Correspondant : Olivier Chabot (06. 66. 26. 73. 34)





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Introduction



Dans un contexte socio-économique marqué par la crise et l’incertitude, l’emploi et son corollaire le chômage, sont devenus depuis quelques années des enjeux majeurs pour les pouvoirs publics et les collectivités locales qui déploient, avec plus ou moins de force et de réussite, des politiques d’emploi selon des modalités diverses. Ces politiques « interventionnistes », juridiques et financières, ciblées, visent à atténuer certains déséquilibres du marché. Elles concourent à l’adéquation entre l’offre et la demande d’emplois et se sont souvent construites en réponse à des situations concrètes, des constats empiriques (sur représentation de certaines catégories de publics dans la population des chômeurs par exemple).
Quel que soit leur objet, les politiques de l’emploi peuvent se définir par leur critère d’intentionnalité en agissant pour l’emploi et/ou contre le chômage. Les déclinaisons de cette double intention sont multiples : création nette d’emplois par le biais de mesures incitatives (prime ACCRE pour les créateurs d’entreprises, emplois jeunes, …) partage de l’emploi global grâce à la réduction du temps de travail (passage à une nouvelle norme définissant le temps complet à 35 heures hebdomadaires dont la contrepartie est la création d’emplois), développement de programmes de formation dans un objectif de (re)qualification des personnels et une amélioration de « l’employabilité », … .
Ces diverses politiques sont déclinées selon différentes mesures ou dispositifs destinés à des  « publics cibles » (ou publics prioritaires), considérés comme éprouvant des difficultés particulières d’accès ou de maintien dans l’emploi : jeunes de 16-25 ans, travailleurs ou chômeurs âgés (plus de 55 ans), chômeurs de longue durée, travailleurs handicapés, bénéficiaires du RMI, … .
Aujourd’hui, la lutte contre le chômage constitue un domaine de responsabilité multiforme (qui couvre l’action économique, l’insertion, la formation professionnelle, le développement local), partagé entre l’Etat et les collectivités. Reconnaître le rôle que jouent les collectivités dans la pratique et organiser leur collaboration avec l’Etat et ses représentants est important afin d’accroître l’efficacité et la lisibilité de l’ensemble de ces politiques.
Dans un contexte de décentralisation définissant les marges de manœuvre et les capacités d’initiatives des collectivités locales face aux problématiques de l’emploi, apparaissent depuis quelques années, des formes de structures locales, innovantes et gérées directement ou impulsées par les pouvoirs publics et les collectivités territoriales. Leur but est de promouvoir l’emploi local, favoriser l’insertion professionnelle, tisser et coordonner des partenariats locaux élargis.
Ces structures peuvent avoir plusieurs formes : associations multiservices, pépinières d’entreprises - de type Maison de l’entrepreneur-, EREF (Espaces Ruraux Emploi Formation), Maisons communes emploi-formation, structures d'insertion par l'économique, … .
Parmi cet ensemble figure le PLIE.
Historiquement, les PLIE sont la traduction, au début des années 1990, d’actions de terrain développées en région Lilloise pour faire face à une situation socio-économique de plus en plus dégradée, mettant en péril l’avenir même du territoire et de ses habitants. Depuis, le concept a été adopté et institutionnalisé par la circulaire du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité du 21 décembre 1999.
Les PLIE, créés à l’initiative des collectivités locales, sont la traduction stratégique et opérationnelle des politiques insertion et emploi sur un territoire.
L’intention première des PLIE est de « rassembler autour de l’emploi » divers partenaires, c'est-à-dire favoriser le partenariat territorial : institutionnels et financeurs (Etat, Conseil Général, Conseil Régional, entreprises…), partenaires opérationnels (Mission Locale, ANPE, AFPA, associations,…), prestataires de services (organismes de formation,…) et entreprises.
Ils sont destinés à favoriser l’accès et le retour à l’emploi des demandeurs d’emploi en grande difficulté d’insertion sociale et professionnelle (chômeurs de longue durée, jeunes sans qualification professionnelle, bénéficiaires de minima sociaux,…).
Les PLIE ont pour mission d’une part ; de réunir les acteurs et opérateurs locaux concernés autour d’objectifs communs pour l’accès des publics en difficulté à un emploi stable par le biais de parcours individualisés d’insertion professionnelle grâce à un accompagnement renforcé menés par des référents spécialisés ; et d’autre part, d’assurer une ingénierie technique et financière des actions et des dispositifs locaux contribuant à l’emploi de leurs bénéficiaires. Les PLIE sont aussi des outils de développement local dans leur capacité à concevoir avec leurs partenaires tous projets qui peuvent concourir à la création d’emplois et à l’amélioration des parcours d’insertion des publics concernés en ayant comme souci l’élimination des inégalités et la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes.
Le pari du PLIE est de démontrer que, contrairement aux idées reçues, tous les demandeurs d’emploi, hommes et femmes, ont des compétences à valoriser sur le marché du travail et par ce biais peuvent trouver leur place dans notre système social.
Pour cela, les PLIE vont mobiliser plusieurs enjeux spécifiques :


  • Améliorer la cohérence des actions et des acteurs locaux en matière d’insertion par l’économique sur le territoire,

  • Positionner la collectivité comme « maître d’ouvrage » d’une politique articulant économie, emploi et lutte contre l’exclusion,

  • Organiser et gérer des parcours individualisés intégrant les dimensions sociales, formation et travail rémunéré et améliorer les chances d’accès à un emploi pour ceux qui en étaient éloignés,

  • Permettre une cohérence entre l’offre d’emploi locale et les demandes, faciliter le recrutement de personnels pour les employeurs,

  • Apporter des moyens supplémentaires sur le territoire qui permettent d’innover et de prendre des initiatives nouvelles en matière d’insertion par l’économique,

  • Contribuer à l’amélioration du « professionnalisme » des opérateurs (par le biais de formations notamment, d’accès à la VAE).


Ainsi, conscients des enjeux, nous souhaitons que l'ensemble des partenaires du territoire s'engage pour gagner ce pari.
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