous aidant des doc 3 et 4 p.13.

  3. Quelles pourraient être les conséquences de cette évolution ?

  4. Doc 2-Tous les pays européens connaissent-ils la même évolution ? Comment l’expliquez-vous ? (vous pouvez vous aider du doc 3 p.27)


Carte p. 12

  1. Comment la population européenne est-elle répartie ?

  2. Utilisez les cartes p. 20 et 21 pour apporter des éléments d’explication.

  3. Montrez que les différences de relief et de climat ne suffisent pas pour expliquer la répartition de la population.


Correction

  1. Entre 1950 et aujourd’hui la part de l’Europe dans la population mondiale a fortement diminué. Ce déclin démographique devrait s’accentuer dans les années à venir puisque la population européenne devrait connaître une baisse alors que la croissance démographique se poursuivra sur les autres continents.

  2. Cette situation est due à la conjugaison d’un fort vieillissement de la population et d’un bas niveau de fécondité. Les Européens jouissent de l’une des espérances de vie les plus fortes du monde. Mais l’indice de fécondité est en deçà du seuil de renouvellement des générations.

  3. L’affaiblissement démographique de l’Europe pourrait l’empêcher de maintenir son influence dans les affaires du monde. Le vieillissement pose le problème du financement des dépenses de santé et des retraites.

  4. Les pays de l’Est seront les plus touchés par le déclin démographique alors que la France et le Royaume-Uni connaîtront une croissance démographique. Cette situation s’explique par la pauvreté des pays d’Europe de l’Est, marqués par 40 ans d’occupation soviétique : pays d’émigration, ils ne bénéficient pas de l’immigration dont profite les pays attractifs d’Europe de l’ouest.

  5. La population européenne est très inégalement répartie. Le peuplement s’organise autour de l’isthme qui relie la Méditerranée à la mer du Nord en passant par la vallée du Rhin. Les densités sont faibles au Nord et à l’Est de l’Europe.

  6. Les densités les plus faibles correspondent à des espaces présentant de fortes contraintes naturelles : montagnes (Alpes, Balkans), région aride (centre de l’Espagne), régions froides (pays scandinaves)

Les densités les plus fortes correspondent aux littoraux et aux vallées, espaces propices aux échanges.

  1. A climat et relief équivalent, les densités de pop ne sont pas toujours identiques. Par exemple, les densités sont fortes à Glasgow alors qu’elles sont très faibles sur littoral méridional norvégien. D’autres facteurs entrent en jeu :

  • des explications historiques : en raison de l’ancienneté du développement ou des migrations, l’ouest de l’Europe s’est plus développée que l’Est de l’Europe. La vallée du Rhin s’est développée en raison des échanges entre la mer du Nord et la Méditerranée.

  • des explications économiques : au XIX, la population a été attirée par les usines construites autour des gisements de charbon ou de fer, d’où les fortes densités au Royaume-Uni. Les espaces attractifs se situent toujours à l’Ouest.

  • Les tendances actuelles (mondialisation, héliotropisme) favorise la littoralisation.


2ème partie- L’Europe des États

I-Une mosaïque d'États


Le continent européen est l’espace le plus fragmenté du monde.

Pbtq : Quand et comment les frontières sont-elles nées ? Sont-elles pertinentes ?
A- Etude de cas: les Etats issus de l’empire austro-hongrois

p.31

        • Jusqu’en 1914, un grand empire : l’empire austro-hongrois. Il regroupe différentes nationalités (Tchèques, Polonais, Roumains, Serbes, Croates…), sous la domination des Autrichiens. La Hongrie dispose d’une certaine autonomie. Les autres peuples revendiquent plus de liberté. C’est d’ailleurs ces luttes nationalistes qui ont fourni le déclencheur de la Grande Guerre.

        • A l’issue de la première guerre mondiale, l’empire, dans le camp des perdants, est démembré, suivant le principe du président américain Wilson du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : Slovènes et Croates et Bosniaques s’allient aux autres Slaves au sein de la Yougoslavie, le reste de l’empire est séparé entre trois états.




        • A l’issue de la Seconde guerre mondiale, ces états deviennent communistes, à l’exception de l’Autriche. Cependant les états slaves conservent leur indépendance par rapport à l’URSS.




        • La chute du communisme provoque en 1989 de nombreux changements :

  • P. 32- Tchèques et Slovaques se séparent pacifiquement

  • P 35 – 1991 : éclatement de la Yougoslavie. Guerre civile (1992-95). Les différents peuples proclament leur indépendance mais s’affrontent au sujet du tracé des frontières. Serbes, Croates et Bosniaques s’affrontent entre 1991 et 1995. (des déplacements de population, des massacres) L’imbrication des peuples est si forte qu’il est impossible de fixer des limites qui conviennent à tous. Deux états ont encore récemment proclamé leur indépendance : le Monténégro et le Kosovo (séparé de la Serbie depuis conflit 1998-99)


Les Balkans sont les territoires du sud-est de l’Europe, au sud du Danube. Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Grèce, Macédoine, Monténégro, Serbie.

Balkanisation : morcellement politique d’un pays, émiettement
B- Généralisation

Carte p. 35 De quand date le tracé des frontières en Europe ? Quelles différences cette carte montre-t-elle ?
L’Europe n’a jamais été sous le contrôle d’un seul pouvoir. La multiplicité des frontières sur ce continent traduit la complexité des événements historiques qui s’y sont déroulés.

  • A l’ouest les frontières sont anciennes et largement acceptées par la population.

  • Il n’en va pas de même à l’Est où les frontières ont été dessinées à la suite des deux guerres mondiales lors de grandes conférences où l’avis des peuples a peu de poids. Les contestations frontalières sont encore nombreuses et la gestion des minorités pose des problèmes à un grand nombre de pays. Ex : minorités hongroises dans plusieurs pays voisins, enclave russe de Kaliningrad…

II- L'UE, une communauté en débats



Les pays européens ont tout intérêt à s’unir pour dépasser les handicaps de leur petit taille et éviter de sombrer dans de nouvelles guerres. C’est l’objectif fondateur de l’Union européenne. Mais tous les pays ne sont pas également intégrés.
A- Une intégration inégale

Projection carte pays membre de l’espace Schengen et de la zone euro
Espace Schengen

Du nom d’une bourgade luxembourgeoise. Signé en 1985, entré en vigueur en 1995

25 pays : 22 de l’UE plus Islande, Norvège et Suisse.

Islande et Norvège ont le statut d’associé : ils ont tous les droits sauf celui de participer à une prise de décision.

Le RU et l’Irlande ne participent qu’à la lutte contre les trafiquants.

  • Contrôles aux frontières renforcées

    1. Harmonisation des conditions d’entrée pour les courts séjours

    2. Aménagement des ports et aéroports pour séparation physique des flux de voyageurs intra et extra Schengen

    3. Réponse commune aux demandes d’asile

    4. Coopération judiciaire et policière.

  • Contrôles mobiles à l’intérieur des Etats

  • Simple carte d’identité pour passer les frontières


zone euro

2009 : 16 Etats

mise en circulation des pièces et billets en 2002

ts les Etats membres ont vocation à rejoindre cette zone. Danemark, Suède et Ru ont décidé de rester hors zone euro.

Euro circule hors UE : Monaco, San Marin, Vatican, Monténégro, Kosovo, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte

TOM conservent Franc Pacifique
1-Les pays intégrés

  • les pays moteurs : la France et l’Allemagne

  • les pays les plus intégrés : les pays utilisant la monnaie unique et adhérant à l’espace Shengen

zone euro : pays utilisant la monnaie commune16 pays

espace Schengen : libre circulation des personnes. 25 pays dont 22 de l’UE

  • les pays souverainistes : RU, Danemark

  • la situation particulières des pays de l’est : leur adhésion a été rapide. Ils espèrent sortir de l’influence russe et assurer leur sécurité. Leur économie ne répond pas encore aux critères pour adhérer à la monnaie commune.


2-Les pays qui espèrent leur intégration : les Etats balkaniques

Deux pays sont officiellement candidats : la Macédoine et la Croatie. En dehors de cette dernière, les états issus de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie ne sont pas en mesure d’envisager une adhésion prochaine. La démocratisation n’y est pas assez poussée et leur économie est encore trop marquée par leur passé collectiviste. Mais ils bénéficient d’une aide de l’Union européenne.
4-Les récalcitrants

  • La Suisse souhaite préserver certains traits de son identité : la neutralité (qui lui permet d’accueillir des organisations internationales), le fédéralisme et le plurilinguisme. Dans les faits une partie de la population refuse les influences extérieures.

  • La Norvège craint de prendre son haut niveau de vie, acquis grâce au revenus du pétrole, et de devoir partager ses ressources maritimes.


5-La Russie et sa zone d’influence

  • Ancienne grande puissance, la Russie souhaite conserver son indépendance et entretient des relations complexes avec l’Union européenne. Elle conteste ses relations avec les pays de la CEI.

  • La Moldavie et l’Ukraine sont divisés entre partis pro-russes et partis pro-occidentaux. Avec la Biélorussie, elles sont les derniers vestiges du glacis russe. Ces pays dépendent économiquement de la Russie, en particulier pour leur approvisionnement en gaz.

  • L’Albanie, pays le plus pauvre d’Europe, est miné par la criminalité et la corruption.

  • La Biélorussie est rejetée par tous les pays européens en raison du manque de respect des droits de l’homme.


Quels élargissement à venir ? Ils dépendront des frontières que l’UE se fixera. Il faudra pour cela qu’elle détermine la nature exacte de son projet, car ce sont les projets qui délimitent les frontières et non l’inverse. Or ce projet fait débat.

Cartographie.

Sujet : l’UE, un espace en construction

Légende

      1. Un élargissement progressif

  • Les 6 Etats fondateurs (1957)

  • Le couple franco-allemand, moteur de la construction

  • Les lieux de pouvoir au cœur de l’Union européenne (Parlement à Strasbourg, Commission à Bruxelles, Cour de Justice au Luxembourg, Banque centrale à Francfort)

  • Les adhésions entre 1957 et 1995

  • Les Etats entrés en 2004

  • Les Etats entrés en 2007



      1. Une géométrie variable

  • Etats ne souhaitant pas adhérer à l'UE

  • zone euro

    • Etats ayant décidé de rester hors de la zone euro (Danemark, Suède, RU)

Etats hors Union européenne utilisant l’euro : Monténégro, Kosovo plus des micro-Etats (Monaco, Vatican…)

  • espace Schengen : tous les pays de l’Union européenne sauf RU, Irlande, Roumanie, Bulgarie, Chypre + des pays associés : Islande, Norvège, Suisse



      1. La poursuite de l’élargissement ?

  • Etats candidats à l’adhésion (Croatie, Macédoine, Turquie)

  • pays dt l'Union a reconnu la vocation à devenir membre (Bosnie-Herzégovine, Serbie, Kosovo, Monténégro, Albanie)

  • Politique européenne de voisinage avec les Etats n’ayant pas vocation à adhérer à moyen terme ( Moldavie, Ukraine, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, territoires palestiniens, Tunisie, Syrie)



B- Différentes conceptions de l'Union européenne

Etude de documents

1) Expliquez en quoi la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni ont des conceptions de l’Union européenne très différentes.

2) De quelle conception les nouveaux pays membres sont-ils proches ?





Royaume-Uni

France

Allemagne

Economie

Pour une zone de libre-échange et une intervention la plus limitée possible des Etats




Pour une union économique et une intervention des Etats pour réguler

Institutions

Pour le maintien de la souveraineté des Etats

Pour une Europe des nations

Pour une Europe fédérale

Politique étrangère

Défense de ses intérêts nationaux, alliés inconditionnels des EU

Pour une politique étrangère et de défense commune, indépendante des Etats-Unis





Les nouveaux membres ont une conception proche de celle du RU.


  1. Quelles institutions ? 

Affrontement entre deux modèles:

  • Europe supranationale: délégation de compétences à des organismes supranationaux et renonciation progressive à l'unanimité

  • Europe des patries: les Etats conservent le pilotage de l'ensemble.


Étude des institutions actuelles (photocopie)

Le traité de Lisbonne est entrée en vigueur en 2009. les changements :

  • un président du Conseil européen élu à la majorité qualifiée pour 2 ans ½

  • un haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à la tête d’un Service européen pour l’action extérieure (SEAE). Il doit être opérationnel le 1er janvier 2011. sous sa tutelle des représentants spéciaux et les 136 délégations européennes présentes à l’étranger.

  • renforcement du rôle du Parlement



L’UE n’intervient que dans les domaines prévus par les traités, c'est-à-dire ceux où les Etats ont accepté de transférer leurs compétences. Il existe trois types de compétences :

  • les compétences exclusives de la Communauté : politique commerciale et monétaire, gestion des ressources halieutiques. Dans ces domaines, les Etats membres n’ont plus aucune compétence.

  • Les compétences partagées (politique sociale, environnement). Cas le plus fréquent.

Principe de subsidiarité : l’Union européenne intervient seulement si elle est plus apte à le faire que les niveaux nationaux ou régionaux. Choisir l’échelle la plus pertinent pour la résolution des problèmes ;

  • Les compétences réservées (seuls les Etats peuvent intervenir) : éducation, droit de la nationalité




  • Règle de décisions

Pour les décisions les plus importantes (fiscalité, politique sociale), c’est la règle de l’unanimité qui prévaut, ce qui fait de l’UE une union de nations et non une fédération.

La Conseil de l’Europe décide le plus souvent à la majorité qualifiée pour l’agriculture, l’environnement, l’emploi, la santé. Majorité qualifiée : 255 voix sur 345 représentant la majorité des pays membres (et 62% de la population européenne à la demande d’un pays). La France dispose de 29 voix.
Après 2014, un système de vote à double majorité : 55 % des Etats représentant 65% de la population. Le vote à l’unanimité sera maintenu pour les politiques fiscale, sociale et étrangère.


  • L’UE produit 4 catégories d’actes :

  • les règlements sont obligatoires et sont directement applicables dans tous les pays.

  • Les directives fixent le résultat à atteindre mais laisse aux états le choix de la forme pr le faire

  • La décision n’est obligatoire que pr ses destinataires

  • L’avis et la recommandation




  • Les enjeux

  • Mobiliser les citoyens qui participent peu aux élections européennes et affirmer l’importance des institutions européennes. Réussir une belle carrière en Europe est une expérience nationale.

  • Gérer les élargissements récents et futurs :

    • Peut-on maintenir la règle de l’unanimité sans paralyser les institutions ?

    • Comment répartir les voix entre les pays ? Tous les États ont peur de perdre de l’influence.


Aux yeux du monde et en particulier de l’administration Obama, la nouvelle architecture institutionnelle est illisible. Cela ne permet pas à l’UE de s’affirmer sur la scène internationale. En juillet 2010, la hte représentante s’est rendue à Gaza alors que des ministres des AE de plusieurs pays s’y rendaient également en septembre.

2- L’Union européenne, une puissance politique ?

Bien que dotée de tous les atouts pour affirmer sa puissance dans le monde, l’Europe n’a qu’un très faible poids politique, en raison de l’absence de politique étrangère et de défense commune. Les partisans d’une puissance militaire européenne (France en particulier) s’opposent aux atlantistes (RU, anciens pays du bloc de l’est) qui comptent sur l’OTAN pour leur sécurité et soutiennent la politique des EU.

La PESD (Politique européenne de sécurité et de défense) exerce surtout des missions civiles (surveillance des frontières, des élections…) En cas de besoin de moyens militaires importants, l’Union européenne fait appel à l’OTAN.


  • L’idée que l’Europe doit assurer une responsabilité militaire dans les conflits du monde ne vas pas de soi pour les sociétés européennes, profondément pacifistes. Les Etats ont largement réduit leurs budgets militaires. L’Union européenne laisse aux Etats-Unis les fonctions de hard power. Elle est l’organisation qui contribue le plus, par le transfert des normes et des aides financières, à atténuer le conflit israélo-arabe mais les belligérants ne la considèrent ne la considèrent pas comme un protagoniste central du processus de paix.




  • Les Etats refusent qu’elle se dote des moyens de parler d’une seule voix. Une exception : les négociations commerciales. Mais échec à Copenhague : alors que l’Union européenne a beaucoup contribué à la réflexion sur la lutte contre le changement climatique, la négociation finale a été menée par les Chinois et les Américains.



3- Quelle politique économique et sociale ?

        • Quelles aides ? Quelles contribution ? Quelle redistribution ?

Les nouveaux pays ont un niveau de vie très inférieurs aux pays de l’Ouest, ce qui implique de nombreuses aides de l’UE, argent qui est redistribué de l’ouest vers l’est. L’arrivée de nouveaux pays impliquerait de nouveaux financements et une nouvelle répartition que tous les pays ne sont pas prêts à accepter.

        • Harmonisation des législations ou concurrence ?

Les Européens sont partagés entre partisans d’une simple zone de libre-échange et mouvements de gauche favorables à une unification des législations sociales. En raison des grandes différences entre de développement économique, les populations occidentales redoutent la concurrence des pays de l’est où la main-d’œuvre est bon marché. L’échec du référendum de 2005 en France sur le traité constitutionnel, a sanctionné l’orientation vers une Europe jugée trop libérale.






similaire:

1ère partie- qu\1ère partie : la sphère technique-financière-économique vs la sphère culture 5
«cela», qui est notre environnement physique (relation écologique, cosmique etc.). L’Homme en est totalement dépendant et à également...

1ère partie- qu\Réponses 1ère partie

1ère partie- qu\1ère partie : L’étude du marché

1ère partie- qu\Le programme officiel : Cette question est une des deux questions...
«Sociétés et cultures de l’Europe médiévale du 11e au 13e siècle». On peut envisager d’y consacrer 4 heures. Elle doit être divisée...

1ère partie- qu\1ère Partie : Le secteur du Family Office I. Qu’est ce qu’un Family Office ?

1ère partie- qu\1ère Partie : Secteur touristique et valorisation «récente» du patrimoine culturel 5

1ère partie- qu\Analyse de la conjoncture française en 2004 1Ère partie : la croissance en france : le constat

1ère partie- qu\1ère partie un espace mondialisé
«Circuit intégré» (dit) «vol d’oies sauvages» Détroit de Malacca «Un pays, deux systèmes»

1ère partie- qu\1ère partie un espace mondialisé
«Circuit intégré» (dit) «vol d’oies sauvages» Détroit de Malacca «Un pays, deux systèmes»

1ère partie- qu\Patricia Gurviez 1ere partie : resume du texte introduction
«confiance calculatrice» : si un client fait confiance à Darty, c’est parce que celui-ci n’a pas intérêt à tricher puisque le non-respect...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com