Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales





télécharger 227.13 Kb.
titreChapitre 1 : Les relations monétaires internationales
page2/5
date de publication06.12.2019
taille227.13 Kb.
typeDocumentos
1   2   3   4   5
REEQUILIBRE de la Balance Commerciale


Hausse du prix des importations libellés en monnaie nationale

(Baisse)

Baisse en volume des importations

(Hausse)




Ce mécanisme est symétrique : les excédents vont disparaître.

Pour les défenseurs de ce mécanisme, il y a 3 avantages :

  • autonomie des politiques économiques (un pays qui est en charge flottante peut connaître une très forte inflation) : baisse de la valeur de la monnaie nationale sur le marché des changes. Il y a correction automatique des effets de l’inflation interne : si les prix et les coûts internes augmentent de 10%, alors le niveau des prix reste inchangé, la monnaie se dépréciera de 10% sur le marché des changes ce qui permet aux entreprises de continuer à exporter sans difficulté. Les prix libellés en monnaie étrangère demeurent inchangés. Au contraire, dans un système de change fixe, on ne peut pas dévaluer trop fréquemment la monnaie nationale donc il faudra constituer des politiques économiques restrictives pour lutter contre l’inflation. Une politique économique restrictive consiste à limiter la croissance de la demande globale :

    • limiter les dépenses de l’Etat (limiter les crédits)

    • limiter la consommation des ménages en limitant, par exemple, les hausses de salaires, les prestations sociales, en augmentant les taux d’intérêt qui n’incitent pas à emprunter.

Si on limite la croissance de la demande, on limite l’augmentation des importations et il apparaît des capacités de production disponibles dans l’exportation. Cette politique restrictive permettra de rétablir l’équilibre du commerce extérieur s’il était déficitaire (mais ça peut être coûteux pour la population).

Ces politiques restrictives peuvent contribuer à augmenter le chômage.



  • C’est un système libéral :

    • Le système d’échange flottant baisse l’intervention de l’Etat ce qui satisfait les libéraux

      • L’Etat n’a plus besoin de définir la valeur de la monnaie nationale comme dans un système de change fixe. Quand l’Etat fixe le taux de change, il fixe en quelque sorte un prix, le prix de sa monnaie.

      • La Banque Centrale (BC) n’est pas obligée d’intervenir sur le marché des changes pour réguler le cours de sa monnaie nationale ou pour soutenir le cours de la monnaie nationale.




        • La suppression des réserves de changes : en change flottant, la BC n’a plus besoin de détenir et de gérer d’importantes réserves en devises, donc d’intervenir sur le marché des changes. Néanmoins, les BC doivent limiter les fluctuations de CT quelque soit le régime de change.




    1. Les limites de ce mécanisme


Les pays excédentaires ont tendance à conserver leurs excédents et les pays déficitaires ont tendance à conserver leurs déficits donc ce mécanisme ne fonctionne pas très bien.


  • 3ème lien de causalité mis en cause (en rouge sur le schéma) : les importateurs et exportateurs ne répercutent pas immédiatement sur leurs prix les variations du taux de change. On constate que, après dépréciation, les vendeurs étrangers maintiennent constants leurs prix évaluer en monnaie nationale ceci dans le but de conserver leur PDM. Par conséquent, la hausse des prix des produits importés ne sera pas systématique. Naturellement, les vendeurs étrangers acceptent une baisse de leur profit. Si la dépréciation de la monnaie nationale est forte, ils ne pourront pas maintenir leurs prix constants pour ne pas perdre de profit. Au contraire, les exportateurs nationaux peuvent bénéficiés de la dépréciation monétaire pour reconstituer leurs marges et ils vont maintenir constant les prix de leurs produits exportés, libellés en monnaie étrangère (ils ne baissent pas leurs prix pour augmenter leurs marges bénéficiaire).




  • Pour que la balance commerciale puisse se rééquilibrer, il faut que la demande nationale et la demande étrangère soit suffisamment élastique par rapport aux prix.


e D/P = ∆ D / D

∆ P / P
∆ = variations

D = Demande

P = Prix


  • Elle est liée aux variations des prix et revenus à terme :

    • Dans le pays déficitaire, la dépréciation de la monnaie et donc le renchérissement des importations, peuvent entraîner une augmentation des prix internes car les produits nationaux incorporent des biens intermédiaires importés comme des matières premières importées => inflation importée. Lorsque les revenus et salaires sont indexés sur les prix (prix augmentent de 10% => revenus et salaires augmentent de 10%), il va apparaître une hausse généralisée des revenus nominaux, et par conséquent, un maintien des importations malgré leurs prix plus élevés. Les agents économiques conservent leur pouvoir d’achat.




    • Dans les pays excédentaires, l’apparition de la monnaie sur le marché des changes entraîne une stabilité sinon une baisse des produits importés. Par conséquent, dans les pays excédentaires, l’inflation peut être plus forte que dans les autres pays ce qui permet aux exportateurs de limiter les hausses de prix, prix libellés en monnaie étrangère, et par conséquent, conserver leur PDM et leurs ventes et donc le pays excédentaire conservera ses excédents.




      • Liée à la spéculation : les flux de capitaux sont beaucoup plus importants que les règlements du commerce international. Ces transferts de capitaux sont beaucoup plus élevés que les flux de règlement. Ce sont les flux de capitaux qui vont entraînés l’inflation des cours de monnaie et donc ce mécanisme ne peut fonctionner. Les fluctuations qu’on observe sur les cours de monnaie sont sans aucune mesure avec ce qui permettrait d’établir l’équilibre de la balance commerciale.



  1. Le rôle du dollar dans le SMI


Malgré l’adoption de l’auro, le dollar joue toujours le rôle de monnaie internationale. On retrouve les 3 fonctions de la monnaie :

  • Unité de compte

  • Unité de règlement

  • Instrument de réserve, notamment pour les BC et multinationales.


Pour que le système fonctionne correctement, il faut que le cours du dollar soit relativement stable par rapport à l’ensemble des monnaies du monde, ce qui, historiquement, n’a pas toujours été le cas. Ainsi, en 1980, un dollar valait 5 FF alors que 5 ans plus tard il valait à peu près 10 FF.


  1. Déterminants des taux de change

    1. Les déterminants fondamentaux des taux de change




      • Le solde de la balance commerciale (cf. schéma p. 6)

      • La PPA (Parité des Pouvoirs d’Achat) : un taux de change respecte la parité des Pouvoirs d’Achat lorsque avec, un capital donné, ou une somme donnée, on peut acheté la même quantité de biens dans le pays d’origine et à l’étranger, après conversion de son capital (en devise) à ce taux de change qui respecte la PPA.

Pour calculer si un taux de change respecte vraiment la PPA, un grand journal anglais avait trouver un produit que l’on retrouve à peu près dans le monde entier : le Bic Mac de chez Mc Donald. C’est le produit phare, le produit référence. Peut-on en acheter autant avec le même capital ?

Si on estime que les taux de change doivent respecter la PPA, une inflation plus rapide dans un pays donné que dans les autres doit normalement entraîner une dépréciation de la monnaie du pays concerné.

    1. Les actions des Etats


Bien que la monnaie soit flottante, les BC interviennent sur le marché des changes pour au moins 3 raisons :

  • Limité les fluctuations à CT du cours de la monnaie

  • Rapprocher le cours de la monnaie du taux de change respectant la PPA (taux de change jugé « normal »).

  • Eviter l’inflation importée en évitant d’avoir une monnaie sous-évaluée


Très souvent, les BC interviennent de façon concertée parce que l’intervention d’une BC isolée n’est pas efficace.

Ex : en septembre 85, il y a eu les accords du Plazza à New York pris par le G-5 (G-7 actuel moins l’Italie et le Canada). Il a été décidé de provoquer une baisse graduelle du cours du dollar sur le marché des changes, car il était jugé que le cours du dollar était trop élevé.

Pour la première fois de leur histoire, les USA ont accepté de participer activement à ce type d’intervention pour faire baisser le cours de la monnaie. Cela consiste pour les USA à vendre leur propre monnaie pour faire chuter le cours du dollar.

Il n’y aucune limite pour une BC à vendre sa propre monnaie (jeu d’écriture) alors que dans l’autre sens, il faut de la monnaie étrangère en stock.

En février 1987, le G-7 décide de stabiliser le cours du dollar, ce qui a été fait.

On peut citer des interventions plus récentes :

  • Septembre 2000 : intervention sur le marché des changes de la BCE en concertation avec la FED qui est la BC américaine, la BC britannique et la BC japonaise dans le but de faire cesser la chute du cours de l’euro.

  • Le Japon est intervenu fréquemment, parfois de façon concertée avec la FED, tantôt contre l’augmentation, tantôt contre la chute du cours du yen.

  • 1990, le Japon a essayé de provoquer la chute du yen pour relancer les exportations.




  1. Crise financière internationale

        1. La crise asiatique et ses prolongements

  1. Causes de cette crise asiatique

La crise asiatique a pour cause le risque d’insolvabilité des banques et des entreprises du Sud Est asiatique.


          1. Le mode de financement des investissements


Les pays du Sud Est asiatique ont connu une croissance très rapide le siècle dernier (miracle économique asiatique). Le dénommé SAMUELSSON a dénoncé la « bande des 4 », en accusant 4 pays d’exercer une concurrence très forte vis-à-vis des industries des pays développés (Malaisie, Hong-Kong, Corée du Sud et Taiwan).

Ces pays du Sud Est asiatique ont eu des besoins de financement importants. Ce financement a été rendu possible par apport de capitaux étrangers. Le taux d’épargne est de l’ordre de 20 à 30% du PIB et le taux d’investissement a pu atteindre 40% et l’écart a été comblé par les investisseurs étrangers. L’investissement étranger représente 10% de l’investissement local.


          1. Développement des risques

Les capitaux étrangers ont été attirés par des perspectives de plus-values et des taux d’intérêts très élevés. De plus, les risques ont été considéré comme limités :

            • Le risque de change est apparu comme faible car les monnaies des pays du Sud Est asiatiques étaient définies par rapport au dollar ou panier de monnaie ou le dollar avait un poids prépondérant.

            • Grande liberté d’action aux banques locales pour attribuer des prêts. Les autorités monétaires ne contrôle pas les banques et les investisseurs étrangers ont prêté directement en dollar et les banques locales ont accordés des prêts aux entreprises.

Les banques locales ont prêté à des entreprises, secteur de moins en moins rentables. Elles ont même investi et spéculé dans l’immobilier.

Il y a eu une mauvaise allocation du capital entre les secteurs d ‘activité. Il y a eu formation d’une bulle financière et d’une bulle dans l’immobilier.


    1. Le déroulement de la crise

          1. Le retrait des capitaux étrangers


Les investisseurs étrangers, en 1997, prennent conscience du risque d’insolvabilité des entreprises du Sud Est asiatique. Ils constatent que les monnaies des pays du Sud Est asiatique sont surévaluées et que ça freine leurs exportations. Ils donc retirer brutalement leurs capitaux, les monnaies locales sont descendues sur le marché des changes, ce qui fait déprécier le cours de ces monnaies.

  • crise sur le marché des changes doublée d’une spéculation


Les monnaies vont perdre 30 à 50% de leur valeur et deviennent flottantes par les Etats. Naturellement, les investisseurs étrangers vendent massivement leurs actions : baisse du cours des actions.


          1. Mise en difficulté des banques et des entreprises


Les banques sont victimes d’un « effet de ciseau ». dans le bilan, côté actif, il y a dévalorisation des immobilisations et des titres à cause de la crise boursière et il est apparu une crise dans l’immobilier. Côté passif, les engagements (ce qu’on doit) libellés en monnaie locale augmente parce que la plupart des dettes étaient libellées en dollar et comme le cours de la monnaie locale s’est effondré, les dettes ont fortement augmentées.

Dans les pays du Sud Est asiatique, le prix des marchandises importées augmentent fortement (ex : prix du riz multiplié par 3, troubles, émeutes en Indonésie). Les exportateurs ne peuvent pas souvent exportés faute de financement. Des exportations ont un « fort contenu en importation » : pour pouvoir fabriquer les produits exportés, il faut au préalable importé des produits finis ou de la matière première et les banques refusent les crédits libellés en dollar. De nombreuses entreprises sont en difficulté à cause des faillites bancaires.


    1. La contagion de la crise asiatique

          1. Baisse du prix du pétrole


La crise a fait chuter le prix du pétrole : prix du baril 24$ à 11$ (+ de 50$ actuellement).

Les pays producteurs de pétrole sont directement affectés par la baisse du prix du pétrole :

    • recettes d’exploitation baissent

    • recettes budgétaires étroitement liées au cours du pétrole



          1. La crise russe

La Russie présente toujours de nombreuses faiblesses structurelles :

    • endettement public élevé

    • faible réserve de change

    • fraude fiscale



La Russie est directement affectée par le canal du commerce extérieur. La baisse des achats des produits sidérurgiques par les pays asiatiques, la Russie, gros exportateur de matières premières, est directement touchée par la baisse du cours des matières premières dont le pétrole.

C’est le même scénario que pour les pays du Sud Est asiatiques : investisseurs étrangers retirent leurs capitaux, vendent les roubles qu’ils possèdent et le cours du rouble s’effondre sur le marché des changes.

    • Avant, 1$ = 6 roubles

    • Après, 1$ = 21 roubles

  • Le gouvernement russe est obligé d’élargir la marge de sa monnaie : cours flottant.

Le taux d’inflation atteint 80% en 98 alors qu’il était de 11% en 1997. Le PIB en volume baisse de 10% : forte hausse du chômage en Russie.

Les banques, également en difficulté, comme celles des pays du Sud Est asiatique font des faillites bancaires.

La crise en Russie n’a eu qu’un effet limité sur le reste du monde (RDM), car leur PIB ne représente qu’1,5% du PIB mondial.
Incidence sur les USA et l’Europe : ils ont tiré un avantage de la crise asiatique :

  • Le prix de la matière première a baissé dont le pétrole.

  • Le taux d’intérêt ont baissé, notamment ceux de LT car il y a eu des placements massifs sur les marchés financiers occidentaux.

L’Europe et les USA n’ont pas été victime de la crise mais aurait pu l’être par le biais du commerce extérieur.


        1. Les remèdes à la crise

  1. Le contrôle des banques


Une des causes est l’absence de contrôle exercé sur les banques. D’après le Code du Commerce, sur 50 pays émergents ayant libérés leurs secteur financier, 40 ont connu une crise majeure.

Les contrôles stricts sont nécessaires et il a été proposé le ratio Cooke : rapport minimum à respecter entre les fonds propres de la banque et ses engagements (dette)

  • ratio prudentiel


L’endettement des PED vis à vis des pays extérieurs ne devraient pas excédés 15 à 20% de leur PIB.


          1. Le contrôle des mouvements de capitaux

Les retraits massifs de capitaux ont conduit à la crise asiatique. Il faut donc éviter les retraits massifs de capitaux.

La première proposition est de James TOBIN, l’idée est d’effectuer un prélèvement sur toutes les transactions de change de l’ordre de 0,1 à 0,25%.

L’idée est de décourager les mouvements incessants de capitaux spéculatifs. Ce qui fait l’intérêt de cette taxe est que le produit devrait servir à financer le développement des PED.
Cette taxe a soulevé des objections : les professionnels la jugent inapplicable d’un point de vue pratique. Le principe de la taxe devrait être accepté p r tous les pays développé, à part les USA qui sont contre.

On trouve que c’est une taxe inique parce qu’elle frappe les spéculateurs comme les bons investisseurs qui placent durablement leurs capitaux dans un pays émergents. La taxe est d’un montant insuffisant pour lutter contre la spéculation sur le marché des changes.

Cette taxe garde son actualité avec le produit qu’elle dégagerait pour financer les PED.


          1. Le contrôle des sorties de capitaux

Pour empêcher des retraits massifs de capitaux, certains Etats instaurent un contrôle des changes.

Cela signifie que pour transférer des capitaux à l’étranger, il faut au préalable en avoir l’autorisation.

La Malaisie a instauré un tel contrôle en septembre 1998. Egalement, il y a obligation pour les résidants de rapatrier les gains réalisés à l’étranger et il y a blocage pendant un an des avoirs des résidents.
Le contrôle des changes ne concerne pas le règlement des achats faits à l’étranger. Les ressortissants des pays concernés peuvent librement importés.

Mais le contrôle peut décourager les investisseurs étrangers. Or les pays émergents ont besoin d’un financement externe pour se développer. Les pays africains ne connaissent ainsi qu’une faible croissance économique. La Malaisie a aujourd’hui abandonné le contr^le des changes.


          1. Le contrôle des entrées de capitaux

Il s’agit de sélectionner à l’entrée les bons capitaux en écartant les capitaux spéculatifs placés à CT.

On limite ainsi le risque d’un retrait banal des capitaux pouvant provoquer une crise. On peut contrôler la qualité des emprunteurs nationaux.
Le Chili a ainsi été pris comme modèle : 30% des capitaux étrangers qui sont investis sous d’autres formes que des actions doivent être déposés à la BC pendant un an, sans intérêt.

Les entreprises chiliennes, y compris les banques, ne sont autorisées à emprunter à l’étranger (entrée de capitaux dans le pays) que si leur solvabilité est supérieure ou égale à celle du gouvernement chilien selon 2 agences de notation internationales.


  1. Le choix d’un régime de change

  1. La stratégie d’encrage


L’Etat retient l’option de rattachement et définit dans ce cadre sa monnaie par rapport à une grande devise.

Il va veiller à ce que la qualité de la monnaie demeure inchangée, ce qui permet au plan interne de lutter contre l’inflation.

Si la devise de référence conserve on poids d’achat, la monnaie nationale va conserve automatiquement so, de voir d’achat.

Au plan externe, on rassure les investisseurs étrangers en choisissant ce type de stratégie.
Exemple : la France de 1987 à 1999, a retenu une stratégie qui avait lié la France au mark au sein du SME, stratégie menée avec succès jusqu’à ce qu’on adopte l’euro.


  1. le currency board

La BC est transformée en conseil monétaire, qualifié de currency board. La monnaie nationale est définie par rapport à une grande devise de référence (option de rattachement) mais la BC n’accorde plus aucun crédit à personne et nuance un peu son rôle de prêteur en dernier ressort.

La BCE ne remet des billets que si on lui remet, en contrepartie, des devises (monnaie de référence).

La monnaie nationale est convertible en devises auprès de la BC. Les investisseurs étrangers peuvent à tout moment récupérer sans risque leur monnaie.
Exemple : l’Argentine a adopté ce système en 1990, en rattachant le peso au dollar. On avait inscrit dans la loi, la parité : 1 peso = 1 dollar.
La monnaie n’est ici que le reflet de la devise de référence. Si les investisseurs étrangers retirent leurs capitaux, la masse monétaire interne diminue et les taux d’intérêt augmentent.
Exemple : la Bulgarie a également adopté ce système comme Hong-Kong, l’Estonie, la Lituanie ou la Bosnie.
Un tel système arrête immédiatement l’inflation interne dans un pays. En Argentine, le taux d’inflation était, en 1990, de 1344%/an ! En 1991, l’inflation est tombée à quelques pourcents.
Remarque : ce système peut représenter des inconvénients par l’économie si les étrangers retirent massivement leurs capitaux entraînant une hausse des taux d’intérêt. En 1997, le taux d’intérêt de Hong-Kong avait atteint 300%. Le système argentin s’est terminé par une grave crise en 2001.


  1. La dollarisation


Certains Etats, comme le Panama, l’Equateur et e Salvador, ont abandonné leur monnaie au profit du dollar des USA qui est devenu leur monnaie officielle. L’Equateur a abandonné le sucre il y a quelques années.

Dans ce cas là, le pays est à l’abri de toute crise monétaire car il n’a plus de monnaie propre.

L’Equateur est le « prolongement des Etas-Unis » au niveau monétaire financier. Les banques locales passent sous contrôle américain.
CONCLUSION
Pour supprimer tout risque de change, on pourrait imaginer une monnaie mondiale. Tous les Etats auraient la même monnaie. L’inconvénient est que les pays perdraient toute possibilité d’ajustement en dévaluant ou réévaluant leur monnaie.

Or l’expérience a montré que les ajustements monétaires étaient inévitables dans la mesure où les Etats ont des taux d’inflation différents pour un même niveau de développement.

L’adoption de l’euro n’a été possible que grâce à la convergence des pays concernés. Cela a été possible grâce à la hausse des taux d’intérêt Keynes avait proposé la création d’une « superbanque » mondiale qui aurait joué le rôle de prêteur en dernier ressort et aurait émis une monnaie internationale : le BANCOR.

Chapitre 2 : Echanges internationaux et mondialisation

Section 1 : Les théories du commerce international

  1. Les théories classiques et néoclassiques du commerce international

    1. La théorie de l’avantage absolu (Adam SMITH)


Adam SMITH distingue le Portugal et l’Angleterre, symbolisant l’économie mondiale.


Biens

Portugal

Angleterre

Vins

50 jours de travail pour une unité produite

120 jours de travail pour une unité produite

Draps

100 jours de travail pour une unité produite

40 jours de travail pour une unité produite

TOTAL

150 jours

160 jours


L’Angleterre ne fera que du drap et le Portugal que du vin : spécialisation totale.

En autarcie, l’économie mondiale fera deux unités de draps et deux unités de vins en 160 jours alors que dans le commerce international (CI), on est capable de produire 4 u. de draps et 3 u. de vins.

Avantages :

  • Produire plus de biens et services qu’en autarcie

  • Augmentation de la productivité au travail grâce au CI. Comme on produit sur une échelle plus grande, la division du travail est beaucoup plus importante et la productivité de l’économie augmente.




    1. La loi des coûts relatifs comparés (David RICARDO)


Chaque pays a intérêt à se spécialiser en produisant la marchandise pour laquelle il a la plus grande supériorité ou la moins grande infériorité relative.


      1. Les hypothèses

        • A l’intérieur de chaque pays, la mobilité des facteurs de production est parfaite (travail et capital), entre les secteurs et les régions.

        • Au niveau international, les marchandises peuvent librement circuler mais les facteurs de production ne peuvent pas passer d’un pays à un autre.

        • Toutes les hypothèses de la Concurrence Pure et Parfaite (CPP) sont réunies :

  • Atomicité de l’offre et la demande

  • Homogénéité

  • Parfaite mobilité des facteurs de production

  • Libre entrée dans la branche

  • Transparence

    • Théorie de la valeur travail : s’il faut 10H pour faire une table et 2H pour faire une chaise, la table doit avoir une valeur 5 fois supérieure à celle de la chaise.

    • Les rapports de prix sont égaux aux rapports entre les temps de travail

PA/PB = WA/WB

  • Les rendements sont constants dans cette théorie. Si j’augmente mon échelle de production, la productivité au travail demeure inchangée.



      1. Calcul des coûts relatifs




Biens

Angleterre

Portugal

Drap

100 jours

90 jours

Vin

120 jours

80jours

TOTAL

220 jours

170 jours


Ici, il n’y a pas possibilité de théorie de l’avantage absolu de SMITH.

Pour l’Angleterre :

  • Coût relatif du drap (en vin) = 100/120 = 0,833

    • Avec le temps qui est nécessaire pour fabriquer une unité de drap, on peut fabriquer 0,833 unité de vin. 1 drap = 0,833 vin.




  • Coût relatif du vin (en drap) = 120/100 = 1,20

    • Avec le temps qui est nécessaire pour fabriquer une unité de vin, on peut fabriquer 1,20 unités de drap. 1 vin = 1,20 draps.


Pour le Portugal :

  • Coût relatif du drap (en vin) = 90/80 = 1,125

    • Avec le temps qui est nécessaire pour fabriquer une unité de drap, on peut fabriquer 1,125 unité de vin. 1 drap 1,125 vins.



      • Coût relatif du vin (en drap) = 80/90 = 0,888

    • Avec le temps qui est nécessaire pour fabriquer une unité de vin, on peut fabriquer 0,888 unité de drap. 1 vin = 0,888 drap


REGLE : on va examiner le coût relatif du drap : 0,833 et 1,125 : c’est l’Angleterre qui doit se spécialiser dans le drap alors que c’est le Portugal qui doit se spécialiser dans le vin (1,20>0,888).



      1. Le processus de spécialisation


Les rapports d’échange entre les biens dépendent des temps de travail relatifs. L’Angleterre a un intérêt évident à se spécialiser dans la production des draps et à échanger le drap contre du vin au Portugal parce que, avec une unité de drap au Portugal, on pourra obtenir 1,125 vins alors que si on renonce à fabriquer une unité de drap en Angleterre, on obtiendra, par la production interne, que 0,833 unité de vin soit une quantité plus faible produite que celle qui est obtenue avec l’échange.

Le Portugal, pour les raisons analogues inverses, a intérêt à se spécialiser dans le vin.
Remarques :

  • Si les coûts relatifs sont égaux, l’échange international est sans intérêt.

  • Cette théorie peut aussi s’appliquer à la division du travail. Par exemple, SAMUELSON dit que l’avocat et sa secrétaire ont 2 disciplines : le droit et la dactylographie. L’avocat est plus doué dans les 2 domaines. Mais ils ont quand même intérêt à se spécialiser ; la secrétaire en dactylographie car elle est relativement moins défavorisée dans ce domaine que dans celui du droit et l’avocat est plus supérieur en droit qu’en dactylographie.




      1. Les gains du commerce international


Après spécialisation, l’économie mondiale est représentée par 2 pays qui produisent plus de biens et services qu’en situation d’autarcie avec les mêmes quantités de travail. Après spécialisation, au Portugal, on va pouvoir produire 2,125 quantités de vins (170/80) et en Angleterre, on va pouvoir produire 2,2 unités de draps (220/100). On a un surplus à se partager qui est de 0,20 unités de draps et 0,125 unités de vin.

La répartition de ces surplus, de ces gains, dépend du taux d’échange international qui est unique pour tous les pays. Ce taux va s’établir entre les 2 taux d’échanges internes. Au niveau international, le drap s’échange entre 0,833 et 1,125 unités de vins tandis que le vin s’échange entre 0,888 et 1,20 unités de draps.

Si le taux d’échange international et 1 drap pour 0,833 vins (taux anglais), l’Angleterre ne gagne rien à l’échange international e tout le gain va au Portugal. Inversement, si le taux d’échange international est égal au taux portugais.

  • Le gain du CI dépend du taux d’échange international.




      1. Critiques


Théorie de Ricardo avantages comparatifs immédiats soit à court terme (CT). Pour que cette théorie soit valable, il faut que les avantages comparatifs se maintiennent à long terme (LT).

L’accroissement de la production peut faire apparaître des économies d’échelle et les coûts unitaires ne seraient plus constants, ils baisseraient. C’est la phase des rendements d’échelle croissants (cf. infra).

Un Etat peut avoir à protéger « une industrie naissante ». Elle peut être temporairement handicapée et moins performante que ses concurrentes étrangères. Si cette industrie naissante se développe, elle peut être capable ultérieurement de réduire ses coûts unitaires et elle peut devenir compétitive et beaucoup plus performante que les industries des autres pays.


    1. Les inégalités dans les dotations factorielles, source des avantages comparatifs.


C’est la théorie néoclassique.

Les auteurs néoclassiques sont à l’origine de la microéconomie.


  1. La Loi H.O (HECKSCHER – OHLIN)


« Le pays qui dispose de relativement plus de capital aura intérêt à se spécialiser, c'est-à-dire à produire et à exporter le bien qui utilise pour sa production d’avantage de capital et inversement »
Les dotations factorielles inégales d’un pays à l’autre sont à l’origine des avantages comparatifs simplement constatés dans la théorie de Ricardo et d’Adam Smith.
C’est un modèle simplifié avec deux pays, deux facteurs de production et deux produits.

Chaque pays dispose des mêmes technologies, les coûts de transport sont nuls. Le pays qui a beaucoup de main d’œuvre par rapport aux autres pays a le coût du travail le plus faible. Il est naturellement amené à se spécialiser dans le produit qui nécessite le plus de travail. (Même raisonnement pour le capital)
Conclusion : Th. HOS (S Samuelson) C’est une suite logique de la théorie HO.
A la suite de la spécialisation internationale, la demande du facteur le plus abondant augmente ce qui tend à augmenter le prix.
Remarque : selon cette théorie, le coût de la main d’œuvre non qualifiée aurait tendance à augmenter dans les pays en développement qui se spécialise dans la production qui nécessite beaucoup de main d’œuvre non qualifiée.
Le facteur peu abondant est relativement moins demandé, et son prix tend à baisser.

Ex : main d’œuvre non qualifiée dans les pays développé.
A terme, explique HOS, on devrait arriver à l’égalisation du prix des facteurs de production.


  1. La théorie néo factorielle


Il y a des études empirique pour vérifier la théorie de HO.

A partir d’un tableau d’entrée sortie (TES), on détermine le contenu en capital et en travail des exportationsobjectif TES : qui achète ? Combien ? et à qui ?
Pour les importations, on calcule le contenu en capital et en travail de la production nationale qui devrait se substituer aux importations.
Les 1ers travaux à ce sujet ont été faits pat W. LEONTIEF
 Il a montré que les importations américaines contenaient une plus forte proportion de capital que les exportations américaines. Tout se passe en quelque sorte comme si les Etats-Unis échangeait de la main d’œuvre contre du capital étranger.

C’est cela que l’on a appelé le paradoxe de Leontief : paradoxe car on s’attendait au résultat inverse car selon la croyance commune les Etats-Unis sont un pays bien dotés en capital donc logiquement leurs facteurs abondants devrait être le capital et par conséquent il aurait du se spécialiser dans des produits nécessitant beaucoup de capitalmais c’est l’inverse que l’on a observé.
C’est Leontief lui-même qui a donné l’explication : En réalité, aux Etats-Unis le facteur abondant c’est tout simplement le travail.
Les Etats-Unis il est vrai ont beaucoup d capital mais par rapport aux autres pays ils ont beaucoup plus de main d’œuvre qualifiée qui apparaît comme le facteur abondant.

Le paradoxe de Leontief n’est qu’apparent.
Dorénavant, dans ces analyses, on distingue au moins trois types de facteurs de production : la main d’œuvre non qualifiée, la main d’œuvre qualifiée et le facteur capital.

  1. Les nouvelles théories du commerce international.



Les théories vues précédemment expliquent les échanges de produits différents entre pays ayant des structures économiques différentes, des dotations factorielles différentes.

En réalité, ce qu’on constate c’est que les échanges commerciaux internationaux sont plus intenses entre pays ayant les mêmes niveaux de développement qu’entre pays ayant des structures économiques différentes, notamment entre pays développés et pays en développement.

Les échanges concernent des produits de la branche (échanges intra branche voire même échange intra produits parfois) contraire de intra branche = interbranche


  1. le cycle de vie du produit au niveau international


Cf. Poly
VERNON a utilisé la théorie du cycle de vie au niveau international. Dans sa théorie initiale, il distingue 3 groupes de pays :
1   2   3   4   5

similaire:

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconChapitre 1 : Les relations monétaires internationales
«double cours» pour sa monnaie. Le double cours correspond à un taux de change pour le commerce et un taux de change pour les transferts...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconLes relations internationales depuis 1945 Premier Volume: De 1945...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconChargé des travaux dirigés (TD) des relations monétaires internationales...
«La Zone cfa : le choc de la dévaluation et analyse des nouvelles orientations de la politique économique», sous la direction du...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconL'Europe dans les affaires internationales
...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconParcours Relations internationales et Action à l’Etranger en Alternance
«Chef de Projet européen» et de ses enseignements en langues et civilisations. L’ensemble constitue une belle masse critique, faisant...

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales icon1. Les relations internationales de l’Asie du Sud

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconLa Chine et les relations internationales depuis 1919

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconHistoire : les relations internationales de 1850 à nos jours

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconPartie 1 : les acteurs des relations internationales
«terrorisme international»

Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales iconCorrection du sujet L'urss dans les relations internationales de 1945 à 1991






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com