Analyse formelle et conceptuelle des formes verbales du français contemporain : a la croisée du passé simple et de l’imparfait, du futur et du conditionnel, les concepts «potentiel» et «défini»





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« Mais on n'a pas encore acquis la force de sagesse qu'il faudrait pour s'arrêter pile sur la route du temps et puis d'abord si on s'arrêtait on ne saurait quoi faire non plus sans cette folie d'avancer qui vous possède et qu'on admire depuis toute sa jeunesse. » Céline, Voyage au bout de la nuit.

3- Bilan et perspectives



Au total, la double analyse par opposition et par différenciation que nous avons effectuée autorise à proposer l’existence d’un morphème dénoté par l’opposition : [Ø /(R)], et suggère qu'existent trois morphèmes de flexion :

  • un premier morphème de flexion dénoté par l'opposition à double étage [Ø /(R)] : Ø pour le présent, -R pour l'imparfait et le passé simple et +R (ou ses allomorphes : //, r dans /, je finirai, , er dans //, je garderai, /i/, ir dans /, je dormirai, /d, dr dans //, je viendrai, /, tr dans / je paraîtrai) pour le futur et le conditionnel. Le +R pouvant également être postulé à l’infinitif114.

  • un second morphème qu’on notera [Ø/(ai/a)] mis en évidence par un Ø s’opposant à deux séries d'opposition : l'absence significative du présent alterne avec deux séries exclusives l'une de l'autre : /, j/ et /, a, Ø/.

  • enfin, un troisième élément, fragment du morphème de personne.

Le présent se caractérisant par deux zéros qui subsument les oppositions relevées, il s’oppose en bloc aux quatre autres formes verbales. On peut le formaliser par ce schéma :




Ø

R

+R

-R

ai/a

a




futur

passé simple

ai




conditionnel

imparfait

Ø

Présent

Infinitif




Ou si l’on préfère par la présentation linéaire et schématisée d’une forme verbale de l’indicatif :

tu + base + Ø + Ø + (es, s, x)

 R ai/a


3-1- De la nécessité de réinvestir en sens cette analyse morphologique :




L’analyse formelle originale que nous avons opérée conduit à la nécessité de réexaminer en fonction de cet éclairage les analyses sémantiques du futur et du conditionnel qui ont été posées jusqu’à aujourd’hui. En effet, comme le souligne cette citation de Dendale qui figure en exergue d’un recueil d’études sur le conditionnel, le rapport sémantique entre futur et conditionnel est établi aujourd’hui en fonction d’une analyse morphologique qui n’est jamais revisitée et qui semble être devenue un lieu commun :

« La recherche de l’invariant sémantique est fondée sur le principe de correspondance « une forme, un sens » et sur la conviction que les effets de sens d’une forme naissent de l’interaction du sens unique avec les éléments du contexte […]. Appliqué au conditionnel, ce principe incite à chercher un sens unique, stable, au morphème –rais, morphème composé – comme on sait 115– qui intègre les morphèmes de l’imparfait et du futur. »116

Partant de cette définition, il s’agit, pour de nombreux auteurs, de comprendre en quoi le morphème –rais dénote du futur et de l’imparfait, c’est-à-dire en quoi le conditionnel cumule le morphème –réputé unique- du futur et celui de l’imparfait117.

Wilmet, quant à lui, dans son article « L’architectonique du conditionnel » montre bien que cette figure de l’ajout du trait sémantique –réputé unique- du futur à celui de l’imparfait conduit à une impasse de l’interprétation car l’aspect du passé simple qu’il reconnaît dans le futur, à la suite de l’analyse symétrique de Guillaume118, entre en opposition avec l’aspect de l’imparfait. Les réunir dans le conditionnel correspond alors à l’alliage du feu et de l’eau :

« Les indices [], [ ], [] ne sont d’aucun secours [pour déterminer l’aspect du conditionnel], car ils laissent ouverte l’alternative d’un aspect global (celui du FUT et de l’infixe –r-) ou d’un aspect sécant (celui de l’IMP et des désinences –ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient). » 119

Mais il résout pour sa part la contradiction en proposant de démontrer la «neutralisation des deux aspects mutuellement exclusifs » :

« La résolution exige que l’on démontre (1) l’inadaptation du COND à l’aspect global pur de tout mélange d’aspect sécant (en excipant p. ex. de disparités avec le PAS), (2) sa réceptivité à l’aspect sécant (en soulignant par ex. des similitudes avec l’IMP). »120

Cependant, la reconnaissance de deux valeurs différentes au futur121, dénotées par les deux morphèmes +R et a/ai que nous avons mis au jour, permet l’économie de cette contradiction et de sa résolution puisque les deux valeurs opposées, aspect global et aspect sécant, si l’on veut reprendre la terminologie et l’analyse de Wilmet, ne sont pas en co-présence dans le conditionnel, ce dernier ne partageant avec le futur que le réinvestissement sémantique du +R et s’opposant à lui sur le réinvestissement sémantique du a/ai - trait sémantique de l’aspect global s’opposant au trait sémantique de l’aspect sécant-, nous y reviendrons.

La divergence d’analyse morphologique que nous avons présentée ne peut que conduire à une divergence d’analyse sémantique. En effet, le rapport qu’entretiennent futur et conditionnel, n’est pas un rapport d’ajout d’une valeur – celle de l’imparfait-, mais une relation d’opposition ; il correspond à un trait sémantique dénoté par l’opposition ai/ a dont nous postulons qu’il correspond aussi à l’opposition imparfait/passé simple.

Inversement, il faut s’interroger sur le rapport entre l’imparfait et le conditionnel. Là encore, le conditionnel n’est pas le fruit de l’addition d’un trait sémantique –celui du futur-, à celui de l’imparfait. Il entretient avec l’imparfait une relation d’opposition dénotée par celle qui oppose le R, qu’il partage avec le futur, et l’absence significative de R propre aux trois autres temps de l’indicatif.

Mais c’est sans doute le futur qui apparaît comme un abîme dans cette nouvelle analyse. On peut (à tort) avoir le sentiment que rien n’a changé pour le conditionnel qui combinait déjà deux traits sémantiques –ceux du futur et de l’imparfait. La différence qu’on propose ici, une combinaison d’un trait sémantique de l’imparfait et de « quelque chose du futur » peut sembler minime sauf quand on songe qu’on ne sait plus rien du futur qui apparaît non plus comme un temps à valeur unique, bien délimitée ( ?) mais comme une combinaison de deux valeurs qui, dès lors, apparaissent comme de complètes inconnues.

Si l’on pose l’hypothèse – comme Guillaume – que le morphème a du futur correspond à celui du passé simple, l’opposition du morphème a du futur au morphème ai du conditionnel se rapportant alors à celle du passé simple et de l’imparfait, les analyses qui ont pu être effectuées sur l’imparfait demandent alors à être réexaminées dans le cadre de son opposition avec ce morphème a. Car, si l’on retient cette hypothèse, comment ensuite prendre en compte le R avec lequel se combine le ai/a  ? Parmi les analyses effectuées de l’imparfait et du passé simple, il devient nécessaire de déterminer celles qui sont susceptibles d’être transposées à l’analyse du futur et du conditionnel.

Dès lors, la question centrale qui se pose est bien celle qu’avait déjà posée, dans son temps, Imbs122 : « Que signifie ce R propre au futur et au conditionnel ? », question qui renvoie dans le système à ce qui est commun sémantiquement au futur et au conditionnel mais aussi à ce qui les différencie, ensemble, des autres temps simples de l’indicatif, présent, imparfait, passé simple.

Replacer futur, imparfait et conditionnel, non plus en termes de complémentarité mais en termes d’opposition conduit à repenser non seulement ces formes verbales mais aussi tout le réseau d’opposition dans lequel elles se trouvent, qui constitue le système verbal.

3-2- De la difficulté de prendre en compte les implications sémantiques d’une analyse morphologique qui pose deux morphèmes



Le fait de reconnaître l’opposition R pose d’emblée un certain nombre de difficultés qui peuvent sembler insurmontables. On s’aperçoit rapidement que le conditionnel et le futur deviennent inclassables.

En effet, si l’on opte pour le classement généralement admis aujourd’hui qui conserve ces deux formes dans l’indicatif, on ne peut plus mettre sur le même plan d'analyse toutes les formes verbales de l'indicatif puisque deux morphèmes entrent en jeu : le futur, par exemple, s'oppose au présent selon deux modalités différentes, contrairement au passé simple et à l'imparfait qui ne s'opposent à lui que sur un morphème. On est alors amené à créer une ligne de partage supplémentaire à l’intérieur de l’indicatif. Cette ligne de partage correspond certes à des analyses déjà établies comme celle de Maingueneau qui souligne sur le plan sémantique l’absence de symétrie entre temps du passé et temps du futur :

« Le présent ne constitue pas […] une sorte d’ « axe de symétrie » temporel, comme si le passé était au présent ce que le futur est à ce même présent. Il serait faux de penser que la seule différence entre passé linguistique et futur linguistique est que le premier suppose un regard rétrospectif et le second un regard tourné vers l’avenir, en admettant implicitement que l’énonciateur a la même attitude à l’égard du passé et du futur et que son activité se borne à « situer » des énoncés dans le temps. La linguistique générale enseigne un fait révélateur à ce sujet : si, en règle générale, les différentes langues possèdent un passé, il est en revanche très fréquent que le futur soit marqué par des combinaisons du type (Présent + adverbe de temps) ou (vouloir, devoir,… + verbe à l’infinitif) et non par des « temps » spécifiques. Cette dissymétrie est significative : les faits révolus ne sauraient posséder le même statut pour un énonciateur que ceux à venir, lesquels n’existent en fait que comme le terme d’une tension de l’énonciateur à partir de son présent. Si le passé est par définition coupé du présent de l’énonciateur, le futur n’est supporté que par lui. Pour les événements passés, l’important c’est de déterminer comment ils ont eu lieu, (problème d’aspect) alors que pour les faits futurs l’essentiel est de savoir s’ils auront lieu ou non, de quelle manière l’énonciateur les pose (problème de modalité). »123

Pour autant, cette ligne de partage ne correspond à rien de connu : s’inscrivant à l’intérieur d’un « mode », elle ne peut être un « mode », mais elle ne peut non plus être un « temps » déjà dénoté classiquement par l’opposition ai/a.

De plus, si l’on considère exacte l’hypothèse selon laquelle l’infinitif partagerait avec le futur et le conditionnel le morphème R, on voit mal comment adjoindre l’infinitif au sein de l’indicatif, du fait de l’absence de variation de cette forme.

Sur le plan sémantique, par ailleurs, certains linguistes comme Tassie refusent de classer le conditionnel parmi les temps de l’indicatif du fait des sens qu’il prend en emploi. Ce dernier soutient la thèse d’un conditionnel modal dans tous les cas de figure124.

Si on joint cette résistance à un certain « brouillage » de l’analyse sémantique du futur et du conditionnel qui fait que les linguistes sont nombreux à détailler les valeurs modales et temporelles125 du futur et du conditionnel, et au constat chez certains auteurs d’un futur à valeur typiquement modal comme chez Maingueneau dans son ouvrage déjà cité :

 « La morphologie montre bien que le futur est le résultat de visées de l’énonciateur à partir de son présent.

Dans ces conditions, il n’est pas possible d’adopter la démarche de beaucoup de grammaires traditionnelles qui, après avoir défini la valeur déictique du FS, ajoutent quelques paragraphes consacrés à ses « valeurs modales ». En réalité, on ne doit pas considérer ces valeurs modales comme des emplois périphériques mais poser dès le départ qu’elles relèvent de plein droit du fonctionnement du futur et que ce sont plutôt les emplois non-modaux, « neutres » qui sont périphériques. Enoncer au futur, ce n’est pas situer un événement dans l’avenir, c’est désirer, ordonner, craindre, etc. Seule une vision réductrice du langage qui en fait un simple véhicule d’informations permet de rejeter dans les marges ce qui est en réalité l’essence même du futur : la tension modale. »126

si l’on joint ces remarques sémantiques enfin à notre analyse formelle, on pourrait être conduit à remettre en cause les classements récents qui intègrent le conditionnel à l’indicatif du fait de sa proximité morphologique avec le futur et de sa valeur « futur  dans le passé» du discours indirect sans toutefois interroger l'homogénéité de l'indicatif.

Le morphème dénoté par l’opposition R/ Ø qui se combine, entre autre, avec un morphème dit de temps, serait-il un morphème de mode qui amènerait à exclure futur et conditionnel de l'indicatif pour constituer un nouveau mode dont le R serait la marque ?

Cette hypothèse n’est pas sans rappeler celle d’Yvon qui, relançant le débat multiséculaire sur le statut modal ou temporel du conditionnel, a proposé une solution originale qui consistait, au lieu d’adjoindre le conditionnel au futur dans le sein de l’indicatif, d’adjoindre le futur au conditionnel dans le cadre d’un mode suppositif qu’il qualifie de « voisin du subjonctif ».

Il se basait pour cela sur les rapprochements morphologiques, syntaxiques et étymologiques qu’on peut établir entre futur et conditionnel mais aussi sur les analyses sémantiques de Guillaume et en particulier sur la charge hypothétique qu’il reconnaît au futur :

« Le futur est essentiellement un temps qu’on ne tient pas encore, qu’on imagine. Il emporte ainsi avec soi une part d’hypothèse inhérente sans laquelle le futur ne serait pas lui-même. Or, de deux choses l’une : ou bien le futur ne porte que la part d’hypothèse inhérente, sans plus, et, dans ce cas, il se tient en incidence, sans décadence au-dessous de lui-même ; ou bien le futur porte une charge d’hypothèse dépassant celle inhérente, et en ce cas, par l’effet d’une surcharge d’hypothèse, il entre en décadence, il descend au-dessous de lui-même.

« Le futur tenu, soutenu en incidence, sur décadence nulle, c’est le futur proprement dit, celui que nous nommons le futur catégorique, et qu’on a, par exemple, dans vous réussirez. Le futur tenu en incidence sur décadence engagée, acceptée, c’est celui que la grammaire traditionnelle nomme conditionnel et que nous nommons futur hypothétique, celui qu’on a dans vous réussiriez. »127

Pour Yvon, cette charge d’hypothèse que Guillaume reconnaît au futur catégorique et au futur hypothétique entre en contradiction avec leur classement dans la catégorie guillaumienne in esse, c’est-à-dire dans l’indicatif car ils correspondent à la définition des temps in fieri que fait Guillaume, d’un procès en voie de réalisation, comme les temps du subjonctif :

« L’avenir est du temps qui vient, du temps que l’on imagine, que l’on suppose, il n’est pas : il n’appartient donc pas au temps in esse et les tiroirs verbaux qui l’expriment ne sont pas à leur place au mode indicatif. M. Guillaume a signalé l’effort de la pensée pour réaliser au maximum les événements supposés pour l’avenir : il convient donc de rattacher l’époque future au temps in fieri, et de faire des tiroirs verbaux saurez et sauriez un mode voisin du subjonctif.

L’étiquette qui convient le mieux à ce mode est celle de suppositif, qui en indique la valeur essentielle. Ce qui distingue le saurez du sauriez, c’est la charge d’hypothèse que chacun implique ; on pourrait donc appeler le premier suppositif probable et le second suppositif incertain. »128

Cependant, cette hypothèse d’un mode spécifique au futur et au conditionnel fondée sur l’opposition d’un suffixe au zéro pose, elle aussi, un problème logique, comme l’a souligné immédiatement Moignet129 dans « Pitié pour l’indicatif » :

« Il importe peu, en effet, que d’un point de vue spéculatif l’avenir soit d’une autre nature que le passé et le présent, si la langue, elle, réunit les trois époques dans une construction psychique où la symétrie est rigoureuse. M. G. Guillaume […] a démontré à maintes reprises qu’en français les passés et les futurs se font pendant de façon parfaite par rapport au présent unique ; le mode indicatif, en effet, est une construction à cinq postes :

passé simple futur

présent

imparfait conditionnel
[…] et il nous est imposé de voir les choses ainsi par les données mêmes de la morphologie, qui, dans la catégorie des verbes de beaucoup la plus nombreuse, comporte des correspondances et des oppositions de morphèmes éclairantes

-ai -rai

(zéro)

-ais -rais

et qui, d’ailleurs, souligne, dans l’indicatif, la spécificité des futurs par l’utilisation d’un signe spécial, l’indice –R-. »130

Ce que Moignet fait remarquer ici c’est que le futur a parti pris avec le passé simple et le conditionnel avec l’imparfait, dans une symétrie parfaite. Si le rapprochement que la morphologie permet d’opérer entre futur et conditionnel empêche de les disjoindre, celui entre conditionnel et imparfait ou celui entre passé simple et futur devrait de même empêcher de disjoindre futur et passé simple, conditionnel et imparfait. Ces quatre temps ont partie liée.

Il continue en explorant la catégorie de mode, question dont on ne peut faire l’économie, effectivement, si on veut s’interroger sur la pertinence de l’appartenance d’un temps à un mode :

« En fait, c’est hors du domaine des modalités qu’il faut chercher la définition des modes, c’est dans celui de la représentation du temps, qui est à la base de toute la construction linguistique du verbe. »131

De plus, cette hypothèse d’un mode « suppositif » se heurte lui aussi au problème de l’infinitif dont le suffixe R pourrait, comme nous l’avons suggéré, à l’instar de Van den Eynde et Blanche-Benveniste, être commun au futur et au conditionnel ? On ne peut, en effet, l’adjoindre à ces deux formes verbales dans un même mode, qu’il soit indicatif ou suppositif, du fait de son absence de marque personnelle qui en font une forme figée.

« cherchant à me rappeler depuis combien de temps nous étions dans ce train un jour et une nuit ou une nuit un jour et une nuit mais cela n'avait aucun sens le temps n'existe pas. » C. SIMON, La Route des Flandres

3-3- Une interrogation plus générale sur la validité des classifications habituelles.


Ces questionnements, apparemment sans issue, nous amènent à réinterroger l’hermétisme des catégories du classement traditionnel. Le terme de « tiroir verbal » proposé par Damourette et Pichon132 est significatif d’une organisation stratifiée et figée. Or, l’éventualité d’intersections entre catégories conduit à imaginer un système des temps plus dynamique où les formes verbales résulteraient de combinaisons non-limitatives de suffixes, où les catégories ne seraient plus emboîtées les unes dans les autres mais entreraient en combinaison.

Dans ce cadre, le trait résultant du réinvestissement sémantique de l’opposition ±R se combinerait à celui de l’opposition a/ai, et au trait sémantique de la personne. S’il s’agit d’une valeur modale, dont il faudrait d’ailleurs alors examiner l’équivalence au subjonctif, il ne s’agit pas d’un concept englobant mais combinatoire, c’est pourquoi la notion de « mode » mériterait d’être réinterrogée dans ce cadre. On peut aussi penser qu’il s’agit de combinatoire de concepts qui entrent en jeu avec ceux de procès et de personne.

L’examen du réinvestissement sémantique des oppositions que nous avons mises au jour ou dont nous avons posé l’hypothèse devrait nous permettre de mieux appréhender ce système de combinatoires dont nous postulons l’existence.
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