La structure de marché précise les hypothèses relatives aux comportements des individus et aux interactions possibles sur le marché





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Ex : marché du logement



Donc le Surplus total = 200 + 100 + 0 = 300

D(p) = 250 – 10p avec p < 25 et S(p) = -350 + 40p avec p > 8.7

On a p* = 12 et q* = 130



Surplus du consommateur :

Surplus du producteur :

Donc le surplus global = 845 + 214.5 = 1059.5

IV Modification des conditions d’offre et de demande et analyse en statistique comparative
Statique comparative : comparer deux situations d’équilibres. On n’étudie pas le passage d’une situation d’équilibre à une autre. Tout facteur qui entraîne un déplacement de l’offre et de la demande entraîne sur le marché une modification des conditions d’équilibres.

On part d’une situation d’équilibre. Les conditions d’équilibres sont (p; q*). Une hausse de la demande ne se traduit pas par un déplacement vers la droite de la courbe de demande, ce qui ne traduit par une hausse du prix d’équilibre et une hausse de la quantité échangée à l’équilibre, à offre constante.


Une baisse de la demande se traduit par un déplacement vers la gauche de la courbe de demande et cela entraîne une baisse du prix d’équilibre et une baisse des quantités échangées à l’équilibre, a offre constante.

Une hausse de l’offre se traduit par un déplacement de l’offre vers la droite, ce qui entraîne une baisse du prix d’équilibre et une hausse des quantités échangées à l’équilibre, à demande constante.

Une baisse de l’offre se traduit par un déplacement vers la gauche de la courbe de l’offre et cela entraîne une hausse du prix d’équilibre et une baisse des quantités échangées à l’équilibre, à demande constante.

Suite à une modification de l’environnement économique, il faut se demander si l’évènement affecte l’offre, la demande ou les deux.

Il faut savoir dans quelle direction s’effectue le déplacement des courbes. Il faut se demander quel est l’impact de ces déplacements sur l’équilibre.
Section IV – Les élasticités d’offre et de demande
On sait que le prix incite, c-a-d qu’il entraîne une réaction de l’offre et de la demande. Il est nécessaire d’avoir un indicateur qui nous permet de mesurer la réaction de l’offre et de la demande suite à une variation du prix. Cet indicateur est l’élasticité.
I Les élasticités de la demande
A – Approche du concept

La quantité demandée d’un bien varie en sens inverse du prix du bien concerné. Il s’agit de savoir de combien elle varie lorsque le prix varie.


B – Définition et calcul

L’élasticité prix direct de la demande mesure la sensibilité de la demande d’un bien aux variations de son prix. Elle ne mesure pas le rapport entre la variation relative de la quantité demandé d’un bien et la variation relative du prix de ce bien.
Il va falloir interpréter la valeur de l’élasticité. Généralement, l’élasticité est inférieure à 0 car la demande est une fonction décroissante du prix. Elle mesure le pourcentage de la variation de la demande consécutif à une variation de 1% du prix du bien concerné.

Par exemple  : cela signifie que si le prix augmente de 1% alors la demande diminue de 2% ; si les prix baisse de 10%, la demande augmente de 20%.
Pour interpréter une élasticité, il faut mesurer sa valeur absolue. Plus la valeur absolue de l’élasticité est forte et plus le lien qui unit les deux variables est fort.

Une demande élastique signifie qu’une élasticité en valeur absolue est forte. Lorsque, la demande ne réagit pas aux variations de prix.

Lorsque, on parle d’élasticité unitaire, la variation de la demande est proportionnel à la variation des prix.

Lorsque, on parle de demande inélastique, c'est-à-dire une demande peu sensible au variation des prix. Dans ce cas, les variations de la demande sont moins importantes que celle du prix.

Donc

Dans le cas de courbe de demande linéaire, la pente est constante. Le long de la courbe, le prix et la quantité varient. La valeur de l’élasticité varie tout le long de la courbe de demande. Elle se mesure en un point de la courbe et elle se modifie lorsqu’on se déplace le long de la courbe.

Dans le cas d’une fonction de demande continue, l’élasticité s’écrit :

Par exemple : D(p) = 250 – 10p pour p < 25

On sait que p*=12 et q*=130


Vers le haut de la courbe de demande, le prix est élevé et la quantité demandé baisse, donc l’élasticité est forte en valeur absolue.

Vers le bas de la courbe, le prix est faible et la quantité demandée est forte, donc l’élasticité est faible en valeur absolue.



La valeur de l’élasticité diminue quand on se déplace le long de la courbe de demande.
C – Les facteurs qui déterminent le niveau d’élasticité

1. Le type de bien

La valeur de l’élasticité est à relier au goût des consommateurs. La façon dont les consommateurs réagissent aux variations de prix dépend de la plus ou moins grande facilité avec laquelle ils peuvent substituer les biens.

Si pour un bien, il y a des possibilités de substitution alors la demande en ce bien varie fortement lorsque le prix varie. Plus les biens sont substituables et plus l’élasticité est forte. Par contre, s’il n’y a que peut de possibilités de substitution, alors la demande est inélastique aux variations de prix.

2. La durée de temps de réponse à la variation de prix

Quand on étudie la valeur de l’élasticité, il faut tenir compte de l’intervalle de temps qui s’écoule pour que le consommateur s’ajuste aux variations de prix.

Les élasticités ont une valeur différente à court terme et à long terme. La distinction entre court terme et long terme est à relier à la capacité des agents économiques à s’adapter au variation de prix.

On considère que le court terme est un intervalle de temps au cours duquel l’individu ne peut pas s’adapter au variation de prix.

A court terme, la demande est relativement inélastique au variation de prix.

Par contre, à long terme, la valeur de l’élasticité augmente puisque les consommateurs ont le temps de s’adapter au modification du prix.

Donc à court terme, il existe des habitudes de consommer qui font que la demande varie faiblement lors d’une variation de prix. De plus la demande d’un bien peut être lié au stock d’un autre bien.


D– Prix, quantité demandée, dépense totale et recette totale

A chaque prix, on peut calculer la dépense totale des consommateurs qui est égale à : p × qt demandée



A un certain prix pa du marché, la quantité demandée est qa. et à un certain prix du marché pB les quantités demandées sont qb.

Quand on étudie le passage du point A au point B, le prix diminue et les quantités demandées augmentent.



On remarque sur le graphique que la surface relative à la dépense supplémentaire est supérieur à la surface relative à la diminution de la dépense totale. Il y a une compensation de la baisse du prix par une augmentation plus importante de la quantité demandée.

Donc la dépense totale des consommateurs augmente.



Si on passe de PC à PE, le prix a baissé. Dans ce cas là, la consommation supplémentaire ne permet pas de compenser la baisse du prix…donc la dépense total diminue.
Lorsque la demande est fortement élastique (vers le haut de la courbe, les points A et B), une diminution du prix entraîne une augmentation de la quantité demandée dans une proportion plus importante. Cette proportion est suffisante pour compenser la baisse du prix. Donc la dépense totale augmente.

Par contre, lorsque la demande est faiblement élastique (vers le bas de courbe, les points C et E), l’augmentation des quantités demandées est moins que proportionnel à la diminution du prix. Donc dans ce cas là, l’accroissement des quantités ne compense par la baisse du prix. La dépense totale diminue.

Il existe un prix tel que une diminution du prix sur le marché laisse la dépense totale inchangée : c’est le point où l’élasticité est égale à -1 c-a-d à 1 en valeur absolue : c’est P1.
CONCLUSION :

A chaque prix, RT = p × qt vendus. Cette recette totale conditionne les profits noté Π soit .

Dépense totale et recette totale atteignent un maximum au point de la courbe de demande où l’élasticité est égale à 1 en valeur absolue. La connaissance des élasticités – prix par les producteurs leur permet de savoir quel est le prix qui maximise leur recette totale.
II Les autres élasticités de la demande

A – Elasticité – prix croisée de la demande

Elle mesure la sensibilité de la demande d’un bien au variation du prix d’un autre bien. On suppose deux biens à savoir B1 et B2 avec les prix respectifs, noté P1 et P2.

et

Elle mesure le pourcentage de variation de la quantité demandée d’un bien consécutif à une variation de 1% du prix de l’autre bien

Si alors les biens sont dits substituables.
Si alors les biens sont dits complémentaires.

On constate que B2 devient relativement plus cher que B1. Donc le consommateur : ↓ D2 et ↓ D1
Si alors les biens sont indépendants : cela signifie qu’on ne consomme pas B1 selon B2.
B – Elasticité – revenus de la demande

Elle mesure la sensibilité de la demande d’un bien au variation du revenu toute chose égale par ailleurs.



Elle mesure le pourcentage de variation de la demande consécutif à une variation de 1% du revenu toute chose égale par ailleurs.
Si , la variation de la demande est plus que proportionnel à la variation du revenu : dans ce cas, on parle de bien normal de luxe.

Si , les variations de la demande sont moins importantes que les variations du revenu : on parle de bien normal de première nécessité.

Si , une augmentation du revenu entraîne une diminution de la demande ou qu’une baisse du revenu entraîne une hausse de la demande : on parle de bien inférieur.
III Elasticité – prix de l’offre

Elle mesure la sensibilité de l’offre d’un bien aux variations du prix de ce bien toute chose égale par ailleurs.

. Elle est positive en raison de la Loi de l’Offre.

. On sait que la pente de la courbe d’offre est constante. La valeur de l’élasticité dépend : de la position de la courbe d’offre et du prix et des quantités offertes à ce prix. Sa valeur est différente en tout point de la courbe d’offre. La valeur de l’élasticité est influencée par la capacité des offreurs à s’adapter aux variations du prix.

A court terme, les entreprises sont confrontées à des contraintes de capacités de production. Donc les entreprises ne peuvent réagir que faiblement à des variations de prix (ex : le marché du logement locatif urbain).

A long terme, les entreprises peuvent développer les capacités productives et s’adapter aux variations du prix.
Section 3 – Les conséquences de l’intervention de l’état sur l’équilibre concurrentiel
L’état intervient dans l’économie par un système de prélèvement – taxation et par un système de redistribution. L’état peut aussi réguler directement les marchés concurrentiels…on va utiliser les courbes d’offre et de demande pour analyser l’impact de l’intervention de l’état.
I Le contrôle des prix

Il consiste à instaurer des prix seuils sur les marchés. Les prix ne peuvent plus s’ajuster librement pour équilibrer le marché. On distingue :

  • Les prix planchers : c’est un prix minimum décidé par les autorités publiques qui peut être pratiquer sur le marché d’un bien (ex : le SMIC, sur le marché agricole)

  • Les prix plafonds : c’est un prix maximum décidé par les autorités publiques pouvant être pratiquer sur le marché d’un bien (ex : le prix des loyers)

Selon la catégorie d’individu que l’état veut favoriser, il va décider d’un prix minimum ou d’un prix maximum. Alors s’il décide d’instaurer d’un prix plafonds, il veut favoriser le consommateur ; s’il décide d’instaurer un prix plancher, il veut aider les offreurs. Certains individus ne sont pas satisfaits par les conditions du marché. Donc l’allocation par les prix leur semble injuste et l’état, par un contrôle des prix, permet de rendre plus juste l’accès au marché, donc l’accès au bien.

Il faut effectuer un arbitrage entre les gains attendus (plus de justice sociale, plus d’équité) du contrôle des prix et les coûts (c’est la mise en place de fonctionnaires, les effets pervers…) liés à ce contrôle pour juger de son efficacité.

A – Le prix plafond

Cela signifie que les offreurs ne peuvent proposer le bien à un prix supérieur à ce prix maximum. Donc .





Ce sont les producteurs qui ne proposent plus le bien car celui-ci n’est plus rentable. Par contre, en situation concurrentielle, offrait le bien et réalisait un surplus.

Donc le surplus total des producteurs diminue.

Certains acheteurs sont gagnants puisqu’ils obtiennent le bien à un prix plus bas donc le payent moins cher. Par contre, certains sont exclus parce que le bien est devenu rare.

En situation d’offre excédentaire, qui obtient le bien ? Il y a discrimination par le temps : celui qui obtient le bien est celui qui est dispose à attendre le plus longtemps. La pénurie et la file d’attente suppose un système de rationnement arbitraire : on voit apparaître des effets pervers.

Donc le vendeur dispose d’un pouvoir supplémentaire, il peut accorder le bien à qui il veut ; il peut être tenter de l’accorder à ses proches où alors de l’accorder avec celui qui veut négocier.

Il apparaît donc un effet pervers à ce contrôle des prix : c’est pour cela qu’il faut calculer le gain et les coûts. Cela signifie que les prix de discriminent plus (possibilité d’apparition du marché noir), les prix ne coordonnent plus, les prix n’informent plus sur la rareté du bien.

B – Le prix plancher

Donc .



A ce prix, l’offre est excédentaire. A ce prix minimum, de nouveaux producteurs entrent sur le marché puisque le prix a augmenté. Ils sont incité à produire le bien. Par contre certains consommateurs sont exclus du marché. Cela a une conséquence sur le surplus des consommateurs et le surplus des producteurs.
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