La 2ème édition des rencontres régionales du csefrs : Quelques remarques ponctuelles





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Biennale photographique : le monde arabe au-delà des clichés



Vidéo par FRANCE 24

Dernière modification : 12/11/2015


http://www.france24.com/fr/20151110-biennale-photographie-monde-arabe-contemporain-dela-cliches-ima-mep-paris-france/?ns_campaign=nl_quot_fr&ns_source=NLQ_20151116&ns_mchannel=email_marketing&ns_fee=0&ns_linkname=20151110_biennale_photographie_monde_arabe_contemporain_dela&f24_member_id=1026180894835

La première Biennale des photographes du monde arabe contemporain s’ouvre à Paris ce mercredi. Une exposition fleuve pour déconstruire les clichés qui plombent encore la région et mettre en avant la richesse d’un monde pluriel.


En lévitation. La jeune femme en jean bleu, voile moutarde et bracelets brésiliens aux poignets, est plongée dans le Coran, jambes croisées, suspendue. Cette photo de l’Égyptienne Wafaa Samir, où spiritualité et modernité vont de pair, a été choisie comme affiche de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain, qui s’ouvre le 11 novembre, pour deux mois, à Paris.

Une femme photographiée par une femme pour illustrer cette première édition, un hasard ? Pas vraiment si l’on revient aux objectifs que s’est donné Jack Lang en lançant le projet : "sortir des clichés les plus éculés" sur le monde arabe pour "révéler des réalités cachées" et "améliorer la compréhension entre les peuples", ambitionnait alors le président de l’Institut du Monde Arabe (IMA), qui co-organise l’événement avec la Maison européenne de la photographie (MEP).


Image extraite de la série "Ramadan", exposée à l'IMA © Wafaa Samir

En sélectionnant des travaux d'une cinquantaine de photographes - issus du monde arabe et d'ailleurs - produits essentiellement ces dix dernières années, cette biennale  cherche à apporter un éclairage nouveau sur un univers en mutation, mais encore lesté de trop nombreux stéréotypes. À commencer par un lieu commun : celui d'un monde arabo-musulman où l'image, la représentation, seraient un tabou. Dans cette exposition, il voit et se donne à voir sous de multiples facettes.

Un regard post-orientaliste

Autre cliché qui perdure : celui de l’orientalisme, cet "Orient crée par l’Occident" tel que l'a défini Edward Saïd, avec ses femmes lascives ou voilées et ses ruines antiques. Les photographes contemporains prennent au contraire leurs distances avec le folklore. Ainsi, quand Leila Alaoui photographie "Les Marocains" en tenue traditionnelle, elle est mue par la volonté de témoigner d’une richesse culturelle menacée, plutôt que par une quête d’exotisme. "Cette série est un travail d’archives pour témoigner d’une diversité qui risque de disparaître", explique à France 24 cette Franco-Marocaine de 33 ans.

Dans ce projet quasi-anthropologique, elle présente une série de portraits d’hommes et de femmes qu’elle extrait de leur quotidien pour les photographier devant un rideau noir avec un éclairage artificiel puissant. Une méthode rigoureuse pour un résultat constant, qui efface la réalité de terrain : Leila Alaoui a rencontré ses modèles au cours d'un road-trip à travers les régions reculées du Maroc, du Rif au Nord  à Khamlia au Sud en passant par la chaîne de l'Atlas, un studio portatif pour bagage.

Leila Alaoui précise qu’elle ne fait pas poser ses modèles. "J’installe mon studio en extérieur, les jours de marché. Les gens passent, ceux qui veulent s’arrêtent. La seule chose que je leur demande, c’est de rester face à moi", explique la photographe, qui ne renie par l’influence de Robert Franck, qui a parcouru les États-Unis à la fin des années 1950 pour photographier "Les Américains".



Tamesloh, Moyen-Atlas, 2011. Oeuvre exposée à la MEP. © Leila Alaoui

L’actualité de biais

Si le temps de l’orientalisme est dépassé, le regard sur le monde arabe reste aujourd’hui perturbé par les révolutions politiques, conflits religieux ou guerres stratégiques qui l’affectent. La Biennale a donc fait le choix de présenter des photos qui n’abordent pas de front l’actualité brûlante de la région, sans l’éluder pour autant.

Le Français Samuel Gratacap présente notamment un travail de fond sur la crise des réfugiés en Libye. La Franco-Marocaine Mouna Saboni s’est, quant à elle, attelée à un "fléau" qui affecte l’Égypte : le harcèlement et les abus sexuels. Interpellée par un rapport d’Amnesty international, elle s’est rendue en Égypte en 2015 et présente à Paris une série intitulée "La peur", combinant témoignages et photos. Si les textes sont l'écho explicite des souffrances et humiliations endurées, les images, elles, esthétisent volontairement les femmes, magnifiées par la lumière et les cadrages.

"Je ne voulais pas que les images révèlent une souffrance directe, je voulais que cela soit suggéré", explique la photographe qui a volontairement dissocié les histoires et les visages. "Les femmes que j’ai rencontrées m’ont confié des choses très intimes et elles ne voulaient pas qu’on puisse les reconnaître", se justifie-t-elle. "L’idée n’était pas de les pointer du doigt dans une société où le viol est stigmatisant. Au contraire les montrer dans toute leur beauté, malgré le drame". Pas de victimes donc, mais des survivantes, des battantes.



© Bruno Barbey / Magnum Photos
Mausolée de Moulay Ismaïl, Meknes, Maroc, 1985. Œuvre exposée à la MEP.




© Mouna Saboni
"La peur", Égypte, 2015. Œuvre exposée à l'IMA.



© Samuel Gratacap, Courtesy Galerie du Jour Agnès b, Paris
Centre de détention pour migrants de Zaouia, 2014. Œuvre exposée à l'IMA.




© Massimo Berruti
"Drops", la crise de l'eau à Gaza et en Cisjordanie , Palestine, 2015. Œuvre exposée à la MEP.



© Myriam Abdelaziz
"Menya's Kids", sur le travail des enfants en Égypte, 2013. Œuvre exposée à l'IMA.




© George Awde
"Spotted", Dubaï, 2014. Œuvre exposée à l'IMA.


Les femmes incontournables

Cette biennale tire donc aussi un trait sur un autre stéréotype : l’idée que les femmes arabes seraient opprimées ou confinées à la sphère du privé. Ou que la photographie serait une activité réservée aux hommes. S'il fallait imaginer une suite à l’exposition programmée au Musée d’Orsay, "Qui a peur des femmes photographes ?" (1839 à 1945), il faudrait sans aucun doute y introduire des représentantes du monde arabe.

La pratique de la photographie reste néanmoins plus aisée pour celles qui viennent de l’"étranger". Citons le travail de Pauline Beugnies, exposé à la Mairie du IVe arrondissement, sur la "Génération Tahrir" en Égypte. Dans ce projet mené entre 2010 et 2015, la photographe française dresse "un portrait intime d’une génération émergente qui fait le choix de l’émancipation contre la tyrannie du patriarcat". À l’IMA, Amélie Debray livre une vision inédite sur la passion du foot en Palestine, "un élément fédérateur dans un territoire morcelé" et Anne-Marie Filaire s’intéresse elle à l’adolescence dans les Émirats arabes unis et à Gaza.

L'éventail de photographes exposés et les thèmes abordés sont donc aussi divers que le monde arabe, "mosaïque de couleur, cultures et lumière", selon le commissaire général de l’exposition, Gabriel Bouret. Ce dernier admet volontiers qu’il n’était pas spécialiste du sujet lorsqu’il s’est lancé dans le montage de cette Biennale il y a deux ans. "Depuis, j’ai appris énormément. J’aimerais que grâce à ce projet, notre regard se développe et pointe du doigt la réalité et la richesse d’un monde que l’on n’avait pas soupçonné", déclare-t-il. De ce point de vue, le pari est réussi.



Spectatrices du stade Al-Bireh de Ramallah, Palestine, 2011. Œuvre exposée à l'IMA © Amélie Debray, Courtesy Galerie du Jour, Agnès b, Paris

Première publication : 11/11/2015

PanoraPost -

(maroc)
Publié le 17 novembre 2015

Mesures draconiennes et massives prises par les services de sécurité marocains
http://www.panorapost.com/article.php?id=11686

Suite à l’accélération des activités de l’organisation dite « Etat islamique », avec les attentats revendiqués contre l’Airbus russe, à Beyrouth et à Paris, les services de sécurité marocains, déjà en alerte maximum, ont mis au point une série de mesures pour anticiper toute action terroriste sur le territoire marocain. Ces mesures se déclinent tant sur le plan opérationnel qu’administratif.
Structures administratives
Des cellules de veille seront mises en place dans les différentes régions et villes du pays. Ces structures, mixtes, accueilleront localement des éléments de la DGST, qui disposent de la qualité d’officiers de la police judiciaire, des officiers de la gendarmerie, en plus d’agents du ministère de l’Intérieur, essentiellement des moqaddems et des chioukhs. L’objectif est d‘encadrer les zones qui relèvent de leurs compétences afin de surveiller les mouvements pouvant être suspects.
Au niveau central, une structure est également créée au niveau du ministère de l’intérieur, en coordination avec la DGSN et la DGST, toutes deux placées sous la férule d’Abdellatif Hammouchi. Cette cellule est charge de coordonner et de diriger la veille contre toute action « anormale », mais aussi d’anticiper d’éventuelles opérations terroristes.
La mission de cette cellule est de centraliser les appels téléphoniques venant de citoyens ayant remarqué des mouvements suspects et aussi de coordonner des actions de police visant à avorter toute tentative d’action violente. Au niveau des aéroports, par exemple, des enquêtes plus fouillées et plus minutieuses seront conduites envers tous les personnels ayant directement accès aux avions. Le fantôme de l’Airbus russe qui semble avoir été l’objet d’un attentat à la bombe, n’est pas bien loin.
Actions opérationnelles
Par ailleurs, toute une série de mesures est décidée pour prévenir une (ou des) attaque(s) contre certains endroits symboliques : les stations balnéaires et autres lieux touristiques, les quartiers de résidence des citoyens juifs, les établissements d’enseignements étrangers et, bien évidemment, les représentations diplomatiques et consulaires au Maroc.
La capitale économique Casablanca bénéficie d’un traitement particulier, avec la surveillance accrue des quartiers « Mellah » et Bourgogne, des grands centres commerciaux comme Anfa Place et le Morocco Mall, ainsi que la Corniche d’Aïn Diab. Les patrouilles Hadar sillonneront ces endroits et se placeront de manière plus massive aux abords des consulats et des grands hôtels.
Aux points d’entrée du Royaume, et essentiellement au niveau des ports, les contrôles seront encore plus « tatillons » et porteront sur les marchandises entrant au pays ainsi que sur les identités des personnes qui se présentent aux différents ports.
Enfin, au niveau des aéroports, et depuis l’arrivée en juillet d’un Syrien portant un faux passeport tunisien, les contrôles des documents à l’arrivée seront plus méticuleux. Pour les départs, Royal Air Maroc avait avisé ses clients de se présenter à l’embarquement trois heures avant le départ de leur avion, contre deux heures auparavant.
BA

Media24 -

L’information économique marocaine
25.000 diplômés-chômeurs recevront une formation pratique d'un an
http://www.medias24.com/print1596681811201525.000-diplomes-chomeurs-recevront-une-formation-pratique-d-un-an.html?layout=default&print=1&tmpl=component

Un programme inédit de formation de diplômés chômeurs va être lancé en 2016. Sur une période de 3 ans, il vise à fournir aux candidats une formation pratique susceptible de les aider à trouver du travail.

25.000 jeunes licenciés au total seront formés au cours des trois prochaines années, nous révèle Khalid Samadi, conseiller du Chef du gouvernement en matière d’enseignement, de formation et de recherche scientifique.

La convention cadre sera signée au cours des prochains jours entre les différents partenaires qui encadreront cette formation : les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Education nationale et des Finances ; la CGEM, l’Anapec, l’OFPPT. Un cahier de normes pédagogiques incluant les critères et les procédures a également été élaboré.

Qui est éligible? De jeunes diplômés ayant au moins un niveau de licence et recherchant du travail. Peu importe la nature du diplôme. Il n’est pas non plus nécessaire d’être inscrit à l’Anapec, même si les autorités recommandent fortement cette formalité qui aide à s’insérer. 100.000 licenciés sont déjà inscrits à l’Anapec.

Quel sera le contenu de la formation? M. Samadi nous explique qu’il s’agira d’une formation pluridisciplinaire de mise à niveau:

-50% de la formation sera transversale et concernera les langues, les techniques de communication, l’entrepreneuriat et la culture d’entreprise: informatique, gestion, techniques commerciales, techniques de communication…

-50% de la formation sera spécifique et portera sur une acquisition ou un renforcement de compétences dans un domaine donné. 30 filières pratiques seront proposées aux candidats.

La formation aura lieu dans les universités et les centres de l’OFPPT. Elle sera suivie par un stage en entreprise puis couronnée par un projet de fin d’études et un certificat de qualification professionnelle.

Chaque candidat retenu percevra une indemnité de 1.000 DH par mois, versée par l’Etat pendant la durée de la formation. Celle-ci s’étalera sur 9 à 12 mois.

Tous les détails, y compris les filières et la procédure de dépôt des candidatures, seront publiés sur les sites du ministère de l’Enseignement supérieur et de l’OFPPT.

M. Samadi précise que les formations auront lieu dans toute région du Maroc où se trouvent une université ou un centre OFPPT.

Pour la première année, s’agissant d’un démarrage, le nombre de candidats retenus sera de 8.000 à 10.000 candidats en fonction de la mise en place de ce programme nouveau.

Le programme est inédit, mais il y a un précédent encourageant, nous explique M. Samadi: entre 2013 et 2015, 10.000 lauréats ont subi une formation complémentaire avec les ENS (écoles normales supérieures). Ils ont tous été insérés dans le marché du travail.

Ce programme de trois ans aura un coût global de 500 MDH dont 200 MDH pour l’équipement et 300 MDH pour les indemnités versées aux étudiants.

Media24 -

L’information économique marocaine
Des Marocains faux réfugiés syriens pour s'installer en Europe
https://youtu.be/XuL8Mhrohnw
http://www.medias24.com/print15966217112015Des-Marocains-faux-refugies-syriens-pour-s-installer-en-Europe.html?layout=default&print=1&tmpl=component

Des Marocains se font passer pour des Syriens pour essayer de s’installer en Europe. Récit d’un candidat ayant fait machine arrière mais qui côtoie de près les candidats à l’émigration.
La guerre civile syrienne ne fait pas que des malheureux au Maroc car depuis l’ouverture des frontières européennes au flot de réfugiés syriens, de nombreux jeunes marocains se font passer pour des Syriens afin d’obtenir le statut de réfugié politique.
Un jeune diplômé que nous nommerons Ali décrit pour nous ce phénomène qui a démarré avec ce que certains nomment un appel d’air en direction de tous les candidats à l’émigration. Selon cette source, ils sont plusieurs milliers de Marocains originaires de la seule région de Nador, à avoir décidé de tenter leur chance par cette filière.
Ali estime leur nombre à 15.000. Chiffre énorme, impossible à vérifier. Mais quoi qu'il en soit, le problème est réel. Médias 24 a recueilli les confidences de Ali, pour éclairer ce qui est d'abord un fait social et le symptôme d'un malaise socio-économique.
Longtemps chômeur, Ali a décidé de profiter de cette filière puis a renoncé après avoir trouvé un travail stable dans une agence de voyages de la capitale économique du Maroc..
En contact quotidien avec les Marocains désireux de voyager à travers le monde, il avance que des centaines de réservations aériennes vers la Turquie se font chaque jour par des jeunes candidats à la migration.
Les Marocains désireux d’émigrer prennent un billet aller-retour pour Istanbulen se faisant passer pour des voyageurs en quête de tourisme afin de ne pas se faire refouler à l’aéroport de Casablanca.
Les candidats affluent de tout le Maroc mais plus particulièrement de villes du Rifou de quartiers populaires précarisés à Casablanca comme Hay El Farah ou de l'ancienne médina.
Notre interlocuteur poursuit que la demande est telle que certaines personnes se sont improvisées rabatteurs pour ramener des voyageurs en échange d’une commission de 200 DH par candidat.
L’affluence de ce genre de voyageurs a eu pour effet de faire exploser le prix des billets d’avion Casablanca-Istanbul.
Coûtant  il y a quelques semaines encore entre 2.000 et 3.000 DH, le prix du voyage coûte désormais entre 5.000 à 10.000 DH pour cause de vols pleins et de demande record.
Les candidats sont tellement nombreux qu’ils remplissent les vols de la compagnie Air Arabia comptant 150 places et ceux des compagnies régulières (Turkish Airlines, RAM).  
Le profil des «Harragas» est constitué en majorité de jeunes âgés est de 18 à 25 ans et la plupart d’entre eux ne disposent d’aucun diplôme ni d’aucune perspective professionnelle au Maroc.
Ce phénomène toucherait cependant même des étudiants diplômés du cycle universitaire supérieur.
Après avoir raté son examen pour devenir professeur des écoles, notre source affirme qu’il était déterminé à emprunter cette filière «arrangeante» pour émigrer dans un pays européen.
Il a été encouragé par l’expérience réussie d’un cousin maternel qui s’est rendu récemment en Turquie avant de passer par la Grèce puis de s’installer en Allemagne le plus légalement du monde après avoir prétexté être syrien et avoir perdu ses papiers.
Il poursuit que l’arrivée de Marocains "de l’intérieur" a indirectement provoqué l’exode de gens originaires de villes comme Nador et Oujda où la contrebande faisait vivre de nombreux jeunes.
La plupart des jeunes rifains ayant vu leurs sources de revenus tarir par la concurrence des nouveaux venus a préféré tenter leur chance ailleurs quand l’Allemagne a ouvert ses frontières aux Syriens.
«A Nador d’où je viens, il n’y a plus aucune entreprise qui recrute comme le faisaient Marjane et Sonasid. La jeunesse n’a aucun débouché surtout pour celle dépourvue de métier ou de diplômes».
La présence de nombreux rifains en Allemagne, Belgique ou en Hollande a encouragé de nombreux candidats à tenter leur chance en sachant qu’ils auraient un point de chute en cas de réussite de leur périple.
D’après notre interlocuteur, lors des 3 dernières semaines, 15.000 personnes originaires de Nador sont parties via la Turquie vers l’Europe en essayant de se faire passer pour des faux réfugiés syriens. Un chiffre énorme et invérifiable.
«Ils font Casa-Istanbul en avion avant de se rendre à la station balnéaire d’Izmir. Une fois arrivés, ils payent 800 euros un passeur qui les mène en zodiac à l’île grecque de Caléras en moins d’une heure. Ils ne leur restent plus qu’à se présenter aux autorités grecques comme des citoyens syriens ayant fui leur pays en guerre. Ils passent alors 3 à 4 jours dans un camp de transit avant d’obtenir un récépissé leur permettant de voyager dans l’Europe de Schengen. Après avoir quitté la Grèce, ils doivent traverser la Serbie puis l’Ukraine avant d’atteindre l’Allemagne à travers les 3 ponts frontaliers».
Notre interlocuteur conclut qu’au lendemain des attentats parisiens, les migrants sont désormais bloqués sur le territoire serbe mais que l’afflux des migrants marocains est toujours aussi important.  Il précise pour conclure que les réfugiés syriens se sont aperçus de la supercherie et qu'ils dénoncent désormais leurs camarades qui n'ont pas un vrai accent syrien.

Media24 -

L’information économique marocaine
Attentats: Damir appelle à agir contre les véritables sources du mal
http://www.medias24.com/print15959916112015Attentats-Damir-appelle-a-agir-contre-les-veritables-sources-du-mal.html?layout=default&print=1&tmpl=component

Le mouvement Damir a réagi aux attentats de Beyrouth et de Paris en publiant un intéressant communiqué qui va bien au delà des condamnations de circonstance. 
Damir appelle les choses par leur nom: le temps des silences complices et des arrangements est révolu. Il faut désormais agir avec efficacité et cette action doit aller au fond des choses, elle concerne tous les pays, y compris le Maroc.
Communiqué du mouvement Damir suite aux événements criminels de Paris et de Beyrouth
Après les attentats terroristes criminels qui ont secoué la capitale libanaise Beyrouth, le mouvement Damir apprend avec une grande douleur et un profond chagrin que la capitale française a été à son tour la cible d’opérations terroristes le soir du vendredi 13 novembre.
En ces moments pénibles, le mouvement exprime, à travers tous ses membres, son entière solidarité et son soutien aux deux peuples libanais et français. Il condamne également avec la plus forte énergie ces attentats qui ont frappé des citoyens innocents.
Devant une telle situation, qui laisse prévoir le pire et qui aura aussi de graves conséquences sur les pays de l’ensemble euro-méditerranéen à la suite des événements de Paris, Damir annonce ce qui suit:
1/ Ces attentats terroristes montrent clairement l’inefficacité des mesures de précaution prises jusqu’à aujourd’hui, et conduisent à réfléchir à la nécessaire amélioration des politiques mises en œuvre pour tarir les sources du terrorisme et détruire les bastions de cette violence au sein même des pays d’exportation des terroristes ou ceux qui leur apportent leur soutien, publiquement ou non, sachant que plusieurs de ces pays sont considérés comme des nations "alliées" ou "amies" par la France, qui laisse faire au regard de certains intérêts purement matériels;
2/ Il devient dès lors nécessaire et vital pour les Nations unies et aussi les grands puissances influentes de mettre en place un programme global en vue de la destruction définitive des mouvements armés et extrémistes qui représentent aujourd’hui une menace certaine pour l’ensemble de la communauté internationale et qui constituent une entrave à l’édification d’Etats et d’institutions démocratiques en Syrie, en Irak, au Yémen et en Libye;
3/ Il est aussi fondamental de mettre en œuvre et d’imposer un programme d’éradication de la pensée terroriste dans les mosquées et au sein des communautés musulmanes d’émigration dont une grande partie dépensent des budgets colossaux pour répandre ces pensées extrémistes dans les sociétés européennes et qui ne trouvent face à elles aucune politique ou mesures de précaution pour immuniser les jeunes musulmans et les aider dans leur intégration dans leurs pays d’accueil;
4/ Il est aujourd’hui temps de mettre fin aux mesures d’isolement prises dans les faits en France et dans bien des nations européennes à l’égard des communautés musulmanes et qui conduisent le plus souvent à créer de larges zones ghettoïsées dont les populations éprouvent quotidiennement des sentiments de marginalisation, donnant ainsi naissance à des pépinières pour la pensée extrémiste et suscitent des sentiments de vengeance dans les esprits et les cœurs des jeunes;
5/ Il est primordial de véhiculer les valeurs d’un islam des Lumières dans les rangs de la jeunesse des communautés musulmanes, par le biais d’enseignements dans les langues des pays d’accueil et de formations d’imams et d’encadrants religieux nourris de la pensée d’un islam de paix aux idées éclairées, car c’est ainsi que l’on pourra créer des passerelles et des liens entre la confession musulmane et les valeurs des sociétés modernes et démocratiques;
6/ Le mouvement Damir attire l’attention du gouvernement marocain sur la recrudescence et le développement des bastions radicaux qui œuvrent à l’excommunication et portent des enseignements et des fatwas de violence dans les mosquées et les écoles. Le mouvement tient le gouvernement pour responsable du silence observé face aux agissements des cheikhs portant des pensées radicales qui appellent à la violence, à l’excommunication et au meurtre, sans que la justice ne se saisisse de leurs cas;
7/ Le mouvement Damir salue les efforts de tous les services de sécurité œuvrant à la protection des citoyens et à la stabilité de la nation face aux sinistres manœuvres extrémistes et aux macabres actions terroristes.

Media24 - 15/12/13

L’information économique marocaine
Damir, un mouvement marocain pour les "lumières"
http://www.medias24.com/print734415122013Damir-un-mouvement-marocain-pour-les-lumieres.html?layout=default&print=1&tmpl=component
C’est un événement. Plusieurs grandes figures modernistes se réunissent et s’organisent dans le cadre d’une initiative menée par Salah El Ouadie et ont créé ce samedi 14 décembre le mouvement «Damir».
De grands noms de la galaxie libérale, des intellectuels, artistes, créateurs, journalistes, militants de la société civile et des libertés individuelles, font partie du mouvement, dont Moulim Laaroussi, Ahmed Assid, Bachir Znagui, Latefa Ahrar ou Saïd Saadi.
Damir se situe clairement dans le contexte né des révolutions arabes, de la poussée salafo-frériste et du regain identitaire que l’on a observé en Tunisie, en Libye et en Egypte entre autres. Et il a choisi son camp. En quelque sorte, pour prévenir une éventuelle contagion du Maroc.
Les propos de Salah El Ouadie, tout comme le discours inaugural qui a les caractéristiques d’un manifeste, se positionnent clairement dans cette dialectique, celle qui s’est exacerbée ces dernières années mais que l’aire géographique arabo-islamique vit depuis plus de dix siècles: cet échec répété de la rationalité, cette défaite de la création, de l’innovation, de l’esprit critique, de l’individu, de la pensée dissidente…
L’initiative repose en fait sur la promotion des ingrédients essentiels combattus par les intégrismes: la création, la pensée critique et les libertés individuelles. Sans lesquels aucune modernité n’est possible.
Les initiateurs qui ont préparé l’événement pendant deux ans, se placent d’emblée, dans leur plateforme, au service du Maroc et des valeurs universelles. Ils font allusion au «legs civilisationnel et spirituel du Maroc». Ils se déclarent «concernés par la lutte permanente en faveur de «attanouir» (les lumières), contre l’ignorance ou les velléités de confisquer le sacré et d’en faire usage dans l’espace public, avec des objectifs politiques ou en faveur de la tyrannie».
Une association donc pour «fédérer et coordonner des initiatives visant l’émancipation, la liberté, la démocratie,  et pour jouer leur rôle naturel deconscience civile vivante.» Les promoteurs ne le disent pas ainsi, mais la démocratie n’est pas seulement la liberté d’expression ou le mode de sélection des dirigeants. Des dirigeants élus démocratiquement peuvent faire des choix anti démocratiques. Ou rédiger une constitution anti démocratique. Les Tunisiens et les Egyptiens l’ont appris à leurs dépens.
Les promoteurs de Damir se positionnent donc dans l’action de la société civile, «qui s’abreuve dans la modernité, s’attache au legs lumineux de notre histoire, reconnaît le droit à l’ijtihad (exégèse), encourage l’initiative, respecte l’opinion contraire». Une initiative qui se déclare indépendante de tout parti et reconnaît un destin commun à toute l’humanité.
Elle essaie en quelque sorte de maintenir les sociétés de la région dans la trajectoire vers la modernité, aussi lente soit-elle, en se cramponnant contre toute retour en arrière. Et déclare qu’elle critiquera autant que nécessaire, «tout archaïsme restant tapi dans les rouages de l’Etat ou de la société».
«Nous ne sommes ni une alternative à quoi que ce soit, ni un rival de qui que ce soit,» précise-t-on de même source.
Juridiquement parlant, l’assemblée générale constitutive a eu lieu samedi à Casablanca. L’association portera le nom de Damir, qui signifie conscience en langue française. Un comité exécutif de 15 membres a été élu. Un comité d’honneur composé de personnalités d’envergure internationale sera constitué. Parmi les noms qui ont donné leur accord, citons Abdellatif Laâbi, Mohamed Chafik, Nawal Saâdaoui, Adonis et Edgar Morin. Feu Lâafif Lakhdar, le penseur tunisien grand pourfendeur des intégrismes, avait également donné son accord.
Coïncidence réelle, des initiatives comparables ont lieu dans d’autres pays d’Afrique du Nord. La tentation archaïque provoque les même réflexes chez les modernistes. La seule différence, c'est que dans le texte de Damir, les mots laïcité et sécularisation sont absents.
Les modernistes marocains ont d’autant plus de mérite que le Royaume a été épargné par les excès salafo-fréristes qu’ont subis tous les autres pays nord-africains. Mieux vaut prévenir… Damir a raison d'insister à la fois sur la portée universelle des valeurs humaines et sur l'ancrage marocain de son action: nous avons besoin de concilier les deux, pour nous approprier les valeurs de la modernité sans craindre de nous faire accuser d'être la cinquième colonne d'une obscure machination occidentalo-américano-colonialiste. 

Damir movement's press release on the terrorist attacks in Paris and Beirut
Following the terrorist attacks that shook Beirut recently, Damir movement learnt with deep sorrow the terrorist attacks that targeted, this time, Paris on Friday, November 13.
Damir movement, while it expresses full sympathy with the Lebanese and French people, and while it strongly condemns these attacks that will have dire repercussions in the Euro-Mediterranean neighborhood, would like to state the following:
-These terrorist attacks have shown that the precautionary measures adopted so far have failed. A new approach is now needed to contain terrorism and to dry up its sources in countries that, in public or in private, throw their support behind terrorists. Some of these countries are considered allies to France, with the latter turning a blind eye in return for financial benefits.
-The UN and big powers should put forward a whole plan to eradicate armed and extremist groups that threaten the democratic nation-building in Syria, Iraq, Yemen and Libya
-A whole plan to uproot terrorist ideology groomed in mosques and associations funded by Muslim communities living in Europe. Huge sums of money are spent to spread terrorism within European societies, in total absence of a preventive policy that would help Muslim youth successfully integrate these societies.
-The seclusion policy by France and other European countries towards Muslim communities should stop. This policy has led to the creation of ghettos in the suburbs of big cities where it's easy to recruit frustrated youth.
-Enlightened Islamic thought should be taught to young Muslim in Europe. That could be done by translation. Also, Imams who embrace this enlightened thought should be supported. That would lead to cohesion between Islamic values and those of a democratic and modern society.
-Damir movement warns the Moroccan government of the growing tide of extremist ideas and the killing Fatwas in mosques and schools. The movement holds the government responsible for not suing those who spread these ideas.
-Damir movement praises efforts by security services to protect the country and people against heinous terrorist plots.

La Croix
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