Bulletin hebdomadaire n° 1186 du lundi 14 avril 2008





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Bulletin hebdomadaire n° 1186 du lundi 14 avril 2008


SOMMAIRE



L'événement - 1
Emeutes de la faim : attention, danger !

par Serge Plenier
L’Evénement - 2
Se servir de l’Otan pour l’Europe

par Jean-Gabriel Delacour


Santé
La santé a un prix...

par Jacques Duconseil
Monde
Vous avez dit Puntland ?

par Jean Étèvenaux
Religion
Un pape aux USA

par Gérard Leclerc
Humeur
Jamais sans mon portable

par Erwan Violin
Théâtre

par Pierre François
Livres

par Catherine Pauchet
Cinéma

par Marie-Christine Renaud-d'André
D’un jour a l’autre

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Evènement – 1

par Serge Plenier

Emeutes de la faim : attention, danger !



Les émeutes de la faim, au Burkina Faso, à Haïti et en Egypte, mais aussi au Niger, en Indonésie et aux Philippines, ne sont sans doute qu’un début. Aujourd’hui, une grande partie du monde à faim. Selon la FAO, trente-sept pays sont menacés de disette par suite de la flambée des prix des céréales. Rappelons qu’en une année, le prix du blé a augmenté de 120%, tandis que celui du riz, en deux mois seulement, a fait un bond de 75%. Pour des populations qui consacrent l’essentiel de leurs maigres revenus à l’alimentation, on comprend que les limites du supportable soient franchies.

Les causes de cette flambée sont déjà connues. Il y a d’abord l’accaparement des terres agricoles par la production de biocarburants, destinés à se substituer au pétrole. Les USA sont en pointe dans ce domaine avec 138 millions de tonnes de maïs absorbées par ce nouveau marché. La France, bien qu’en position de pointe au niveau européen, n’y consacre que 7% de sa surface agricole utilisable. Parmi les autres raisons de la crise, il faut mentionner les facteurs climatologiques (sécheresse en Australie, par exemple), l’accroissement de la consommation dans les pays comme l’Inde ou la Chine et, bien sûr, la crise financière qui, entre autres effets pervers, attise une dangereuse spéculation sur les produits alimentaires.

On ne saurait surestimer les effets de cette crise alimentaire. A court terme, il y va de la stabilité de l’Afrique et d’une partie de l’Asie. On peut maîtriser des revendications politiques et sociales, on ne raisonne pas la faim. A cela, il faut ajouter les risques d’émigration massive et désespérée vers les zones réputées riches, à tort ou à raison. Enfin, la crise alimentaire aura forcément des effets catastrophiques sur le développement des pays concernés. La famine ne se contente pas de tuer, elle pèse lourdement sur la scolarisation et la formation des nouvelles générations. A long terme, les possibilités de décollage économique seront gravement compromises.

Les organisations internationales prennent aujourd’hui conscience du problème. C’est ainsi que les sept pays les plus riches (le G7), réunis à Washington, ainsi que la Banque mondiale, ont appelé à un renforcement de l’aide des pays développés. Cela sera-t-il suffisant ? On ne peut que l’espérer.

Mais il y a urgence. Les émeutes de la faim de ces derniers jours sont un signal d’alarme. La crise alimentaire pourrait bien n’être que le prélude d’une crise beaucoup plus grave où toute la planète, cette fois, serait concernée.


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L’evénement-2

par Jean-Gabriel Delacour

Se servir de l’Otan pour l’Europe




Le rapprochement que la France a entamé avec l’Otan — au niveau du commandement militaire intégré — doit être interprété comme tout à fait autre chose qu’une manifestation de l’« atlantisme » supposé de Nicolas Sarkozy, volontiers présenté comme un féal du président Bush. En réalité, pour le chef de l’État français, il s’agit de redonner à la France une visibilité et une capacité d’action dans le domaine international, à commencer en Europe.

Le renforcement des troupes françaises en Afghanistan, où vient de se rendre le chef de la diplomatie Bernard Kouchner, s’inscrit dans cette politique. Ne comprenant pas l’anti-américanisme qui atteint souvent les milieux politiques et médiatiques, Nicolas Sarkozy entend faire oublier l’ambiguïté diplomatique héritée du gaullisme — et qui faisait autrefois soupçonner certains responsables français de complaisance pour Moscou, ainsi qu’Hitchcock l’avait décrit dans L’étau. Au contraire, il veut installer son pays franchement et nettement au sein de la famille occidentale. Cela pourrait se concrétiser à l’occasion du sommet du 60e anniversaire de l’Otan l’an prochain ; c’est sans doute pour cette raison que le président de la République souhaite que l’événement se tienne à Paris.

Il est clair que le président veut mettre en place une défense européenne qui soit accrochée à l’Otan tout en conservant son autonomie. L’avenir dira si cela est effectivement possible et certains l’accusent déjà de vouloir mettre sur pied une Europe alignée sur les États-Unis, qui marquerait le renoncement aux valeurs et aux intérêts propres à la France. D’autres craignent qu’il soit irréaliste d’afficher une grande ambition internationale sans une armée forte restant avant tout française.

Pourtant, Nicolas Sarkozy se veut précisément réaliste. Il est persuadé — comme l’avait sans doute été Alain Juppé il y a une douzaine d’années — que la France ne peut plus mener toute seule une politique mondiale, avec notamment un pré carré africain. Au contraire, il croit à l’Europe, mais estime qu’il faut agir dans son cadre en ajoutant les compétences et les ressources des divers États membres. Les choses apparaissent d’autant plus urgentes que, dans deux mois et demi, Paris va prendre la présidence tournante de l’Union européenne. Il lui faudra à ce moment à la fois résoudre les problèmes institutionnels encore en suspens — avant tout l’adoption généralisée du traité de Lisbonne —, définir l’élargissement à de nouveaux pays — il n’y a pas que le problème turc — et organiser une politique commune, notamment commerciale et étrangère.

Dans cette optique, l’Otan pourrait apparaître comme une sorte de bras séculier de l’Europe, qui manifesterait sa présence en divers endroits de la planète. L’organisation pourrait également davantage jouer le rôle d’antichambre de l’Union — encore que le refus, même temporaire, opposé à l’Ukraine et à la Géorgie montre que les bonnes intentions ne suffisent pas.

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Santé

par Jacques Duconseil

La santé a un prix...



Contrairement à l'adage bien connu, la santé a un prix et le revenu que chacun peut lui consacrer influe grandement sur l'accès aux soins. C'est ce que  nous apprend l'Institut de Recherche et de Documentation en Santé (IRDES) dans une étude publiée la semaine dernière. Cette enquête, menée auprès de 20.000 personnes, révèle que les ménages les plus modestes avec un revenu inférieur à 800 € renoncent pour  près d'un quart d'entre eux aux soins courants alors que ce taux n'est que de 7,4 % chez les ménages qui disposent d'un revenu supérieur à 1867 €.

Si l'on approfondit l'analyse, on constate que ce renoncement aux soins augmente lorsque la part restant à la charge du patient s'élève. Cela intéresse naturellement les soins les plus coûteux ou mal remboursés par la sécurité sociale : soins dentaires ( 63 %), lunettes ( 25 % ) et consultations chez les spécialistes ( 16 %). Mais ceux qui peuvent s'offrir une mutuelle accèdent plus facilement aux soins : le taux de renoncement chute alors à 13% des personnes interrogées. Les jeunes et les personnes âgées apparaissent les moins  bien couverts en complémentaires "santé".

Au total, cette étude nous apprend que la couverture mutuelle universelle (CMU) et le chèque santé récemment instauré restent des mesures insuffisantes pour pallier les inégalités d'accès aux soins. On peut également s'interroger sur la pertinence des politiques actuellement menées qui induisent souvent des hospitalisations coûteuses pour les plus démunis faute pour eux d'avoir pu accéder, en temps voulu, aux soins courants. Où sont donc les économies pour les budgets sociaux ?

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Monde

par Jean Étèvenaux


Vous avez dit Puntland ?



L’odyssée du voilier français Le Ponant a attiré l’attention sur une région instable et inconnue mais aussi, d’une manière plus générale, sur la recrudescence de la piraterie maritime, bien que celle-ci s’en prennent surtout aux vaisseaux marchands. Le Puntland — qui tire son nom de l’antique terre de Punt, ainsi dénommée par les Égyptiens et qui fut le pays mythique de la myrrhe et de l'encens — se considère comme un État autonome dans le nord-est de la Somalie. Depuis plus de quinze ans, les Somaliens ne disposent plus de gouvernement fort et des guerres ravagent le pays. Mais, à la différence de l'État autoproclamé du Somaliland — qui, dans la partie nord-ouest, insiste sur les différences entre ce qui était autrefois administré par les Britanniques face à la Somalie italienne —, le Puntland ne cherche pas à être reconnu par la communauté internationale. Son site web officiel présente cet « endroit sûr et amical pour les visiteurs de l’étranger » qui s’appelle « Puntland State of Somalia [État du Puntland de la Somalie] ». Toutefois, comme le Somaliland, il se trouve économiquement et politiquement soutenu par l'Éthiopie, adversaire historique de la Somalie ; le président du Puntland s’est d’ailleurs rendu en visite officielle à Addis-Abeba au mois de février.

Officiellement défini comme un « État régional fédéral » au sein de la Somalie, le Puntland dispose d’un gouvernement, d’un parlement et d’une administration. La superficie, de près de 150 000 km², correspond au quart de la Somalie, tout comme sa population de 2 500 000 personnes. Sa ville principale s’appelle Garoowe. La frontière avec le Somaliland et le reste de la Somalie est disputée car ne correspondant pas aux principaux clans, qui déterminent là-bas les obédiences et les allégeances. D’un point de vue économique, il y a beaucoup de liens avec le Yémen et Oman, mais aussi avec Dubai, d’où proviennent pratiquement tous les biens de consommation.

Parmi les trafics en tout genre dans cette région par ailleurs très stratégique, celui des êtres humains occupe une place de choix. C’est ainsi que, le 22 mars 2007, selon le Haut Commissariat de l’Onu aux réfugiés, quatre bateaux de contrebandiers transportaient quelque 450 personnes dans le golfe d’Aden entre la Somalie et le Yémen ; afin de se débarrasser de la surcharge ou tout simplement d’empocher sans contrepartie les cent dollars versés par chacun, les pirates ont jeté par-dessus bord leurs passagers. Le destin de ces derniers est donc souvent tragiquement simple : passés à tabac, matraqués, poignardés, ils doivent ensuite échapper aux requins avant que les survivants ne soient rançonnés par les forces de sécurité à leur arrivée. On estime que, l’an passé, quelque 1 400 clandestins ont ainsi péri du côté du golfe d’Aden, ce qui n’a pas empêché 30 000 personnes de réussir à atteindre le Yémen à partir du Puntland.

Cette piraterie se développe pour plusieurs raisons. On note d’abord l’incapacité de certains pays à gérer la sûreté de leurs eaux territoriales — d’où la demande du chef d’état-major français, le général Jean-Louis Georgelin, qu’ils la laissent au soin de ceux qui peuvent l’assurer. Ensuite, sauf exceptions, les équipages des navires sont peu nombreux et non armés ; les cargos se déplacent à des vitesses faibles — entre 20 et 40 kilomètres par heure —, sont peu manœuvrables et, lorsqu’ils sont chargés, peuvent être assez bas sur l'eau, permettant ainsi un abordage aisé. Par ailleurs, les équipages, provenant en grande partie de pays comme l’Ukraine — à cause de sa tradition maritime — ou les Philippines, reçoivent la majeure partie de leur salaire en liquide, se trouvant ainsi souvent dans des situations à la limite de la légalité.

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Religion

par Gérard Leclerc


Un pape aux USA



Après Paul VI et Jean-Paul II, Benoît XVI rend donc visite à nos amis des États-Unis d'Amérique. Nul doute qu'il y recevra un accueil chaleureux dans la tradition de ce peuple fondamentalement religieux. Comment ne pas se souvenir de l'hommage rendu au pape polonais par les trois présidents agenouillés à St-Pierre de Rome ? Trois présidents protestants pourtant, auxquels se serait bien joint Jimmy Carter, lui-même si représentatif de la religiosité américaine, s'il n'en avait été empêché par le protocole... Même s'il n'y eut que John Fitzgerald Kennedy comme catholique à la Maison Blanche, notre Église ne joue pas un rôle mineur au sein des autres communautés spirituelles, elle est même la première pour le nombre de ses baptisés, les confessions protestantes étant multiples et diverses. La voix de son épiscopat est entendue, d'autant qu'il comprend des personnalités de premier ordre.

On sait les difficultés que le catholicisme nord-américain a traversées ces dernières années, avec le scandale de la pédophilie qui a ruiné certains diocèses et ébranlé la confiance de beaucoup, mais l'autorité de Rome a permis que des décisions fermes soient prises et que l'on prenne conscience des dommages causés par un laxisme moral qui, bien souvent, s'explique par un éloignement de l'enseignement des papes. Aujourd'hui, le dynamisme du pentecôtisme qui exerce son influence sur tous les continents ne constitue pas un défi mineur. Même les catholiques "latinos" émigrés aux Etats-Unis sont soumis à son prosélytisme très efficace. Et puis cette étonnante nation est le champ des plus vifs contrastes. Par exemple, la législation sur la vie y est la plus permissive, mais les défenseurs pro life y sont plus nombreux et déterminés qu'ailleurs.

Benoît XVI ne pourra que prolonger les vibrantes admonestations de Jean-Paul II pour rappeler la nation tout entière aux principes fondamentaux de la vie humaine, et il est probable qu'il sera aussi entendu par de nombreux protestants, notamment évangéliques, prêts à se mobiliser pour les mêmes causes. Mais il ne faut pas oublier non plus le message que le Pape fera entendre depuis la tribune des Nations Unies à New York. Les allocutions de ses prédécesseurs devant la même assemblée avaient fait date. Dans le monde inquiet et déstabilisé de ce début de siècle, la parole du successeur de Pierre trouve une autorité renouvelée.
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Humeur

par Erwan Violin

Jamais sans mon portable



Si l’on en croit les dernières études sociologiques, nos chères têtes blondes sont devenues "accro" au téléphone portable. C’est ainsi que 71% des 13-14 ans seraient équipés du précieux engin, et la proportion grimpe à 94% pour les 15-17 ans.

C’est pratique, le téléphone portable, cela vous permet de bavarder avec les copains, d’écouter de la musique, d’envoyer des photos, et surtout, d’emm…bêter le prof, à coups de sonneries incongrues et de SMS plus ou moins discrets. Accessoirement, cela permet aussi d’échapper facilement à la tutelle parentale.

Bref, cet instrument, qui n’était qu’inutile et coûteux, est devenu parfaitement nuisible et particulièrement énervant. La civilisation progresse décidément à grands pas.

On attend avec impatience les téléphones portables qui serviront également d’antisèches aux examens, qui modifieront la voix pour permettre une infinité de farces d’un goût plus que douteux (« Panicault, tu l’as mangé l’haricot ? » en hommage à Pagnol), et achèveront de faire tourner en bourriques les pauvres enseignants.

Mais d’autres perfectionnements peuvent être envisagés, tels que la sonnerie olfactive ou lacrymogène (comme les bonnes vieilles boules de notre enfance), le portable qui se démantibule au moindre heurt, ou qui, par un ressort ingénieusement placé fait surgir une tête grimaçante.

Enfin, pour les parents anxieux, nous aurons (envoi sous pli discret), le portable cadenassé sur l’enfant et impossible à éteindre.
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Télévision

par Pierre François

L’attrait de la nouveauté




« La main passe » (1) est une pièce connue de Feydeau, ici adaptée à notre société contemporaine : lors de la scène d’exposition le mari est en train de s’enregistrer sur une bande vidéo. C’est que, explique Mitch Hooper, metteur en scène, les personnages sont incroyablement modernes une fois débarrassés de leurs costumes de la Belle Époque. Le propos est simple : les bons amants ne font pas de bons maris et on ferait mieux de laisser les femmes avoir quelques aven-tures pour les voir rester au foyer.

Les saillies sont nombreuses dans cette pièce où l’un des personnages s’appelle Hallidet (« non, aucun rapport, ça s’écrit avec "et" à la fin », précise l’intéressé) et où on se découvre trompé grâce à la télévision. « Quel dommage qu’on ne puisse pas prendre un amant sans tromper son mari », soupire la femme infidèle, « ça gâche la moitié du plaisir ». Cependant, c’est à partir du moment où cette romantique devient la femme légitime de son amant qu’on rit le plus. On remarque au passage combien les rôles dits mineurs sont joués par moment de façon plus crédible que les principaux. On pense ici à celui du commissaire ou du passant qui a trouvé les effets de l’amant dans la rue. Car, comme d’habitude dans ce genre de pièce, s’il y a une véracité dans la pensée, les propos et la conduite, il n’y en a évidemment aucune dans les péripéties.

(1) "La main passe", du mardi au samedi (20h45), samedi (16h) et dimanche (15h) au Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris. Tél. 01.42.65.35.02.
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Livres

par Catherine Pauchet


Le Guide des voyages

Où aller ? Pour voir quoi ? Combien de temps ? A quel moment ? Qu’emporter ? Partir en voyages, c’est d’abord se poser une foule de questions sur sa destination. Rien de pire, en effet, que des vacances gâchées faute de préparation. Le mensuel Géo propose donc un guide pour découvrir un lieu inoubliable en attendant le départ suivant. De la plaine du Pantanal, au Brésil, où flottent des nénuphars géants à la maison des « Têtes noires » de Riga, en Estonie, en passant par les geysers d’Islande et les éléphants du Kenya, cent destinations, représentant cinq mille idées de visites, y sont répertoriées. Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix.

« Geobook », Robert Pailhes, Prisma Presse, 400 p., 25,90 €.

Débats d’idées

Actualité d’hier, histoire d’aujourd’hui

L’histoire et Le Magazine Littéraire s’allient pour organiser un cycle de débats à dominante historique, à travers toute la France. Historiens et économistes (Jacques Marseille, Michel Winock, Henri Guaino entre autres) seront présents et répondront aux questions du public. Les premières réunions se tiendront à la librairie Kléber de Strasbourg, le 19 avril (thème : le bonapartisme), au théâtre d’Arras, le 1er mai (thème : le roman-feuilleton), à l’auditorium Nouveau Siècle de Lille, le 23 mai (thème : les acquis de Mai 68) et à l’université Le Mirail de Toulouse, le 6 juin (thème : la réalité de Mai 68).

Entrée libre ou sur invitation. Renseignements sur www.histoire.presse.fr.

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Cinéma

par Marie-Christine Renaud-d'André


Sans arme, ni haine, ni violence



En 1982, Albert Spaggiari est en cavale dans un pays de l’Amérique du Sud. Cinq ans auparavant, avec l’aide de quelques complices, il avait réussi à pénétrer dans la chambre forte de la Société Générale, à Nice, et à dérober près de 50 millions de francs… La réalité dépasse souvent la fiction, et Jean-Paul Rouve s’est emparé de cette surprenante histoire pour en faire le sujet de son premier long métrage. Il s’est surtout intéressé à la personnalité de ce singulier braqueur, davantage motivé par un désir de notoriété que par l’appât du gain. Le cinéaste nous livre aussi un étonnant jeu d’acteur. Le récit est bien ficelé et la mise en scène enlevée et efficace. Certes, l’audace et l’excentricité du héros ont tendance à éclipser ses méfaits. Mais le film s’attache aussi à dépeindre les zones plus complexes et parfois peu reluisantes de sa personnalité. Quelques scènes sensuelles.
Film policier français (2008) de Jean-Paul Rouve, avec Jean-Paul Rouve (Albert Spaggiari), Alice Taglioni (Julia), Gilles Lellouche (Vincent Goumard), Patrick Bosso (le truand 1), Maxime Leroux (1h28). (Grands adolescents)Sortie le 16 avril 2008.

Shine a Light



Le 1er novembre 2006, les Rolling Stones donnent un concert à New York. Grâce à un important dispositif technique qui permet de filmer ce concert sous de multiples angles, Martin Scorsese parvient à capter l’incroyable énergie des musiciens sur scènes. L’ensemble est brillant, même s’il paraîtra sans doute un peu long à certains. Le talent et la passion pour la musique animent les membres de ce groupe.
Documentaire américain (2008) de Martin Scorsese, avec Mick Jagger, Keith Richards, Ronnie Wood, Charlie Watts, Buddy Guy, Jack White III, Christina Aguilera (2h02). (Adolescents) Sortie le 16 avril 2008.


Passe-passe



Un magicien traversant une mauvaise passe rencontre par hasard la maîtresse du ministre de l’Environnement...

Toni Marshall s’est indéniablement fait plaisir en réalisant cette comédie loufoque et inclassable, aux multiples situations cocasses et rocambolesques. Le potentiel comique de l’intrigue repose sur le couple mal assorti formé par Édouard Baer et Nathalie Baye, au mieux de leur forme. Tous deux nous offrent un agréable moment en leur compagnie, même si l’ensemble apparaît parfois un peu creux et superficiel. Cette comédie joue souvent sur le registre du vaudeville, avec les légèretés que cela implique.
Comédie française (2007) de Toni Marshall, avec Nathalie Baye (Irène Montier Duval), Édouard Baer (Darry Marzouki), Guy Marchand (Pierre Delage), Mélanie Bernier (Sonia Yacolvev), Joey Starr (Max), Maurice Bénichou (Serge), Bulle Ogier (Madeleine), Sandrine Le Berre (Carine). Michel Wuillermoz (Sacha Lombard) (1h33). (Grands adolescents) Sortie le 16 avril 2008.

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D’un jour à l’autre

France


Parlement

La motion de censure présentée par la gauche le 8 avril a recueilli 227 voix, score insuffisant pour son adoption. Le projet de loi sur les OGM a été voté le 9 avril par l’Assemblée nationale à une courte majorité de 249 voix contre 228; 10 députés UMP ont voté contre et 31 se sont abstenus, révélant le malaise de la majorité sur la question.
Entreprises

Eurotunnel a présenté le 8 avril, pour la première fois de son histoire, un résultat bénéficiaire d’un million d’euros en 2007 ; le chiffre d’affaires du groupe a atteint 775 millions.
Emploi 

Après avoir confirmé la suppression de 575 emplois à Gandrange (Moselle), le groupe Arcelor Mittal a annoncé le 7 avril, après avoir rencontré le président de la République, un investissement de 30 millions d’euros et la création de 124 nouveaux emplois sur le même site.
Emploi (bis)

Selon l’enquête de l’Unedic publiée le 9 avril, les entreprises envisagent 1,3 million d’embauches en 2008, soit 6% de plus qu’en 2007.
Heures supplémentaires

Une étude de la commission des finances de l’Assemblée rendue publique le 9 avril dénonce la défiscalisation des heures supplémentaires qui serait inefficace et coûteuse ; cette conclusion est contestée par la ministre de l’Economie pour qui le nombre d’heures supplémentaires aurait augmenté de 10%
Chômage

Le gouvernement devait entamer le 17 avril des consultations avec les syndicats sur la réforme de l’assurance – chômage ; le projet prévoit qu’au bout de six mois le chômeur devrait accepter tout emploi exigeant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré au-moins 70% de son salaire antérieur.
Prix

Après 4% en janvier, le prix du gaz devrait augmenter de 5,5% en avril en raison de la hausse du cours du pétrole sur lequel il est indexé.
Santé publique

Le sénateur UMP Gérard Larcher a remis le 10 avril au président de la République un rapport sur la réorganisation de l’hôpital qui préconise la création de « communautés hospitalières de territoire » ayant des compétences en matière d’investissements et d’organisation des services médicaux.
Justice

L’ancien président de l’Union des industries métallurgiques, Daniel Dewavrin, a été placé en garde à vue à la brigade financière de Paris le 9 avril dans le cadre de l’enquête sur les retraits de fonds en liquide dans les caisses de l’organisation patronale. Une perquisition a été effectuée le 10 avril au siège du Medef.
Fonction publique

Le gouvernement a présenté le 9 avril sa loi de « mobilité » ; un agent sans affectation qui refusera plus de trois postes correspondant à ses compétences sera placé en disponibilité et privé de salaire.
Education

Pour la cinquième fois en quinze jours, les lycéens ont manifesté le 10 avril contre les suppressions de postes d’enseignants prévues pour la rentrée ; ils ont été reçus le 11 par le ministre de l’Education, Xavier Darcos.
Violences à l’école

9 397 faits de violence, notamment de racket, ont été enregistrés l’an dernier dans les écoles.
Syndicats

Patronat et syndicats ont adopté le 10 avril une position commune sur la représentativité, le dialogue social et le financement des syndicats.
Profanation

Nouvelle profanation dans le cimetière de Marville (Meuse) où 28 tombes chrétiennes ont été endommagées le 12 avril ; la mouvance « gothique » est suspectée.
Télévision

La suppression de la publicité sur les chaînes publiques pourrait intervenir progressivement pour aboutir en 2011 ; la première étape consisterait à supprimer en 2009 la publicité après 19 ou 20 heures.
Route

En réponse à un relâchement des comportements routiers, la ministre de l’Intérieur a adressé le 31 mars une circulaire aux préfets visant à réduire de 7% en 2008 le nombre de victimes de la circulation.
Jacques Chirac

L'ancien président de la République, 75 ans, s'est fait poser un stimulateur car diaque (pacemaker), le 10 avril.


Monde


Pénuries

A la suite des émeutes déclenchées en Afrique et en Amérique latine par la hausse des prix des denrées alimentaires, la Banque mondiale a appelé les pays de l’OCDE à apporter 500 millions de dollars au Programme alimentaire des Nations unies ; elle considère que 33 Etats dans le monde sont menacés de troubles politiques et sociaux par l’augmentation des prix agricoles et énergétiques ; à Haïti, le Premier ministre a été renversé le 12 avril après  des « émeutes de la faim » qui ont fait plusieurs victimes.
Crise

La crise économique et financière internationale a été au cœur de la réunion des ministres des Finances du G7 les 11 et 12 avril à Washington ; les ministres ont donné cent jours aux banques pour annoncer l’ampleur des pertes résultant de leurs créances à risque ; ces pertes sont évaluées à 1 000 milliards de dollars par le Fonds monétaire international (FMI).
Olympisme

Après les incidents qui ont perturbé le passage de la flamme olympique à Londres et à Paris, le Comité international olympique aurait envisagé l’abandon de son parcours mondial , information démentie le 8 avril. Le dispositif mis en place à Paris le 7 avril a coûté 400 000 euros ; pour sa part, Nicolas Sarkozy a lié sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux à la reprise du dialogue sino – tibétain.
Etats-Unis

Les services sociaux américains ont évacué le 6 avril 133 femmes et 401 enfants d’un ranch appartenant à une secte mormone pratiquant la polygamie.
Iran

L’Iran a commencé à installer le 8 avril 6 000 centrifugeuses supplémentaires dans son usine de Natanz. Une explosion a fait 12 morts le 12 avril dans une mosquée de Shiraz, au sud du pays ; la piste criminelle semble écartée.
Colombie

La mission médicale chargée de venir en aide à Ingrid Betancourt et aux otages malades a été rappelée de Colombie le 8 avril après le rejet de sa mission par les Farc.
Autriche

Le Parlement a ratifié le 9 avril à une large majorité le traité européen de Lisbonne qui doit entrer en vigueur en 2009.
Japon

A l’occasion de la visite du Premier ministre François Fillon, la France et le Japon ont conclu le 11 avril un accord de coopération sur le changement climatique et l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.
Népal

Le processus d’abolition de la monarchie, vieille de 240 ans, a franchi une nouvelle étape le 10 avril avec l’élection d’une Assemblée constituante chargée de proclamer la République.
Somalie

L’équipage du voilier « Le Ponant » pris en otage au large de la Somalie a été libéré le 11 avril sans intervention armée ; mais les forces françaises ont réussi à appréhender plusieurs pirates et à récupérer une partie de la rançon versée par l’armateur. François Fillon a demandé le 12 avril la création d’une force internationale contre la piraterie.
Roumanie

Après trois semaines de conflit, les ouvriers de l’usine de Dacia, filiale de Renault, ont repris le travail le 11 avril ; ils ont obtenu une hausse de salaire de 28%.
Afghanistan

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est rendu les 12 et 13 avril à Kaboul pour préparer la conférence internationale prévue en juin prochain à Paris.
Italie

Le chef de la droite, Silvio Berlusconi, était donné favori par les sondages face à l’ancien maire de Rome, Walter Veltroni, candidat de centre–gauche, pour les élections générales des 13 et 14 avril.
Espagne

José Luis Zapatero a prêté serment le 12 avril à la tête d’un nouveau gouvernement qui compte une majorité de femmes.
Kenya 

Le 13 avril, le président Mwai Kibaki a nommé premier ministre Raila Odinga, son adversaire malheureux lors de la présidentielle du 27 décembre, qui va tenter de diriger un gouvernement de partage du pouvoir dans une situation politique et sociale largement incontrôlable.


Sports




Football : Metz relégué, l’OM sur le podium

Metz a été définitivement relégué en 2ème division après sa défaite face à Marseille (1-2), lors de la 33ème journée du championnat de Ligue 1. Avec 55 points, Marseille accède à la troisième place du championnat, derrière Bordeaux, vainqueur de Caen (2-1), tandis que, malgré son match nul à domicile face à Rennes (1-1), Lyon garde la première place.
Cyclisme

La mythique course cycliste Paris-Roubaix a été remportée le 13 avril par le Belge Tom Boonen, déjà vainqueur en 2005.
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Fondateur: Jacques Jira+ - Directeur de la publication: Philippe Buron-Pilâtre – Rédacteur en chef : Serge Plenier

Comité de rédaction: Jean Etèvenaux,

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Rédaction: Tél: 06 86 44 78 16 - e-mail: acip.presse@club-internet.fr

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