Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales





télécharger 227.13 Kb.
titreChapitre 1 : Les relations monétaires internationales
page5/5
date de publication06.12.2019
taille227.13 Kb.
typeDocumentos
1   2   3   4   5
L’Europe financière

L’adoption de l’euro a permis de résoudre au niveau intraeuropéen le « Triangle des Incompatibilités ». C’est MUNDELL qui est le premier a montré qu’il y avait une incompatibilité entre la fixité des taux de change, la liberté des mouvements des capitaux et l’autonomie de la politique monétaire (liberté de faire varier les taux de change pour les Banques Centrales).

L
Autonomie de la politique monétaire
e Triangle des Incompatibilités :





Fixité des taux de change

Liberté des mouvements de capitaux


Si on concilie deux de ces éléments, on ne pourra pas concilier le troisième. En Europe, il y a une liberté de transférer librement des capitaux à partir de 1990, ce qui impliquerait la suppression du contrôle des changes.

Il y a donc 3 cas de figures possibles :

  • On répond oui à la fixité des taux de changes, oui à la liberté des mouvements des capitaux et obligatoirement non à l’autonomie de la politique monétaire : si les autorités monétaires baissent les taux d’intérêt dans le but de relancer l’économie, dans une telle situation, elles ne peuvent pas éviter des sorties de capitaux à la recherche de meilleure rémunération, car il y a la liberté de transférer des capitaux. L’offre de monnaie nationale sur le marché des changes augmente, ce qui entraîne une dépréciation de la monnaie nationale sur le marché des changes. Comme on est en change fixe, la BC du pays concerné doit intervenir sur le marché des changes pour soutenir le cours de sa monnaie nationale, l’empêcher de chuter en vendant sa monnaie nationale contre des devises étrangères. Mais le stock de devises est limité, donc on ne peut pas soutenir indéfiniment le cours de la monnaie nationale et la BC va devoir augmenter ses taux d’intérêt.

Ex. : La France avait défini sa monnaie par rapport à l’écu (1FF = x écu) mais, de fait, elle avait retenu une stratégie d’encrage avec le mark. Durant toute cette période, la France a veillé scrupuleusement à ce que le FF ne soit pas dévalué par rapport au mark. La Banque de France (BDF) a maintenu des taux d’intérêt en France (ses taux directeurs) à un niveau très légèrement supérieur du taux directeur allemand. Les capitaux placés en France étaient alors mieux rémunérés qu’en Allemagne, pour encourager le placement des investisseurs français et étrangers.

Taux français = Taux allemand + (Taux français – Taux allemand) + Prime de risque

A l’époque, on ne pouvait baisser notre taux directeur, si les allemands, au préalable, ne baissait pas le leur. En 1993, la BDF a baissé ce taux, car le taux d’intérêt français était trop haut (période de récession). Mais les capitaux des investisseurs ont fuis vers l’Allemagne et le cours du francs français a commencer à chuter.

  • On répond oui à l’autonomie de la politique monétaire , oui à la liberté des mouvements des capitaux et obligatoirement non à la fixité des taux de changes : la BC peut librement baisser ses taux d’intérêt, ce qui entraîne des sorties de capitaux. Il y a dépréciation du cours de la monnaie sur le marché des changes mais cela ne pose pas problème car on est en change flottant. C’est la situation de la Grande Bretagne en Europe. Mais la GB est resté dans le cadre de la situation précédente pendant moins d’un an en 1992.



  • On répond oui à l’autonomie de la politique monétaire , oui à la fixité des taux de changes  et obligatoirement non à la liberté des mouvements des capitaux : si la BC baisse ses taux directeurs et que l’ensemble des taux d’intérêt baisse, cela n’a pas d’incidence sur le cours de la monnaie nationale car les investisseurs étrangers ou nationaux ne peuvent pas transférer leurs capitaux à l’étranger : contrôle des changes. C’était le cas de la France jusqu’en 1984 où le contrôle des changes était supprimer dans la pratique, avant d’être définitivement supprimer dans la théorie en 1987.

L’euro, lui n’échappe pas au triangle d’incompatibilité, au niveau international. L’euro est une monnaie flottante, donc la théorie est que on répond oui à l’autonomie de la politique monétaire , oui à la liberté des mouvements des capitaux et obligatoirement non à la fixité des taux de changes.

      1. Euro et SMI



  • Dans quelle mesure l’euro pourrait-il concurrencer le dollar ?



        1. La zone géographique d’influence de l’euro

L’euro devrait être la monnaie de rattachement pour tous les pays qui font la majeure partie de leurs échanges commerciaux avec l’UE.

Beaucoup de PECO (Pays de l’Europe Centrale et Orientale) ont adhérés à l’UE et un à l’euro (Slovénie). Progressivement, les pays de l’Est Européen devrait retenir l’euro comme monnaie de rattachement. Les pays qui adhèrent à l’UE doivent accepter les acquis communautaires dont l’euro (examen de passage tous les 2 ans).

        1. L’euro, monnaie de règlement du commerce international

Le dollar continue à être dominant (Ex. : prix du pétrole libellé en dollar), la plupart des matières premières se règlent en dollar.

        1. L’euro sur les marchés financiers

L’euro ne pourra être utilisé pour les opérations financières et l’emporter sur le dollar, si un jour, il y a une grande bourse européenne. Les marchés européens sont relativement « étroit » par rapport au marché américain comme la bourse de New-York. Ils ont une grande liquidité. Si un new-yorkais achète (vend) un gros paquet de titres, le cours des actions ne va pas augmenter (baisser) tant la bourse est grande, ce qui n’est pas le cas en Europe parfois.

De plus, la variété de titres est beaucoup plus grande aux USA car la privatisation a toujours primée là bas, alors qu’il existe toujours de grandes entreprises publiques en Europe. Mais cette observation est de moins en moins valable à cause de la privatisation grandissante en Europe.

Il y a une alliance de bourse européenne (axe Paris – Bruxelles – Amsterdam – Lisbonne) et il y a un portail d’accès unique pour ces différents marchés.

      1. Le traitement des chocs asymétriques

Un choc asymétrique est un « choc » qui va frapper une ou plusieurs économies européennes en épargnant les autres. Ils sont rares, et peuvent avoir une origine variée (économique, politique, social,…).

Exemples :

  • Eléments de mai 1968 en France, d’origine social. Il y a eu une très forte augmentation des taux de salaire et une baisse de la compétitivité des entreprises.

  • Réunification allemande, d’origine politique et monétaire. Il y a eu une très forte augmentation de la demande auxquelles les entreprises ne pouvaient pas répondre (surchauffe).

  • Effondrement d’une industrie nationale importante (sidérurgie en Belgique dans les années 1960).

  • A venir ? : augmentation très forte du prix du pétrole.

Les pays les plus exposés à un choc asymétrique sont les pays qui ont une ou deux activités industrielle dominante (Electronique avec Nokia pour la Finlande, agriculture et haute technologie en Irlande ou banque et finance pour le Luxembourg).





1   2   3   4   5

similaire:

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconChapitre 1 : Les relations monétaires internationales
«double cours» pour sa monnaie. Le double cours correspond à un taux de change pour le commerce et un taux de change pour les transferts...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconLes relations internationales depuis 1945 Premier Volume: De 1945...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconChargé des travaux dirigés (TD) des relations monétaires internationales...
«La Zone cfa : le choc de la dévaluation et analyse des nouvelles orientations de la politique économique», sous la direction du...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconL'Europe dans les affaires internationales
...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconParcours Relations internationales et Action à l’Etranger en Alternance
«Chef de Projet européen» et de ses enseignements en langues et civilisations. L’ensemble constitue une belle masse critique, faisant...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales icon1. Les relations internationales de l’Asie du Sud

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconLa Chine et les relations internationales depuis 1919

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconHistoire : les relations internationales de 1850 à nos jours

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconPartie 1 : les acteurs des relations internationales
«terrorisme international»

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconCorrection du sujet L'urss dans les relations internationales de 1945 à 1991






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com