Qu’est-ce-que la sous-traitance ? Document 1





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La sous-traitance
Objectifs :


  • Analyser des cas de sous-traitance




  • Montrer les avantages et inconvénients pour le donneur d’ordre et le sous-traitant



  1. Qu’est-ce-que la sous-traitance ?




Document 1



Dès les débuts de la révolution industrielle, les entreprises ont renoncé à tout faire de A à Z. et ont commencé à externaliser certaines tâches. Renault n’a jamais fabriqué de pneus ou d’acier. Mais c’est avec les années 70 que le mouvement a pris un nouvel essor. « Confrontées à des difficultés financières, les entreprises ont commencé à analyser leur chaîne de valeur et à se demander s’il était bien légitime qu’elles soient présentes sur tous les maillons pour lesquels elles n’étaient pas productives », analyse Elie Cohen, chercheur au CNRS.
Premier secteur touché par ce mouvement : l’industrie. La baisse de la valeur ajoutée nette dégagée par le secteur depuis une vingtaine d’années montre qu’il a eu de plus en plus recours à des prestataires extérieurs. Les entreprises « donneurs d’ordres » ont progressivement confié à des partenaires « sous-traitants » des pans entiers de leur activité, au nom du recentrage sur leur « cœur de métier ».
« Au début des années 80, Danone avait encore une logistique totalement intégrée, avec ses propres camions frigorifiques et ses propres entrepôts ». Progressivement, l’entreprise a été amenée à redéfinir plus strictement le périmètre de ses activités pour se concentrer sur la production des produits frais et leur marketing.
Dans le même temps, les constructeurs automobiles ont confié à des partenaires une part croissante de la production des véhicules : électronique, sièges, équipements de bord, pare-chocs, blocs optiques, etc. De même, les grandes firmes du secteur des équipements télécoms et informatiques sous-traitent désormais massivement l’assemblage de leurs produits.


Alternatives économiques – janvier 2003



  1. Quelle est l’idée principale de ce texte ?

Les entreprises confient à d’autres entreprises extérieures certaines parties de leur activité.


  1. Quel est le nom donné à ce type de transfert d’activité ?

La sous-traitance ou externalisation


  1. Quel a été le premier secteur qui a confié une partie de son activité à l’extérieur ?

Le secteur automobile


  1. Quel est le nom des 2 acteurs ?

Le donneur d’ordre et l’entreprise sous-traitante

Document 2

La sous-traitance réalisée par les petites entreprises industrielles


Brion Philippe, Mauguin Jocelyne, Insee

Un tiers des 140 000 petites entreprises de l'industrie manufacturière déclarent effectuer des travaux de sous-traitance. Leur présence est plus marquée dans l'industrie des composants électriques et électroniques, la métallurgie et la transformation des métaux, la chimie-caoutchouc-plastiques et l'industrie textile.


Les petites entreprises sous-traitantes sont plus nombreuses à utiliser le réseau internet, notamment pour échanger des données. Par la nature de leurs travaux, elles sont plus équipées en matériel technique et se concentrent plus sur leur cœur de métier en externalisant les autres fonctions non productives. Elles sont plus souvent amenées à confier elles-mêmes des travaux de sous-traitance.
Que les donneurs d’ordre soient nationaux ou locaux selon le type d’activité, les entreprises sous-traitantes réalisent souvent leur chiffre d'affaires avec un petit nombre d'entreprises. INSEE 2004


  1. D’après les documents 1 et 2, retrouvez les secteurs d’activité les plus touchés par la sous-traitance.




L’automobile

L’agroalimentaire

Les télécommunications et l’informatique

L’industrie manufacturière

Logistique (transports)

L'industrie des composants électriques et électroniques

La métallurgie et la transformation des métaux

La chimie-caoutchouc-plastiques

L'industrie textile.






  1. Quels sont les objectifs de la sous-traitance ?


Document 3

Les différents types de sous-traitance


L’entreprise aura recours à la sous-traitance de spécialité lorsqu’elle estime ne pas disposer du savoir-faire adéquat pour fabriquer un produit ou réaliser une prestation.


La sous-traitance de capacité consiste à faire appel à un sous-traitant lorsque l’entreprise est dans l’incapacité de répondre aux flux de commandes dans les délais impartis. L’entreprise peut dès lors ajuster sa capacité de production en fonction des pics de commandes.


La sous-traitance de marché consiste à confier à une autre entreprise l’exécution d’un marché qu’elle a conclu avec un maître d’ouvrage.


L’infogérance consiste à sous-traiter les activités informatiques par des SSII (société de services en ingénierie informatique).





  1. A partir du texte ci-dessus, retrouvez les différentes formes de sous-traitance et les objectifs pour chacune. Complétez le tableau suivant :




Type de sous-traitance

Raisons du choix

Sous traitance de spécialité

L’entreprise ne dispose pas du savoir faire nécessaire et préfère se recentrer sur son cœur de métier

Sous traitance de capacité

L’entreprise doit faire face à une commande urgente et importante et n’a pas la structure adaptée pour y répondre rapidement

Infogérance

L’entreprise n’a pas toujours les moyens de s’adapter aux techniques informatiques qui sont en constante évolution

Sous traitance de marché

Contrat conclu avec un maître d’ouvrage


  1. A partir du texte ci-dessous, retrouvez les différentes activités de sous-traitance afin de déterminer le type de sous-traitance correspondant en complétant le tableau suivant.


Document 4

Sous-traitance et externalisation
On peut facilement concevoir qu’une entreprise spécialisée dans le conditionnement de foie gras n’a pas pour vocation d’entretenir à demeure un service informatique pour son parc et réseau interne, mais qu’elle a plutôt intérêt à faire appel à un prestataire spécialisé qui lui délèguera en fonction des besoins personnel, compétences et maintenance.
Chez Airbus, pas de fausses notes : une convention collective en béton, des salariés bien rémunérés, des mesures de sécurité drastiques. Le consortium n’a pas à rougir de sa politique salariale, il est exemplaire. Mais dans les coulisses, c’est une autre chanson. Airbus sous-traite. Enormément. Et pas seulement les activités à la périphérie de son cœur de métier ! Airbus repose sur une myriade de sous-traitants..


Ainsi, bien qu’il ait la technologie, les ouvriers spécialisés, les ateliers aménagés, les pratiques de sécurité, le géant préfère sous-traiter au maximum les opérations de peinture de ses avions. Et on le comprend. Pour résister aux conditions extrêmes rencontrées pendant les vols, les peintures pour avions sont truffées de produits hautement toxiques et reconnus comme cancérigènes. Peindre un avion dans de bonnes conditions de sécurité revient à faire une sortie en scaphandre dans l’espace !

Heureusement, les sous-traitants du pinceau sont là et leurs salariés sont loin d’avoir les niveaux de protection, d’information et de formation de ceux d’Airbus… pour les salaires, aussi, les coûts liés à la sécurité, on est loin des exigences d’Airbus au sein de ses ateliers. Ici, la sous-traitance n’est qu’une manière d’externaliser une activité à risque afin d’en réduire les coûts pour le donneur d’ordre, et ceci, au détriment de la santé, voire de la vie des salariés du sous-traitant. Airbus livre les peintures toxiques et se lave les mains de ce qui se passe ensuite.

On peut faire la même chose dans le domaine social : sous-traiter une activité gourmande en main d’œuvre et laisser l’entreprise prestataire se débrouiller pour comprimer les coûts salariaux au maximum, tout en gardant les mains propres au niveau de la maison mère qui a souvent une image de marque à défendre. L’Oréal, leader mondial de la cosmétique l’a bien compris et sous-traite massivement les opérations de flaconnage et embouteillage de ses produits.

Le Polylecte – mars 2005


Raison sociale de l’entreprise et/ou activité principale

Quelle activité est sous traitée ?

Pourquoi ?

Type de sous traitance

Foie gras

Service informatique

Evolution des technologies

Infogérance

Airbus

Peinture

Travaux dangereux

Sous-traitance de spécialité

L’Oréal

Conditionnement

Activité annexe

Sous-traitance de spécialité


Synthèse :


1. Définition : La sous-traitance (externalisation) est l’opération par laquelle un entrepreneur appelé « donneur d’ordre » confie à une autre entreprise appelée « sous-traitant » l’exécution de tout ou partie de sa production.
2. Les secteurs utilisateurs : principalement le secteur industriel (automobile, agroalimentaire…) et de plus en plus de services (informatique, transport…).
3. Les objectifs : - faire face à une suractivité (sous-traitance de capacité)

- se recentrer sur son cœur de métier (sous-traitance de spécialité)

- faire réaliser des tâches secondaires (infogérance)

- faire face à la concurrence et baisser les prix (sous-traitance en cascade ou en chaîne)
  1. quelles sont les obligations des acteurs ?





  1. D’après vos connaissances sur les contrats, recherchez les obligations du donneur d’ordre et du sous-traitant.




Obligations du donneur d’ordre

Obligations du sous-traitant

  • donner au sous-traitant les éléments nécessaires à la réalisation du cahier des charges

  • payer les services du sous-traitant

  • réaliser les travaux demandés, dans le temps imparti, en respectant les consignes données

  • conseiller le donneur d’ordre


  1. quels sont les avantages et les inconvénients de la sous-traitance ?





  1. Relevez dans les documents 5 et 6 les avantages et les inconvénients du donneur d’ordre et du sous-traitant.




Donneur d’ordre

Avantages

Inconvénients

  • se recentrer sur le coeur du métier

  • faire face à la concurrence

  • confier les activités à faible valeur ajoutée

  • confier les tâches qu’elles ne maîtrisent pas

  • faire appel à des spécialistes

  • réaliser des gains de productivité

  • rechercher la sécurité

  • faire face à un surplus de commande exceptionnelle

  • réduire les coûts de production et optimiser sa gestion de trésorerie

  • perte de la maitrise industrielle

  • réactivité en fonction du marché moins rapide

  • situation de dépendance (n’a pas la maîtrise des délais, ...)

  • démotivation du personnel

  • fiabilité du sous-traitant

  • peu accessible pour les PME/PMI

  • coût non négligeable pour l’entreprise et son personnel




Sous-traitant

Avantages

Inconvénients

  • s’assurer une activité régulière

  • bénéficier de la notoriété du donneur d’ordre

  • bénéficier des connaissances du donneur d’ordre

  • précarité des emplois

  • dépendance par rapport au donneur d’ordre (volume de travail)

  • exigences commerciales, financières et techniques du donneur d’ordre (délais à respecter)



Synthèse :


1.Avantages et inconvénients pour le donneur d’ordre :

La sous-traitance permet au donneur d’ordre de :

- se recentrer sur le cœur de métier et bénéficier d’une main d’œuvre qualifiée pour les tâches sous-traitées ;

- réduire ses coûts de production, obtenir des gains de productivité et ainsi faire face à la concurrence et être compétitif ;

par contre, ce type de partenariat implique certaines contraintes :

- dépendance vis-à-vis du sous-traitant ;

- démotivation du personnel (délocalisations des emplois…)
2. Avantages et inconvénients pour le sous-traitant :

- être sous-traitant assure une activité régulière et permet de bénéficier des qualités du donneur d’ordre.

- en revanche, les conditions d’emploi et de travail peuvent nuire à la motivation des salariés et le sous-traitant reste dépendant des exigences du contrat de sous-traitance.
Document 5

Rassurants, les dirigeants des groupes de télécoms assurent que la sous-traitance ne changera rien pour le consommateur ni pour la distribution qu’elle permettra seulement de réaliser d’indispensables gains de productivité.



Un responsable syndicat CGE-CGC souligne pourtant la « perte de maîtrise industrielle » et s’interroge sur la « crédibilité en matière de délais » et sur la « réactivité nécessaire au regard des fluctuations extrêmes du marché », qui découleront de la sous-traitance.
Pour les PME, le premier intérêt de la sous-traitance est la recherche de sécurité.



Document 6

Sous-traitance à Madagascar
Nous souhaitons effectuer la création d’un site à Madagascar en sous-traitance.
Mais la sous-traitance dans un pays étranger n'est-elle pas un risque ? Tout dépend, du sérieux des prestataires avec qui vous allez travailler. Notre objectif est de péréniser notre relation avec nos clients. Nous avons un objectif de rentabilité vis-à-vis de notre clientèle, alors, pourquoi iriez-vous vous passer d'un sous-traitant qui chaque année vous rapporte du chiffre d'affaires ?
Se recentrer sur son cœur de métier

Les entreprises doivent faire face à une concurrence exacerbée par la mondialisation des échanges et le développement des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). Pour rester compétitives, elles ont tendance à repenser leur organisation afin de se recentrer sur leur coeur de métier, et confient à des entreprises spécialisées les fonctions à faible valeur ajoutée ou les activités qu'elles ne maîtrisent pas parfaitement.


Etablir un véritable partenariat  

Les PMI n'ont pas toujours les moyens de disposer d'équipes suffisamment compétentes dans les domaines de la production, de la technologie et de l’administration. Les raisons d'un tel choix sont généralement d'ordres financier et logistique, la sous-traitance permettant à l'entreprise donneur d'ordre de réduire ses coûts de production (machines, main d'œuvre,...) et d'optimiser sa gestion de trésorerie.

De plus, la sous-traitance devient une excellente alternative lorsque l'entreprise est incapable de faire face à un surplus de commandes exceptionnel. Il est donc indispensable de définir un projet dans lequel les parties produisent, conçoivent et travaillent en commun. Il faut que l’entreprise donneuse d’ordres garde à l'esprit que tout partenariat entraîne une délégation d'activités susceptible de créer une dépendance parfois nuisible vis-à-vis du preneur d'ordre.


Les NTIC à la rescousse des PMI   Ce sont le plus souvent les moyennes et grandes entreprises qui ont recours à la sous-traitance dans la mesure où les frais demeurent relativement importants (recherche d'un site, d'un fournisseur local, mise en place de systèmes de communication...).
Une source possible de conflits            

Des problèmes à l'intérieur de l'entreprise donneuse d'ordre peuvent surgir : une démotivation du personnel qui peut croire - à juste titre - que la sous-traitance est le prélude à une restructuration plus profonde de l'entreprise (réévaluation des postes et des plans de carrière, baisse des coûts, réduction des formations, éventuels licenciements,...).
L'entreprise dématérialisée : un mythe ?

Confier la totalité d'une fonction ou d'un service de l'entreprise à un prestataire externe n'est pas une opération anodine. Si aujourd'hui, aucune entreprise ne peut se permettre de consacrer une part significative de son énergie aux tâches à faible valeur ajoutée, il lui faut néanmoins prendre en compte les répercussions sur les plans financier (sous estimation des frais de transport, d'importation, de douanes...) et - surtout - humain (perte de confiance des employés...) de la sous-traitance. Car si elle modifie en profondeur l'organisation de l'entreprise pour la rendre plus flexible et plus réactive... bref plus compétitive, elle représente un coût pour l'entreprise et son personnel.
www.acheteursinfo.com



ÉVALUATION


La sous-traitance agroalimentaire



L'augmentation de la pression concurrentielle et la réduction des marges encouragent les industriels à externaliser une partie de leur production.

Les investissements se concentrent sur l'innovation et le marketing
À partir du 1er, mai, Danao aura sa version allégée en sucre. S'il est trop pour dire quel sera l'accueil du public, une chose est sûre : les équipes commerciales du géant français ne seront pas les seules à en surveiller le parcours. Il y aura celles des Laiteries Saint-Denis de-l'Hôtel. Car c'est de là que sort le produit, des cuves de cette entreprise aux murs anonymes située près d'Orléans. Et comme cela l'a toujours été depuis la créa­tion de Danao, en 1997. Masterfood, Cadbury-Schwep­pes, Procter & Gamble, Nestlé, Coca-Cola: à l'instar de Danone, les multinationales de l'agroalimentaire sont de plus en plus nombreuses à avoir recours à la sous-traitance. Mais peu d'entre elles s'en vantent. «Les marques nationales tirent une grande partie de leur force dans le fait qu’elles fabriquaient elles-mêmes.

A partir du moment où elles ne remplissent plus cette tâche, quelle est leur légitimité ?», interroge, un brin provocateur, Jean-Luc Pollenne, directeur de TLM Food, une entreprise spécialisée dans la gestion de la qualité.

Les industriels de l'agroalimentaire ont longtemps mis un point d'honneur à vanter les mérites du « fait-maison », arguant qu'ils n'étaient pas des assembleurs informatiques et encore moins des constructeurs automobiles, sans doute l'un des modèles les plus aboutis en matière de sous-traitance. Le principe a longtemps été gravé dans le marbre, jusqu'à ce que la pression économique s'en mêle : concurrence accrue, développement des marques de distributeurs (grands champions de la sous-traitance), accélération des lancements, explosion des coûts de fidélisation-clients, augmentation de la coopération commerciale avec les distribu­teurs, sans oublier la maturité de certains marchés.
Se spécialiser pour gagner en réactivité

À la tête de Frédéric Chocolat, une PME qui compte parmi ses clients quelques-uns des plus grands noms de la confiserie (Kraft, Masterfoods, Cadbury Schweppes...), Raphaël Kiesel est convaincu que le recours à la sous-traitance répond à des cycles économiques. «Nous sommes dans une phase de démantèlement: par service, par fonction, par risque... Pour être réactives, les entreprises sont contraintes de se spécialiser, de gagner en flexibilité. » Aux fabricants, la fabrication; aux logisticiens, la logistique ; aux commerciaux, la commercialisation; et aux distributeurs, la distribution. Selon le directeur d'un cabinet de consulting, Intermarché, qui a fait de l'intégration industrielle l'un de ses chevaux de bataille, serait l'illustration parfaite d'un modèle dépassé. «L'enseigne donne le sentiment d'être un peu coincée. Ce qui est logique, explique t-il. Le mélange des genres créée forcément' des conflits d'intérêts. Même en interne, il y a de grosses discussions sur la composition de l'offre. » En clair: le choix des assortiments ne doit pas être conditionné par les lignes de production qu’il faut faire. tourner, mais par les orientations du marché et les attentes des consommateurs.

La durée de vie des produits n’a jamais été aussi courte: entre trois et quatre ans en moyenne. Parallèlement, l'offre s'affine. Or, qui peut prédire du succès d'un lancement? «Qui dit sous traitance dit aussi sous-traitance des risques», rappelle Jean-Luc Pollenne. Le lancement d'un nouveau produit nécessite au bas mot 4 millions d'euros d'investissements. Les PME sont d'autant plus exposées que seuls 15 % des produits dépassent les deux ans d’existence.

Pour l'élaboration de Teisseire Kids, le spécialiste des sirops a préféré se tourner vers la sous traitance plutôt que de se lancer dans un programme d'investissement à l'avenir aussi aléatoire que coûteux. Les sous-traitants ont l'avantage d'offrir des outils immédiatement opérationnels et un personnel formé. « Ce que nous vendons aux marques, c'est du temps partagé sur les chaînes, avec la garantie d'une très grande expertise et d'une très grande souplesse », analyse Raphaël Kiesel.

Pallier la saturation de son propre outil industriel, limiter les risques d'un lancement, s'offrir un savoir-faire qu'on ne maîtrise pas ou faire des économies sur les petites séries sont autant de motivations pour les industriels. Il y a deux ans, aux États-Unis, Quakers Oates a fermé deux usines et externalisé ses petites séries. Résultat : le groupe aurait économisé de 100 à 120 millions de dollars en deux ans, soit près de 5% de son chiffre d’affaires.

Les industriels ont surtout trouvé dans la sous-traitance un moyen d'améliorer leur rentabilité. En 2002, Nestlé a enregistré un bénéfice net en hausse de 13,2%, Danone de 6,2 % et Unilever de 16%. Quand le bénéfice net de Renault a bondi de 29 %. Et celui du constructeur informatique Dell, de 32%! Comme l'explique Daniel Coué, économiste et conseil en communication et stratégie d'entreprise, les usines représentent d'énormes immobilisations d'actifs. En 2000, les dépenses liées aux actions commerciales et à la publicité se sont élevées à 9,1 milliards d'euros, soit près du triple des investissements matériels !

Les priorités changent. Nestlé, malgré ses 479 usines dans le monde, externalise déjà plus de la moitié de sa production et près de 50 % de son packaging. Rien de plus normal selon Philippe Jaegy, directeur de Solving France International, pour qui, le véritable actif de l'entreprise, c'est la puissance de la marque».

Une étude réalisée par ce cabinet estime la valeur des marques des grands de l'agroalimentaire à plus de 50% de leur capitalisation boursière. Encore ne s'agit-il que d'une moyenne. La sous-traitance dans le secteur agroalimentaire a encore de beaux jours devant elle

Hakim Bendaoud - LSA - Mai 2003




La sous-traitance

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