Fondée par saint vincent de paul





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A C T E S
DU
GOUVERNEMENT FRANÇAIS
CONCERNANT
LA
CONGRÉGATION DE LA MISSI0N
DITE DE SAINT-LAZARE
FONDÉE PAR SAINT VINCENT DE PAUL
_____________

Troisième édition

AVERTISSEMENT

__________
Ce recueil est la troisième édition des ACTES DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS concernant la Congrégation de la Mission, dite de Saint-Lazare, fondée par saint Vincent de Paul.

La première édition, portant le titre de PIÈCES JUSTIFICATIVES, fut imprimée vers 1863, à Paris, chez J. Claye, 7, rue Saint-Benoît. Elle compte quarante pages.

La deuxième édition, notablement augmentée (cent sept pages), fut imprimée en 1876, à Paris, chez Georges Chamerot, 19, rue des Saints-Pères, sous le titre d’ARCHIVES (Lettres patentes, décrets, arrêts et pièces justificatives).

Cette troisième édition, complétant les précédentes, sans avoir toutefois épuisé le sujet, malgré de minutieuses recherches, contient non seulement les actes du Gouvernement français au dix-neuvième siècle, mais encore les principales lettres patentes en faveur des Lazaristes avant la Révolution.

L’ouvrage est divisé en deux parties, précédées d’un préambule, et suivies d un appendice.

Le préambule expose la situation légale, en France, de la Congrégation de la Mission.

La première partie, de 1625 à la Révolution, comprend trois sections :

Pièces, reproduites in extenso, qui concernent la Congrégation, en général, les Bons-Enfants et Saint-Lazare ;

Nomenclature des autres établissements de la Mission, autorisés en France par lettres patentes ; l’ordre suivi dans cette section est celui de leur date de fondation ;

Lettres patentes et ordonnances, citées in extenso, qui sont relatives aux missions à l’étranger.

La seconde partie renferme les actes du Gouvernement français depuis la Révolution jusqu’a nos jours.

L’appendice contient des arrêts, discours, lettres, etc…, se rapportant à la Congrégation. de la Mission, ainsi que plusieurs pièces trouvées trop tard pour être rangées à leur place naturelle dans la première ou la seconde partie.

Les documents contenus dang ce volume ont été extraits des Archives nationales ou des [VI]

Archives de la Mission, et transcrits avec une scrupuleuse exactitude, même avec le respect de l’orthographe ancienne, sur les originaux et des copies authentiques ou dignes de foi. Ceux dont la source n’est pas mentionnée sont tirés des Archives de la Mission.

Les deux premières éditions furent imprimées sur format in-quarto carré. Pour cette troisième édition, le format adopté est celui des ACTA APOSTOLICA (Bullæ, brevia et rescripta) in gratiam Congregationis Missionis (Paris, Georges Chamerot, 19, rue des Saints-Pères, 1876.)
Paris, le 24 avril 1902,

anniversaire de la naissance de saint Vincent de Paul. [VII]
PRÉAMBULE
LA SITUATION LÉGALE EN FRANCE
DE LA CONGRÉGATION DE LA MISSION
DITE DE SAINT-LAZARE

______________________________________
La Congrégation des Prêtres séculiers de la Mission, dite de Saint-Lazare, fut fondée par saint VINCENT DE PAUL, en 1625, au collège des Bons-Enfants, près la porte Saint-Victor, à Paris, et transférée par lui, en 1632, au prieuré de Saint-Lazare, faubourg Saint-Denis.

Ses principales fonctions sont d’évangéliser les pauvres gens de la campagne, surtout par les missions, et de former de bons ecclésiastiques dans les séminaires. Son fondateur l’a aussi destinée aux missions étrangères, et lui a confié la direction spirituelle des Filles de la Charité, appelées communément Sœurs de saint Vincent de Paul. Louis XIII et ses successeurs l’ont chargée de desservir la plupart des cures royales, l’hôtel des Invalides, la maison de Saint-Cyr et la chapelle royale du château de Versailles.

Dès l’origine, le pouvoir souverain confirma officiellement son existence. En mai 1627, Louis XIII, par lettres patentes 1 enregistrées au Parlement (avril 1631), permet à saint Vincent de Paul et à ses premiers compagnons «de faire entre eux congrégation et association pour vivre en commun», et, après avoir préalablement renoncé aux emplois des villes, «de s’appliquer à l’instruction spirituelle du pauvre peuple, allant, du consentement des Prélats du Royaume, prêcher, confesser et catéchiser ces pauvres gens de village, sans en prendre aucune rétribution». La seule condition imposée par le Roi est «qu’ils prieront Dieu pour lui et ses successeurs, ensemble pour la paix et tranquillité de l’Église et de l’État».

En janvier 1632, d’autres lettres patentes 2, enregistrées au Parlement en septembre suivant, approuvent le concordat d’union du prieuré de Saint-Lazare à la [VIII]

Congrégation des Prêtres de la Mission ; outre les missions gratuites à prêcher au pauvre peuple, ceux-ci «sont tenus de recevoir audit prieuré les ordinands du diocèse (de Paris), qui leur seront envoyés par le sieur Archevêque, pour les former, instruire, disposer et rendre capables de dignement recevoir les ordres auxquels ils désireront être promus».

Le 12 janvier 1632, le Pape Urbain VIII, par la bulle Salvatoris 3, approuve, sous le nom de Congrégation de la Mission, l’institut de saint Vincent de Paul, comme «très agréable à Dieu, très utile et absolument nécessaire aux hommes». Et pour l’autoriser davantage, écrit Abelly 4, «le Roi fit expédier d’autres lettres patentes 5 du mois de mai 1642, vérifiées au Parlement de Paris en septembre de la même année», afin que «lesdits prêtres de ladite Congrégation de la Mission pussent faire exécuter lesdites bulles et jouir du contenu en icelles de point en point selon leur forme et teneur».

En novembre 1657, des lettres patentes 6, enregistrées au Parlement l’année suivante, confirment l’établissement des Filles de la Charité sous la direction de saint Vincent de Paul et de ses successeurs, les Supérieurs généraux de Saint-Lazare.

Le séminaire commencé par les Lazaristes aux Bons-Enfants dès 1635, et reconnu comme diocésain par les archevêques de Paris, est approuvé par lettres patentes spéciales de janvier 1714 7, enregistrées au Parlement le 15 mai suivant.

Telle était la prospérité de la Congrégation de la Mission, du vivant même de son fondateur, que Louis XIV, dans ses lettres patentes 8 de mars 1660, lui décerna le plus élogieux témoignage, en confirmant l’union du prieuré de Saint-Lazare,

parce qu’il est «pleinement informé de la probité, capacité, vie et bonnes moeurs des prêtres de la Congrégation de la Mission» ; qu’il considère «les grands biens et notables services qu’ils ont rendus et rendent continuellement à l’Église et au public par les instructions qu’ils donnent aux jeunes ecclésiastiques dans les séminaires, retraites et ordinations, et les bénédictions particulières que Dieu verse sur leurs travaux dans les missions qu’ils font à la campagne, allant de village en village, dans les pays éloignés et jusques aux Indes, à quoi ils emploient et consomment chacun leurs biens et revenus, leur santé et leur vie, sans en recevoir aucun salaire, ni espérer autre récompense que de Dieu» ; qu’il désire «assurer et perpétuer la continuation de tant de saints exercices, si utiles et si nécessaires à l’Église et au public, et afin de témoigner à nos bien-aimés ledit sieur Vincent Depaul, Supérieur général, et autres prêtres de ladite Congrégation de la Mission, le dessein que nous avons de les maintenir, leur conserver et augmenter les grâces et privilèges accordés et concédés par nous en faveur de leur dite Congrégation…» [IX]

En résumé, toutes les oeuvres : missions, grands et petits séminaires, direction des aumôniers préposés à l’instruction des galères, établissement des Confréries de la Charité, direction des Filles de la Charité, paroisses, chapelles, pèlerinages, missions étrangères, bagnes, service des esclaves, service des hôpitaux, sont autorisées, de 1625 à 1789, par plus de cent vingt lettres patentes, dont quelques-unes, parmi les plus importantes, sont citées intégralement, et les autres mentionnées dans la première partie de ce recueil.9 _ [X]

La Révolution entrava ce bel essor de la charité apostolique des enfants de saint Vincent de Paul. Enveloppés en 1792 dans la proscription générale de toutes les congrégations, ils quittèrent la France en grand nombre, afin d’échapper à la déportation et à la mort. Le Supérieur général, M. Cayla de la Garde, se réfugia auprès du Pape, à Rome, où il mourut le 12 février 1800 10. Mais, tandis qu’ils n’avaient plus [XI] droit de cité en leur patrie, la République française reconnaissait officiellement leur existence à l’étranger ; son ambassadeur à Constantinople donnait par un arrêté, au «citoyen Renard», lazariste, «l’administration temporelle de la maison nationale dite de Saint-Benoît 11».

Napoléon 1er rendit à la Congrégation de Saint-Lazare l’existence légale après des négociations qui durèrent environ deux ans.

Le 22 décembre 1800, avant le Concordat 12, qui devait restaurer le culte catholique en France, il avait rétabli la Compagnie des Filles de la Charité 13. Un lazariste, M. Philippe, fut agréé comme directeur de la maison ; pour l’aider dans ce ministère, un de ses confrères, M. Placiard, lui fut adjoint. Ce dernier, ainsi que M. Dubois, lazariste et curé de Sainte-Marguerite à Paris depuis le Concordat, «était connu, aimé et estimé de M. Portalis, Ministre des affaires ecclésiastiques» ; tous deux «travaillèrent auprès de lui pour le rétablissement de la Congrégation 14».

Ils étaient aussi entrés en relation avec l’Archevêché de Paris et avec M. l’abbé [XII] d’Astros, neveu de Portalis et son chef de cabinet. Tous convenaient que le rétablissement de la Congrégation de la Mission était nécessaire pour imprimer une bonne direction aux Sœurs de la Charité. L’abbé d’Astros, au nom de l’archevêque, Mgr du Belloy, adressa une supplique au Premier Consuls règles ne contenaient rien de contraire aux lois actuelles, il consentait que nous fussions rétablis, soit pour continuer à diriger les Filles de la Charité, soit pour les missions étrangères 15». Alors M. Brunet, Vicaire général de la Mission, résidant à Rome, pour éclairer Bonaparte et répondre à ses désirs, rédigea un mémoire, qu’il pria M. Placiard de présenter au Gouvernement 16. [XIII]

Les missions catholiques françaises à l’étranger offrirent un terrain favorable à l’entente. Le 28 août 1802, le Premier Consul de la République française écrivait à Sa Sainteté le Pape Pie VII 17, pour lui manifester son désir de favoriser les missions de Chine, «J’ai fait remettre sous la protection de la France le Saint-Sépulcre, tous les chrétiens de Syrie, ainsi que toutes les églises, qui existaient à Constantinople… [XIV] comme il venait de le faire pour celles de l’Orient. Il demandait en même temps à la S. C. de la Propagande de lui confier la protection de toutes les missions étrangères. Pour cela il fallait. avoir des missionnaires. Portalis, chargé d’étudier cette importante question consulta M Dubois lazariste et M. Bilhère, ancien Supérieur des Missions-Étrangères, «heureusement échappés au naufrage des corporations ecclésiastiques». Le 7 novembre 1802, il adressa au chef du Gouvernement un très beau rapport «sur l’utilité des missions étrangères et les moyens de protection que l’on peut employer pour les soutenir et pour les diriger vers le plus grand bien de l’Etat18».

La Propagande n’avait pas accueilli favorablement la demande concernant la protéction [XV] des missions. Bonaparte néanmoins résolut de les centraliser toutes, comme une administration de l’Etat, et d’établir ainsi une «Propagande présidée par l’Archevêque de Paris 19». Les Missionnaires seraient réunis dans l’ancienne maison des Jésuites, au faubourg Saint-Antoine, «où l’on formerait et l’on préparerait les jeunes ecclésiastiques : qui se destinent aux missions 20».

L’ancien Préfet apostolique et supérieur des missions du Levant, M. Viguier, lazariste, venait d’arriver à Paris pour activer les négociations 21. Il présenta plusieurs mémoires au Premier Consul, afin d’obtenir l’autorisation de recevoir des sujets destinés aux missions étrangères. Le 18 mars 1803, Portalis adressa à Bonaparte un nouveau rapport «tendant à réorganiser l’établissement et le séminaire des Missionnaires Lazaristes pour entretenir les diverses missions chrétiennes hors de France», avec un projet d’arrêté conforme «aux vues, qu’il avait daigné approuver 22». [XVI]

Mais cet arrêté resta à l’état de projet, et rien ne fut décidé 23.

Sur ces entrefaites, le cardinal Fesch, archevêque de Lyon, fut envoyé à Rome par son neveu, Bonaparte, en qualité de Ministre plénipotentiaire. Là, il connut. M. Brunet, qu’il voulut bien honorer de ses bontés ; il lui «demanda même un mémoire sur toutes nos missions étrangères, pour écrire à M. Portalis de venir au secours de MM. nos confrères et de fournir aux frais de leurs voyages 24». Mais la France était en guerre avec l’Angleterre, et le cardinal déclarait que, «tant que la guerre durerait, il ne fallait espérer ni notre rétablissement, ni des secours pécuniaires 25».

Cependant, à la fin de cette année 1803, le projet d’arrêté, proposé par Portalis, ainsi qu’un autre «projet de la Section de l’Intérieur 26 » furent imprimés, pour être soumis au Conseil d’État ; l’article premier, qui est le même dans les deux rédactions, est ainsi formulé :

«Les prêtres séculiers connus sous le nom de Missionnaires ou Lazaristes continueront à être chargés des missions hors de France.»

La guerre durait toujours, et le Gouvernement ne voulait arranger l’affaire des missions qu’au retour de la paix générale. M. Viguier, résolu d’en finir, demanda, vers la fin d’avril 1804, le rétablissement de sa Congrégation ou un passeport pour Rome 27. [XVII]

Portalis exposa la situation au Premier Consul 28. Il fut décidé que les missions seraient confiées à une seule association séculière 29. Les Lazaristes furent choisis parce qu’ils étaient «prêtres séculiers», que leur «association était la plus nombreuse», et que «c’était eux seuls que l’on désirait». M. Viguier en conféra aussitôt avec ses confrères, MM. Claude 30 et Plillippe, et, se référant aux instructions que M. Brunet, Vicaire général, lui avait données, il annonça au Ministère des Cultes, que les Lazaristes acceptaient sa proposition. Toutefois, il fit plusieurs réserves, notamment sur l’article 2 ; il fut déclaré que «la nomination 31 de l’Empereur 32 ne devait s’entendre que de la confirmation ou de l’agrément 33». [XVIII]

Le décret, qui rétablit légalement en France la Congrégation des Prêtres de la Mission, «discuté» et «approuvé» par le Conseil d’État dans sa séance du 2 prairial an XII, [XIX] fut revu et signé par Napoléon Ier le 7 prairial suivant (27 mai 1804) 34. Ce décret chargeait les Lazaristes des missions hors de France, leur affectait une maison et un séminaire, à Paris, avec une église qui serait érigée en cure, sous l’invocation de saint Vincent de Paul, leur accordait une somme annuelle de quinze mille francs, et promettait une retraite pour les missionnaires âgés ou infirmes ; le directeur, enfin, recevrait des lettres de vicaire général pour les îles de France et de la Réunion.

M. Viguier prévoyait que des difficultés s’élèveraient à Rome contre l’exécution de ce décret. 35 Le Gouvernement se chargea de «lever tous les obstacles», et réclama la présence de M. Brunet, comme étant d’une absolue nécessité 36. Celui-ci quitta Rome le 31 octobre 1804, dans un carrosse du cardinal Fesch, et fixa sa résidence à Paris, rue du Vieux-Colombier, dans la maison des Filles de la Charité.

Après le sacre de l’Empereur, qui fut célébré à Notre-Dame, le 2 décembre, Pie VII continua son séjour en France jusqu’aux premiers mois de 1805. Il voulut mettre à profit les excellentes dispositions qu’il voyait autour de lui, et rassembla, dans un mémoire adressé à l’Empereur, les réclamations et les voeux que lui dictait l’amour de la Religion et de la France.
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