Analyse formelle et conceptuelle des formes verbales du français contemporain : a la croisée du passé simple et de l’imparfait, du futur et du conditionnel, les concepts «potentiel» et «défini»





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titreAnalyse formelle et conceptuelle des formes verbales du français contemporain : a la croisée du passé simple et de l’imparfait, du futur et du conditionnel, les concepts «potentiel» et «défini»
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2-1-2 Les analyses divergentes du futur et du conditionnel correspondent-elles à un simple problème d’allomorphisme ?



2-1-2-1 Allomorphisme de la base ou allomorphisme du –R- ?



Un certain nombre de difficultés dans la description du futur et du conditionnel vient de la nécessité de poser des allomorphes qui leur sont spécifiques, qu’on ne retrouve dans aucune autre distribution. Ce qui amène à des choix arbitraires dans le découpage, comme nous allons le voir.

Le premier cas d’arbitrarité se situe au niveau du découpage précédemment évoqué, celui qui permet de délimiter la base et le R. En effet, le R présente un allomorphisme qui, combiné à celui, éventuel, de la base, interdit de trancher de façon absolue entre plusieurs hypothèses. Le suffixe R peut se présenter sous différents allomorphes : -r- /r/ dans, par exemple, nous cour-r-ions, si on l’oppose à nous cour-ions ; -er- // dans nous cass-er-ions, si on l’oppose à nous cass-ions ; -ir- /i/ dans nous dorm-ir-ions si on l’oppose à nous dorm-ions.

Il s’agit là de variantes combinatoires dont la règle de distribution a été présentée par Marc Plénat. A la première conjugaison, il pose deux variantes phonologiques /R/ et /R/ pour les verbes dont le radical se termine par une consonne. A la seconde conjugaison, il présente une variante combinatoire /iR/ que présentent « tous les verbes qui ont un infinitif en –ir, où i est la voyelle thématique »78, qui s’affaiblit en /()R/ avec les verbes « dont le radical se termine par /j/ » et « dont la dernière voyelle du radical est [-arrière] »79 Cette variante se réduit à /R/ quand le radical se termine par une voyelle suivie de /n/ ou de /R/.
Touratier80, quant à lui, propose deux autres allomorphes : le -dr- et le –tr- pour les verbes comme venir, tenir, paraître, à l’inverse de Dubois qui considère que ces consonnes s’ajoutent à la base. En réalité, ce sont des cas problématiques pour lesquels il est impossible de trancher autrement qu’arbitrairement : soit on pose un allomorphe de la base spécifique au futur et au conditionnel : /d/, //, /part/ (viend-, tiend-, paraît-) ce qui permet de conserver un suffixe // qu’on retrouve dans de nombreux autres verbes, soit on opte pour un allomorphe du suffixe spécifique au futur et au conditionnel : /d/, /t/ de façon à conserver une base qu’on retrouve par ailleurs : //, /t/, //, ( je vien-s ,tu tien-s, il paraî-t).

Le problème se pose d’ailleurs de la même façon pour le suffixe –ir- qui permet de conserver une base existante par ailleurs : /d/ (dorm-) dans /nud/ (nous dorm-ons), ou // (offr-) dans // j’offr-e. On peut cependant opter pour un autre découpage qui permet de retrouver le suffixe // à condition d’établir un allomorphe de la base spécifique au futur et au conditionnel  /d/ (dormi-), // (offri-).

Certains linguistes, comme Martinet, optent pour une troisième solution qui leur permet de ne pas trancher : il s’agit de poser un son intermédiaire (que Martinet dénomme lubrifiant) ainsi, -d- ,-t-, -i- ou -- sont posés comme des phonèmes intermédiaires.

Quelle que soit l’option de présentation choisie, il nous semble surtout important de veiller à la cohérence du choix. Pour notre part, nous suivrons celle de Touratier en proposant cinq allomorphes du suffixe commun au futur et au conditionnel : //, ,, /, //, (-r-, -er-, -ir-, dr-, -tr-) et en préservant l’homogénéité des bases. Nous symboliserons ensuite ces allomorphes par R.

2-1-2-2 Des suffixes du futur arbitrairement découpés ?



La divergence de découpage entre les suffixes du futur et du conditionnel que nous avons repérée chez les linguistes relève du même type de difficulté.

Martinet présente clairement cette alternative entre deux découpages :

« Le monème futur présente toujours un –r- /-r-/ qui apparaît seul dans nous chanter-ons /nu -r-/. Mais le /-r-/ n’est plus seul dans /il -ra/. On verra toutefois dans /-ra/ plutôt une variante du monème futur qu’une combinaison de /-r-/ avec un élément personnel /-a/ inconnu par ailleurs. »81

A l’inverse, Pinchon et Couté préfèrent poser un suffixe personnel spécifique au futur de façon à préserver l’homogénéité du suffixe R.

On peut en conclure que le choix entre ces deux présentations relève de l’arbitraire et qu’il ne s’agit pas d’un véritable problème.

Cependant, que ce soit l’une ou l’autre analyse du futur, elles amènent à poser une sorte de hiatus pour le conditionnel : que faire de ces deux suffixes R et ai unanimement reconnus, quand on les positionne dans un tableau en face du suffixe du futur, d’une part et du suffixe de l’imparfait, de l’autre ? Poser le suffixe du futur comme équivalent au suffixe de l’imparfait, dire qu’il s’agit de deux suffixes de « temps » implique qu’il n’y a qu’une case pour R et ai du conditionnel et l’on trouve donc des présentations de ce type qui posent pour le moins un problème de cohérence :





personne + base

suffixe de temps

suffixe de personne

Imparfait

tu chant

ai

s

Futur

tu chant

er

(ou era)

as

(as)

Conditionnel

tu chant

er-ai82

s


En effet, le suffixe du conditionnel semble bien composé de deux suffixes. Touratier pose d’ailleurs le problème quand il commente la présence conjointe du suffixe futur et du suffixe de l’imparfait dans le conditionnel :

« On constate que l’unité morphologique d’Imparfait appartient à une autre classe que celle de Futur, pour autant que la présence de l’imparfait n’exclut pas celle du Futur, et que d’autre part le Futur appartient à la même classe que le Subjonctif, dans la mesure où le Futur et le Subjonctif se combinent également avec l’Imparfait. Si l’on considère que l’Imparfait est un temps, on doit admettre que le Futur n’est pas un Temps, mais, exactement comme le Subjonctif, un Mode. […] Le futur est non seulement un temps qui logiquement exclut le passé et le présent, mais aussi un temps qui, en latin, exclut l’imparfait. Mais, en français, le Futur a un fonctionnement différent : c’est un Mode et non un Temps, dans la mesure où il est compatible avec l’Imparfait. »83

Cependant, accepter de séparer les suffixes apporte une autre difficulté, en obligeant à poser un zéro, à l’imparfait, et un autre au futur, au minimum pour les personnes 4 et 5.




personne + base

suffixe 1

suffixe 2

suffixe de personne

Imparfait

tu chant

nous chant

Ø

Ø

ai

i

s

ons

Futur

tu chant

nous chant

er

er

a (?)

Ø

s

ons

Conditionnel

tu chant

nous chant

er

er

ai

i

s

ons

Le choix d’accepter de poser un zéro dans l’analyse du futur est central. En effet, si l’on oppose nous chanterons et nous chanterions, la non-reconnaissance du zéro dans quelques flexions du futur empêche de déconstruire le morphème R du morphème [a, ai, Ø] et l’analyse du conditionnel aboutit alors à l’ajout du suffixe de l’imparfait à celui du futur, alors que la présence de la série morphématique autorise l’échange du suffixe Ø du futur et du suffixe /j/ du conditionnel. Or, la question du morphème zéro a été et est encore84 très débattue. Il paraît donc nécessaire de revenir à ce sujet sur les positions des linguistes ayant abordé le sujet du futur et du conditionnel.

2-1-3 Faut-il poser un morphème zéro ?



De nombreux structuralistes considèrent qu’il ne faut pas prendre en compte tous les zéros que pose l’analyse structurale. C’est le cas de Martinet qui soutient la thèse que certains effets de sens ou même certaines catégories grammaticales qui correspondent à des zéros sont abusifs. S’il accorde l’existence de « signifiant zéro » dans certains cas « [où] l’insertion, dans un contexte, d’un nouvel effet de sens ou le remplacement d’un effet de sens préexistant par un autre, a pour résultat l’élimination, dans la chaîne parlée, d’un segment de l’énoncé de départ, [et où] il y a bien modification formelle de l’énoncé, donc monème»85, il dénonce l’existence de plusieurs catégories grammaticales fondées sur l’absence d’un matériau, comme par exemple le singulier qui est non-marqué et dont l’unicité de sens est, selon lui, contestable :

« si au signifié hypothétique, correspondait régulièrement une absence de réalisation formelle, on serait légitimement tenté de postuler, non seulement un signifiant zéro, mais également un signe zéro, c’est-à-dire l’inexistence d’un signe. […] On peut estimer, en principe, qu’un signifié hypothétique dont le signifiant est constamment zéro ne saurait avoir d’existence linguistique que si ses emplois attestent pour lui une existence sémantique incontestable : si, au signifiant zéro d’un singulier, correspondait toujours, effectivement, l’unicité, il conviendrait, sans doute, de poser l’existence d’un tel monème. » 86

Martinet propose donc de se baser sur « des considérations sémantiques » pour examiner la pertinence du morphème zéro. Démarche qui l’amène à réfuter également certaines catégories verbales du classement traditionnel :

« En fait, l’expérience montre qu’il y a généralement coïncidence de zéro sémantique et de zéro phonique et que l’inexistence d’une marque formelle pour une certaine «catégorie» grammaticale établit une présomption du caractère sémantiquement non positif de la dite «catégorie». C’est ainsi que ce qu’on désigne traditionnellement comme l’indicatif, à quoi ne correspond d’ordinaire aucune marque formelle, représente les emplois les plus ordinaires du verbe, statistiquement les plus fréquents et ne mérite pas, de ce fait, qu’on l’identifie comme un signe linguistique distinct du monème verbal. Il en va de même, le plus souvent, du présent dont la forme zéro va de pair avec une absence d’effet de sens. Il va sans dire que là où, comme à un certain stade de l’évolution des langues indo-européennes, le présent est positivement marqué comme tel (adjonction d’un –i aux désinences verbales indo-européennes), la question se repose de savoir s’il s’agit ou non d’un monème particulier avec le sens positif de présent hic et nunc. »87

L’absence de marque est donc analysée chez Martinet, non comme une marque zéro mais comme la forme de base à laquelle peuvent s’ajouter des suffixes : ainsi en est-il du présent, modèle basique auquel s’ajoutent les suffixes (ai, i) à l’imparfait, par exemple, ou de l’indicatif auquel s’ajoutent le morphème que et le suffixe –i- au subjonctif.

« Le « présent » est l’absence de temps spécifié, et l’« indicatif » l’absence de spécification modale, correspondant, l’un et l’autre, à la forme nue du monème verbal. Il n’y a donc pas plus de monème « présent » ou de monème « indicatif » que de monème de « singulier » : chante dans il chante, n’est pas, pour nous, la « 3è personne du singulier du présent de l’indicatif », mais le monème verbal nu. »88

Il propose aussi cependant d’analyser comme des amalgames certaines absences, ce qui permet d’éviter de poser trop de zéros et donc d’éliminer trop de catégories :

« Il faut toutefois se garder de conclure hâtivement de l’absence de manifestation formelle identifiable d’un monème à son inexistence, puisqu’il est possible que son signifiant soit amalgamé avec celui de monèmes voisins. En italien et en espagnol, les troisièmes personnes du singulier, après la chute de –t latin final, apparaissent sous la forme du thème nu, et l’on pourrait être tenté de poser, pour une forme comme esp. quiere « il aime », un signifiant zéro de 3e personne. Un contexte comme quiere a su madre « il aime sa mère » montre que quiere englobe un sujet repris par le possessif su. Il y a donc sujet de 3e personne du singulier, et on peut préférer concevoir son signifiant comme amalgamé avec celui du verbe que d’opérer avec un zéro.89 En face d’une première personne quiero « j’aime », on pourrait d’ailleurs analyser quiere en /kier/ + /e/ et voir dans cet /e/ le signifiant de 3e personne. On notera qu’une fois admis le concept opératoire d’amalgame, on voit mal comment on pourrait, au nom de la forme, dénier l’existence linguistique à un signifié positivement bien établi comme l’est celui de la 3e personne dans l’exemple qui précède. » 90

Cette analyse de Martinet et ses principes sont à la base de la démarche de Touratier dans Le système verbal du français. Ce n’est d’ailleurs sûrement pas un hasard si Touratier pose assez longuement le problème du zéro dans cet ouvrage car sa présentation du système verbal est tributaire de sa conception du zéro. Il soupèse deux choix opposés : la position maximaliste représentée par Nida et la position minimaliste pour laquelle il cite Martinet et Gleason :

« Pour éviter probablement la prolifération des morphèmes à signifiant zéro, certains linguistes prudents, comme Gleason (1969), se donnent la règle méthodologique suivante : « sauf s’il se révèle plus tard être un allomorphe d’un morphème qui a des formes visibles, il faudra toujours éliminer de la description finale » les zéros que l’on aura été amené à introduire provisoirement au cours de l’analyse. »

Cette démarche qui consiste à voir dans le zéro un outil d’analyse qu’on n’utilise que provisoirement pour l’éliminer ensuite du résultat, est celle qui est manifestement à l’œuvre dans l’analyse du futur et du conditionnel de Pinchon et Couté :

En effet, le zéro apparaît bien dans les paradigmes que posent ces auteurs :

« En chaque point (1, 2, 3, 4) de la suite syntagmatique apparaît la possibilité de procéder à des commutations qui établissent quatre paradigmes selon le schéma suivant :

1 2 3 4


base lexicale / / /

Ø  

Ø 



Ø




Mais c’est pour disparaître dans les différents tableaux qu’ils présentent ensuite où les zéros sont remplacés par des cases grisées :
« Les tableaux suivants donnent toutes les combinaisons possibles des quatre éléments :

Base + marque 1 + marque 2 + désinence :
Code oral :

variable

Eléments stables







1

2

3

4

Séries formées

base

() 

(i) 

 e e

Cond. Prés. 4-5

base

() 






Cond. Prés 4-5

base

() 






a

Futur 1-2-3-4-5-6



e

base




(i) j

 e

Imp. 4-5 – Subj.prés. 4-5

base









Imp. 1-2-3-6

base







 e

Ind. Prés. 4-5

base







éro

Ind. Prés. 1-2-3-6

Subj. Prés. 1-2-3-6


Code écrit :

variable

Eléments stables




1

2

3

4

Séries formées

ase

(e) r



ns/ez

Cond. Prés. 4-5

ase

(e) r







nt

Cond. Prés. 1-2-3-6

ase

(e) r






s/ 

ns/nt

z

Futur 1-2-3-4-5-6

ase






ns/ez




ase










nt




ase







ns/ez

Prés. 4-5

ase







.



nt



s

nt

Prés. 1-2-3-6

Subj. Prés. 1-2-3-6


91

Dans ces tableaux apparaissent bien trois suffixes à la suite de la base mais ces trois suffixes sont aléatoires : Pinchon et Couté excluent clairement que cette analyse en trois suffixes soit pertinente pour toutes les formes verbales de l’indicatif, c’est-à-dire qu’ils excluent la présence d’un suffixe zéro. C’est ce que signifie, sans équivoque possible, le ou de leur conclusion que nous avons déjà signalé :

« Entre la base et la désinence peut s’insérer un élément ou92 deux éléments. /j/ : /nu liz-j- / i- : nous lis--ons.

/r/ : /il li-r-a/ r- : il li-r-a

/r + j/ : /nu li-r-j- / r + i : nous li-r-i-ons.”93
Pour revenir à Touratier, il fait, quant à lui, coïncider ce principe de Gleason avec l’analyse de Martinet :

« Appliquée au verbe français, cette consigne oblige à considérer que ni le présent ni l’indicatif ne sont des morphèmes, puisqu’ils ne voient jamais alterner leur absence de marque formelle avec une marque différente de zéro. C’est ce qu’on peut appeler la position minimaliste. »

C’est cette position qu’il fera sienne pour présenter le système verbal du français mais il présente également la thèse adverse :

« A l’opposé, d’autres linguistes, comme Eugène Nida, estiment qu’il existe deux sortes de morphèmes à signifiant zéro : à côté de l’absence significative dans une série de variantes, à laquelle Gleason reconnaît volontiers le statut de morphème et qu’Eugène Nida appelle « le zéro allomorphique », on doit admettre un « zéro morphémique » qui, lui, a toujours un signifiant zéro et qui se définit comme « une absence significative non dans une série de variantes, mais dans une série de morphèmes » (d’après Nida, 1967, p.46). Ce « zéro morphémique » correspond très exactement à ce que l’école genevoise a appelé « signe zéro ». Comme le dit en effet Bally :

« […] dans tout paradigme grammatical, lorsqu’une forme dépourvue de morphème est nécessairement liée à un ensemble de formes qui en sont pourvues, l’absence de signe dans le premier cas est interprétée comme valant, non pas zéro signe, mais signe zéro. » (1922, p.2)

Les tenants de cette position que l’on peut considérer comme maximaliste, sont alors conduits à admettre que le présent et l’indicatif sont des morphèmes, l’un temporel et l’autre modal, qui ont toujours un signifiant zéro, puisqu’ils appartiennent l’un à la série des temps et l’autre à la série des modes. Le présent s’oppose en effet au moins au morphème qui a pour signifiant l’imparfait, et l’Indicatif s’oppose à celui qui a pour signifiant le Subjonctif. »94

Touratier, en définitive, réfute cette position maximaliste :

« Il est probablement faux que toute absence formelle qui commute avec des morphèmes soit nécessairement un morphème à signifiant zéro. Car cela reviendrait à assimiler abusivement tout paradigme à une classe de suites, et à récuser ainsi la notion de «modèle» d’un paradigme, les différentes suites qui appartiennent à un même paradigme étant forcément censées contenir le même nombre de morphèmes. »95

Pour Touratier, l’idée d’un modèle, c’est-à-dire d’une hiérarchie entre les différentes variantes formelles est décisive. Cette notion de modèle est probablement à rattacher à celle d’allomorphes combinatoires ou non. Il y aurait, selon Touratier, des variantes phonologiques et des variantes morphologiques qui permettraient de poser des modèles de base. Il semble donc que la conception de l’analyse combinatoire soit une raison de la divergence dans les manières de poser le problème du zéro :

« On considère en effet comme le modèle d’un paradigme la suite la plus courte parmi les suites de morphèmes qui appartiennent à un même paradigme (cf. Wells, 1970, p.63 ; Dubois et al., 1973, p.322) ; par exemple, vous aimez dans le paradigme de la figure 16.

vu(z) m e(z) vu(z) m Ø Ø e(z)

vu(z) m i e(z) vu(z) m Ø i e(z)

vu(z) m R e(z) vu(z) m R Ø e(z)

vu(z) m R i e(z) vu(z) m R i e(z)
Figure 15 Figure 16
Si toute absence qui commute avec des morphèmes était un morphème à signifiant zéro, le paradigme de la figure 15 serait alors une classe de suites, comme dans la figure 16, et n’aurait pas, à proprement parler, de modèle. »96
En définitive, les arguments avancés par les tenants d’une utilisation minimale du zéro nous semblent infondés pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le postulat d’un modèle, d’une hiérarchie entre les variantes ne se justifie pas. Pourquoi ne pas admettre tout aussi bien que toutes les variantes sont combinatoires, même si l’on n’en perçoit plus aujourd’hui la logique phonétique et qu’elles sont donc toutes à égalité ?

La prise en compte de l’allomorphisme peut conduire à une focalisation sur la matérialité de la marque et ainsi à positiver cette marque. C’est ce qu’on peut déduire d’ailleurs d’analyses qui élaborent un modèle de base et ses allomorphes. Or, « la marque de l’opposition sémiologique n’est pas dans la diversité des variantes, mais dans la constance du rapport [d’opposition] quel que soit l’allomorphe. »97

Par ailleurs, il semble bien que la nécessité que s’imposent les « minimalistes » d’éliminer certains zéros les conduisent à une aporie de l’analyse formelle puisqu’en définitive, Martinet et Touratier proposent de rechercher dans le domaine sémantique les critères pour justifier de la pertinence des zéros, ce qui renverse l’ordre de l’analyse :

« Seule une étude sérieuse au niveau des signifiés permettrait de savoir ce qu’il en est exactement, et donc de trancher en faveur de l’une des deux positions théoriques. « Dans les cas où l’absence de marque formelle correspond manifestement à une signification aussi repérable que précise, il faudra bien admettre que l’absence d’unité morphologique est le support de cette signification, et est par conséquent le signifiant d’un morphème qui est un zéro morphémique. Et dans les autres cas, on aura affaire à une absence de signifié qui va de pair avec une absence de signifiant, et par conséquent à une absence de morphème98. »99

Enfin et surtout, ces analyses aboutissent à positiver la marque. Par exemple, la démarche qui consiste à poser des zéros lors de l’analyse mais à ne pas les conserver lors du résultat en est caractéristique. On opère des commutations pour découper des morphèmes qui sont le résultat de l’analyse. Or, c’est l’opposition elle-même qui est marque et non le matériau qu’elle permet de découper, c’est donc l’opération qui est porteuse de sens et non son résultat. 100

De même, juger de la pertinence du morphème zéro selon sa commutabilité avec un matériau dans un même paradigme ne suffit pas. Cette notion d’alternance de la marque se base sur un certain refus de l’existence du zéro. A un signifiant zéro correspondrait préférentiellement l’inexistence de signe. Derrière cette authentification de la marque par sa matérialité, on peut repérer une positivation : on s’appuie sur le matériau pour repérer la marque selon cette conception et non sur l’opposition de matériau qui constitue véritablement la marque.

C’est parce que la marque est assimilée à du matériau et non pas à un rapport entre matériaux qu’il paraît difficilement concevable que le matériau zéro soit une marque. Or, précisément le zéro n’est pas une marque, pas plus que ne l’est le matériau auquel il s’oppose, c’est l’opposition significative entre la présence et l’absence de matériau qui constitue la marque, telle que le souligne Urien :

« La marque est dans le rapport du silence au bruit, et non dans l’un ou dans l’autre. »101

Pour nous, prendre en compte le zéro, ce n’est pas plus l’utiliser comme un outil opératoire que poser un morphème zéro en tant que tel mais c’est prendre en compte la différence de sens générée par l’opposition entre un matériau et son absence.

2-1-4 Pour une analyse qui prenne en compte le zéro


Notre analyse formelle qui s'appuie sur une série d'oppositions observées à partir du matériau oral et écrit, va nous permettre de montrer successivement que

  • le présent se différencie de l’imparfait par l’opposition Ø/ai.

  • l’imparfait se différencie du conditionnel par l’opposition Ø/R.

  • le conditionnel se différencie du futur par l’opposition ai/a.

  • Le futur se différencie du passé simple par l’opposition R/Ø

Le présent s’oppose à l'imparfait par l’opposition entre un zéro et le matériau /,j/, (ai,i) qui se retrouve sur l’ensemble des verbes, compte tenu de l'allomorphisme possible de la base102. C'est la seule opposition formelle entre présent et imparfait103, considérée traditionnellement comme la marque du temps104. Soit l’analyse suivante :

Présent Imparfait :

P… Base Tps …P P… Base Tps …P

1  gard Ø Ø  gard  Ø

2 ty gard Ø Ø tu gard  Ø

3 il gard Ø Ø il gard  Ø

4 nu gard Ø  nu gard j 

5 vu gard Ø e vous gard j e

6 il gard Ø Ø ils gard  Ø

Présent Imparfait :

P… Base Tps …P P… Base Tps …P

1 je gard Ø e je gard ai s

2 tu gard Ø es tu gard ai s

3 il gard Ø e il gard ai t

4 nous gard Ø ons nous gard i ons

5 vous gard Ø ez vous gard i ez

6 ils gard Ø ent ils gard ai ent

La même démarche met en évidence l'opposition du conditionnel et de l’imparfait, à travers celle du zéro et du /r/, (er). En effet, seule la présence du /r/ permet de différencier le conditionnel de l’imparfait, compte tenu de l’allomorphisme de la base qui affecte un certain nombre de verbes français105. De plus, quel que soit le verbe, on retrouve la série complète des suffixes de l’imparfait, à l’écrit comme à l’oral, série de suffixes à laquelle s’ajoute une série de suffixes de personnes qui est attestée aussi au présent.

Conditionnel Présent : Imparfait :

P… Base X Tps …P P… Base X Tps …P

1  gard r  Ø  gard Ø  Ø

2 ty gard r  Ø ty gard Ø  Ø

3 il gard r  Ø il gard Ø  Ø

4 nu gard r j  nu gard Ø j 

5 vu gard r j e vu gard Ø j e

6 il gard r  Ø il gard Ø  Ø
Conditionnel Présent : Imparfait :

P… Base X Tps …P P… Base X Tps …P

1 je gard er ai s je gard Ø ai s

2 tu gard er ai s tu gard Ø ai s

3 il gard er ai t il gard Ø ai t

4 nous gard er i ons nous gard Ø i ons

5 vous gard er i ez vous gard Ø i ez

6 ils gard er ai ent ils gard Ø ai ent

Si, à présent, on oppose le conditionnel au futur, en respectant la métrique qu’impose le découpage du conditionnel106, on aboutit à une analyse du futur qui combine à la base un suffixe –r-, un suffixe de temps (, a, Ø), et un suffixe de personne.107

Conditionnel Présent : Futur :

P… Base X Tps …P P… Base X Tps …P

1  gard r  Ø  gard r  Ø

2 ty gard r  Ø tu gard r a Ø

3 il gard r  Ø il gard r a Ø

4 nu gard r i  nous gard r Ø 

5 vu gard r j e vous gard r Ø e

6 il gard r  Ø ils gard r  Ø

Ø 108

Conditionnel Présent : Futur :

P… Base X Tps …P P… Base X Tps …P

1 je gard er ai s je gard er ai Ø

2 tu gard er ai s tu gard er a s

3 il gard er ai t il gard er Ø a

4 nous gard er i ons nous gard er Ø ons

5 vous gard er i ez vous gard er Ø ez

6 ils gard er ai ent ils gard er o nt109

Ø ont

A l’écrit, cette analyse amène à découper une série allomorphique de suffixes de personne spécifique au futur110 : Ø, s, Ø, ons, ez, (o)nt. Cette spécificité pourrait être de nature à remettre en cause l’analyse si on oubliait la dimension arbitraire de l’orthographe. En effet, à l’oral, on retrouve la série des suffixes de personne la plus largement employée, Ø, Ø, Ø, , e, Ø (ou ).

Il est intéressant de remarquer aussi, comme l’a fait Guillaume111, que ce découpage permet de recouper, dans sa première partie, celui du passé simple, du moins pour les verbes que nous appellerons, à la suite de Plénat, de la première conjugaison. En effet, l’opposition du passé simple au présent est matérialisée par celle d’un zéro à la série (, a, r), (ai, a, èr).

On peut émettre l’hypothèse que le futur partage avec le passé simple le même suffixe de temps pour lequel il présente des allomorphes aux personnes 4, 5, 6. Il s’en différencierait alors par la présence du suffixe R, de même que le conditionnel se différencie de l’imparfait par la présence de ce seul suffixe.

Futur Passé simple :

P… Base X Tps …P P… Base X Tps …P

1  gard r  Ø  gard Ø  Ø

2 ty gard r a Ø ty gard Ø a Ø

3 il gard r a Ø il gard Ø a Ø

4 nu gard r Ø  nu gard Ø a m

5 vu gard r Ø e vu gard Ø a t

6 il gard r  Ø il gard Ø r Ø

Futur Passé simple :

P… Base X Tps …P P… Base X Tps …P

1 je gard er ai Ø je gard Ø ai Ø

2 tu gard er a s tu gard Ø a s

3 il gard er a Ø il gard Ø a Ø

4 nous gard er Ø ons nous gard Ø â mes

5 vous gard er Ø ez vous gard Ø â tes

6 ils gard er o nt ils gard Ø èr ent
Le fait que la série identique ne soit pas complète empêche de présenter cette analyse autrement que comme une hypothèse. Si elle contredit le principe d’économie, il n’est pas évident que substituer à cette analyse, celle de la série conjuguée du verbe avoir au présent112 résolve l’ensemble des difficultés. En effet, que faut-il prendre en compte dans cette analyse : le temps présent et la personne ou également le lexème du verbe avoir, ce qui conduirait à déconstruire quatre sèmes dans la suffixation du futur ? Sans doute est-il plus raisonnable de considérer dans cette similarité parfaite entre les « terminaisons » du futur et celles du verbe « avoir » au présent, l’effet d’une formation par analogie qui n’affecte pas le sens de la forme verbale en synchronie.

En définitive, on constate que la spécificité des allomorphes des suffixes du futur conjuguée à la présence de plusieurs zéros brouille les frontières entre les différents suffixes et amène l’analyste à poser des découpages arbitraires entre la base et les suffixes ou des hypothèses qui ne sont pas entièrement vérifiables pour le découpage entre suffixe du temps et suffixe de personne. Si plusieurs indices convergent pour établir que la série (//, /a/) est commune au futur et au passé simple, aucun n’est véritablement décisif dans la mesure où l’analogie avec la série des suffixes de temps du passé simple est incomplète et où l’on pose des suffixes de personne spécifiques au futur à l’écrit.

De même, la série allomorphique des suffixes de l’infinitif ne coïncide pas exactement avec celle du premier morphème de flexion le +R du futur et du conditionnel. L’infinitif combine une base et un suffixe, soit le suffixe /e/ (er à l’écrit), soit le suffixe // (r ou re à l’écrit), soit le suffixe /i/ (ir) ou encore /wa/ (oir). (Exemples: parler : /pal/ + /e/; ou croire : /kwa/ +//, offrir : /f/ + /i/, devoir : // + //). On peut cependant s’appuyer sur l’identité partielle de cette série avec celle des allomorphes des suffixes // (r),  (er), /i/ (ir), /d (dr) , / (tr) que l’analyse permet de découper au futur et au conditionnel, pour avancer l’hypothèse que les suffixes de l’infinitif, du futur et du conditionnel sont allomorphes113.

Pour autant, ce qui nous semble, à l’inverse, établi, c’est que le conditionnel ne se différencie pas du futur par l’ajout d’un suffixe de l’imparfait mais bien par l’opposition entre deux séries de suffixes dont certains allomorphes au futur ne sont matérialisés que par l’absence significative d’un suffixe qui apparaît au conditionnel.

2-1-4-1 La distribution des zéros



A cette étape de l’analyse apparaît donc ce bilan morphologique qui permet de transcrire l’ensemble des suffixes :

à l’oral :

Personne

Base

suff. 1

suff. 2

Personne

je

X

Ø/r

Ø/ai/ai

e,s,x,Ø

tu

X

Ø/r

Ø/ai/a

es,s,x

il

X

Ø/r

Ø/ai/a

e,t,Ø

nous

X

Ø/r

Ø/i/â (Ø)

ons,mes

vous

X

Ø/r

Ø/i/â (Ø)

ez, tes

ils

X

Ø/r

Ø/ai/è (Ø)

ent,rent,ont

à l’écrit :



Personne

Base

suff.1

suff. 2

Personne



x

Ø/

Ø//

Ø

ty

x

Ø/

Ø//a

Ø

il

x

Ø/

Ø//a

Ø

nu

x

Ø/

Ø/j/a (Ø)

, m

vu

x

Ø/

Ø/j/a (Ø)

e, m

il

x

Ø/

Ø//(Ø)

Ø//

Cette présentation de la suffixation met au jour la présence d’opposition à trois termes dans le tableau, le présent/l’imparfait/le passé simple - dont on peut résumer les paradigmes sous cette forme, par convention : [Ø/(ai/a)]. Le présent, qui est représenté dans ce tableau par trois Ø, s’oppose à l’imparfait et au passé simple qui, eux mêmes, s’opposent entre eux. Aussi, le présent n’entre-t-il pas dans l’opposition ai/a. Son Ø ne s’oppose pas à ai ou à a, il s’oppose à l’opposition ai/a. C’est ainsi que l’on peut désigner ce morphème par [Ø/(ai/a)].

Mais le premier Ø du présent, qui s’oppose au R du futur et du conditionnel, entre, comme le second zéro dans une opposition avec les quatre autres temps. En effet, s’il est matériellement le même que le Ø du passé simple et de l’imparfait, il n’est pas le même morphologiquement. En effet, il n’entre pas dans la même distribution. Le Ø du présent entre en distribution avec un autre Ø. Le Ø du passé simple et de l’imparfait entre en distribution avec un morphème ai/a. On ne peut donc pas dire, par exemple, que le présent, le passé simple et l’imparfait s’opposent au futur et au conditionnel par un morphème Ø/R. Le futur et le conditionnel s’opposent, d’une part, au passé simple et à l’imparfait sur la présence ou l’absence du R, qu’on notera R et d’autre part au présent. Le Ø du présent est d’un autre ordre. Il s’oppose donc à l’opposition R

Le morphème peut donc se noter [Ø/(R)] pour rendre compte de cette opposition à deux étages.

Par sa distribution, le présent s’oppose donc aux quatre autres formes verbales.




Présent

Imparfait

Passé simple

Conditionnel

Futur

[Ø / (R)]

Ø

_

_

+

+

[Ø/(ai/a)]

Ø

ai

a

ai

a

L’opposition ai/a qui différencie l’imparfait du passé simple et le conditionnel du futur et l’opposition R qui différencie l’imparfait du conditionnel et le futur du passé simple sont subsumées par une autre opposition à un Ø qui distingue le présent des autres formes verbales.
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