Document 1 : L’autorégulation du marché (Bréal, 2005)





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date de publication30.09.2017
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CY2, QSTP THEME MARCHE, OCTOBRE 07.



Travail préparatoire :

Q1 : Expliquez comment le mécanisme du marché permet d’atteindre le prix d’équilibre et la quantité d’équilibre. (doc 1) (2)

Q2 : Comparez l’évolution du prix du tabac et celle de la consommation de tabac ? (doc2) (2)

Q3 : Quel lien peut-on faire entre la phrase soulignée et la théorie de la main invisible d’A. Smith ? (doc 3) (2)

Q4 : Montrez en quoi la seconde hypothèse, présentée dans le doc 3, n’est pas vérifiée. (2)

Q5 : Pourquoi le marché est-il défaillant en ce qui concerne la production de biens publics ? (doc 4) (1)

Q6 : Pourquoi le marché est-il défaillant en ce qui concerne les externalités. (doc 4) (1)
Question de synthèse :

Après avoir montré que le marché peut être un moyen de régulation efficace, vous en présenterez les limites.
Document 1 : L’autorégulation du marché (Bréal, 2005)



Document 2 : Evolution du nombre de cigarettes fumées par adultes et par jour.

Source : Altadis, INSEE. Cité dans INSEE Première n° 973, juin 2004.
(1) Le prix relatif du tabac est le prix nominal du tabac divisé par l’indice général des prix.

Document 3 : L'outillage théorique de l'économie du bien-être (1) (qui permet de définir les contours de l'« économie mixte idéale », de la forme idéale de la complémentarité marché-État) part d'un présupposé : le marché est premier et l'État n'est censé intervenir que lorsque ce dernier échoue à tirer le meilleur parti des ressources disponibles. L'action publique est ainsi conçue sur le modèle de la cavalerie américaine, l'État se présentant comme le dernier recours d'un marché défaillant.

[ ... ] Les défaillances de marché apparaissent dès lors que sont levées deux hypothèses simplificatrices essentielles à la démonstration de l'efficacité du marché [...].

Les agents, supposés rationnels et maximisateurs de leur propre bien-être, déterminent leur comportement (de consommation, de production) sur la base d'une analyse avantages-coûts de leurs actions établie à partir de l'observation des prix de marché. [...]

La seconde hypothèse fait de chaque agent un « preneur de prix », c'est-à-dire que les prix s'imposent aux agents et aucun d'entre eux n'est en mesure de les influencer par ses décisions individuelles de consommation ou de production. Quand l'une ou l'autre de ces hypothèses n'est pas vérifiée, l'équilibre général de marché ne réalise plus une allocation efficace des ressources.

Y. Croissant, P. Vornetti, « Les motifs de l'intervention publique », Cahiers français n° 313, mars-avril 2003.

(1) économie du bien-être est une analyse libérale néoclassique selon laquelle le marché ne permet pas d'atteindre une situation optimale et qu'il parfois nécessaire que l'État intervienne.
Document 4 : Les biens publics, caractérisés dans leur forme « pure » par un double principe de non-rivalité et de non-exclusion, constituent un cas de défaillance du marché car il ne peut logiquement produire de tels biens. La production de ces biens relève de la responsabilité de l'État. [ ... ] Les externalités caractérisent des situations de marché dans lesquelles des liaisons directes, non traduites par des relations marchandes, existent entre des producteurs ou des consommateurs distincts. L'absence de relations marchandes implique une correction des externalités [...] par une intervention publique (par exemple taxe ou subvention).

F. Renversez (dir.), Dictionnaire d'économie, Dalloz, 1998.

Dans quelle mesure les mécanismes de marché permettent-ils de réguler efficacement l’économie ? PP. 338-

Introduction

La plupart des pays riches vivent en économie de marché : l’économie y est relativement libre, les producteurs peuvent produire et vendre ce qu’ils souhaitent, et les consommateurs peuvent acheter et consommer ce qu’ils désirent. Les prix sont généralement libres et fluctuent en fonction de l’offre et de la demande. Le marché, lieu réel ou fictif où se rencontrent l’offre et la demande, assure normalement l’équilibre.

Pour les libéraux, le marché permet d’optimiser tous les échanges et ainsi constitue un régulateur efficace de l’activité économique, assurant donc une utilisation optimale des ressources disponibles en fonction des demandes exprimées (def régulation). Qu’en est-il vraiment ? Cette régulation par le marché ne rencontre-telle pas des limites, notamment quant à la satisfaction des besoins?

Si les mécanismes de marché semblent efficaces à la régulation de l’économie, nous en verrons cependant les limites.
Alors que l’économie de marché, depuis les années 90 tend à se généraliser dans le monde, elle fait surgir des débats idéologiques importants. Le marché, lieu de rencontre d’une offre et d’une demande, et les relations marchandes tiennent une place conséquente aujourd’hui dans la régulation de l’économie cad l’ensemble des mécanismes qui assurent une utilisation efficace des ressources disponibles, en fonction des demandes exprimées. Pour les libéraux, le marché permet d’optimiser tous les échanges. Est-il cependant efficace à la satisfaction de tous les besoins ?
I/ Le marché permet de réguler la vie éco :

  1. L’efficience du marché pour A. Smith : théorie de la main invisible.




  1. Un modèle de CPP permettant l’allocation optimale des ressources

  2. Le rôle des prix pour un marché qui s’autorégule et permet une production optimisée

La théorie libérale suppose une parfaite flexibilité des prix. Si tous les prix sont parfaitement flexibles […] toute divergence entre l’offre et la demande est corrigée rapidement par une variation des prix ; tout écart entre l’offre et la demande de travail […] est éliminé par un ajustement des salaires ; tout déséquilibre entre les capacités et les besoins de financement est résorbé par des mouvements de taux d’intérêt. […]


De plus, les variations de prix jouent un rôle de signal efficace pour l’affectation des facteurs de production aux différentes activités.[…] Ainsi, quoique motivé par leur seul intérêt, ils répondent aussi à l’attente de la collectivité en adaptant continuellement la structure de la production à celle de la demande.[…]

Enfin la concurrence et la flexibilité des prix tendent à abaisser les coûts moyens de production à long terme. […]

La collectivité peut ainsi accéder à des quantités croissantes des biens dont elle a besoin, avec des coûts de production et à des prix réels de plus en plus bas.
II/ Cependant, cette analyse connait des limites

  1. Remise en cause des hypothèses de CPP : un marché imparfait

Atomicité et homogénéité remises en cause : existence de monopole et recherche de concentration pour réduire la concurrence.

Recherche de différenciation de la part des entreprises afin d’être price maker sur le marché. => concurrence monopolistique.


  1. Les défaillances du marché : L’impossibilité de fixer des prix justes

1. Les externalités : Si une action économique a des effets sur des tiers, les prix, qui ne tiennent pas compte de cet effet, sont faux. Le marché est alors un mauvais guide des choix collectifs et doit être corrigé.

2. Les biens collectifs : Le marché fonctionne correctement lorsque les biens sont rivaux et qu’il est possible d’exclure le consommateur refusant de payer. Mais ces conditions ne sont pas toujours remplies. En cas de non rivalité, il évolue vers un monopole naturel, qui doit être régulé. Dans le second cas, la production dans le cadre du marché est impossible.


  1. Les dangers éthiques d’une marchandisation de la société


Accroche Alors que le président de la BCE estime qu’il faut déréglementer les marchés du travail pour faire baisser le chômage en Europe, les altermondialistes évoquent la « dictature » des marchés. On le voit, la place du marché dans la régulation des économies est au coeur de débats à forte charge politique et idéologique. Quelle est l’origine de ces controverses ?

Définition des termes du sujet et problématique

On peut définir la régulation d’une économie comme

Depuis les travaux fondateurs de Léon Walras, les économistes ont tenté de montrer que, sous certaines hypothèses, une économie pure de marché aboutissait à une solution optimale. Ils n’y sont jamais véritablement parvenus, sauf à spécifier des hypothèses extrêmement fortes, d’un irréalisme total.

La régulation par le marché est donc généralement complétée, éventuellement concurrencée, par une régulation par les organisations (l’entreprise, par exemple, dont la présence est inutile dans une économie pure de marché) et par l’État.

Les faiblesses du marché impliquent en effet qu’il soit complété. Cependant, l’intervention de l’État demeure subsidiaire dans une économie de marché, dont les mécanismes (le système des prix et les modifications de comportement entraînées par le changement des prix) sont délicats. Même imparfait, le marché fournit en effet, avec la concurrence et l’incitation par le profit, les bases d’un fonctionnement efficace de l’économie.

Plan Nous verrons donc que les économistes décrivent un marché idéal, mais que cet idéal bute sur les faiblesses des mécanismes du marché.

Ceux-ci conservent néanmoins un rôle irremplaçable.

I L’idéal d’un marché auto-régulateur

A Le marché aboutit à un équilibre efficace.

1. Il permet les prix les plus bas.

La concurrence ne s’arrête que lorsque tout profit au-delà du profit normal dans l’économie a été éliminé. La libre entrée oblige les entreprises à vendre le moins cher possible.

2. Il assure une affectation efficace des ressources.

Les mécanismes du marché permettent au producteur de choisir la meilleure combinaison productive.

Le consommateur arbitre au mieux de ses intérêts entre les usages alternatifs de ses ressources.

B Les conditions de réalisation de l’équilibre

1. L’information parfaite

Toutes les décisions sont prises en connaissance de cause, ce qui suppose notamment un ensemble complet de marchés, y compris des marchés à terme pour toutes les échéances et tous les biens (par exemple, il existe un marché du pain livrable dans dix ans).

2. Une économie centralisée

Tous les marchés doivent être équilibrés simultanément, ce qui suppose une extériorité, généralement figurée par le secrétaire de marché (chez L.Walras) ou le commissaire-priseur (chez K. Arrow).

L’économie est donc totalement centralisée.

II Les faiblesses de la régulation par le marché

A L’impossibilité de fixer des prix justes

1. Les externalités

Si une action économique a des effets sur des tiers, les prix, qui ne tiennent pas compte de cet effet, sont faux. Le marché est alors un mauvais guide des choix collectifs et doit être corrigé.

2. Les biens collectifs

Le marché fonctionne correctement lorsque les biens sont rivaux et qu’il est possible d’exclure le consommateur refusant de payer. Mais ces conditions ne sont pas toujours remplies. En cas de non rivalité, il évolue vers un monopole naturel, qui doit être régulé. Dans le second cas, la production dans le cadre du marché est impossible.

B Un équilibre discutable

1. L’incertitude

L’incertitude affectant certaines variables est radicale. Elle empêche la décision fondée sur le calcul rationnel. J. M. Keynes montre que des équilibres de sous-emploi, avec un chômage durable, sont alors possibles.

2. Problèmes de répartition

La répartition des revenus et des fortunes par les mécanismes du marché n’obéit à aucun critère de justice sociale. Elle doit donc être modifiée si la société la juge inacceptable.

III Le marché demeure cependant irremplaçable

A Marché et incitations

1. Concurrence et profit à l’origine du dynamisme économique.

La grande force du marché est la concurrence.

Tant qu’elle existe, elle pousse les entreprises à utiliser au mieux leurs ressources, à innover et prendre des risques. Aucun système ne parvient à produire un tel résultat.

2. Les marchés imparfaits fonctionnent aussi.

La critique de la concurrence parfaite, qui en montre l’irréalisme, n’est pas décisive. En effet, les marchés de concurrence imparfaite sont efficaces, même si leur fonctionnement n’est pas celui que décrit la théorie.

B Une démonstration par l’absurde : les conséquences de l’absence de marché

1. Comment remplacer les prix ?

L’information fournie par les prix est précise, synthétique, très bon marché. Les systèmes planifiés butent systématiquement sur la question de la collecte de l’information. D’autre part, les prix assurent une adaptation permanente et rapide aux changements qu’aucun autre système ne fournit.

2. Comment inciter à la performance ?

La question des incitations est décisive. Le motif de profit est efficace. Les tentatives de lui trouver un substitut sont généralement infructueuses.

Conclusion

Bilan Le marché ne mérite ni l’excès d’honneur, ni l’indignité dont il est parfois l’objet. Il est impossible de le laisser livré à lui-même, ne seraitce que parce qu’il ne peut se maintenir. Le jeu des prix ne saurait suffire à empêcher les crises, et les cas d’externalité ou de biens collectifs sont nombreux.

Indiscutablement, son action régulatrice doit être complétée.

Ouverture Cependant, la vitalité d’une économie repose sur la concurrence, l’initiative individuelle.

Autant que dans le jeu des prix, l’efficacité du marché s’incarne dans la figure schumpetérienne de l’entrepreneur.

228

L’extension de la logique marchande à l’ensemble de l’économie est-elle souhaitable ?

La théorie libérale suppose une parfaite flexibilité des prix. Si tous les prix sont parfaitement flexibles […] toute divergence entre l’offre et la demande est corrigée rapidement par une variation des prix ; tout écart entre l’offre et la demande de travail […]est éliminé par un ajustement des salaires ; tout déséquilibre entre les capacités et les besoins de financement est résorbé par des mouvements de taux d’intérêt. […]


De plus, les variations de prix jouent un rôle de signal efficace pour l’affectation des facteurs de production aux différentes activités.[…] Ainsi, quoique motivé par leur seul intérêt, ils répondent aussi à l’attente de la collectivité en adaptant continuellement la structure de la production à celle de la demande.[…]

Enfin la concurrence et la flexibilité des prix tendent à abaisser les coûts moyens de production à long terme. […]

La collectivité peut ainsi accéder à des quantités croissantes des biens dont elle a besoin, avec des coûts de production et à des prix réels de plus en plus bas.

Jacques Généreux, Introduction à la politique économique, coll. Points, Editions du Seuil, 1999

INTRODUCTION


L’idée ici est de réfléchir au mouvement que les économies occidentales connaissent depuis une trentaine d’années : l’approfondissement de l’économie de marché suite à l’échec (relatif) des politiques économiques d’obédience keynésienne au milieu et à la fin des années 70.

Extension de la logique marchande à des secteurs autrefois « protégés »(santé) , libéralisation des politiques économiques, extension de la logique marchande à des secteurs nouveaux (environnement)…

Il faut donc pour cela « peser le pour et le contre » du marché, c’est à dire présenter les arguments en sa faveur ainsi que les raisons d’être d’une limitation de ses pouvoirs.

DEVELOPPEMENT

I L’optimalité attendue du marché…


Une meilleure allocation des ressources et donc une production optimisée

-justification théorique

doc 2, Smith

Ricardo et la DIT (avance sur programme de terminale )

-réflexion sur la résorption du chômage via la flexibilité des salaires

-réflexion sur l’allocation des ressources optimisée par la libéralisation des mouvements de capitaux

-réflexion sur la gestion environnementale (droits à polluer)

doc 1

Une plus grande satisfaction du consommateur

-justification théorique

doc 1

l’ouverture des marchés offre l’accès à tous les produits et surtout à des prix de plus en plus bas

II …ne peut faire oublier les limites du marché


Le marché ne peut gérer l’aspect humain et environnemental correctement

-quid de l’individu ?

cf secteur de la santé doc 4 mais possibilité d’étendre cette analyse à l’ensemble des services publics et à la justification de leur raison d’être

cf marché du travail : résorption du chômage, mais à quel prix pour les plus faibles (les moins qualifiés etc) et ne pas oublier l’effet récessif sur la croissance (logique keynésienne) doc 3

-réflexion sur l’environnement

remise en cause de la logique marchande de protection de l’environnement

doc 6

L’existence d’externalités justifie l’intervention de l’Etat

-raisonnement en termes d’externalités, de passager clandestin

-remise en cause de la logique utilitariste enfin avec A Sen, doc 5
PS : Certains aspects abordés dans le corrigé ne se trouvent pas dans les documents (passager clandestin par exemple), c’est une volonté du concepteur du sujet, qui souhaite que tout le travail ne soit pas mâché ! ! !

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