Séjour Autriche 15- 20 juin 2014





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Séjour Autriche 15- 20 juin 2014

Chaque année nos passionnés MGtistes décident d’une balade/ virée, la dernière balade à peine terminée qu’ils se mettent en quête de la prochaine … Il faut du changement, certains aimeraient repartir au bord de la mer, les autres plutôt en montagne… Les goûts sont éclectiques, l’essentiel étant de se retrouver entre gents attirés par les Anglaises, les à quatre roues, qui ne craignent ni les intempéries ni les pépins qui peuvent survenir, les propositions fusent, puis un jour arrive l’accord sur le lieu… cette année l’Autriche, loin, très loin de la mer…

Donc depuis des mois, il y a de l’animation sur le blog, JiDé souvent le plus dynamique, à croire qu’il est à la retraite, en fait non, il travaille, il travaille même beaucoup mais comme il dit « je suis hyperactif », il a toujours d’excellentes idées, qu’il fait évidemment partager aux autres. En ce qui me concerne, comme d’ailleurs toutes les copilotes avec lesquelles j’ai discuté, je ne suis au courant de rien, le blog est unilatéralement masculin, ces dames pendant ce temps s’occupent de la gestion du quotidien ! Je sais, certains hommes participent, gèrent et s’avèrent être efficaces, si si soyons honnêtes, il y en a dans le groupe ! C’est simplement pour expliquer qu’un jour B. me dit : »cette année, ma proposition du Grossglockner remporte tous les suffrages : c’est l’Autriche et ses cols prestigieux ». J’en suis enchantée, cela fait quelques années que nous ne sommes pas retournés en Autriche, qui est un pays très apprécié par les montagnards français (j’ai souvent eu des élèves qui m’ont dit être allés en Autriche pour faire soit du ski soit de la montagne), cependant il ne faut pas être réducteur, on peut aussi y aller pour l’art baroque, ou l’art nouveau, ou l’histoire mouvementée de cet ancien empire austro-hongrois. Donc, B. a commencé à se renseigner par internet, quant à moi, je téléphone, j’envoie des E-mails, je réponds aux E-mails… selon les conseils, les directives de B. Les semaines, les mois passent, peu à peu les réservations se mettent en place, cependant le plus important est la plaque, quelle plaque mettre en signe de reconnaissance, JiDé propose différents motifs, (c’est toujours lui qui s’en charge, je l’ai dit ses recherches sont judicieuses et inépuisables), j’en choisis une, mais voilà que B. me dit que mon choix compte pour du « beurre », indignée je lui suggère de demander si nous, les copilotes ne pouvons pas être aussi électeurs…Aussitôt dit, aussitôt fait, et grâce à la magnitude de JiDé , nous avons pu voter. Le choix était difficile, soit trop paysan, soit trop traditionnel, soit trop moderne…, mais grâce à la démocratie, nous avons eu une plaque qui a remporté la majorité des suffrages, une plaque absolument splendide bien dans les tons de notre balade. Peu à peu les MGtistes s’inscrivent, il y a le noyau « dur » JiDé et Sandrine en MGA 1600 de 1960, la bleue céleste, la princesse, Alain et Dominique en MGB bleu marine de 1965, cette année Alain et Joëlle en une superbe MGB bleu azur de 1969, car les années dernières ils ne roulaient pas en « Anglaise » et se sentaient gênés , là ils ont fait fort, leur toute nouvelle MGB est magnifique, la petite sœur de notre princesse la MGA de JiDé et Sandrine, puis il y a les « Pixous »François et Nicole qui ne viennent pas avec leur MGB bleue, pourtant très classe, mais François n’est pas sûr d’elle( une Anglaise, bien sûr), ils dissimuleront jusqu’à leur arrivée le nom de la voiture avec laquelle ils viendront, viennent ensuite Patrick et Rachel que nous connaissons déjà, qui se sont inscrits avec une voiture mais Patrick qui ne recule devant rien a craqué peu de temps avant le départ pour une Triumph Spitfire de 1978, excusez du peu. Elle va tourner, ronfler comme toutes les voitures de sa classe au plus grand plaisir de son pilote, qui aime appuyer sur une certaine pédale ! Un nouveau couple, un jeune couple Benoît et Aubane dans une Austin Healey Sprite bleu ciel de 1959, une voiture toute mimi, bien à leur image, fidèle, calme et vaillante, une grand-mère mais avec le look d’une adolescente. Viennent ensuite les modernes, Gilles et Véronique avec une MGTF de 2004 , Vincent et Catherine en MGF de 1999 et notre Champenois de Troyes, le bien sympathique Jérémy, en célibataire dans sa MGF XPower de 2003, nous ne les connaissons pas, c’est leur première sortie avec le groupe. Je nous ai oubliés ! Avec Bernard/Marie-Françoise en MGB british racing green de 1963, d’ailleurs c’est sûrement la couleur de celle de Vincent/Catherine… Cette année pas de Yves/ Françoise et Foony, l’économie autrichienne n’a pas été florissante avec les verres de bière d’Yves, qui n’a pas non plus gardé les sacs de ces dames qui ont dû se trimballer leurs sacs à main sur les chemins des cascades, pas de Marc et Jacqueline avec l’une de leurs belles voitures, notre préférence allant à leur MGTF crème des années 50, conduite de main de maître par Jacqueline, pas non plus de Daniel qui aimait se perdre pour mieux nous retrouver… Je fais un petit bonjour aux parents de Sandrine qui ont été l’an dernier des compagnons de route bien agréables, nous n’avons pas eu de nouvelles de Gérard (superbe MGA noire) et Claudine avec lesquels nous avons fait de nombreuses escapades y compris à pied dans le maquis corse... Voilà, mon introduction est terminée, juste une remarque le texte qui va suivre a été écrit en fonction de ma mémoire et des notes que j’ai prises, certains de nos compagnons cités ci-dessus n’apparaissent pas beaucoup car je n’ai pas eu l’occasion de petit-déjeuner, de déjeuner ou de dîner avec eux…Notre voyage a très mal commencé puisque je suis partie avec 39,1de température, une bronchite qui m’a obligée à me couvrir chaudement et qui m’a souvent transformée en personnage invisible…(Manteau plus capuche). Je m’en suis sortie péniblement, heureusement la météo nous a été plutôt favorable. Chacun venait par le chemin soit le plus court pour les Francs-Comtois, les Messins, et notre Champenois Jérémy, Patrick et Rachel devaient les retrouver à Zürich mais circulation intense et bouchons en ont décidé autrement , ils ont d’ailleurs été surpris d’arriver avant le groupe franc-comtois, soit avec un détour par les Alpes françaises, les Pixous et Gilles/ Véronique qui ont fait une halte à Annecy , soit un grand détour par les lacs italiens et Saint Moritz pour JiDé et Sandrine, effectivement Sandrine est avec nous, et comme chaque fois qu’elle accompagne JiDé le soleil est au rendez-vous, Sandrine est notre assurance- soleil  .

Dimanche 14 juin

HospentalFeldkirch/ Nofels (notre route à B. et à moi) Hôtel Löwen

En ce dimanche matin, la température est moins froide que la veille, mais le ciel est nuageux au pied du St Gothard, nous partons avec la B encapuchonnée pour franchir l’Oberalp, les prés sont d’un vert vif broutés par les Grisonnes indifférentes à la fraîcheur ambiante, la B adore ces parcours du matin, le soleil se pointe faiblement et les larges virages s’enchaînent en douceur, le col est franchi rapidement, pas de halte nous sommes dans la neige et l’eau des lacs frissonne, la vallée s’affiche à l’ombre tout là- bas, de nombreux travaux ralentissent notre allure mais nous permettent d’admirer les torrents bien chargés en eau cristalline. Arrivés dans la vallée la température se réchauffe, vite décoiffons-nous, Sedrun, Disentis, Ilanz, nous passons au pied de Chur, le ciel est maintenant d’un beau bleu pur, les gens flânent dans les villages, certains se pressent sur le chemin de l’église, les motards foncent, les cyclistes profitent de la piste cyclable le long du Rhin, il y a les sportifs, les promeneurs, les familles, en ce beau dimanche de juin on a l’impression que tout le monde veut profiter du soleil, et nous arrivons à l’hôtel « Löwen » pour midi. Nous avons largement le temps de nous installer, notre chambre donne sur la terrasse, nous allons pouvoir entendre nos MGtistes arriver… En fait nous commençons par nous inquiéter car deux cars de touristes français d’Orléans se garent derrière l’hôtel, nous sommes déçus et nous nous disons que l’ambiance ne va pas être franchement autrichienne, d’autant plus que les papys/mamys semblent un peu rustres, l’une d’elle dit à sa copine : »mais si, tu vois c’est là qu’on est », en montrant le nom du village sur une carte. Ce n’est pas sympa de se moquer de ses compatriotes, en fait ils ne feront que déjeuner à l’hôtel, quant à nous la terrasse est tentante, la carte des desserts aussi, nous allons peut-être attendre longtemps nos compagnons de route, autant prendre des forces en dégustant un Apfelstrudel accompagné de sa crème à la vanille. Les passages répétés des camions de pompiers attirent notre attention et nous décidons d’aller faire un tour, bonne initiative car c’est la fête des pompiers de toute la région, chaque village possède une brigade, tous en costume traditionnel suivis par une fanfare locale, un spectacle qui nous ravit toujours, les gens s’interpellent joyeusement, applaudissent les volontaires, les drapeaux, bannières sont brandis, le tout dans une ambiance bon enfant, plus tard il y aura force verres de bière et nous en rencontrerons trois après dîner, complètement éméchés… B est préoccupé, pas de MG en vue, il s’installe sur un banc et guette, à 15h45 je le rejoins, une voiture de gendarmes qui doit surveiller les pompiers-fêtards, passera bien 6 fois devant nous, nous nous tenons tranquilles, ils ne font que nous observer, les heures passent et à 17h45 arrivent Gilles/ Véronique et François/ Nicole sur notre gauche, nous les attendions sur notre droite, ils sont épuisés, la route a été longue, je m’empresse d’aller à l’accueil pour prévenir la charmante réceptionniste que deux équipages sont là, puis un troisième Jidé/ Sandrine, la question qui a semblé la plus intéressante à ce moment-là : » Avec quelle voiture roulent les Pixous ? », Eh bien en Mazda MX5 de 200… comme celle d’Alain/Joëlle des années dernières mais plus récente. Je les installe et nous nous retrouvons sur la terrasse les kilomètres dessèchent, pas vraiment le temps d’apprécier mon Apfelsaft, on entend un moteur ronfler, un coup de patin : c’est la Spit blanche de Patrick/Rachel, tout étonnés de ne pas être les derniers. Patrick n’a pas envie de porter la valise, je demande à notre aimable réceptionniste blonde s’il peut se garer sur le parking près de l’entrée, je leur donne la clef de leur chambre et leur explique que nous sommes sur la terrasse au soleil. Entre-temps je me suis mise d’accord avec la réceptionniste sur l’heure du dîner, ce sera 19h30 et tous les soirs 19h30, un peu tôt pour certains Français mais dans les pays de langue allemande ou d’Europe centrale et du nord c’est tard, Patrick et Rachel nous rejoignent, Patrick commence une longue série de « grosses Bier »( je sais Yves, tu en as l’eau à la bouche) quant à Rachel, la voilà qui me dit : « comment dit-on menthe à l’eau ? », patatras, ça commence très mal pour moi, je vais devoir expliquer qu’en Autriche on ne boit pas de menthe à l’eau, je suis en train de me dire que Rachel va me demander de la grenadine, et top dans le mille, et pourquoi pas une grenadine, me demande-t-elle… Je suis effondrée intérieurement, j’envisage avec appréhension les jours suivants où l’on va me demander de traduire l’intraduisible… Terrible impression de redevenir prof, j’avais oublié qu’il fallait expliquer, réexpliquer, répéter. Bon, nous manque toujours la deuxième moitié de la troupe, je propose à B. d’appeler Alain/Dominique, qui me répondent tout de suite, ils sont encore à 80 km de Nofels, mais les troupes sont fraîches, ils arrivent. Ouf, nous voilà soulagés, je retourne informer « ma » réceptionniste qui transmet l’info aux cuisines, nous serons dans les temps, je bousculerai un peu les Francs-Comtois, Messins et le Champenois qui n’auront pas le temps de se poser sur la terrasse, terrasse que découvrira d’ailleurs Jérémy au retour puisque nous passerons la 1ère et la dernière nuit de la balade au « Löwen ». L’hôtel est immense, très bien organisé, trois salles font face à un immense buffet chaud-froid, où chacun peut se servir et se faire servir un plat chaud, nous avons notre salle attitrée où deux tables ont été dressées, bien sûr pour faire connaissance ce n’est pas l’idéal, la serveuse est d’avis que relier les deux tables poserait des problèmes de circulation, nous nous répartissons donc aux deux tables, B à l’ une, moi à l’autre puisque nous ne connaissons que les « habitués ». Il se trouve que le monde est petit puisque Jérémy est Champenois comme moi, lui de l’Aube moi de la Marne, mais à l’époque de la mondialisation ces distinguos n’ont plus lieu d’être, puis Benoît et Aubane sont Messins, Benoît de naissance, Aubane d’adoption, quant à moi j’ai vécu et travailler à Metz lorsque j’étais jeune épouse, nous avons des points communs et la conversation s’engage tout naturellement, ils ont l’âge d’être mes enfants mais entre la passion pour les voitures anciennes et les lieux de vie communs nous ne voyons pas passer le temps. Après le dîner, nous retournons aux voitures, abandonnées un peu rapidement à cause du timing bousculé, il fait encore chaud, nous Dominique, Catherine, Sandrine et moi partons faire un tour dans le village qui a retrouvé le calme, hormis cette rencontre avec « nos » poivrots. Catherine raconte la course de ce matin entre le rangement de la maison, les derniers préparatifs, Dominique qui a reçu les Messins et le Champenois a été aussi obligée de bien s’organiser car il y avait comme tous les ans le gala de danse de sa petite fille, et Sandrine a dû laisser ses deux filles à la maison, le sujet de conversation vire rapidement justement sur l’éducation, l’école, l’avenir des enfants. Nous revenons à l’hôtel, tout est calme, une dernière cigarette pour Aubane, le foot pour les amateurs… Je profite d’un espace jusque la fin de la page pour parler des incontournables, le matin, chacun s’affaire à ses affaires, le rangement, l’organisation des sacs,… dans les voitures, les coffres, la véronique et sa valise, s’il a plu, il faut essuyer, faire sécher les capotes, nettoyer le pare-brise, on bouscule un peu la coéquipière qui ne se presse pas… Rien que du classique, mais le soir c’est une autre chorégraphie, déjà ce soir, le premier soir, la présentation des voitures, excusez-moi les modernes, mais je n’ai pas eu le temps de voir les différences, qui existent bien entendu. Ce soir déjà le suspens entretenu par François sur son char, ce fut la grande surprise, chacun s’est exclamé, a commenté, a admiré, François a dû répondre aux pourquoi du comment. Ensuite Patrick, qui tout de suite a sorti le grand jeu, capot ouvert, mallette à outils, la bâche, à lui d’expliquer les qualités de sa dernière acquisition, mais sont arrivés les Francs-Comtois et les Messins, et là ruée sur la nouvelle jeune princesse d’Alain/Joëlle, Alain, tout timide et si heureux de faire admirer sa jolie bleu azur, et les questions pleuvent sur la puissance du moteur, sa tenue de route, sa capote, le confort intérieur, les travaux effectués, à venir, son plaisir à conduire, les comparaisons avec la Miatta…, chacun tourne autour de la voiture pendant qu’Alain joue les modestes. Les femmes admirent aussi, cette MGB leur sied à merveille, bravo, tu as fait le bon choix. Puis tout le monde se tourne forcément vers la plus attendue, JiDé me l’avait décrite, mais je ne voyais pas bien, l’Austin Healey Sprite de 59 de Benoît/Aubane. A Benoît d’expliquer, de répéter comment il l’avait acquise, que c’est sa première voiture, son originalité : achetée aux enchères en Angleterre, là il a fait fort, difficile de faire mieux, d’autant qu’elle est jolie, un tantinet discrète, le moteur me semble simple, 4 pistons mais tout semble réduit au minimum (regard de pro !!), que 950 cc , unanimité pour la Frogeye et adoption immédiate par les grandes filles, les grands-mères et les arrières petites –filles MG, ce n’est pas une MG, mais elle mériterait d’en être une…

Lundi 16 juin

Feldkirch / Gasthaus « Brückenwirt » à Zwieselstein : 155 km

Montée à l’Arlbergpass : que 1802m

Grand beau temps ce matin pour notre première journée. Bonne nuit pour tout le monde, certains ont eu une petite nuit pour cause de match de foot la veille, mais tous sont ravis de voir le buffet mis à leur disposition, grand choix de muesli, de graines, de fruits au sirop, de charcuterie, de pains, de gâteaux… Une première impression de l’accueil gustatif autrichien. Les choses vont se gâter lorsque B va me demander de m’occuper des arrhes versées, et faire mettre cet argent pour notre prochain séjour : vendredi soir, la jeune fille qui est devant son ordinateur ne voit pas trace de cet argent sur son écran, demande des renforts auprès de sa collègue plus âgée, qui me demande la confirmation écrite… Vous imaginez l’imbroglio, B retourne à la chambre, revient avec ledit papier, mais le problème demeure… Mon cerveau commence à s’embrouiller, il me semble plus simple que chacun paie sa chambre et nous verrons au retour, notre jeune réceptionniste au regard fermé, qui cherche sur son écran la preuve des 1000 Euros versés et qui avait perdu le sourire lorsque B me fait dire qu’il nous faut une facture par chambre, retrouve peu à peu son calme en voyant que les chambres se règlent dans la foulée. Ouf, je peux enfin aller me rafraîchir et mettre mes affaires dans les différents sacs, il est bien entendu lors des sorties qu’il faut plus de place pour les pièces de rechange que pour les habits ! La veille au soir, Patrick a fait une démonstration avec une valise d’outils toute neuve, il est prêt à toute panne possible, nous pouvons compter sur lui. Restera un mini problème lorsque passant devant la réception je vois Catherine et Vincent qui attendent quelque chose, en fait ils ont une glacière et de la nourriture dans le réfrigérateur de l’hôtel, notre nana cherche, cherche mais tout se retrouve, les équipages devisent au soleil, les voitures n’attendent que le feu vert, ça y est les moteurs tournent, en route pour le Arlbergpass. Traversée de Bludenz, pas simple lorsqu’il y a des feux, on a beau attendre, la file est longue, une bonne odeur de chocolat plane sur la ville, c’est comme à Chambéry avec le café Folliet, nous venons de petit-déjeuner mais ces odeurs sont une invite à une pause, nous attendons un peu, tout le monde est là. L’Autriche soigne son côté écolo, des Landbusse partout, qui permettent aux habitants et aux touristes de ne pas prendre leurs véhicules. Entretemps nous avançons rapidement, les sommets bourgeonnent, les nombreux névés témoignent que l’hiver n’est pas si loin, et nous entrons dans la Klostertal, nous avons traversé de jolis villages, Bürs,Braz la vallée est étroite, empruntée par la ligne de chemin de fer et l’autoroute , nous sommes regroupés , grosses auberges typiques, attention à ne pas prendre l’autoroute, il a été décidé qu’on n’ achetait pas la vignette sauf si la météo est exécrable, ce n’est pas le cas mais il faut être très attentif aux panneaux, et voilà nous voyons Vincent/Catherine sur l’autoroute, heureusement une sortie n’est pas loin, ni vus ni pris, ils nous rejoignent, les panneaux « Zimmergäste », « Urlaub im Wald » nous rappellent que l’Autriche est un pays qui vit beaucoup grâce au tourisme. Ça y est, nous grimpons, la B s’élance suivie par ses congénères, il y a de gros travaux sur la route, Stuben am Arlberg, de nouveau des travaux qui stoppent la progression, on repart, arrivée au col 1800m, ST Christoph il est 11 heures, l’heure de la pause-café, les équipages sont légèrement déçus, la montée n’a présenté aucune difficulté, c’est juste un avant-goût des jours suivants. Les voitures sont impeccablement mises au garde-à-vous pour la photo au premier col, ce ne sera pas toujours possible. Sur une photo on voit la Frogeye arriver bonne dernière pour se mettre dans la file, mais c’est le premier jour, elle est encore timide ! L’ambiance est au beau fixe, des sièges recouverts de fourrures à l’abri du vent sont les bienvenus, avec Dominique, nous apprécions le confort mais avant, il y a eu essayage de coiffes, chapeaux, feutres, le tout à des prix un peu exagérés, nous nous contentons de regarder ou d’essayer, quelques photos en témoignent. Une heure plus tard, en fait l’air est vif, Alain et Joëlle regagnent leur voiture en donnant l’impression d’être gelés, la troupe s’ébranle, la descente est souple, agréable, d’immenses hôtels attendent les vacanciers, les pentes sont recouvertes de sapins, le lieu doit être froid, puis peu à peu nous atteignons les prés, chacun a son petit chalet (mazot en Savoie), de vieux chalets d’habitation qui croulent sous les fleurs, les nombreux travaux permettent les regroupements, « nous passons ST Anton et avant Landeck nous faisons un arrêt- déjeuner devant la Bäckerei Huber qui annonce :Jause-Eis-Kuchen(casse-croûte-glace-gâteau) (superbe photo de la princesse devant le panneau) où nous avions l’intention d’acheter de quoi pique-niquer est fermée mais en contrebas se trouve une pizzéria, hop dit Patrick « allons à la pizzéria ! », je vais voir s’ils peuvent accueillir 15 personnes, les tables sous la tente sont déjà bien occupées, nous pouvons nous installer sur les bancs, comme à la fête de la bière, au soleil, cela nous fait du bien, Vincent/Catherine, Gilles/Véronique continuent le chemin et pique-niqueront plus loin dans la nature. A table les sujets de conversation sont nombreux, mais un sujet sera récurrent : les fleurs, soit celles qui ornent les balcons, soit celles qui poussent naturellement dans les pentes, soit celles dans les jardinets, partout des fleurs superbes, de toutes les couleurs, bien soignées, bien entretenues, c’est l’une de mes conversations favorites avec Nicole qui s’émerveille, et qui entre parenthèses, a une culture très vaste dans ce domaine (je l’ai déjà mentionné lors du tour de Corse), le thème du travail aussi surtout pour les jeunes retraités, qui racontent leurs « aventures » professionnelles, et bien évidemment l’école, les nouveaux rythmes scolaires, on n’y échappe pas, chacun a son idée, se rappelle sa jeunesse et s’imagine que l’on peut transposer un système qui a fait son temps dans notre monde actuel, dur dur de laisser aux professionnels le soin de choisir ce qui est mieux pour les enfants… A 14h10 les ventres rassasiés, nous repartons, à Strengen la gorge se resserre, de jolis ponts de bois sur l’Inn, on retraverse l’Inn, on prend la direction d’Innsbruck, une falaise abrupte nous domine sur la gauche, la route serpente, on retraverse l’Inn, la route est maintenant en corniche, Imst est franchie grâce à un contournement, ça y est on y retrouve les pique-niqueurs. Il fait chaud mais des nuages demeurent sur les sommets. Je n’en ai pas encore parlé, mais nous allons être pendant tout le séjour, doublés, frôlés, dépassés par des centaines de motards, par paquets de 10, de 15 voire 30 qui foncent, virent, pétaradent dans les montées et les descentes, impossible de leur échapper, ils sont partout, et lorsqu’ils se posent, ils occupent tout le terrain, une chance pour les cafetiers et aubergistes, mais aussi une plaie pour les cyclistes, touristes qui ne vivent pas au même rythme ! De nombreux panneaux suggestifs rappellent la dangerosité de la vitesse, car ils foncent, déboulent, surgissent à chaque virage, attention de bien tenir sa droite quand on est en voiture ancienne, plutôt basse, dissimulée si les bas-côtés ne sont pas entretenus. Le gouvernement a aussi fait installer des panneaux pour rappeler à chacun que la propreté est l’affaire de chacun, j’ai aimé le message subliminal des routes nationales : «  Ich bin die B171 und kein Müllplatz » : je suis la route 171 et pas une décharge (Müllkippe), nous sommes effectivement sur la 171 direction Innsbruck, route à forte circulation, autre panneau avertissant les motards de réduire leur vitesse : « Zwei Räder und ein Leben » : qui joue sur l’opposition deux/un : deux roues ,une vie », nous pénétrons dans l’Ötztal .La vallée s’élargit à nouveau, les villages ont été implantés sur les pentes de chaque côté, superbes clochers pointus, tiens un Bushaltestelle : un arrêt autobus, parfait pour attendre le groupe , encore et toujours de magnifiques chalets fleuris , on arrive à Ötz, on longe la Ötztaler Ache, et nous allons faire une halte à Umhausen, arrêt pour aller voir soit la cascade « der Wasserfall », la chute d’eau la plus haute du Tyrol, soit le village d’Ötzi (l’homme des glaces), soit les deux. Dominique en petite tenue estivale, il fait grand beau, attend Alain/Joëlle, qui se sont un peu perdus. Parking payant, 4 euros, ce n’est pas cher étant données les infrastructures pour aller voir la cascade, mais un problème demeure : »comment mettre son ticket derrière le pare-brise d’une décapotable ? ». Le gardien n’est plus en vue, je propose d’écrire l’immatriculation du véhicule sur le ticket, Patrick n’est pas rassuré, avec sa housse, il n’a pas la possibilité de glisser son ticket, heureusement je vois le gardien revenir justement avec un PV pour une voiture allemande et je lui explique notre dilemme, Patrick qui m’a accompagnée montre son ticket, plus de problème, notre gardien est au courant, tout va bien. La troupe s’éparpille et Vincent arrive en expliquant qu’il faut compter 50 minutes pour atteindre la cascade, trop long pour le genou de Patrick qui ira découvrir avec Rachel le village d’Ötzi pendant que nous commençons la montée. Une bagatelle pour moi en temps normal, mais après quinze jours de toux incessantes les bronches sont encore bien encombrées, et je dois faire une première halte, en nage pour pouvoir reprendre ma respiration. B continue son chemin et peu après ce sont les deux familles « Alain » avec Joëlle et Dominique qui s’inquiètent pour moi, je les rassure puis ayant repris mon souffle, je vais aller jusque l’avant-dernière plate-forme d’où je peux voir jaillir la cascade , je sens même des gouttelettes d’eau sur la figure, superbe, ce jet puissant de milliards de gouttes d’eau qui s’effondrent quelques centaines de mètres plus bas où les eaux bouillonnent, mais le torrent reprend rapidement son allure de torrent de montagne. C’est la meilleure saison, après la fonte des neiges et avec cette nature qui se réveille, réchauffée par ce soleil printanier, Jérémy va rester un temps certain à fixer dans son appareil ce phénomène naturel, à essayer de rendre exactement ce qu’il voit. Gilles/ Véronique redescendent, B ne tarde pas à me rejoindre. A la descente je verrai qu’ils ont installé des câbles pour les amateurs de sensations fortes, de nombreux jeunes attendent leur tour pour traverser le torrent accrochés à deux câbles. C’est bien d’ouvrir ces éléments naturels aux générations qui sont blasées, et qui veulent « vivre » des moments forts. Pour les moins fanas, il y a toujours une terrasse accueillante pour la « grosses ou kleines Bier » et bien sûr pour un dessert/ gâteau/ glace toujours appréciés. Les photos prouvent que je n’exagère pas, Patrick et Gilles entre autres ont succombé bien volontiers à un dessert glacé gargantuesque, l’Autriche ne laisse pas mourir de faim ses visiteurs. Patrick/ Rachel ont visité le village d’Ötzi, qui ne les a pas particulièrement emballés, c’est une petite reconstitution du village où Ötzi est sensé avoir vécu .Après ce petit réconfortant, nous reprenons nos voitures bien reposées pour remonter l’Ötztal jusque Sölden, pour arriver à Zwieselstein, la Gasthof Brückenwirt, juste au pied du Timmelsjoch, que nous grimperons demain. Là encore et nous le verrons très souvent le panneau : « schneller als der Tod » avec une tête de mort : plus vite que la mort avertit les motards quelque peu casse-cou. Le ciel n’était plus favorable du tout, il tombait même une petite pluie fine, qui nous a obligés à capoter. Accueil très sympathique par un jeune patron, qui m’annonce que trois équipages dont Jérémy ont une chambre dans l’annexe toute neuve au- dessus de la route, rien de grave, c’est même compréhensible, il faut juste que je décide rapidement qui va où, le choix est vite fait, comme il y a obligatoirement Jérémy, je demande à deux couples jeunes s’ils veulent bien accompagner Jérémy, JiDé/ Sandrine sont tout de suite d’accord, ainsi que Benoît/Aubane, qui reprennent leur voiture, les autres, nous restons dans l’hôtel, un énorme écran diffuse déjà un match, et je sens le soulagement du patron lorsque je lui dis que nous dînerons à 19h30.Et quel dîner, ce fut un vrai festin typique autrichien, la carte proposée est très riche, je suis avec les deux Alain/Dominique, Joëlle et JiDé/ Sandrine, qui doivent se souvenir du plat dégusté en ce qui nous concerne un filet mignon succulent accompagné de champignons et de chou , puis du dessert, dans ces cas-là, on oublie la ligne, la diététique, les 5 légumes/ fruits par jour, un vrai régal, pour notre table des Kaiserschmarren avec compote de pomme, partagés à deux, moi avec AlainL., des Pfannkuchen aux framboises et à la crème fouettée pour Dominique des faits- maison délicieux, seul Alain C ne les trouve pas trop imposants et comme cerise sur le gâteau les calculs pour régler la note du repas. J’avais expliqué à notre jeune patron que nous payions par couple, il est donc arrivé avec la liste des boissons et plats consommés par table, et là nous avons bien ri car pour ceux qui étaient à l’hôtel, il suffisait de dire chambre 3 / 6/ … sans se tromper mais pour JiDé/ Sandrine, pas de numéro de chambre mais le dessin d’un mouton, donc Zimmer « Schaf », mais Benoît/Aubane avaient aussi la Zimmer « Schaf »… Bonne humeur générale, sans parler de ceux qui n’avaient pas d’argent sur eux… Rien d’important, la soirée a été superbe, chaque table a semble-t-il apprécié la gastronomie autrichienne
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