La 2ème édition des rencontres régionales du csefrs : Quelques remarques ponctuelles





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Plus de 9000 victimes recensées l’année dernière en Algérie


Au moment où une campagne internationale contre les agressions des femmes est lancée pour dire stop aux violences, en Algérie, la loi incriminant ces faits est toujours bloquée, alors qu’au niveau de la justice, le nombre des affaires liées à cette violence est passé de 28 916 en 2013, à 86 000 en 2014.
Meriem Bellal. Présidente de SOS Femmes en détresse

«On ne guérit jamais de la violence»
El Watan - Vendredi 27 novembre 2015

Victimes des attaques du 13 novembre à Paris

Kheïreddine Sahbi et Djalal Sebaa seront enterrés en Algérie


Les corps de Kheïreddine Sahbi et Djalal Sebaa, victimes algériennes des attaques terroristes qui ont frappé la ville de Paris le 13 novembre, seront rapatriés en Algérie aujourd’hui,  le premier vers Alger par le vol Air Algérie de 11h30 au départ de Roissy, le second vers Batna à 13h55 au départ d’Orly Sud.
El Watan - Vendredi 27 novembre 2015

Myriam Aït-Aoudia. Politologue

C’est la création du FIS et du RCD et l’annonce de l’armée de se retirer du FLN qui ont permis l’instauration du pluralisme

Comment s’est construite l’histoire du pluralisme politique ? Quel a été le rôle réel des acteurs ? Chercheure en science politiques, Myriam
Aït-Aoudia propose dans son livre L’expérience démocratique en Algérie (1988-1992) une analyse nuancée et démontre comment l’histoire d’Octobre 1988 a été reconstruite après coup.

 

El Watan - Vendredi 27 novembre 2015

Un nouveau regard sur la nation

«La nation est le résultat d’un pacte tacite qui demande chaque jour à être renouvelé.»

Idir El Watani

Hamou Boumediène : animateur du Manifeste kabyle

El Watan - Vendredi 27 novembre 2015

Je suis un Algérien biométrique

Mais qu’est-ce qui fait courir les Algériens de France ? Depuis plus d’un an, ils forment, dès potron-minet, de longues chaînes patientes et obstinées devant les consulats de l’Hexagone.
Quid.ma - nov, 28

Emigration marocaine, l’urgent aggiornamento

*Sociologue et activiste associatif, Driss Ajbali est membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger

…En Belgique, un allochtone, comme ils disent là bas, c’est ou un Turc ou un Marocain. Force est non seulement de constater mais d’admettre que ce petit pays est devenu une pépinière de terroristes. Reste une question : Pourquoi cela touche les Marocains et presque rarement les Turcs ? Cette question ne peut ne pas interpeler le Maroc.
The Economist – Nov 28th, 2015

Refugees in winter

Icy reception

The journey through Europe is miserable for migrants. It is likely to get worse
Illi - 30 novembre 2015

Mode /Tendance

LA BURQA, SEXY?

La burqa a la côte dans nos rues. Ce vêtement qui n'a rien, ni de marocain, ni de musulman est pourtant devenu l'objet du désir numéro 1 pour un grand nombre de femmes. C'est à se demander si la burqa est sexy?

Quid.ma -

En finir avec le terrorisme

Le titre est trompeur, je veux juste vous promettre que je n’écrirais plus sur le sujet. D’abord parce que c’est forcément anxiogène, ensuite parce que tout et son contraire a été dit. Face au déluge des analyses, qui cherchent absolument à culpabiliser quelqu’un, soit l’occident, et son passé impérialiste, soit les musulmans, sommés de dénoncer un mouvement dont ils sont les premières victimes, ou encore le capitalisme et sa capacité à cloner les misérables, il faut savoir se protéger.
Articles

EUobserver.com -
TICKER

UN: 219,000 migrants reached Europe in October

By EUOBSERVER
3. NOV, 08:53
https://euobserver.com/tickers/130933
218,394 migrants arrived in Europe in October, the UNHCR said Monday. 210,265 arrived in Greece and 8,129 in Italy. Since the start of the year, the UN refugee body said 744,175 people reached Europe's shores, the vast majority on Greek islands. 3,440 people died or went missing crossing the sea.

Quid.ma -

un espace pluriel.
La 2ème édition des rencontres régionales du CSEFRS : Quelques remarques ponctuelles

Par Mohamed Elmedlaoui //nov, 04 à 10:21
http://www.quid.ma/politique/la-2eme-edition-des-rencontres-regionales-du-csefrs-quelques-remarques-ponctuelles/

Le Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique vient de lancer le 2 novembre, à la BNRM la 2ème édition de ses dialogues régionaux sur l’éducation, la formation et la recherche. Cette nouvelle édition est consacrée à la « Vision stratégique de la réforme [de l’éducation, de la formation et de la recherche] et les voies de mise en œuvre » (‘Vision’ dorénavant) préconise le Conseil (pour l’édition-2014).
Du point de vue de la logistique, le texte de la Vision, tel qu’il est décliné dans la brochure distribuée, est en articulation cohérente tant avec les leviers pertinents de la Charte Nationale sur l’Education et la Formation qu’avec les articles pertinents de la Constitution, ce qui qualifie ce texte à une formulation qui le traduit sous forme d’un projet de loi-cadre contraignante, chose d’ailleurs prévue.
Remarques

Certains exposés-projections qui présentent ladite Vision étaient cependant truffés par endroits de formules vaseuses, vides de contenu concret opérationnel et/ou quantifiable (تـَـمَــلـُّـك روح التغيير, قدُرات تدبيرية ومؤهلات عالية) et ne reflètent pas ainsi le caractère hautement explicite des concepts/formules qu’utilise le texte bilingue de la Vision telle que celle-ci est déclinée dans la brochure distribuée.
En plus de certaines prédispositions culturelles, de tradition chez un très grand nombre de l’audience des participants, cet usage massif de formules récurrentes vides de contenu a largement contribué à une mauvaise assimilation du contenu de la Vision par beaucoup de gens parmi l’audience, et, par conséquent, à une déviation du débat, qui a fait que l’exposé de la Vision devient enfin de compte, et une fois de plus pour la grande majorité des 54 intervenants au débat, un simple prétexte pour verser dans le discours traditionnel des doléances et lamentations; et les modérateurs du débat ont eu par conséquent du mal à expliquer et à rappeler aux intervenants que l’objet de la rencontre est l’exposition de la Vision pour mener dessus un débat participatif. Une intervenante, qui s’est identifiée comme représentante syndicale du SNES venue d’une autre ville, a même saisi l’occasion pour faire la lecture, à partir de son iPhone, d’un long réquisitoire syndicaliste virulent à tonalité « tout est pourri », qu’on lui aurait envoyé pour être lu!
Là où le contenu de ce qui est présenté dans les exposés est bien explicite, mais aussi où des prises de positions dogmatiques sont également de tradition, les choses ont, par contre, fait l’objet d’un véritable débat portant effectivement sur la Vision. Mais ce fut un ‘débat’ dans un seul sens, le sens traditionnel. Il s’agit notamment du point portant sur l’architecture des langues enseignées et d’enseignement. Un nombre important d’intervenant(e)s ont tous et toutes seriné à l’unisson, une fois de plus, la fausse généralisation bien galvaudée selon laquelle les pays développés (dont la Suisse notamment avec ses trois langues ‘étrangères’) et/ou à économie émergente (dont la Corée du Sud, la Thaïlande, le Nigéria anglophone) le sont devenus grâce à l’adoption exclusive prétendue de la langue nationale dans l’enseignement.
Une mise au point franche et sans appel a été apportée à ce sujet par l’un des présentateurs d’exposés sur la Vision, M. Azzeddine El Midaoui, président de l’Université Ibn Tofail et membre du HCEFRS. Il a attiré l’attention sur les choix effectifs de toute une gamme de ces classes socioculturelles de marocains qui mènent un discours public sur les langues. Ce choix que traduit la ruée vers l’enseignement privé et l’investissement, selon les budgets de chaque classe, dans les cours ‘en noir’ de renfoncement en langues étrangères, principalement le français.
Cette mise au point rappelle indirectement mais clairement que tout se passe, aujourd’hui comme hier à l’aube de l’Indépendance, comme si ces classes socioculturelles font deux choix en matière de langues d’enseignement: (i) un choix pragmatique effectif dans la vie propre à leurs progénitures et (ii) un choix dogmatique de consommation publique réservé au reste du peuple, à la campagne, dans les montagnes et dans les quartiers populaires et bidonvilles des villes, dont les conditions socioéconomiques et socioculturelles ne permettent pas de mener des discours identitaires ni sur les langues ni sur autre chose, et qui cherchent juste, dans le meilleur des cas, à assurer à sa progéniture une formation qui l’intègre décemment dans la société.
La différence d’avec hier, c’est qu’aujourd’hui, une nouvelle valeur a été consacrée dans la Constitution. C’est la valeur de l’équité et l’égalité des chances, une valeur qui constitue d’ailleurs l’un des Trois Fondements explicitement déclarés comme piliers de base de la vision stratégique du HCEFRS, et qui figure parmi les 17 mots-clefs du texte de la Vision (brochure; p.92) à savoir : 1- la qualité (de l’enseignement) pour tous, 2- l’équité et l’égalité des chances et 3- la promotion de l’individu et de la société (v. la brochure; p.14). L’un des alinéas de définition, dans le texte de la Vision, du mot-clef de cette valeur fondamentale au niveau de l’enseignement précise que «L’équité dans le domaine de l’éducation signifie : – la généralisation de l’accès à l’éducation pour tous, c’est-à-dire assurer une place à l’Ecole pour tous, avec les mêmes critères de qualité et d’efficience sans aucune sorte de discrimination due à l’appartenance géographique ou sociale, au genre, à un handicap, à la couleur de peau, à la langue ou aux croyances». Que les faits soient conscients ou inconscient, il est donc clair que tous ceux qui prêchent par un double choix en matière de langues d’enseignement sont d’accords sur le premier volet de la définition de l’équité en matière d’éducation, à savoir la généralisation de l’enseignement, mais pas sur le deuxième volet, celui de la qualité !
Enfin, à ce titre, le texte de la Vision aurait bien pu gagner en pouvoir de conviction malgré tout, s’il avait été doté d’un préambule explicite de synthèse sur l’état des lieux à propos des grandes questions qui avaient fait l’objet de diagnostics lors de l’édition-2014 des rencontres régionales du CSEFRS. Une synthèse de l’état des lieux des choix sociolinguistiques effectifs sur le terrain en matière de l’architecture préconisée des langues de l’enseignement, aurait pu constituer un élément capital en matière de conviction au sujet de ce que préconise la Vision, et ce loin de tout discours dogmatique à coups de slogans et principes, surtout si cette synthèse s’appuie sur une étude statistique chiffrée de terrain sur les choix effectifs des Marocains en la matière. Une étude facile à réaliser à partir des données conjuguées (appartenances sociales des parents d’élèves, langues où ils font recours au cours de renforcement, etc.) du HCP, des départements ministériels concernés et d’une investigation ad-hoc sur le terrain auprès des établissements d’enseignement privé.
Bien sûr que c’est l’élite, en principe, qui « guide le peuple » et non l’inverse; mais du moment où ce qui est pris pour telle fait un plan A pour lui-même et un autre plan B pour le reste des citoyens, cette entité-là ne représente nullement une élite; elle devient un simple corps hétérogène d’intérêt de monopolisation de l’ascension sociale.



Jeudi 19 novembre à 19h. 
  Concert de Soraya Ksontini à "L'Olivier"
            

 

Soraya Ksontini est une musicienne, chanteuse tuniso-suisse. Après de multiples scènes et concours de musique locaux durant son enfance et son adolescence qu’elle passe entre Lausanne et Tunis, elle vit ses premières expériences professionnelles dans le milieu du hip-hop lausannois, aux cotés de Sens Unik, de Stress, etc.. Elle se fait connaître du grand public en 2007, en accédant à la finale de la Star Academy Maghreb. Dès lors, elle présente son projet solo entre la Suisse, la France, la Belgique et la Tunisie.
En 2009, elle est la lauréate du Prix de la Fondation du Pied à l’Etrier (Pully), ainsi que du Prix de la Création du Zonta Club (Lausanne). En 2010, elle est finaliste lors des Journées Musicales de Carthage, prestigieux concours international de chansons arabes. Quelques mois plus tard, elle est la première artiste féminine à se voir confier une résidence au Cully Jazz Festival, avant de gagner le Prix du Soleil, à la Médaille d’Or de la Chanson francophone, à Saignelégier. Fin 2011, le single «Lila» (Radi Tabasco feat. Soraya) est choisi par Buddha Bar Collection, pour apparaître sur le quatrième opus des Little Buddha, puis par Claude Challe pour sa compilation «Djellabar».
En novembre 2012 sort son premier EP, «Soraya & me», co-produit, co- arrangé et réalisé par Maxime Steiner, jeune réalisateur montant de la scène suisse-romande (Aliose, Trip In).
Dès sa sortie, Soraya & Me fait son entrée sur la playlist principale de la radio suisse-romande phare et éveille l’attention.

El-Manchar -

un site d’informations fausses et complètement saugrenues.
Après l’«affaire de la mini-jupe» : Les avocates célibataires désirant s’inscrire au barreau devront présenter un certificat de virginité

Par Si Lakhdar sur 04/11/2015
https://el-manchar.com/2015/11/04/apres-laffaire-de-la-mini-jupe-les-avocates-celibataires-desirant-sinscrire-au-barreau-devront-presenter-un-certificat-de-virginite/

La rocambolesque « affaire de la mini-jupe», où une étudiante en droit s’était vue refuser l’accès à une salle d’examen pour une robe jugée trop courte, vient de connaître un nouveau rebondissement. Un décret conjoint du ministère de la justice et du ministère des affaires religieuses obligera dorénavant les jeunes avocates qui veulent exercer à fournir au barreau un certificat faisant foi de leur virginité.
Selon les autorités concernées, cette mesure a deux objectifs. Premièrement, elle viendra mettre un terme à la dérive morale observée durant et après l’affaire de la mini-jupe. En effet, le ministère de la justice a tenu à rappeler que dévergondage et pratique du droit sont des activités totalement incompatibles. Deuxièmement, le certificat présenté par les avocates constituera un gage de leur probité intellectuelle : il ne pourra qu’augmenter la confiance de leurs confrères et clients de sexe masculin en la capacité d’une femme à exercer l’exigeant métier d’avocat.
Les modalités d’obtention du certificat sont très simples. Les candidates devront d’abord passer un examen gynécologique chez un médecin ou une guérisseuse agréée par le ministère de la santé. Le certificat délivré sera ensuite approuvé par un imam qui fera jurer à la candidate sur le Coran qu’elle n’a pas déjà eu recours à une opération de reconstruction de l’hymen (hyménoplastie).
Il est à noter que les avocates déjà mariées ne sont pas concernées par cette mesure, mais devront tout de même fournir une déclaration rédigée par leurs maris, et légalisée à la mairie, attestant sur l’honneur qu’elles étaient vierges au moment de leur mariage.

El-Manchar -

un site d’informations fausses et complètement saugrenues.
Le certificat de bénédiction maternelle désormais obligatoire pour obtenir l’acte de mariage

Par Anis Benallegue sur 05/11/2015
https://el-manchar.com/2015/11/05/le-certificat-de-benediction-maternelle-desormais-obligatoire-pour-obtenir-lacte-de-mariage/

Une loi unique en son genre vient d’être votée hier. En effet, dans le cadre de la réforme du code de la famille, les hommes devront désormais présenter un document signé par leurs mères attestant du consentement de celles-ci vis-à-vis du choix de la future épouse.

Cette nouvelle loi est une première dans le monde. L’Algérie devient ainsi le seul pays où l’approbation écrite et signée de la mère du futur époux est obligatoire afin de faire valider son mariage. Le fameux sésame portera le nom de certificat de bénédiction(Approbation) maternelle.
Le règlement, qui sera en vigueur à partir du 1er Janvier 2016, stipule en outre la création d’un autre document : le «Elle ne me plait pas, mais fais ce que tu veux » qui vous permettra d’obtenir votre acte de mariage, mais vous exposera néanmoins à une sentence ferme de 35 ans de reproches et d’insinuations.
De plus la nouvelle loi stipule que la mère peut légalement faire annuler le mariage de son fils si elle trouve un meilleur parti rencontré dans un mariage. La supériorité du «Parti» sera déterminée par un comité d’experts selon plusieurs paramètres : beauté, pas de danse, origine, et niveau et type d’études, ainsi que par les épreuves de préparation de gâteaux et de «tessya9» (épreuve du parterre). Le tout permettra de calculer le coefficient de «mariabilité» des deux protagonistes et ainsi de trancher.
Enfin, selon une étude réalisée par nos soins, il apparait que s’entendre dire par sa génitrice l’une des phrases suivantes : « Hadi hia ? (C’est elle ?) », « 3lach ya wlidi ? ana wech dert bech dirli hakda ? (Pourquoi, mon fils ? Qu’ai-je bien pu faire pour que tu me fasses ça ?) » Ou encore « Bouuuuh (Il n’existe à ce jour pas de traduction officielle de ce mot en langue française) » Donnerait beaucoup plus de mal à obtenir ce précieux document.

Illi -

hub des Marocaines libres et modernes
L'édito d'Aïcha: L'injustice en héritage
http://www.illionweb.com/blog/linjustice-en-heritage/

Le rapport du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH)* sur l’état de l’égalité et de la parité au Maroc est une mine d’informations. Je l’ai parcouru dans son ensemble et, bien que des progrès aient été réalisés en la matière, la condition des femmes au Maroc reste encore peu reluisante et surtout, loin des promesses de la Constitution de 2011.

5 novembre 2015
Aïcha Zaïmi Sakhri

Aïcha Sakhri est la DG de Dalia medias. Elle a une longue et très riche expérience dans les medias depuis la fondation de femmes du Maroc et aujourd’hui, d’Illi. Entre autres. Fervente activiste des droits humains, elle ne supporte pas l’injustice, se bat pour la méritocratie et défend avec ses ongles, l’égalité universelle entre les hommes et les femmes. Solaire, elle aime le Beau, l’intelligence, les rires et, comme toutes les personnes entières, a une énergie assez phénoménale. Là, elle vient de découvrir, dans sa vie, le footing et risque fort d’atteindre Neptune avant la Nasa. Très proche de ses fils, de son grand amoureux et de ses sœurs, son sens de la famille est une histoire d’équipe très unifiée où l’individualisme de chacun(e) est respecté. Un peu comme sa façon de manager ses équipes. Elle démarre toujours doucement tendance diesel et, sans prévenir, devient un char d’assaut que rien ne peut arrêter jusqu’à l’objectif final. Petits joueurs/ses s’abstenir.

 Bien sûr, le point qui a interpellé les médias et les citoyens est la recommandation de lever l’inégalité en matière d’héritage. Je suis également pour le débat et l’ijtihad. Je suis même pour l’instauration et l’élargissement du legs testamentaire qui existe mais est limité, voire interdit pour les héritiers directs. Selon certains théologiens et d'un point de vue coranique, rien n'autorise cette restriction. Le legs testamentaire, ou wassya, permet de répartir les biens indépendamment du degré de parenté et surtout, du genre. L’héritage à quotepart ne concernerait alors que les biens restants. Dans la pratique quotidienne, tout le monde s’accorde sur un point  l’héritage pose souvent problème et les héritiers se retrouvent, pour la majorité, au tribunal. Beaucoup aujourd’hui préfèrent contourner les inégalités entre frères et soeurs en utilisant des subterfuges, en particulier la donation. Les mêmes, souvent par peur ou auto-censure, ne veulent pas débattre du texte dont la finalité, rappelons-le, n’est pas l’injustice. Souvent aussi, ceux qui prennent le double de la part de leurs soeurs occultent leur devoir de s’occuper matériellement d’elles, de leur offrir le gîte et le couvert quand elles sont célibataires. Ils oublient que l’obligation d’entretien leur incombe quand leur épouse travaille, gagne sa vie et participe aux frais du ménage et de la famille. Mais bon, quand il s’agit d’argent ou de ses propres intérêts, la modernité et la religion ont bon dos. Et le débat sur cette question épineuse d’héritage ne fait que commencer…

Dans ce rapport, ce qui m’a davantage choquée, 10 ans après la réforme du Code la famille et 4 ans après la promulgation de la nouvelle Constitution, ce sont les statistiques suivantes :

• près de la moitié des femmes marocaines sont encore analphabètes ;

• la part des mariages de mineures a presque doublé et est passée de 7 à 12 % entre 2004 et 2013 ;

• la polygamie, bien que soumise à des restrictions et surtout à autorisation, a augmenté. 43,5 % des demandes ont été approuvés par les juges, des hommes bien sûr ;

• un tiers des femmes subissent des actes de violences physiques et 20 % des violences sexuelles à un moment de leur vie. Les auteurs restent le plus souvent impunis ; • les femmes travaillent de moins en moins. J’entends par travail celui qui est rémunéré et fondamental pour l’indépendance et l’autonomie. Et lorsqu’elles sont professionnellement actives, les postes à responsabilités demeurent pour la plupart inaccessibles. Et à travail égal, salaire inférieur de 30 % pour elles.

Ce rapport met en exergue les inégalités qui subsistent au quotidien, faisant des Marocaines des citoyennes vulnérables, insuffisamment protégées par les lois, enfermées dans une logique patriarcale et soumises à des mentalités rétrogrades. En 2014, elles ont encore un tuteur économique. Elles dépendent de l’homme pour vivre et souvent survivre. Et quand bien même 20 % sont chefs de ménage, les lois discriminatoires comme celle de l’héritage sont là pour leur rappeler leur condition.

En 1995, quand j’ai écrit mon premier édito, je parlais des Marocaines écartelées entre tradition et modernité. Deux décennies, une réforme de la Moudawana et une nouvelle Constitution plus tard, elles sont écartelées entre tradition et religiosité. Elles sont encore plus faibles dans un monde en crise de valeurs où argent et religion font bon ménage. Si depuis, des femmes sont devenues pilotes, ministres ou gouverneurs, si depuis elles ont obtenu le droit de divorcer et de transmettre leur nationalité, la moitié d'entre elles n'ont pas accès à l'éducation, sont soumises et dans l’incapacité de défendre leurs droits ni d’en être conscientes. Une réalité sur laquelle le CNDH nous ouvre les yeux, avec une série de recommandations à mettre très vite en application pour un Maroc gagnant avec des citoyennes instruites et actives pour devenir libres, modernes et indépendantes.

 

* Etat de l'égalité et de la parité au Maroc ( rapport du CNDH)

http://www.cndh.ma/sites/default/files/cndh_-_r.e_web_-_parite_egalite_fr_-.pdf

PanoraPost - Publié le 09 novembre 2015

(maroc)
Les associations marocaines ont perçu plus de 260 millions d’aides de l’étranger
http://panorapost.com/article.php?id=11632

La question des financements extérieurs des associations et autres organismes est devenue centrale pour le gouvernement, et aussi pour les sécuritaires. Qui finance qui, à combien et pourquoi ? La question est légitime en ces temps troubles d’activisme idéologique et de terrorisme islamiste.
Lors d’une intervention à la Chambre des représentants, le secrétaire général du gouvernement Driss Dahhak a déclaré que pour les neuf premiers mois de l’année, son département a reçu plus de 880 déclarations émanant de 194 associations, quant aux aides et subventions étrangères qu’elles devaient recevoir.
Au total, ce sont 260 millions de DH en numéraire venu de l’étranger qui ont été versés dans les caisses des associations et autres organismes non gouvernementaux. Ces subventions entrent dans un cadre bien défini et contrôlé par l’Etat : construction d’infrastructures dans le monde rural, équipements et consommables médicaux, soutien social, formation de cadres associatifs…
Par ailleurs, Driss Dahhak a déclaré qu’il existe au Maroc 216 associations reconnues d’utilité publique, et donc financées en partie par l’Etat, dont 3 qui ont bénéficié de ce statut cette année 2015

PanoraPost -

(maroc)
Le Marocain Jamal Benomar, ancien prisonnier politique, est secrétaire général adjoint de l’ONU

Publié le 11 novembre 2015
http://panorapost.com/article.php?id=11648
Il est à ce jour donc le fonctionnaire international d’origine marocaine le plus haut en grade, … Jamal Benomar, 58 ans, a été nommé lundi 9 novembre conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU  Ban Ki-moon, qui lui a conféré en outre le rang de Secrétaire général adjoint. Il est un ancien de la Maison de verre de New York et a eu à gérer plusieurs dossiers et questions  relatives à l’état de droit, la gouvernance et le règlement des conflits dans plus de 30 pays, dont l’Irak et le Yémen.
Bourreau de travail, Jamal Benomar était jusque-là Conseiller spécial sur le Yémen, nommé en 2012 avec rang de sous-secrétaire général, mais il avait démissionné de ses fonctions de médiateur onusien en avril dernier quand une coalition dirigée par l’Arabie Saoudite avait entrepris une campagne de bombardements au Yémen. Benomar avait vu ses efforts mal récompensés, après qu’il eut conduit en qualité de médiateur des Nations Unies lors les négociations qui avaient abouti à l’Accord de transition en 2011 et aussi facilité les conclusions positives de la Conférence pour le dialogue national et autres accords, en 2014. Mais il n’a ni supporté ni apprécié la campagne politique, diplomatique et médiatique menée contre lui par les pays du Golfe.
De Derb Moulay Chérif à la prison, de la prison à l’émigration clandestine, puis à l’ONU
Jamal Benomar est diplômé en droit international – avec une spécialisation en droits de l’homme, en économie et en sciences politiques.  Il a étudié au Maroc et à l’Université de Paris où il a obtenu deux maîtrises, avant d’aller à Londres où il a reçu le titre de docteur en droit à l’Université de la ville. Mais avant, il a eu à connaître les droits de l’homme de près, puisque les siens ont été violemment et cruellement violés durant les années de plomb.
Ainsi, cet homme originaire du Rif, issu d’une famille de militants – comme le sont d’ordinaire les Rifains – rencontre très tôt des membres d’Ila Amam (en avant) et intègre l’organisation. Et bien sûr, la « très efficace » police marocaine ne tarde pas à lui mettre la main dessus. Il est envoyé en 1976, à même pas 19 ans, à Derb Moulay Chérif, où il est furieusement torturé durant 18 mois par Kaddour et Yousfi… qu’il rencontrera une vingtaine d’années plus tard à Genève, lui directeur du Haut-commissariat aux droits de l’homme et el Yousfi représentant le Maroc (qui a eu l’idée de l’envoyer là-bas ?...).
En 1977, il est condamné à 10 ans de prison et part à Kenitra, où il enchaîne les réunions, les formations et les apprentissages au contact de ses compagnons d’infortune, dont Driss Benzekri, futur président de l’Instance Equité et Réconciliation. Celle-ci, en 2004, lui offrira d’ailleurs une compensation qu’il refusera.
En 1983, donc, libéré, il doit aller en France où il est invité par le CNRS. Mais les autorités d’alors lui refusent le passeport. Et c’est là que le futur secrétaire général adjoint des Nations-Unies est l’un des premiers Marocains à sortir clandestinement du Maroc. On dit qu’il a emprunté une patera, mais d’autres sources affirment qu’il est sorti en soudoyant des policiers des frontières. On ne saura jamais, lui-même étant discret, comme à son habitude, sur cet épisode de sa vie.
Jamal Benomar sait ce qu’il fait et ce qu’il veut. Il ne s’est jamais vraiment fâché avec son pays, mais il ne s’est pas pour autant réconcilié avec le système car s’il explique que bien des choses ont été faites au Maroc, il n’en demeure pas moins qu’un long chemin reste à parcourir, essentiellement au niveau des mentalités.
Il revient souvent au Maroc, depuis 2005, et il lui est même arrivé d’organiser des rencontres de médiation internationales au pays. On dit également qu’il est proche du palais qu’il conseillerait régulièrement sur la question du Sahara.
AAB
VoxEurop.eu
GERMANY AND THE REFUGEE CRISIS:All-powerful Merkel is under fire

10 November 2015 VVoxEurop / Der Spiegel
http://www.voxeurop.eu/en/content/news-brief/5009174-all-powerful-merkel-under-fire


http://www.voxeurop.eu/files/images/brief/migrationmerkel_f.jpg?1447103447

She might be the most powerful woman on Earth, but the German chancellor is facing increasing resistance to her refugee policies from many of her EU partners and political allies at home.


Der Spiegel, 31 October 2015
Despite being recently 
awarded as the second most powerful human on Earth by Forbes, German chancellor Angela Merkel is looking increasingly vulnerable as her refugee policies turn sour,argues a team of writers for Der Spiegel. The continued influx of refugees to the country’s south-east has placed aid organisations and municipal bodies under unprecedented strain. Meanwhile, political opponents and allies alike are campaigning to see a limit on the number of refugees allowed to enter Germany, a move that would see the end of Merkel’s vision for a borderless Europe.
Der Spiegel’s writers claim that the situation has spiralled into chaos, as resource-starved municipalities struggle to keep up with the ever increasing migrant numbers. Experts expect 10,000 to 12,000 new refugees a day, with virtually no more shelters available anywhere in the country. “The government, in short, has lost control,” the authors claim. “And Germany is in a state of emergency.” Meanwhile, traditional conservative supporters of Merkel’s party, the CDU, are growing increasingly concerned that the new arrivals could give rise to “a parallel society of Muslims in the country.”
All this has had a dramatic on Merkel’s approval rating, with knock-on effects for the CDU. More worryingly, it is theAlternative for Germany (AfD), an extremist right-wing party, that has most benefitted from this shift in the national mood, scoring 8% in a recent opinion poll. Over the summer, Merkel’s position appeared unassailable. Now, commentators speculate, she could face a coup from within her own party. And Merkel herself is well aware of the dangers of her position —
One of Merkel's great strengths is an unerring sense for political reality. [...] Nobody knows better than Germany's chancellor just how precarious the situation in the country has become.
At the heart of the crisis is Merkel’s shaky relationship with Horst Seehofer, head of the CDU’s sister party in Bavaria, the CSU. While Seehofer is strongly opposed to the drastic measures to cut migrant numbers proposed by the AfD, he is nevertheless pushing for a cap on the number of people the country can take in. The situation in Bavaria is, according to the authors, “pre-revolutionary”, with increasing anger in the party about the actions of the federal government. What’s more, it has emerged that nothing was done to support local communities, who as early as February has appealed to the government for assistance with the refugee arrivals.The Federal Office for Migration and Refugees also found itself unprepared for the scale of the crisis, after it was refused permission to hire additional staff for processing asylum applications.
Merkel is also vulnerable internationally. Once called the “Queen of Europe”, today she faces resistance to her refugee policies from many of her EU partners, some of whom are pushing for more fences and a limit to the free movement of people. And she has had to turn to “erstwhile opponents” in Greece and Turkey to manage the flow of refugees. The stakes are high: the success of Merkel’s international policy will determine not only her own domestic position, but also the future of the the EU itself —
Merkel believes it is impossible for Germany to seal off its borders. For her, the erection of a fence would not just be ineffectual, but would also represent the end of the European ideal. Having grown up in communist East Germany, she is from a country that cut itself off with walls and barbed wire — and she doesn't want to relive the experience.
This article is published in association with #OpenEurope

VoxEurop.eu 10 August 2015

YOUTH IMMIGRATION FROM SOUTHERN EUROPE:A Generation on the move

EUTOPIA ROME

Lisbon airport.
http://www.voxeurop.eu/files/images/article/lisbonairport.jpg?1439143128
Nelson Lourenço/Flickr23 commentsShared 300 times in 8 languages
Launched by a group of European data journalists, the Generation E project collects the stories of thousands of young Southern Europeans who left their country in search of better job opportunities or education.
Daniele Grasso | Jacopo Ottaviani
We’re at the starting point of a pan-European project that aims to collect data to help us understand this phenomenon – the who, where, when, how and why of this migration of young people from Southern Europe who are leaving, at least temporarily, their countries.
The survey, which collected thousands of stories from Portugal, Greece, Italy and Spain, reveals that:


  • The official sources (such as national and European institutes of statistics) underestimate the real number of young migrants who leave Southern Europe: nearly half of them are not recorded in the destination country;

  • The main reasons for migration abroad are jobs, personal ambitions or education;

  • The vast majority of migrants wish to return to their mother country, but don’t know when they will be able to do so.


A crowdsourcing narrative
We wanted to consider the current state of the migratory phenomenon and to describe a generation which treasures the achievements of recent history – the freedom of movement, the Erasmus program, the internet and the widespread study of foreign languages. This generation embodies, maybe against its will, the dream of a single European people.
So we figured, why not try to give a voice to these Europeans and point out the limits of the official figures?
The data on migratory flows are anything but exhaustive. The Hellenic Statistical Authority has never recorded Greek emigration flows, meaning Greece witnesses the exodus without knowing its size. The statistical authorities of Spain, Portugal and Italy substantially underestimate their flows due to fragmentary and partial data that does not take into account those who choose not to register abroad.
We decided to create an online questionnaire, available in different languages and promoted by one media in each of the four involved countries. The data obtained through the survey – based on more than 1,200 stories collected from September to December 2014 – tell about the life, the experiences, the desires and the dreams of a European generation.
But most of all, the data show that young migrants from Southern Europe are more than twice the official figure.
There are several reasons why a young migrant from Southern Europe doesn’t register in a new country. For example, to avoid red tape. Or to avoid the burden of an official goodbye to the country of origin.
Or, more pragmatically, not to lose national benefits, such as the health assistance in one’s own country.
Spanish sociologist Amparo González confirms the issue: "To have better data, migrants should be positively motivated, not like in Spain where people who register after three months abroad cannot meet their personal GP anymore."
But, how can we fully understand a phenomenon without knowing its exact size? How can European and national institutions coordinate a support action?
This was not the only knotty problem to solve if we wanted to understand a generation which lives with a suitcaise always at hand. What we needed to understand was how many of these young migrants wanted (or want) to return to their countries, sooner or later.
Their potential return to their homelands can be seen from two different points of view. On one hand, it can be considered an irreversible brain drain, which means an economic loss for the country that trains these young people who then go on to enrich another country’s economy.
On the other hand, it can be seen as a profitable investment, because the country of origin awaits the future return of their migrants, who come back with new experiences, know-how and contacts.
Generation E asked those youngsters whether they wanted to return to their homelands, and their most common answer was: “I wish to go back, but I don’t know when.” The second most chosen answer was an irrefutable “No.”
Then there are the reasons that urge these young Europeans to migrate.
If a job is the most important motivation – think about the very high unemployment rates of the four countries – the other important reasons behind migration are personal ambitions, education, the political situation of the country of origin, sentimental motives or simple curiosity.
The answers show that restlessness is a widespread feature among these young migrants, and that their choice to live abroad is based on more than one motive.
Four countries, one European narrative
The migration phenomenon characterises the whole South of our continent, with economic and demographic consequences. This is why we chose the four countries that represent Mediterranean Europe.
In 2012 and for the first time since data are collected, Spain registered a negative migratory flow (thanks also to the reduction in the number of arrivals).
Only in 2013 the AIRE – the registry of Italian citizens living abroad – recorded 94,000 expatriations, with an increase of 19.2% in comparison with 2012. Half of them are under 40.
Portugal sees 200 young men and women packing and leaving every day. Unfortunately there is no precise data on Greece.
At this point of our project, we can state that ‘Easyjet’, ‘Erasmus’, ‘Exodus’, ‘Expatriation’, and ‘Europe’ are the keywords that characterise this restless generation, surveyed without bias and on the romantic assumption that this motley crew of travellers will lay the foundation of the future European social fabric.
The project was presented to the public at the International Journalism Festival (Perugia, April 2015), during a panel on pan-European journalism and the future of Generation E, but it still goes on, like the uninterrupted flow of the young South-European migrants it portrays.
Credits

Sara Moreira (Portugal) and Katerina Stavroula (Greece) worked at the project together with the two authors of this article. Up to now, the project has collected more than 2,200 stories of young migrants. the publications and the aggregate data are available at the official site and with the hashtag #GenerationE, as it will be for the project’s future developments.

http://www.generatione.eu/
Translated from the Italian by Diana Mengo

The Economist – Nov 14th, 2015
Arab bureaucracies

Aiwa (yes) minister

The region’s countries desperately need to reform their public sectors
http://www.economist.com/news/middle-east-and-africa/21678243-regions-countries-desperately-need-reform-their-public-sectors-aiwa-yes


http://cdn.static-economist.com/sites/default/files/imagecache/full-width/images/print-edition/20151114_MAD001_1.jpg

AHMED tries for days to complete the government paperwork to transfer his children to a new school. It is no easy task. On one occasion the bureaucrat he needs to see is on holiday; another time he is in the toilet. Frustrated, Ahmed ends up in a scuffle and accidentally takes a guard’s weapon and several hostages. The event is entirely fictional—it is the plot of a 1993 Egyptian film, “Terrorism and Kebab”—but the difficulties it depicts persist today.
Real-life examples fit for comedies abound. Paper-shufflers in Iraq insist that citizens list their birthplaces as that of their fathers, regardless of where they were born, causing no end of trouble. When one Iraqi tried to change his son’s name, a legally permitted process, he had to go to court 18 times to accomplish this minor revision. Lucky for him he wasn’t trying to start a business in Egypt, which by some reckonings requires permits from 78 different agencies. Things are so bad that this year one Egyptian minister joked about blowing up the civil service with dynamite.
Citizens the world over complain about red tape and pen-pushing bureaucrats. But those across the Arab world have more cause for complaint than most. Dictators and one-party states have long treated the civil service far more as an employment agency for loyal supporters (and family members) than a provider of services.
The effects are dire. Funding these armies of desk jockeys eats into national budgets, diverting skilled workers from the more productive private sector and depressing economic growth. In some parts of the oil-rich Gulf, for instance, more than half of all working nationals are employed by the state (see chart). The World Bank reckons that bureaucracies in the region are bigger (as a share of total employment) than in any other part of the world. Many of these employees “do no work at all,” says Hala al-Said, a professor at Cairo University. Promotions are based on age or connections, not merit. It is hard to be fired, even for incompetence. Absenteeism is widespread, not least because no one is doing any monitoring of performance, says Zaid al-Ali, an academic at Princeton.


http://cdn.static-economist.com/sites/default/files/imagecache/original-size/images/print-edition/20151114_MAC451_0.png
The inefficiency of Arab bureaucracies matters to more than just frustrated citizens. The uprisings of 2010 that toppled regimes in the so-called Arab Spring were as much a cry for services as for democracy. Yet the governments replacing them have been even less efficient in many cases, raising the risks of further upheaval.
Pressure to change is mounting. For months Iraqis have been protesting against corruption and a lack of basic services; in Lebanon people have taken to the streets to demand that rubbish be collected.
Several countries have announced changes. A law passed in Egypt this year contains sensible reforms, such as publicly announcing job openings, testing candidates and requiring regular performance reviews. Iraq, too, is trying to weed out corruption among pencil-pushers.
Yet few think the improvements will get off the ground. Already tax-authority workers and unions have protested against the new law in Egypt while politicians in Iraq are blocking change there. An attempt in Lebanon in 2005 to recruit senior civil servants on merit soon collapsed lest reform upset a fragile system that distributes jobs among various religious groups.
Instead of reforming from the top, countries may well have more success starting at the bottom by making bureaucrats accountable to citizens at a local level, says Shanta Devarajan, the World Bank’s chief economist for the Middle East and north Africa. He points to successful schools in the West Bank and Gaza where parents assess the performance of teachers.
Yet not every country will be willing to go down this route, mainly because it would entail a weakening of the state’s ability to distribute largesse to loyal followers. “The social contract where the state provided health and education for nothing and citizens were pacifist consumers is broken,” says Mr Devarajan. But so far, nothing has replaced it: not private-sector jobs and certainly not democracy.

FRANCE 24. -

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