Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales





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-pays leader : (qui ne regroupe que les Etats-Unis qui sont caractérisés par des revenus élevés, main d’œuvre qualifiée abondante, forte capacité en recherche et développement.
- pays industrialisés : (pays européens)niveau de revenu moindre qu’aux Etats-Unis, mains d’œuvre moyennement qualifiée mais les pays européens ont un avantage relatif en capital.
-pays en développement : faible niveau de revenu et une main d’œuvre non qualifiée importante
Dans cette théorie, le lancement du produit est effectué par le pays leader, les Etats-Unis

Après un développement limité au marché du pays leader, il y a extension vers les autres marchés, vers les pays industrialisés notamment.

Le produit ensuite se banalise, sa technologie aussi. Et le relais de la production va être repris par les pays industrialisés bien dotés en capital et moyennement dotés en main d’œuvre qualifiée ? Les pays industrialisés concurrence le pays leader qui progressivement va abandonner la production.

En phase de maturité, la production est progressivement confiée au pays en développement.

Conclusion : On est amené ainsi à échanger des produits nouveaux contre des produits anciens mais qui relèvent de la même branche (commerce intra branche)  exemple des produits informatiques
Critiques de la théorie de Vernon (Cf. texte poly 2)


  1. La recherche d’économies d’échelles


Chaque pays se spécialise dans un produit donné et ce afin de réaliser des économies d’échelle. La production des autres produits de la branche sont confiées aux autres partenaires commerciauxapparition d’échange intra-branche.
Il y a deux types d’économies d’échelle :


  • économies d’échelle interne : elles apparaissent en cas de rendement d’échelle croissant pour une entreprise. (Rendement d’échelle : on multiplie dans les même proportions tous les facteurs de production)

ex : je multiplie par 2 le travail et le capital et on observe l’évolution de la production : si production multipliée par un coeff. supérieur à 2, on est dans la phase des rendements d’échelle croissants.

Si le volume de la production est multiplié par un facteur inférieur à 2, on est dans la phase dans rendements d’échelle décroissants.

Production multipliée par 2rendements d’échelle constants.
Remarque : il faut distinguer les rendements d’échelle des rendements factoriels (=productivité des facteurs de production du travail et d capital)

Ex : rendement du travail (ou productivité du travail) =>on suppose que les autres facteurs de production sont fixes)
Productivité moyenne = Production / nombre d’heures travaillées
Productivité moyenne augmente avec le nombre d’heures travaillées productivité moyenne du travail croissante.
En cas de rendement croissant, le coût unitaire de production diminue constamment mesure que la production augmente.
Les économies d’échelle se sera la différence entre le coût de production (si le rendement était constant) et le coût de production (avec rendement d’échelle croissant)
L’évolution inverse serait des déséconomies d’échelle.
Chaque pays va produire un seul produit de la branche  donc grosses économies d’échelle réalisées.


  • économies d’échelle externe :


C’est les économies d’échelle dont bénéficie l’ensemble des entreprises d’une même branche lorsque la production totale de la branche augmente (branche réduite)
Si on a une production de masse, les fournisseurs peuvent réaliser des économies d’échelle.

Si l’ensemble des entreprises se développe apparition de servies communs aux entreprises (recherche, étude de marché), obtenir des moyens de financement mieux adaptés.
Pour beaucoup d’économistes, la spécialisation se réduit au hasard (SAMUELSON parle de tirage à la courte paille).

Le hasard est fonction d’un très grand nombre de facteurs qu’on renonce à identifier et faire la théorie tellement ils sont variés.

Ex : au pays bas, ils étaient les spécialistes des trayeuses à vaches car beaucoup de vaches, et coût de la main d’œuvre élevé.
Lorsqu’il existe des économies d’échelle le pays qui se spécialise bénéficie d’un coût moyen décroissant faible, il bénéficie d’un avantage compétitif  compétitivité prix forte
A distinguer d’une compétitivité hors coûts liés à la qualité du produit. Compétitivité prix monnaie sous évaluée.



  1. La demande à l’origine des échanges intra branche




  1. théorie de la demande domestique représentative


C’est la théorie de LINDER
L’idée : un pays ne devient exportateur d’un produit donné s’il dispose au préalable d’une demande nationale importante pour ces produits d’où « demande domestique représentative »
Les producteurs nationaux fabrique d’abord le produit pour le marché intérieur avec lequel on est le plus familiarisé. Et cela avant d’envisager l’exportation

Les ventes à l’étranger ne sont possible que si les caractéristiques de la demande dans les pays importateurs sont proches de celle du ays producteur (« le comportement de demande » selon LINDER)

La proximité des comportements de demande est liée à la proximité des revenus moyens.
Répartition de la population en fonction du revenu



Pays A

Pays B







Revenu


Revenu moyen A

Rm A

Rm B



Produit bas de gamme

Produit haut de gamme

Selon LINDER, différence de revenu entre pays A et B.

Le produit A pour sa population va produire un produit bas de gamme. Haut de gamme pr le pays B.
Plus les revenus moyens sont proches, plus les deux courbes se recouvrent et plus il y a d’échange entre les pays A et B.


  1. « la demande de différence »


Les entreprises mènent des stratégies de différenciation (de leur produit) pour mieux répondre à la diversité des goûts des consommateurs.

Chaque entreprise va se spécialiser ans une variété de produit de façon à bénéficier d’économies d’échelle ? Ces entreprises sont très nombreuses, on peut même se rapprocher d’une situation de concurrences monopolistique. (Toutes les hypothèses de la concurrence pure et parfaite sont respectées sauf celle de l’homogénéité du produit)

Chaque entreprise bénéficie à son niveau d’un certain degré de monopole d’où l’expression « monopolistique ».
Si l’entreprise abuse sur les prix, les clients passent à la concurrence puisque les produits sont proches.

La stratégie de différenciation permet de satisfaire la demande de différence.
Les variétés retenues par un consommateur ne sont pas nécessairement produites par des firmes nationales échange intra branche au niveau internationalecela permet d’offrir aux consommateurs toutes les variétés d’un même produit.
La demande de différence porte parfois même sur des biens homogènes.
HOLIN a montré que le Danemark exportait massivement du beurre vers la Grande Bretagne et le Danemark importait du beurre d’autres pays.

Des observations analogues ont été faite pour la laine de grande Bretagne et le coton des USA.
Les analyses ont été menées par KRUGMAN et LANCASTER : L’idée est que les consommateurs ne recherchent pas le produit pour eux même mais s’intéresse essentiellement à leurs caractéristiques.

Pour chaque consommateur, il existerait une variété idéale du produit qui offre la combinaison de caractéristiques maximisant son degré d’utilité.

La variété qui se rapproche le plus de cette variété idéale est justement ce que recherche le consommateur. Mais cette variété n’est pas nécessairement proposée par l’industrie nationale (Donc proposée par des étrangers) ce qui explique l’apparition d’échange intra branche portant sur les mêmes variétés du produit.

Quelque fois les produits sont si proches, que l’on parlera d’échanges intra produit.

C’est à partir de là qu’on peut montrer l’intérêt d’Union régionale comme l’Europe.

Pays A Pays B
A xa B xa

A yb B yb




Les pays A et B fabrique les même produits et les mêmes variétés. Il se créer entre eux une zone de libre échange, c'est-à-dire une zone sans barrières douanières.

Dans une zone de libre échange, chaque état établit son tarif douanier pour les pays extérieur à la zone.
1er cas : Une des deux entreprises disparaît : une entreprise sur deux qui disparaît. L’entreprise qui subsiste bénéficie d’économie d’échelle d’où baisse de prix pour le consommateur.
2ème cas : une des deux entreprises modifie sa variété et offre aux consommateurs une variété nouvelle  élargissement de la gamme de choix du consommateur qui pourra trouver une variété qui se rapproche le plus de sa variété idéale.
(Cf. texte : l’évolution des spécialisations au sein du grand marché ; les gains cumulatifs du marché ; le commerce intra branche)
Si commerce intrabranche pur, pour toute branche, i = Xi = Mi


X1 – M1 - X2 – M2 - X3 – M3


I
(X1 + M1) * (X2 + M2) * (X3 – M3)
= 1 -


Si on a du commerce interbranche : si Xi > 0, alors Mi = 0

si Mi > 0, alors Xi = 0

X1 – M1 + X2 – M2 + X3 – M3


I = 1 -


X1 + M1 + X2 + M2 + X3 + M3


Xi + M2 + X3

I
X0 + M2 + X3
= 1 - = 0
Plus proche de 0  inter branche qui domine

Plus proche de 1  intra branche qui domine



  1. les firmes multinationales et le commerce international.



On pense que les échanges intra groupes d’une même multinationale correspond à 1/3 du commerce mondial des marchandises.

Si on prend en compte les échanges entre groupe de firmes différentes ça représente également un autre tiers.

Les multinationales dominent le commerce mondial.

Une firme véritablement multinationale aurait des actionnaires, des dirigeants internationaux, une stratégie élaborée au niveau mondial et serait devenu totalement autonomes de son pays d’origine.

Pour l’instant, on pense qu’une telle firme multinationale n’existe pas puisque l’on peut toujours leur donner une nationalité.
Selon MICHALET, « une multinationale » c’est une entreprise de grande taille qui, à partir d’une ase nationale, implantait plusieurs filiales à l’étranger et cela dans plusieurs pays avec une stratégie et une organisation conçue à l’échelle mondiale. »
Il y a trois types de multinationales :
- les primaires qui relèvent du secteur primaire (produits agricoles, pétrole, minerais,..)

Historiquement, 1ère forme de multinationale et aujourd’hui ce sont les plus puissantes
- à stratégie commerciale : la filiale est faite pour approvisionner le marché local.
- à stratégie productive : DIPP division internationale des processus productifs)


  1. Les raisons d’une implantation de filiales à l’étranger




  1. La contrainte d’approvisionnement


Les pays industrialisés ont des ressources limitées d’où la nécessité d’être approvisionnée à l’extérieur. (Produits agricoles, matière 1ère). Ça correspond à des multinationales primaires qui sont encore les plus puissantes.


  1. Les politiques économiques nationales.




    1. Incidences des barrières protectionnistes


Les états, généralement, fixent des droits de douanes élevés pour les produits finis. En revanche, taxe faible pour les biens intermédiaires importés. De ce fait, l’entreprise va implanter des filiales relais dans le pays d’accueil et on se contente de monter un produit identique que celui de la société mère et la filiale relais apporte des biens intermédiaires frappés de taxes quasi nulles. Dans ce cas la production locale apparaît comme un substitut aux exportations du produit fini qui étaient devenues impossible à cause des droits de douanes élevés.

Ex : l’Espagne avant son adhésion à la CE et pour l’industrie automobile. Historiquement c’est comme ça que l’Espagne a fait apparaître une industrie automobile sur son territoire.



    1. Incidences des avantages financiers et fiscaux


L’instauration de zones franches : qui bénéficient en terme technique de l’extra territorialité douanière (Pas de droits de douanes)

Destinées à attirer les investissements directs étrangers (IDE)
Les paradis fiscaux : zone ou pays ou le taux d’imposition est faible. Tout l’art de la multinationale est de faire apparaître les bénéfices là où les impôts sont les moins élevés. On manipule les prix de cession entre filiales. (Surfacturation ou sous facturation)
Les subventions accordées aux producteurs locaux : Cela peut suffire à attirer une filiale. Des entreprises, au lieu d’exporter le produit fini, vont installer des usines d’assemblage.


  1. Les coûts de production


Ils peuvent varier d’un pays à un autre cela provient des écarts entre les coûts salariaux. Le prix des équipements et des biens internationaux Ce n’est pas ce qui va faire la différence
D’où les délocalisations et les implantations dans les pays en développement.
Les 1ers pays concernés :


  • Hong Kong, Taiwan, Corée du Sud

  • Singapour, Malaisie

  • Indonésie, Inde, Bangladesh, Sri Lanka

  • Actuellement, Chine et Europe de l’Est


La faiblesse des coûts salariaux et sociaux  s’accompagne donc de faiblesses du syndicalisme local et même règlements favorables aux multinationales.
Remarque : Les écarts entre les coûts salariaux des pays développés influencent également les flux d’IDE. Ex : Les investissements américains dans les années 60 en Europe écart entre les coûts salariaux sensibles depuis il s’est réduit et beaucoup d’investissements européens aux Etats-Unis.


  1. Taux de change


L’entreprise produit dans le pays d’accueil pour se mettre à l’abri de variation du taux de change.

Ex : La baisse du cours du dollar par rapport aux monnaies européennes peut pénaliser certaines entreprises exportatrices dont les prix de vente sont déterminé par le marché américain.
1 € = 1 $ 1000 $ = 1000 €

1 € = 2 $



 1$ = 0,5 € 1000 $ = 500 €
Solution : On installe l’unité de production aux Etats-Unis. Slogan : « Produire à des coûts américains en vendant à des prix américains »

Ex : Wolksvagen


  1. la division internationale des processus productifs




  1. Exploitation des différences et contraintes d’interdépendance


Il s’agit des firmes multinationales à stratégie productive. Elles créent des filiales ateliers dans les pays d’accueil là où les coûts sont les moins élevés.

Type de filiales ateliers :

  • celles qui fabriquent les pièces

  • filiale d’assemblage qui se contente de monter le produit final


L’implantation des filiales est soumise à deux logiques :


  • l’exploitation des différences : théorie des avantages comparatifs (on recherche la qualité et le coût de la main d’œuvre, fiscalité, subvention, l’environnement infrastructure de com., environnement social)

Cela incite les multinationales à disposer leurs filiales ateliers à travers le monde pour miex exploiter les différences nationales.


  • Les contraintes d’interdépendance : Coûts de transport, droit de douanes faibles, les coûts de contrôle pousse les entreprises à regrouper leurs activités dans des sites de production géographiquement proches.

L’Europe avait constitué initialement et constitue toujours une zone d’attraction pour les multinationales parce que les distances géographiques demeurent limitées et en Europe les différences nationales sont importantes.


  1. Les délocalisations


Stricto sensu, c’est la fermeture d’un établissement dans un pays d’origine et ouverture simultanée dans un pays émergent.

C’est une réduction d’activité en France et accroissement d’activité dans les pays étrangers émergents également.

Les délocalisations au sens strict ne représentent pas de pertes d’emplois considérables.
Les conséquences sont rarement comptabilisées. Un fabricant qui délocalise entraîne ne baisse des commandes chez les sous traitants et une fermeture de ces derniers. Or, ces effets ne pas comptabilisés.
Il existe 3 modalités de délocalisation :


  1. redéploiement des activités au sein des réseaux de filiales déjà existants. On limite ou arrête l’activité d’une filiale pour développer celle d’une autre. Cela se fait très rapidement. Très grande sensibilité à l’évolution des coûts salariaux, des taux de change.

  2. transfert d’activités dans une nouvelle filiale crée à cet effet. (Ou rachat d’une entreprise déjà existante)

Transfert beaucoup plus lent que précédemment

  1. Externalisation de la production : Cela implique l’arrêt de l’activité d’une entreprise et l’appel à la sous traitance.

Cette externalisation se fait vers un pays émergent.

Section 2 : Le protectionnisme


  1. Instruments du protectionnisme



  1. Les barrières tarifaires


Les différents types de droits
Il y a deux types de droits :
- Ad Valorem = en proportion de la valeur du produit : ex : 10% de la valeur importée

Forfaitaires X euros / unité importée
Il existe aussi des taxes à l’importation avec un double but :


  1. Fournir des recettes à l’Etat

  2. préserver les approvisionnements internes


Il existe à côté de cela des mesures para tarifaires comme le droit anti-dumping. Droit de douane supplémentaire pour compenser les effets d’une concurrence déloyale.
Ex : L’Union Européenne a mis des taxes exceptionnelles sur les vélos chinois en accusant les chinois de sous rémunérer leur personnel
La protection effective
On distingue la protection nominale et la protection effective.

Pour un produit fini la protection nominale correspond au tarif douanier « ad valorem »
La protection effective elle est définie à partir du taux de protection effective. C’est le pourcentage d’augmentation de la valeur ajoutée résiliant des droits de douane par rapport au niveau de la valeur ajoutée en libre échange (sans droits de douane)
Taux de protection effective = Valeur ajoutée + droits de douanes – VA sans droit de douane

Valeur Ajoutée sans Droit de douane
P Libre échange Avec droits de douanes

Bien A 100 € fini 50 % 150€

CI (coton) 30 € CI= 0% 30€




VAB 70 € VAB = 120 €

Les vendeurs étrangers dorénavant vont vendre leurs produits sur le territoire national 150 100 €
On imagine que les entreprises nationales vont vendre leurs produits à 150€

Taux de protection effective = 120 – 70 / 70 = 0,71 71%
La valeur ajoutée brute est augmente de 71% pour l’entreprise nationale par rapport à la situation de VAB en situation de libre échange.

LE taux de protection effectif est supérieur au taux de protection nominal lorsque les droits de douanes qui frappent les CI sont supérieurs à ceux qui frappent les produits finis.

Si le droit de douane frappant les CI est supérieur aux droits de douanes frappant le produit fini, le taux de protection effectif est supérieur au taux de protection nominal.
Cf. doc. Du poly page 4

Cette situation rait les entreprises nationales qui ont parfois des difficultés à concurrencer les compétiteurs.


  1. appréciation sur le niveau réel de la protection


Pour apprécier cela, pour savoir si un pays est plus protectionniste qu’un autre, on fait le calcul des moyennes simples des droits de douanes ad valorem.
Inconvénients de la moyenne simple :
Tous les produits sont placés sur le même plan même ceux qui ne font pas l’objet d’échange au niveau international. D’où l’idée de calculer une seconde moyenne, la moyenne pondérée par le volume importé.

Les produits qui ont les droits de douanes les plus élevés ont plus de chances d’être peu importés.

Il y a des pics tarifaires : droits de douanes très élevés qui frappent un produit particulier. Dans certains cas, les importations peuvent être nulles ou quasi nulles et l’effet de ce pic tarifaire.
Autre critique du calcul de moyennes : les droits exceptionnels anti-dumping n’apparaissent jamais dans le calcul des moyennes.
L’inconvénient de la moyenne, c’est de masquer les pics tarifaires dont sont spécialistes les Etats-Unis. (Champagne et Cognac)


  1. Les barrières non tarifaires (voir doc. poly)
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