Transcription intégrale du texte et des notes de l’édition originale arial 16





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Villefranche-sur-Saône, le 10.12.96
Cher Emmanuel Carrère,
Je comprends bien votre situation. J'apprécie la sincérité et le courage de votre attitude qui vous fait accepter la déception d'un échec après un travail important plutôt que de vous satisfaire d'un récit journalistique qui ne correspondrait pas à votre objectif.

Ce qui me donne encore un peu de force aujourd'hui, c'est d'abord de ne pas être seul dans cette quête de vérité, et d'autre part il me semble que je commence à percevoir cette voix intérieure chargée de sens qui jusqu'à présent n'a pu se manifester qu'à travers des symptômes ou des passages à l'acte. J'ai l'intuition que c'est essentiel d'entendre en moi une parole qui trouve confirmation dans l'écoute d'un autre et de ce qui parle en lui. Il me semble aussi que cette impossibilité de dire « je » pour vous-même à mon propos est liée en partie à ma propre difficulté à dire « je » pour moi-même. Même si je réussis à franchir cette étape, ce sera trop tard, et il est cruel de penser que si j'avais eu accès à ce « je » et par conséquent au « tu » et au « nous » en temps voulu, j'aurais pu leur dire tout ce que j'avais à leur dire sans que la violence rende la suite du dialogue impossible. Malgré tout, désespérer serait un dernier forfait et, comme vous, je crois que le temps permettra une transformation, qu'il apportera du sens. En écrivant ces mots, je pense à une phrase de Claudel : « Le temps est le sens de la vie », comme on parle du sens d'un mot, du sens d'un fleuve, du sens de l'odorat... En découvrant un sens à cette terrible réalité, elle deviendra la vérité et sera peut-être tout autre que celle qui semblait aller de soi. Si c'est vraiment la vérité, elle portera en elle son propre remède pour ceux qu'elle concerne...
***
Comme je le lui avais prédit sans trop y croire, notre correspondance est devenue plus facile une fois le livre abandonné. Il s'est mis à me parler du présent, de sa vie en prison. De Bourg-en-Bresse, on l'avait transféré à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône. Marie-France venait l'y voir toutes les semaines, ainsi qu'un autre visiteur nommé Bernard. Au début, il craignait les violences dont sont rituellement victimes les assassins d'enfants, mais très vite un caïd l'a reconnu et assuré de sa protection : un jour, du temps où ils étaient tous deux en liberté, il l'avait pris en stop et lui avait donné un billet de 200 F pour qu'il se paye un bon repas. Ce trait de générosité a effacé l'horreur de ses crimes et l'a rendu populaire. Alain Carignon (125), la vedette de Villefranche, l'a invité à faire du jogging avec lui. Quand arrivait un détenu difficile, on le plaçait dans sa cellule, comptant sur son influence pacifiante. Il s'occupait de la bibliothèque, participait aux ateliers d'écriture, d'informatique et de bande dessinée. Soucieux de s'absorber dans un travail de longue haleine, il s'est mis à étudier le japonais. Et quand je lui ai parlé du travail de longue haleine auquel je m'attaquais, moi, une nouvelle traduction de la Bible à laquelle collaborent des exégètes (126) et des écrivains, il s'est aussitôt passionné. Comme j'étais chargé de l'évangile de Marc, il le lisait avec une particulière dévotion, comparait les cinq traductions que la bibliothèque mettait à sa disposition, se plaisait à m'apprendre que le grand-oncle de Marie-France n'était autre que le père Lagrange, le maître d'œuvre de la Bible de Jérusalem (127). Il a été question que je vienne à Villefranche animer un atelier là-dessus dans le cadre de l'aumônerie, mais il a été transféré avant que ce projet se réalise.

Je ne suis allé le voir qu'une fois. Cette visite, que j'appréhendais, s'est bien passée, presque trop. J'ai été soulagé et un peu choqué. Qu'attendais-je ? Qu'ayant fait ce qu'il avait fait et y survivant, il aille la tête couverte de cendres, se frappe la poitrine, se roule toutes les cinq minutes par terre en poussant des cris d'agonie ? Il avait repris du poids depuis le procès et, à part le survêtement avachi qui est l'uniforme des prisons, ressemblait à ce qu'avait dû être l'affable (128) docteur Romand. Visiblement content de me voir, il m'a fait les honneurs du parloir en s'excusant de son inconfort. Il souriait un peu trop, moi aussi. Il n'y a pas eu de grands silences ni d'effusions dostoïevskiennes (129). Nous avons parlé de choses et d'autres à la manière de gens qui, sans bien se connaître, se sont rencontrés en vacances - nous, c'était aux assises de l'Ain - et découvert des centres d'intérêt communs. Pas un mot du passé.

Dans sa lettre suivante, il m'a demandé le nom de mon eau de toilette.

« Cela vous paraît sans doute saugrenu, mais je crois la connaître et peut-être qu'en l'identifiant je retrouverai les souvenirs qui s'y rattachent. Peut-être savez-vous que Florence était passionnée par l'univers des parfums : elle tenait beaucoup à sa collection d'échantillons qui comptait plusieurs centaines de flacons accumulés depuis son adolescence. J'ai eu l'occasion d'expérimenter, au cours des reconstitutions, les rapports très étroits qui existent entre les centres nerveux de l'olfaction et ceux de la mémoire en reconnaissant un parfum familier... »

J'ai été touché par ce que cette demande avait de simple et d'amical, mais plus encore par ceci : depuis presque trois ans que nous correspondions, c'était la première fois qu'au lieu de parler des « miens », de « ceux qui m'aimaient » ou des « êtres chers », il écrivait le prénom de sa femme.
p.161 [ de l’édition originale ]
Quand, au bout de deux ans, je lui ai annoncé que je m'y remettais, il n'a pas été surpris. Il m'attendait - peut-être pas si tôt. Et il avait confiance.

Marie-France aussi a trouvé que c'était une bonne nouvelle. Je l'ai appelée pour récupérer le dossier. Selon la loi, le condamné reste propriétaire de l'exemplaire original, mais comme il prend beaucoup de place, que les cellules sont petites et les consignes à l'entrée des prisons surchargées, il le lui avait confié en dépôt. Elle m'a conseillé, en m'invitant, de bien vider le coffre de ma voiture si je voulais que tous les cartons tiennent. J'ai deviné qu'elle n'était pas fâchée de me passer ce sinistre mistigri (130) et qu'en le rapportant à Paris je m'engageais à le garder jusqu'à ce qu'il sorte.

Elle habite un village à cinquante kilomètres à l'est de Lyon. Je n'avais aucune idée de son milieu social et j'ai été surpris de découvrir une immense et magnifique maison, au milieu d'un parc descendant en pente douce vers la rivière. L'endroit est enchanteur et son aménagement cossu. Marie-France m'avait dit de venir en semaine pour être tranquille car son mari et elle ont une quantité d'enfants et de petits-enfants qui débarquent le week-end, rarement à moins de vingt. Raph, le mari, était avant sa retraite un industriel du textile. Marie-France vient aussi d'une lignée de soyeux lyonnais et, jusqu'à ce que ses enfants aient grandi, menait la vie d'une mère de famille bourgeoise, un peu plus fervente chrétienne que la moyenne. La cinquantaine venue, raconte-t-elle si on le lui demande avec insistance, elle a entendu un appel. Elle était attendue en prison. En prison ? Il lui a fallu du temps pour comprendre et se laisser faire, ce n'est pas une femme exaltée. De plus, on ne devient pas du jour au lendemain visiteur de prison. Il y a une période probatoire (131) durant laquelle on accueille et soutient les familles des détenus avant et après les parloirs. J'avais été frappé, à Villefranche, par l'atmosphère que font régner ces bénévoles dans le mobil-home tenant lieu de salle d'attente à la porte de la maison d'arrêt. Grâce à eux, ce n'est pas trop glauque : on offre du café, les gens se parlent, ceux qui viennent pour la première fois apprennent les règles en douceur. Après ce noviciat (132), Marie-France a passé le seuil et depuis assisté de son amitié des dizaines de prisonniers dans la région lyonnaise. Jean-Claude, qu'elle connaît depuis bientôt six ans, est manifestement un de ses préférés. Elle n'ignore rien de ses angoisses et de sa fragilité psychique (il en faudrait peu, estime-t-elle, pour qu'il replonge et se tue), mais elle admire comme un don de Dieu sa capacité de prendre, malgré tout, « la vie du bon côté. Et puis, tu comprends (Marie-France tutoie vite), c'est facile de l'aider. Ça fait du bien, quelqu'un de facile à aider. Quand je le retrouve, il me répète souvent une phrase que je lui ai dite la fois précédente et il m'assure qu'elle l'a soutenu toute la semaine. Ça me redonne du tonus ».

Ce bon vouloir, qui en fait pour un visiteur de prison un client gratifiant, lui a conquis un autre ange gardien, ce Bernard dont il m'avait parlé dans ses lettres. Marie-France l'a invité avec sa femme à déjeuner. La veille, Bernard avait fait l'aller et retour Lyon-Paris pour aller le voir à Fresnes où il venait d'être transféré. Arraché sans ménagement à un milieu devenu familier, il se retrouvait dans un endroit inconnu, entouré d'inconnus, traité comme un colis dans une gare de triage, et Bernard, à soixante-quinze ans, a trouvé tout naturel de prendre aussitôt le train pour qu'au moins une demi-heure il voie le visage d'un ami. Moi qui n'étais allé qu'une fois à Villefranche, j'avais un peu honte, d'autant que Bernard a dû faire un violent effort sur lui-même pour franchir la porte de Fresnes, qui lui rappelle de très mauvais souvenirs. Condamné à mort comme résistant, il y a été emprisonné par la Gestapo et a vécu deux mois dans l'attente de son exécution. Sa seule lecture était un exemplaire des écrits de sainte Thérèse de Lisieux, grâce à qui il s'est converti et a cessé de redouter la mort. En fin de compte, il a été déporté. Avant d'arriver à Buchenwald, il a passé quatre jours dans un wagon fermé, sans manger ni boire que de l'urine, serré contre des moribonds dont la plupart à la fin du voyage étaient des cadavres. Je ne prétends pas qu'une telle expérience vaille forcément pour la suite brevet de lucidité infaillible, mais je la rapporte pour faire comprendre que Bernard n'est pas un sacristain (133) ignorant de la vie et du mal. Or ce vieux gaulliste, plutôt de droite, plutôt traditionaliste, parle de l'escroc et assassin Jean-Claude Romand comme d'un garçon extrêmement attachant, qu'il a toujours plaisir à voir, et on sent bien qu'il ne s'agit pas de charité plus ou moins volontariste mais d'amitié réelle.

Après le déjeuner, nous sommes allés sur la terrasse d'où on surplombe la rivière et la plaine de l'Ain qui, pour une plaine, m'a paru remarquablement vallonnée. C'était l'été indien : les arbres étaient fauves, le ciel très bleu, des grives chantaient. Nous avons pris le soleil et le café en mangeant des chocolats suisses. Raph, qui ressemble un peu à Philippe Noiret, écoutait avec bienveillance sa femme et son ami Bernard parler de leur protégé. À force, c'était comme s'il le connaissait. Il l'aimait bien. « Alors maintenant, m'a-t-il dit, vous aussi, vous faites partie du club ? » Je n'ai pas su quoi répondre. Je ne voulais pas abuser la confiance de ces gens en leur faisant croire que j'étais, comme eux, inconditionnellement acquis à Jean-Claude. Pour moi, ce n'était pas Jean-Claude. Dans mes lettres, je l'avais d'abord appelé « monsieur », puis « cher monsieur », puis « cher Jean-Claude Romand », mais « cher Jean-Claude » ne serait pas passé. Entendant Marie-France et Bernard discuter avec animation de sa garde-robe pour l'hiver (« il a déjà le pull bleu qui est chaud, mais ce serait bien qu'il ait aussi le gris en laine polaire, peut-être qu'Emmanuel pourrait le lui apporter... »), je trouvais cette affection si simple, si naturelle, à la fois admirable et presque monstrueuse. Non seulement je n'en étais, moi, pas capable, mais je ne désirais pas l'être. Je ne désirais pas faire le chemin permettant d'avaler sans broncher une fabulation aussi manifeste que l'histoire de l'amoureuse suicidée la veille de l'examen ou de penser comme Bernard qu'au fond ce destin tragique était providentiel : « Dire qu'il aura fallu tous ces mensonges, ces hasards et ce terrible drame pour qu'il puisse aujourd'hui faire tout le bien qu'il fait autour de lui... C'est une chose que j'ai toujours crue, voyez-vous, et que je vois à l'œuvre dans la vie de Jean-Claude : tout tourne bien et finit par trouver son sens pour celui qui aime Dieu. »

Les bras m'en tombaient. Mais ils devaient tomber aussi à ceux qui écoutaient la petite Thérèse Martin, pas encore de Lisieux, parler avec ravissement du grand criminel Pranzini, et je me rendais bien compte que la position à mes yeux scandaleuse de Bernard était simplement celle d'un chrétien conséquent. J'en venais à imaginer, penchés au-dessus de mon travail, d'un côté Marie-France et lui se réjouissant davantage, et tout le ciel avec eux, pour un pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentir, de l'autre Martine Servandoni répétant que ce qui pourrait arriver de pire à Romand serait de tomber entre les mains de ces gens-là : il se laisserait bercer par des discours angéliques sur l'infinie miséricorde du Seigneur, les merveilles qu'Il opérait dans son âme, et perdrait toute chance de retrouver un jour le contact avec la réalité. On pouvait évidemment soutenir que dans un cas comme le sien cela valait mieux, mais Martine était d'avis que dans tous les cas, sans exception, une lucidité douloureuse vaut mieux qu'une apaisante illusion, et ce n'est pas moi qui vais lui donner tort là-dessus.
Bernard et sa femme font partie d'un mouvement catholique appelé les Intercesseurs (134), qui se relaient pour assurer une chaîne de prière ininterrompue. À tout instant, en France et je crois dans le monde, il y a au moins un intercesseur en train de prier. Chacun s'engage pour une date et une heure et Jean-Claude Romand, recruté par son ami, a montré beaucoup de zèle en choisissant des tranches peu demandées, par exemple deux à quatre heures du matin. Bernard lui a demandé à ce sujet un témoignage et l'a fait publier anonymement dans le bulletin du groupe :
« En prison depuis plusieurs années et condamné à perpétuité à la suite d'une terrible tragédie familiale, ma situation ne me porte naturellement pas à témoigner, mais puisqu'il s'agit du témoignage d'un intercesseur parmi deux mille autres sur la Grâce et l'Amour de Dieu, je vais essayer de Lui rendre grâce.

« L'épreuve de l'incarcération mais surtout celles du deuil et de la désespérance auraient dû m'éloigner définitivement de Dieu. Les rencontres d'un aumônier, d'une visiteuse et d'un visiteur qui savent merveilleusement écouter, parler simplement sans juger, m'ont sorti de l'exil que représente une souffrance indicible, coupant toute relation avec Dieu et le reste de l'humanité. Aujourd'hui, je sais que ces mains tendues providentielles ont été pour moi les premières manifestations de la grâce divine.

« Des événements de nature mystique (135), difficilement communicables, m'ont profondément bouleversé et ont été fondateurs de ma foi nouvelle. Parmi les plus marquants : au cours d'une nuit d'insomnie et d'angoisse où je me sentais plus que jamais coupable de vivre, cette irruption inespérée de Dieu en contemplant dans la ténèbre la Sainte Face peinte par Rouault (136). Après l'accablement le plus terrible, mes larmes n'étaient plus de tristesse, mais l'effet d'un feu intérieur et de la Paix profonde que donne la certitude d'être aimé.

« La prière a une place essentielle dans ma vie. C'est plus difficile qu'on ne pourrait l'imaginer de faire silence et oraison (137) dans une cellule ; ce n'est pourtant pas le temps qui manque, le grand obstacle c'est le bruit des radios, des télés, des hurlements aux fenêtres jusque tard dans la nuit. Souvent, réciter pendant un certain temps des prières, machinalement, sans prêter attention au sens des mots, permet de neutraliser le bruit environnant et les pensées parasites avant de trouver une paix propice à une prière personnelle.

« Quand j'étais libre, j'avais entendu d'une oreille distraite, sans me sentir concerné, cette phrase de l'Évangile : "J'étais en prison et vous m'avez visité" (Mat, 25, 36). J'ai eu la chance de connaître le groupe des Intercesseurs grâce à un de ces visiteurs devenu un ami très cher. Ces deux heures de prière par mois, à une heure très tardive où la différence entre monde extérieur et intérieur se gomme, sont des moments bénis. La lutte contre le sommeil qui les précède est toujours récompensée. C'est une joie de pouvoir être un maillon de cette chaîne continue de prière rompant l'isolement et le sentiment d'inutilité. C'est aussi rassurant pour moi de sentir au fond du gouffre qu'est la prison qu'il reste ces cordes invisibles que sont les prières pour empêcher de sombrer. Je pense souvent à cette image de la corde qu'il ne faut pas lâcher pour rester fidèle coûte que coûte au rendez-vous de ces heures d'intercession.

« En découvrant que la Grâce n'est pas dans l'accomplissement de mes désirs, fussent-ils généreux et altruistes, mais dans la force de tout accepter avec joie, du fond de ma cellule mon De Profundis (138) devient Magnificat (139), et tout est Lumière. »
En roulant vers Paris pour me mettre au travail, je ne voyais plus de mystère dans sa longue imposture, seulement un pauvre mélange d'aveuglement, de détresse et de lâcheté. Ce qui se passait dans sa tête au long de ces heures vides étirées sur des aires d'autoroute ou des parkings de cafétéria, je le savais, je l'avais connu à ma façon et ce n'était plus mon affaire. Mais ce qui se passe dans son cœur maintenant, aux heures nocturnes où il veille pour prier ?

J'ai déchargé le coffre et, en rangeant pour les dix-sept prochaines années les cartons du dossier dans un placard de mon studio, j'ai compris que je ne les ouvrirais plus. Le témoignage écrit à l'instigation de Bernard restait ouvert, en revanche, sur ma table. Dans sa langue de bois catholique, je le trouvais, lui, réellement mystérieux. Au sens mathématique : indécidable (140).

Qu'il ne joue pas la comédie pour les autres, j'en suis sûr, mais est-ce que le menteur qui est en lui ne la lui joue pas ? Quand le Christ vient dans son cœur, quand la certitude d'être aimé malgré tout fait couler sur ses joues des larmes de joie, est-ce que ce n'est pas encore l'adversaire qui le trompe ?

J'ai pensé qu'écrire cette histoire ne pouvait être qu'un crime ou une prière.
Paris, janvier 1999
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