Reich, L’économie mondialisée 10





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Stratégies Internationales



























Professeur : Mr Broudo





























Sommaire



REICH, L’économie mondialisée 10

Déconnexion entre entreprises et territoires 10

La nation est un rassemblement d’individus 11


    1. Pourquoi stratégies ?

Les mutations contemporaines.

 Mondialisation et « commerce internationale »

Pas un phénomène nouveau (la mondialisation). Ce qui est nouveau, ce sont les caractéristiques de cette mondialisation. Le commerce se fait plus entre nations et entre multinationales et intra multinational.

Plus d'Etats nations et des territoires. Parfois infra national, parfois supranational.

Mondialisation ce n'est plus import/export mais c'est le choix d’une localisation.

 Les nouvelles technologies, notamment de l'information et la communication.

Ce n'est pas parce qu'est une nouvelle technologie que cela change le monde. C'est l'usage social qui détermine de l'usage réel de son utilisation.

Tout cela affecte l'environnement et la prise de décision


      1. Stratégie

Ambiguïté du mot. Petit Robert : « ensemble d'actions coordonnées, de manoeuvre en vue de la victoire ».

 Prise en compte de la durée, stratégies individuelles, d'entreprises, d'État.

 Micro-économiques (néoclassique).

 Macro-économique (keynésienne).

 Meso-économique.


      1. Rôle important de la prospective

La prospective est à l'opposé de la prévision. Il est impossible de prévoir non pas faire de la prospective.

« Considérer l'avenir non plus comme une chose décidée et qui petit à petit se découvrirait à nous, mais comme une chose à faire ». (Gaston Berger)

Quatre différences majeures avec la prévision :

 Celle-ci repose sur une extrapolation du passé. Si on pense déterminisme historique (Karl Marx) on doit passer d'un mode de production à un autre… Le déterminisme économique - néoclassique : un équilibre du pendule, quand on s'écarte de l'équilibre il y a crise. L'analyse marxiste et néoclassique ne laisse pas de place à la prospective.

 Elle donne un degré de précision. La prospective un rôle extrêmement important. On ne peut pas savoir a priori que telle chose se passait mais on peut dire que telle chose ne pas se passer.

Une fois que l'on a éliminé les scénarios impossibles on peut s'attaquer aux scénarios possibles. Ensuite on peut dire que tel scénario est plus probable. Ensuite que tel scénario est plus souhaitable. On va centrer les efforts publics pour que tel scénario soit privilégié. C'est le rôle du politique.

 L'horizon temporel est court alors que la prospective se préoccupe du moyen et long terme.

 La prévision est le plus souvent sectoriel alors que la prospective et globale.
** Prospective et action publique **

La prospective - Jean-Louis Guigou 2000 - Aménager la France de 2020. Mettre les territoires en mouvement. DATAR 87 p.
« Une nation qui se laisserait porter par la force des futures les plus immédiats finiraient par ne plus appartenir… »
** Nécessité d'une approche pluridisciplinaire **
L’avenir ne se prévoit pas ils se préparent (Maurice Blondel)
Pour agir d'un système il faut savoir dans quel environnement se situe le système. Décrypter cet environnement.

On a parlé d'intelligence économique


      1. « L'intelligence économique »

Ne doit pas être réservé à certains professionnels.

Rôle de plus en plus important dans les entreprises comme pour les états. Vrai également pour les individus, consommateurs, salariés ou entrepreneurs individuels.
Capacité à réunir, maîtriser et analyser l'information et être capable d'en tirer les enseignements pour l'élaboration d'une stratégie.


      1. Défi de la nouvelle culture générale : Rosnay (95 L'homme symbiotique, Seuil, p.282)

Etre cultivé aujourd'hui c’est savoir intégrer. Jadis la culture était l'étalage des connaissances. Un privilégié, une élite cultivée disposaient d'un savoir encyclopédique sur de nombreux sujets : art, littérature, histoire, technique. La culture des cultiver c'est de savoir des petits riens sur tout ; celle du spécialiste, de savoir tout sur rien. Aujourd'hui la culture est une capacité d'intégration d'éléments, de fait séparé en une connaissance des intégrables dans sa vie et dans son action pour lui donner du sens.

Informations : données brutes qui peuvent être traitées (ordinateurs).

Connaissances : données interprétées, réorganisées.


    1. Stratégies dans un environnement en mutation

      1. Mutations structurelles

  • Géographiques.

 Mondialisation/polarisation.

Polarisation, la triade (USA, Europe, Japon) concentre l'essentiel des revenus. 60 % des revenus mondiaux, 50 % la production mondiale.

Forte domination de la triade sur l'économie mondiale.
 Renouveau américain.

Dans les années 80 le thème central : « le déclin américain ». Plus d'actualité, mais le débat actuel sur la désindustrialisation des USA : le renouveau est-il durable ? (Suzanne Berger : « Made in monde »).
 L'éventuel renouveau européen.

La réunification de l'Europe est/ouest allait dynamiser l'Europe. Les résultats sont loin des espérances. Deux raisons : sous-estimation de l'État des pays de l'Est, frilosité de la part des entreprises européennes.
 Montée de l'Asie des pays émergeant.

Rupture avec un monde ancien divisé en trois : pays industrialisés avec économie de marché, pays industrialisés avec économie dirigée, tiers-monde.

Tiers-monde éclaté en trois :

 Pays devenus industrialisés (les quatre dragons).

 Pays émergeant (Brésil, Argentine).

 Pays qui n'ont pas pu s'intégrer à cette dynamique et se sont enfoncés (globalement l'Afrique).
BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine : gros pays émergeant nouvellement industrialisés).

 Cas particulier de la Chine et de l'Inde.


  • Organisationnelles.

 Fin de l'entreprise traditionnelle (fordienne)/entreprise réseau.

Taylor : réorganisation de l'entreprise à capital technique inchangé.

Ford : production de masse et consommation de masse qui reposent sur le progrès technique.
Une entreprise fortement hiérarchisée, séparation des tâches d'exécution, montée en puissance de l'entreprise réseau.
 Firme multinationale/PME.

Montée en puissance des multinationales, le mouvement n'est pas nouveau.

Les PME n'ont pas disparu elles jouent un rôle sur le plan local. Les multinationales se sont réorganisées, externalisation de certaines tâches, réorganisation en beaucoup plus petits. Les multinationales se comportent comme des PME.
 Le nouveau rôle des relations humaines.

On est passé d'une économie fondée sur la production de biens matériels et de production de plus en plus immatérielle.

L'industrie n'a pas disparu. Certaines activités des entreprises industrielles ont été externalisés, les activités de services. Accélération de la baisse de l'industrie due aux statistiques.

De plus en plus le bien matériel est le support du développement de services. Cela affecte les ressources humaines, il est de plus en plus difficile de séparer les tâches d'entreprise. La matière première la matière grise, c'est la ressource humaine.
 Une nouvelle conception du travail. Travail de moins en moins physique, de plus en plus intellectuel. Plus forcément localisées dans le périmètre de l'entreprise. Le fait de travailler en réseau avec des unités de plus en plus réduites. La notion même de temps de travail perd tout son sens. Des activités hors travail deviennent des activités ambiguës.


  • Technologiques.


 Industries/services.

Servi, facilité de langage. Ambiguïté du secteur des services.
 Nouvelles technologies de l'information. Ont joué un très grand rôle dans l’apparition de nouveaux produits. Plutôt des produits anciens qui ont été transformés. Etre prudent dans le terme nouveauté.
 Nouveaux matériaux. Le textile n'est pas mort, avenir du textile intelligent.
 Nouvelle organisation du travail.

Logiciels, Internet. Pouvoir travailler à distance en collaboration, développement de la modularisation.
Tous ces éléments à la fois micro, mais où, macro-économique.

Quelles répercussions sur les territoires ?


      1. Mutations territoriales (Pierre Veltz)



Avant, au regroupement de l'activité en fonction des matières premières ou de la main-d'oeuvre.
 Une économie de la connaissance repose sur l'interaction d'équipe qui relie les disciplines différentes.

C'est dans l'interaction sociale que se perpétue le stock de connaissances (pôles de compétitivité). Révolution territoriale.
 Mise en oeuvre d’effets sociaux de coordination et de relations.
 Il faut que les politiques territoriales tiennent compte de cette nouvelle donnent économique et sociale.
Le résultat est étranger à toute fatalité. Plus de relations avec la main-d'oeuvre, avec les matières premières. Un territoire se construit, et tous les jours.


  1. : Un environnement en mutation

Crise ou mutation ?

Crise : une certaine vision assez déterministe de l'histoire. On sait que l'on va sortir de la crise et revenir à la situation initiale.

Mutation : le terme s'avère être plus intéressant dans une approche systémique. Définit mieux un monde en transformation.

Le temps des crises et courent au contraire de celui des mutations qui est plus long.


    1. Un cadre d'analyse : la crise et la régulation fordiste

Rappel des différentes théories économiques.

 Classiques.

 Classiques britanniques : (Adam Smith, Ricardo) théorie de la valeur travail. Le fondement même de l'économie de marché : chacun en recherchant son intérêt individuel concourt l'intérêt général.

 Classiques français : (Jean-Baptiste Say) un bien à de la valeur parce qu'il est utile.
 Marxistes.
 Néoclassiques. Pour revenir aux théories classiques et s'opposer aux théories marxistes. Réfuter la théorie marxiste. S'attaquent aussi à la théorie de la valeur travail des classiques, ils développent la théorie de la valeur utilité de Jean-Baptiste Say.
 Keynésiennes. Auteur néoclassique au départ, se démarque sur la théorie de l'équilibre. Revient au classique de Malthus. Il n'y a pas systématiquement un équilibre qui aimait le plein-emploi. Dans les cas inflationnistes ou déflationnistes l'État doit intervenir pour combler les écarts.
 Hétérodoxes. Différent des quatre grandes théories sans être courant homogène.

 Années 60, nouvelle vision économique pour le développement des pays africains.

 Années 80, des gens qui se sont occupés des problèmes d'écologie.

 Pragmatiques qui essaient de voir comment les faits collent aux théories économiques.

 École des grands ingénieurs.

 Marxiens : Fernand Braudel, quantitatif. Ernest Labrousse, qualitatif.


      1. La régulation fordiste




        1. Régulation et accumulation

          1. Le concept de régulation (cf. Aglietta) - capitalisme patrimonial

Définition de la régulation : façon dont se reproduit la structure déterminante d'une société dans ses lois générales.

Approche systémique, éléments qui se relient entre eux.
Régulation capitaliste :

Étude de la transformation des rapports sociaux créant des formes nouvelles (le changement est pris en compte) économique et non économique (interaction de la société) formes organisées en structure et en reproduisant une structure déterminante : le mode de production. On préjuge ici la polarisation qui existe autour de la production parmi toutes les structures qui organisent les formes sociales, il faut privilégier l’organisation de la production. L'idée plus ancienne. Smith, Ricardo en parlait déjà.

Question : pourquoi les hommes vivent en société ? Pour satisfaire un besoin d'échanges (Smith). Les physiocrates ont inspiré dont la doctrine la richesse venait de la Terre et dégagée un surplus. Smith se sert de ce raisonnement pour dire que tout travail est la source de toute richesse. La dérivée que Smith met l'accent sur l'échange. Pour Ricardo et Marx, seule la production incorporée dans le travail est source de richesse.

Ce qui est central chez les néoclassiques : la production. Échanges et consommations sur le parent pauvre de l'économie. Il y a un privilège sur la production. Problème : beaucoup trop polarisé sur la production.

          1. un mode d'accumulation

Accumulation extensive : xxx extensive.

Accumulation intensive : xxx intensive.

Une xxx extensive reproduite à l'identique, phénomène quantitatif qui reproduit des structures qui existaient déjà. Aucune modification du rapport de l'homme à la machine (régulationnistes).

Pendant une bonne partie du XIXe et XXe siècle un mode d'organisation de la production basé sur la concentration de la main-d'oeuvre.

L'accumulation interne : on modifie l'organisation de la production, la modification du rapport de l'homme à la machine. Ce sont progressivement les machines qui vont orienter la production. C'est symbolisé par la chaîne de production. L'homme n'est plus maître de la cadence.

Le régulationniste est très attachée au contexte politique et historique du milieu, du pays. Adaptation aux lois générales, aux textes.

Pour étudier sortie de crise cela embrouille les crises.

À partir de ces concepts, l'école de la régulation va mettre la régulation concurrentielle et fordiste.


        1. la régulation concurrentielle et le taylorisme

Période : 1850 - 1929 pour la régulation concurrentielle. On se prive de l'observation plus longue. Cette régulation capitaliste serait née au XIXe siècle. Une échelle qui ne permet pas de voir les mutations. Régulationniste : courants de pensée quantitativiste.

La régulation concurrentielle est différente de la régulation monopoliste.

La régulation concurrentielle : raisonnement qui a tendance à croire que ce sont les égaux de petites unités.

La régulation monopoliste : un capitalisme de grandes unités.

Or au XIXe siècle, ce sont de grandes unités.

Le vocabulaire est donc mal choisi.

Les termes de taylorisme fordisme sont des concepts imposés par l'école de régulation. Pas lié directement à Taylor et Ford. L'ambiguïté : le taylorisme se fait DIT. Chasse aux temps morts, séparation du travail de conception et d'exécution : spécialisation.

Aujourd'hui cette représentation a sauté : on développe de réflexion, de conception et d'exécution.

La fonction du comptable a tendance à se modifier, travail fait par des progiciels

          1. accumulation extensive et le taylorisme

Centralisation de la main-d'oeuvre dans les usines autour de la machine.

Aucune l'irrigation des rapports de l'homme à la machine.

Réorganisation du travail.

La seule motivation pour l'homme : le salaire. Il faut un salarié stimulé pour arriver à la norme.


          1. le rapport salarial

le salaire et négocier individuellement.

Les salaires suivent l'activité économique a là aussi à la baisse selon la conjoncture : flexibilité des salaires.

Pas d'indexation des salaires sur l'inflation (perte de pouvoir d'achat).

Fortes inégalités salariales qui s'expliquent par la négociation individuelle.

Le salaire direct (directement versée par l'entreprise) est prépondérant (le salaire de redistribution = salaire indirect).

Ce système tayloriste va rentrer en crise en 1929.

La crise de 1929 est une file de sous-consommation.

Dans une prise de surconsommation, il y ait des produits qui ne trouvent pas preneur. Pour le la demande qui n'existe pas pour les produits fabriqués. Demande saturée.

Dans une crise de sous-consommation : pas suffisamment de pouvoir d'achat. Problème de xxx et non de besoin.

La crise de 1929 analysés par Keynes, régulationniste : manque d'argent pour acheter les productions. Il faut distribuer du pouvoir d'achat.


        1. régulation monopoliste fordisme

          1. accumulation intensive et fordisme

xxx intensive qui modifie la production et sur l'organisation. Or le fordisme repose sur la production de masse et la consommation de masse qui sont indissociables.

Production de masse, modification des rapports de l'homme à la machine qui donne la cadence, production en grandes séries uniformes.

Consommation de masse, définition d'une norme de consommation qui repose principalement sur l'automobile et l'équipement du logement social moyen.

For n'a rien inventé et s'est inspiré des abattoirs de Chicago.

Ford emploi des ouvriers qualifiés, il cherche à abaisser ses coûts avec une main-d'oeuvre non qualifiée (émigrants, agriculteurs) et avec la machine-outil. Chaînes de production longue en grandes séries.

Le problème de consommation de masse qui doit éliminer la production de masse ! Fort va être contraint à payer des hauts salaires pour éviter l'absentéisme, le turnover mais aussi les conflits potentiels.

Vrai en termes macro-économiques, faut en termes de micro-économique


          1. rapport salarial

Ce niveau du rapport salarial et bien compris.

Mise en place de négociation collective des salaires au niveau d'une branche d'activité.

Rigidité des salaires la baisse en cas de baisse de la conjoncture économique.

Maintien du pouvoir d'achat en indexant les salaires sur l'inflation. Clé de voûte : les classes xxx.

Faibles inégalités de salaires, le soutien du fordisme : les classes xxx.

Le salaire direct (les diverses prestations versées par l'État) prend de plus en plus d'importance (environ 30 à 40 % du revenu disponible).

Ce système fonctionne bien pendant 25 à 30 ans, dès les années 60.


      1. la crise du fordisme

          1. la crise du travail

Dans les années 60 une crise liée à l'organisation du travail. Désintérêts liés à la répartition des tâches.

 On observe d'abord aux USA plus dans l'ensemble des pays développés est monté très fort de l'absentéisme (parfois 20 %). Organisation d'un volant de main-d'oeuvre immigrée pour pallier l'absentéisme.

Turnover élevé, 30 ; 40 ; 50 % (pas plus un salarié sur deux qui a plus d'un an d'ancienneté).

 Montée en flèche des rebuts pour mauvaise qualité, jusqu'à 10 %.

Préoccupant, tous les phénomènes vont dans le même sens plus des grèves sauvages. Remise en cause du postulat de Taylor sur la motivation travaille le salaire.

Remise en cause la chaîne de production fordiste. En Suède les usines de Kalmar et Duddevala de Volvo.

Kalmar, on crée des équipes autonomes. On écrase la hiérarchie. Exemplarité de l'ergonomie. Résultat : une usine 10 % plus chère qu'une usine normale mais très vite 15 % d'augmentation de la rentabilité.

À comparer au toyotisme ou ohnisme.

Au milieu des années 70 l'absentéisme baisse, due à la montée du chômage, on stoppe les actions d'amélioration de la qualité de vie au travail.

Au milieu des années 90 la baisse du chômage fait resurgir l'intérêt pour les conditions de travail.

On est entré dans une autre logique est celle du toyotisme.

Autre point, l'augmentation de la mécanisation et l'informatisation.

Ce cri du travail, encore masquée par le chômage, explique une baisse de la productivité du capital.


          1. la crise de la consommation

Saturation de la norme de consommation. Le taux d'équipement des ménages va atteindre des seuils considérés comme indépassable.

En 30 ans très peu de produits nouveaux introduits dans la norme. Très peu de renouvellement. On voit apparaître des services dans la norme de consommation.

Syndrome de la calculette, fin 70 débuts 80 une calculette vaut 1000 F, 20 ans plus tard elle vaut cinq francs.

On se reporte essentiellement sur le renouvellement du produit. On abaisse au maximum la durée de vie des produits.

En recherche de débouchés ailleurs, internationalisation. Mais débouchés déjà saturés, recherche de pays en voie de développement. Mais ils n'ont pas le pouvoir d'achat. Production ailleurs de produits spécifiques, un des éléments majeurs pour expliquer la mondialisation.

          1. la crise de la régulation étatique et la crise de la régulation internationale

le chômage a fait exploser les coûts sociaux du chômage. Les prélèvements fiscaux sont de plus en plus intolérables. Cela vient en ébranler la régulation étatique, l'État se finance par l'emprunt, explosion de la dette publique.

Action de plus en plus forte de la part des bailleurs sur les états.

L'essentiel de la croissance américaine est financé par la Chine par le Japon.

Montée en puissance des multinationales qui vous prend de plus en plus de pouvoir. Par la décision d'implantation dans tel ou tel pays.

Si crise du fordisme : on reviendra au fordisme, néo-fordisme.

Si Patrice du fordisme : post-fordisme.


    1. Post fordisme

      1. l'échec des tentatives neo-fordistes

        1. un post fordisme périphérique ?

Théorie : il faut exporter le fordisme dans les pays du tiers-monde. Très fortement dans les pays du tiers-monde. Il faut rendre cette demande solvable. L'idée, faire un plan multilatéral pour les pays du tiers-monde : échec.

Amorcer la pompe par des emprunts, endettement massif des pays du tiers-monde qui n'achètent que des armes ou des infrastructures inutiles.

On remarque que même si les pays du tiers-monde avaient acheté des biens de consommation se sont pas les pays développés qui en auraient profité, les pays du tiers-monde étaient producteurs de biens de consommation.

Cela ne résout pas le problème.

        1. un post fordisme technologique ?

L’idée : la norme de consommation va être entièrement renouvelée par l'arrivée de nouveaux produits.

Échec complet des PC, trop cher, inefficace.

Le New fordisme technologique ne s'est pas imposé.

        1. contournement de la crise de la consommation

! Voir la théorie des composants de consommation.

          1. la réduction de la durée de vie d'un produit

 Physique : remplacement de la mécanique par l'électronique.

 Technique : obsolescence.

- dû aux progrès techniques.

- psychologique et sociologique ; effet de signes.
La théorie néoclassique de consommation : le consommateur rationnel, ils cherchent à maximiser son utilité. Il commence à épargner, si son épargne est rentable et ils consomment s'il reste quelque chose.

Pour Keynes : des variables importantes : le revenu et le prix. L'individu consomme et épargne s'il reste quelque chose.
Courbe d’iso utilité du consommateur de la théorie néoclassique :


La théorie du consommateur néoclassique, présuppose : l'économiste connaît les besoins des consommateurs.

La théorie keynésienne se focalise sur le revenu.

On peut se rapprocher de la réalité avec des théories néoclassiques.
Jacques Attali et Marc Guillaume, publication en 1974 de « L’antiéconomique ».

Inspiration tantôt de la sociologie, tantôt histoire est tantôt mathématique. Inspiration de Baudrillard, de Pierre Kende.

Théorie des composantes : dans chaque bien il y a plusieurs composantes qui inspirent la consommation du bien.

 Composante utilitaire : tout ce que permet de faire l'objet sans l'intervention de l'imaginaire ou de la société. (Une voiture : se déplacer).

 Composante de communication : se servir de l'objet pour communiquer, s'intégrer à un groupe se différencie d'un groupe.

 Composante d’imaginaire : images conscientes ou inconscientes associées à l'objet.

Dans tout bien il y a ces trois composantes (sauf dans les gadgets qui n'ont pas de composante utilitaire).

Pour Attali et Guillaume, la communication et l’imaginaire sont prépondérants.

Si la composants de comité sur l'imaginaire sont prépondérantes on ne peut pas dire que l'augmentation de la consommation est égale ou tentation du bien-être.

Les besoins ne sont pas fixes, ils évoluent dans le temps.

Premier cas : augmentation des besoins égale augmentation des biens satisfaction constante.

Deuxième cas : augmentation des besoins plus petite que l'augmentation des biens  la satisfaction augmente.

Troisième cas : augmentation des besoins plus grands que le tentation des biens  croissance de la consommation mais de croissance du bien-être.

Comment cela agit sur la réduction de la durée de vie des produits.

Les biens et les marchés sont segmentés, on va affiner la segmentation.

Consommation de masse : un tel succès que posséder n'était plus un marqueur social assez important. Exemple automobile : normes de consommation élevée. Comment se différencie-t-on quand on est au sommet de la hiérarchie ?


          1. L'individualisme et le nomadisme des produits

 Passage du ménage à l'individu.

 Passage du domicile au corps comme lieu de consommation (baladeurs, portables).

          1. Lutte contre la porosité du temps de consommations

 Activités conjointes.

 Stratégie d'empilement des biens de consommation.

          1. L'extension de la marchandise

 Services.

      1. Quelle post fordisme ?

        1. un capitalisme patrimonial ou financier ?

          1. le capitalisme patrimonial de Michel Aglietta

Idée : le fordisme et la régulation fordistes n'ont pas réussi à se renouveler.

Il explore de nouvelles voies de régulation, trois choses :

 un nouveau rapport salarial (fordisme, partage des gains de productivité). Depuis une bonne vingtaine d'années, les négociations se font au niveau des entreprises et plus haut niveau de la branche. Au niveau du partage des gains, des profits. (Fordisme : ce qui crée le lien social sa consommation).

Nouveau lien social fondé sur l'épargne. Ce ne sont pas les individus mais les organismes collecteurs d'épargnes qui ont un pouvoir. L'actionnariat est extrêmement dispersé.

 Une nouvelle structure du capital.

 Un nouveau rôle de l'État. Passage à une économie de connaissance.
[Idée du revenu minimum universel. L'État distribuerait un RMU à l'ensemble de la population. Bresson, René Passet, ATAC].


          1. le capitalisme financier

 Le pouvoir serait revenir aux propriétaires des entreprises.

 Impression que le pouvoir à basculer vers la finance qui serait le maître.

 L'horizon temporel de gestion des entreprises s'est profondément raccourci.

 Globalisation financière et court-termisme, risque pour l'économie mondiale.

 Technostructures et technostructures financières

Galbraith : théorie de la filière inversée, 1968, « le nouveau capitalisme industriel».

En finir avec le mythe d'un capitalisme avec une concurrence pure et parfaite : en fait capitalisme de grosses unités (technostructures). Ce producteur qui est roi, c'est la production des entreprises qui influencent la consommation. Filière inversée : producteur roi et non consommateur roi. Le pouvoir va toujours au facteur rare : terre puis capitale. Les années 60 ils voient que le pouvoir va à celui qui maîtrise l'information. La technostructure : tout ceux qui amènent du savoir. Du savoir-faire entreprises. L'entreprise n'emploie pas des surhommes et fabrique des équipes qui vont être capables de maîtriser l'information.

Le capitalisme est un capitalisme de grandes unités, les productions font qu'elles nécessitent des capitaux de plus en plus importants, des prises de décision de plus en plus rapide. Il est impossible de se tromper si on veut survivre.
Le pouvoir est revenu aux propriétaires. Broudo : en partie vraie en partie faux. Les actionnaires pour la plus grande partie n'exercent pas leur pouvoir. Ce sont des intermédiaires qui exercent le pouvoir. On est passé d'une technostructure industrielle à une technostructure financière. Ce sont des salariés qui détiennent le pouvoir.
 Caractéristique structurelle ou propre de la mutation ?

Après chaque grande crise une restructuration importante. La finance ne crée pas de richesses, à la besoin de création de richesses. La finance n'est qu'une étape qui ne peut pas remplacer le fordisme.


        1. globalisation ou mutation des économies monde

          1. le concept des économies monde : Fernand Braudel et Jacques Attali

          2. l'évolution historique : ordres et formes

          3. à la recherche d'un nouveau coeur, d'une nouvelle forme



  1. : Mondialisation et territoires

    1. Définitions

        1. Michalet

C.A. Michalet

La séduction des nations, ou comment attirer les investissements,

Economica, 1999
Les métamorphoses de la mondialisation

La mondialisation fait partie intégrante de la dynamique du capitalisme mais il faut en analyser les différentes modalités, la mondialisation est une tendance (cf. p. 15)
Trois configurations de la mondialisation :

  • l’économie inter-nationale, privilégie les échanges de biens et services entre les États-nations.

  • L’économie multi-nationale, émerge aux débuts des années soixante, privilégie la dimension des flux d’investissements directs à l’étranger et la mobilité des activités productives des firmes d’un territoire à l’autre ; la spécialisation des économies nationales repose de plus en plus sur la stratégie de l’organisation productive des grandes firmes, la théorie des échanges inter-nationaux est devenue obsolète

  • L’économie globale, s’impose à partir du début des années quatre-vingts, caractérisée par la prédominance de la dimension financière : la stratégie et l’organisation des firmes est soumises à la recherche du taux de rentabilité qui peut être obtenu par des investissements alternatifs sur des marchés financiers ; les relations horizontales entre les unités du même groupe ont autant d’importance que les relations verticales ; la spécialisation des unités est fonction des avantages comparatifs offerts par les différents territoires. La « glocalisation » consiste à combiner les avantages comparatifs des pays et la compétitivité globale de l’entreprise par rapport au marché mondial » ; la rentabilité des unités est appréciée en fonction de leur contribution au groupe et non pas en fonction de leurs résultats propres.




        1. Robert Reich



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