Le système monétaire et financier





télécharger 35.83 Kb.
titreLe système monétaire et financier
date de publication07.07.2017
taille35.83 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > droit > Documentos



Economie générale - BTS 1°année


Le système monétaire et financier

 

I - les Institutions

A -- La Banque Centrale Européenne. (B. C. E.)


La BCE est née le 1er juin 1998 et son siège est à Francfort -- elle est chargée de gérer la monnaie unique.

Du fait que certains pays ne font pas encore partie de la zone euro il est encore nécessaire de distinguer l'Eurosystème du Système Européen des Banques Centrales (S. E. B. C.).
- L'euro système comprend les 12 pays de la zone euro.
- Le S. E B. C. comprend les 15 pays de l'union européenne.

La BCE est totalement indépendante pour mener à bien ses missions - ses organes de décision sont le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général. Le président de la BCE ainsi que les 5 autres membres de son directoire sont nommés par les états membres pour un mandat de 8 ans non renouvelable.
La BCE. représente la pierre angulaire de l'euro système dans la mesure où son rôle principal consiste à assurer la stabilité du niveau des prix.
À cet égard, la B. C. E à se fixe l'objectif de ne pas dépasser 2 % de taux d'inflation pour les prix à la consommation -- c'est donc la B. C. E. qui fixe les taux d'intérêt auquel les banques commerciales peuvent obtenir des liquidités auprès des banques centrales nationales.

Les banques centrales nationales se trouvent donc subordonnées à la B. C. E. -- les états ont donc perdu leur souverainneté monétaire (ce point particulier a fait l'objet de nombreuses critiques par les adversaires de la monnaie unique).

 

Ses missions essentielles sont les suivantes :
-- assurer la promotion et le bon fonctionnement de tous les systèmes de paiement à l'intérieur de la communauté.
-- procéder à l'émission de tous les billets et pièces de la zone euro.
-- assurer la gestion des réserves officielles de change des pays de l'euro système.

Les organes de la B. C. E. sont les suivants :
1 -- Le Conseil des Gouverneurs :
C'est l'organe principal de la B. C. E. dans la mesure où il prend toutes les décisions relatives à la politique monétaire européenne. Il se compose des 6 membres du directoire et des gouverneurs des 12 banqueS centrales de l'Eurosystème.
2 -- Le Directoire :
il comprend le président de la B. C. E., le vice-président, et 4 autres membres. Leur nomination s'effectue par les chefs d'état ou de gouvernement des pays de l'Eurosystème.
Le directoire met en oeuvre concrètement la politique monétaire préalablement définie par le conseil des gouverneurs. Toutes les banques centrales nationales reçoivent donc leurs instructions du directoire de la B. C. E.3 -- Le Conseil Général :
Il comprend le président et le vice président de la B. C. E. ainsi que tous les gouverneurs des banques centrales nationales des états membres de l'Union Européenne.
Ses fonctions sont essentiellement consultatives -- il prépare également l'élargissement de l'Eurosystème


B-- La Banque de France

La mission de la banque de France a changé depuis la mise en place de l'Union Monétaire dans le cadre du S.E. B. C. et de l'Eurosystème. Aujourd'hui, le rôle fondamental de la banque de France consiste à mettre en oeuvre la politique monétaire unique définie par la B. C. E.
Naturellement, un partage des compétences doit être effectué entre la B. C. E. est les banques centrales nationales
. D'une manière générale, on peut dire que le système se caractérise par une assez large décentralisation des compétences.
Avant la mise en place de la politique monétaire unique la banque de France était à la fois institut d'émission, banquier de l'état, et gestionnaire des réserves publiques de change. On considérait donc la banque de France comme la banque des banques dans la mesure où elle assurait le refinancement des banques pour faire face aux diverses opérations qui pesaient sur leurs liquidités.

Aujourd'hui, ce rôle à évolué :

D'après l'article 2 du la loi du 4 août modifiée par la loi du 12 mai 1998, « la Banque de France détient et gère les réserves de change de l'État en or et en devises ». Une partie des réserves de change a fait l'objet d'un transfert à la Banque centrale européenne. Les réserves non tranférées sont inscrites à l'actif de la situation de la Banque.

La Banque de France entretient assure les relations extérieures avec les organes du SMI par le biais du FMI, des organismes d'aide au développement et de l'Union économique et monétaire.

Intervenant comme agent financier pour la France dans le cadre de ses opérations avec le Fonds monétaire international, la Banque tient les comptes du FMI, par lesquels transitent notamment le paiement d'une partie de notre quote-part et des tirages et remboursements en euros, effectués par les pays membres.
La Banque de France assiste techniquement de nombreux pays étrangers en collaboration avec des organismes internationaux.

C -- Le Trésor Public

Tout le monde sait que la fonction première du Trésor Public consiste à percevoir les recettes fiscales de l'état est d'effectuer le paiement de ses dépenses publiques.
Le Trésor Public procède donc à des ajustements constants entre les recettes et dépenses de l'état.

 

Le Trésor Public exerce, par ailleurs, une tutelle sur tous les établissements de crédit (cette tutelle permet le contrôle de la création monétaire) ainsi que sur le marché financier au travers de la C. O. B qui contrôle la régularité des opérations en Bourse ( le Trésor Public choisi d'ailleurs les membres de la C.O..B.).
Le Trésor Public est à la fois emprunteur et prêteur -- emprunteur dans la mesure où il attire une part importante de l'épargne (services des chèques postaux, dépôts de la caisse des dépôts et consignations) et prêteur dans la mesure où il peut intervenir pour financer les investissements des entreprises en donnant sa garantie en matière d'emprunt.
Le Trésor Public est également actionnaire de beaucoup d'entreprises publiques (EDF, RATP, SNCF, C. N. R. S., etc..)

C -- Les banques

Depuis le nouveau statut bancaire de 1984 la distinction entre banques de dépôts et banques d'affaires a disparu et tous les produits bancaires peuvent être distribués par l'ensemble des institutions de crédit ( CODEVI ou livret d'épargne populaire par ex)

 

I I - le marché des capitaux

 

Le marché des capitaux regroupe deux catégories de marchés  :











 

 












 

 

A - les marchés financiers

Il faut distinguer tout d’abord le marché primaire du marché secondaire. Ils sont négociés uniquement sur le marché secondaire. La notion de marché financier désigne le marché primaire, alors que celle de bourse des valeurs (que l’on nomme la bourse) désigne le marché secondaire.

- Le marché primaire.
Sur le marché primaire les titres (actions ou obligations) sont mis en vente et achetés pour la première fois. C'est en quelque sorte le marché du "neuf" comme sur le marché de l'automobile.

- Le marché secondaire.
C’est sur le marché secondaire que s’effectuent les négociations (vente et achat de titres déjà émis) à l’origine des fluctuations boursières- c'est en quelque sorte le marché de l'occasion" pour reprendre cette comparaison un peu "boiteuse" avec le marché de l'automobile. Ce marché est constitué de plusieurs marchés appelés marchés dérivés. Ces marchés sont devenus spéculatifs, le but étant de parier sur l’avenir pour réaliser des gains.

1. Le Marché différé ou marché à terme des actions .

Le marché à terme est un principe qui a d’abord été appliqué aux bourses de commerce ou étaient négociés les prix des matières premières. L’idée est simple : il s’agit de fixer une date et un prix fixe pour la vente d’un produit . Dans le cas des échanges agricoles, ce principe permet aux producteurs de vendre leur récolte à un prix connu d’avance et qui les met donc à l’abri d’une chute des prix brutales. De façon symétrique, les acheteurs se protègent ainsi contre une éventuelle hausse des prix.

Le spéculateur raisonne quant à lui selon une logique différente. Il va prendre des risques dans l’espoir de réaliser de substantiels profits. Finalement, il utilisent un marché destiné à assurer une protection contre les risques de fluctuations des prix pour au contraire prendre des risques ! Comment s’y prennent-ils ? Le plus souvent le vendeur spéculateur ne possède pas la marchandise. Il ne l’achète qu’au moment de la vente. Pourquoi ? Prenons l’exemple d’un spéculateur qui conclut la vente de 1000 tonnes de blé à 1000 euros la tonne aujourd’hui pour dans un mois. Il anticipe une baisse des prix de 50% à la fin du mois. Si ces prévisions s’avèrent exactes, il achètera son blé moins cher qu’il ne l’a payé et réalisera un bénéfice de 500 euros par tonne, soit 500000 euros au total. Mais si au contraire les prix augmentent le spéculateur peut se retrouver en grande difficulté.

Fréquemment ces personnes s’endettent auprès des banques pour financer leurs opérations. Si elles s’avèrent fructueuses le remboursement est largement assuré mais dans le cas contraire les banques qui ont trop prêtées peuvent subir une grave crise de liquidités. C’est ce qui s’est passé en Asie à cause d’une spéculation désastreuse dans le secteur immobilier.

Face aux besoins de financement, le principe du marché à terme (il s’est appelé également marché mensuel) s’est étendu aux marché des actions. En France ce marché s’appelle le MATIF.


Le MATIF.

Créé en 1986, le MATIF (Marché à Terme des Instruments Financiers de France) permet d’élargir le principe du marché à terme des actions à l’ensemble des titres financiers.

D’une manière générale les marchés à terme sont donc spéculatifs. On les appelle également marchés de produits dérivés. Cette dénomination est dû au fait que sur ces marché sont proposés des produits dérivés des actions et des obligations . Ces produits (contrats et options) constituent aussi bien une protection contre les fluctuations boursières qu’un instrument spéculatif. Ils relativement nombreux et pour simplifier nous retiendrons simplement que les contrats couvrent un champ plus large d’opérations que les options.

Comme au sein des bourses de commerce, la bourse des valeurs fluctue en fonction de l’offre et de la demande de titre. Dans ce cas les taux d’intérêt jouent un rôle important. Lorsqu’ils augmentent la tendance boursière diminue et elle augmente dans le cas contraire. Ceci est logique, puisque les épargnants préfèreront placer leur argent à des taux intéressants plutôt que de l’investir. Le MATIF assure une protection face aux fluctuations des taux d’intérêts.

2. Le marché au comptant

A l’inverse du marché à terme, les opérations se règlent immédiatement sur ce marché. Lorsqu’un investisseur veut vendre rapidement un titre qui perd beaucoup de valeur, ou à l’inverse, s’il souhaite acheter un pack d’actions avant que leur prix n’augmente trop, il effectuera ses opérations sur le marché au comptant.

3. Premier marché et second marché

Il ne faut pas confondre le marché primaire avec le premier marché (qui regroupe les grosses capitalisations) appelé aussi marché officiel. Seule les grandes entreprises peuvent y pénétrer car les conditions d’accès sont très strictes. La chambre syndicale de la commission des agents de change impose aux candidats que 25% du montant total des titres émis soit destiné au public (c’est-à-dire les petits actionnaires) ainsi que des comptes bénéficiaires sur les trois dernières années.

En 1982, le ministre de l’économie et des finances Jacques Delors, fait voté une loi permettant la création du second marché. Comportant des règles moins strictes que le marché primaire. Celui-ci regroupe des capitalisations plus modestes que celle du premier marché. Il constitue en quelque sorte l’anti-chambre du marché primaire et est très prisé des PME. Il ne faut donc pas non plus confondre le marché secondaire avec le second marché

En résumé le premier et le second marché sont deux composantes du marché primaire. Ils permettent d’y accéder par « la grande ou la petite porte ».

4. Le marché libre ou marché hors-côte

Il est ainsi nommé car sur ce marché, les entreprises ne sont pas tenues de publier régulièrement l’état de leur comptabilité.


5. Les différentes caractéristiques des marchés financiers.

- Les marchés liquides.

Un marché est qualifié de liquide lorsque les titres peuvent s’y échanger rapidement contre des liquidités. C’est le cas du premier marché. En effet l’immense quantité d’échanges sur ce marché constitue la garantie importante pour solder des titres.

- Les marchés étroits

C’est l’inverse d’un marché liquide. Sur un marché étroit peu de transactions sont effectuées. Par conséquent, il est difficile de convertir un titre en monnaie. Le marché hors-côte est un marché étroit. Cela s’explique par le fait que le manque d’information sur les entreprises suscite la méfiance des investisseurs.

Conclusion.

En conclusion sur ce point , on peut dire que les marchés financiers sont régis par de tres nombreux mécanismes et d’instruments. Ils sont donc complexes et par conséquent leur maîtrise également. Mais il faut retenir une chose essentielle : c'est la spéculation qui les caractérise. Sans les spéculateurs nombre d’investissements risqués ne se réaliseraient pas. Or les flux financiers qu’ils génèrent sont indispensables au financement des économies. Le risque boursier est donc inhérent au capitalisme, et il doit être accepté comme tel.
D’autre part, s’il est vrai que libéralisation des marchés financiers oblige les entreprises à ne réaliser que les investissements rentables (sous peine de voir leurs actionnaires se désengager) elle peut parfois s’apparenter à de la dictature. En fixant aux entreprises des objectifs de rentabilité à très court terme, quasiment impossible à atteindre, les marchés financiers les ont en effet incité à tricher. Certaines entreprises ont falsifiés leur compte pour séduire les investisseurs.

Des contrôles rigoureux doivent être effectué afin d’éviter de telles dérives et de limiter les spéculations dangereuses (mettant en danger le système bancaire ou la monnaie d’un pays) et de vérifier les informations transmises par les entreprises. Mais, nous le répétons, les marchés financiers constitue un moteur instrument nécessaire de la croissance économiq

B - Le marché monétaire

La réforme du marché monétaire en 1985 se caractérise par sa division en 2 compartiments :

1 - Le marché interbancaire ( réservé aux seuls professionnels du secteur bancaire)


Il est exclusivement réservé aux agents financiers, et met donc en relation :

-          les établissements de crédit

-          le Trésor Public

-          la banque centrale

Ce marché permet aux offreurs disposant d’excédents de trésorerie et aux demandeurs de liquidités de se rencontrer et d’effectuer leurs échanges.

En France, ce sont les banques qui empruntent, tandis que les caisses de dépôt disposent de trésorerie en permanence.

La banque centrale assure par ses interventions l’équilibre du marché : lorsque les banques manquent de liquidités, la banque centrale leur prête de la monnaie centrale (ce qui permet d’effectuer les paiements entre banques ou entre organismes appartenant à des circuits monétaires différents.
2- Le marché des titres et créances négociables ( ouvert à tous les agents économiques)

Sur ce marché tous les agents économiques peuvent intervenir, s’émetttre et s’échanger des titres de créances négociables. Ce marché occupe une place importante sur le marché des capitaux.

Les titres et créances négociables portent un nom différent selon l’émetteurs :

   bons du trésor négociable, pour l’Etat

   billets de trésorerie, pour les entreprises

   certificats de dépôt, pour les banques

Ce marché est difficilement accessible pour les particuliers . Néanmoins, il permet de trouver des financements plus souples dans la durée et à des taux inférieurs à ceux des prêts bancaires.

similaire:

Le système monétaire et financier iconLa banque et le système financier : Quelle régulation?
«La banque et le système financier : Quelle régulation?» organise, avec le concours de la Fondation Banque de France pour la recherche...

Le système monétaire et financier iconThème 3 : Le système monétaire et financier international

Le système monétaire et financier iconSystème Monétaire européen à Union Economique Monétaire

Le système monétaire et financier iconRésumé L’environnement monétaire et financier s’est tellement modifié...
«bonne gouvernance». Mais le Fonds est lui-même une institution qui fonctionne selon ses statuts, et ses statuts n’ont guère changé...

Le système monétaire et financier iconLe systeme monetaire international

Le système monétaire et financier iconEconomie generale le systeme monetaire international

Le système monétaire et financier iconQuelles perspectives pour le Système monétaire international actuel ?

Le système monétaire et financier iconChristine lagarde présente les avancées de la réforme du système financier décidée par le G20

Le système monétaire et financier iconComment expliquer les crises financières et réguler le système financier...

Le système monétaire et financier iconLa régulation financière internationale
«Le blanchiment de capitaux consiste en l’insertion dans le système financier international de capitaux produits illégalement.»






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com