Calendrier et groupes de travail





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2. Qui sont les personnes sollicitant ces services et structures (situation personnelles, besoins, statuts) ?

Les personnes qui font appel aux services d’hébergement ont fortement évolué. Les grands exclus sont malheureusement toujours présents mais, tous ont senti une évolution notable du nombre de familles nécessitant ce type d'accompagnement. Dans ce cadre, les enfants sont très présents dans les structures, ce qui implique de modifier les prises en charge et demande aux travailleurs sociaux de s'adapter à ces nouvelles réalités.
De manière générale, les publics qui font appel à ces services et structures peuvent se décliner. Bien sûr cette énumération ne se veut pas exhaustive mais reflète les impressions des membres de l'atelier :

- Demandeurs d'asile et personnes d'origine étrangère

- Jeunes de moins de 25 ans

- Travailleurs pauvres

- Personnes souffrant de poly-addictions

- Bénéficiaires des minima sociaux

- Personnes souffrant de problématiques psychologiques voire psychiatriques

- Personnes ayant eu des parcours « aide sociale à l'enfance »
Un grand nombre des personnes qui sollicitent ces services aujourd'hui ne faisaient pas partie du public représenté il y a une dizaine d'années dans les structures.

L’accès direct au logement qui, pour certains, pourraient s'envisager n'est bien souvent pas possible pour des raisons plus administratives que sociales.

3. Les services, dispositifs et structures d'accueil, d'hébergement et d'accès au logement sont-ils adaptés aux personnes qui les sollicitent et pourquoi ?
Même si on peut reconnaître que les services, dispositifs et structures d'accueil, d'hébergement et d'accès au logement sont théoriquement adaptés aux personnes qui les sollicitent, il est question pour certains d'être orienté vers le bon dispositif.
Les personnes ne connaissent pas les différents dispositifs et ne peuvent, de ce fait, faire valoir leur choix. De plus, il peut également y avoir des lacunes dans la connaissance de l'environnement partenarial par les travailleurs sociaux ce qui, selon certains témoignages, peut ralentir significativement les parcours d'hébergement et retarder, de fait, l'entrée en logement autonome.
Il est noté un manque de formation des travailleurs sociaux vis-à-vis notamment des personnes souffrant de troubles psychiques, une impression de manque de coordination des travailleurs sociaux entre eux.
Le respect de la vie privée des personnes n'est pas toujours respecté. Certains témoignages font état de travailleurs sociaux trop intrusifs « qui se prennent pour des psychologues ».
Il est également rappelé la difficulté d'entamer un parcours quand, tous les matins, les personnes sont remises à la rue et qu'elles ne savent que faire, si ce n'est attendre pour rappeler afin de savoir si elles pourront avoir une place le soir.
Les horaires très stricts, dans certaines structures, sont également cités comme étant des contraintes ne facilitant pas l'autonomie des personnes.

4. Les services, dispositifs et structures d'accueil, d'hébergement et d'accès au logement favorisent-ils le parcours des personnes vers le logement ?
L'accompagnement vers le logement peut paraître trop long. Certains parlent d'un manque de continuité dans l'accompagnement et d'un manque de disponibilité des travailleurs sociaux.

Les bailleurs ne jouent pas toujours le jeu et prennent très peu de risques.

Les personnes déboutées du droit d'asile n’ont pas la possibilité d'accéder à un logement autonome.

Certaines personnes, en pension de famille, considèrent qu'elles ne sont pas assez accompagnées vers un logement totalement autonome, même quand elles en font la demande. Il est cité un manque de réactivité des différents services et institutions ainsi qu'un déficit d'information sur les dispositifs existant sur le territoire.

Les personnes considèrent que seuls les CHRS leur offrent la possibilité d'être accompagnées dans la proximité avec des professionnels disponibles et accessibles. Toutefois, elles considèrent que, selon le travailleur social, le parcours et les possibilités seront plus ou moins rapides.

La bonne connaissance des dispositifs et de l'environnement social territorial sont des données qui semblent améliorer les résultats en matière d'accès à un logement autonome. Il faut laisser aux travailleurs sociaux le temps nécessaire pour se former et approfondir sa connaissance de l'environnement et de ses potentialités.
Quelles actions pourraient-être envisagées pour répondre aux besoins actuels ?
• Proposer des réunions d’information pour expliquer les dispositifs d’accès au logement, les démarches à effectuer. Présence de représentants des usagers lors de ces réunions

• Organiser des manifestations sur le logement (forums)

• Favoriser la mise en place de dispositifs ayant fait preuve de leur efficacité sur d’autres territoires

• Ouvrir les CHRS sur l’extérieur

• Faciliter les mises en relation avec les partenaires extérieurs (bailleurs sociaux, bailleurs privés, FSL)

• Établir des partenariats avec les bailleurs privés pour faciliter l’accès au logement autonome

• Permettre la réquisition de logements vacants

• Favoriser les partenariats avec les structures de soins (ex : addictions) et organiser des permanences au sein des structures d’hébergement

• Apporter davantage d’explications sur les refus liés au 115 (améliorer la formation des écoutants 115)

• Faire une meilleure expertise des besoins réels par un entretien physique au sein du SIAO

• Travailler les règles de la structure en CVS (travailleurs sociaux et résidents)

• Rendre les CVS obligatoires

• Mieux informer les résidents de leurs droits et devoirs

• Avoir un référent unique, permettre le suivi de résidents par un seul référent

• Instaurer la cosignature de tous les documents concernant la personne accompagnée (travailleur social et personne accueillie) pour éviter les problèmes grâce à un engagement réciproque

• Faciliter le relais d’informations entre travailleurs sociaux, le temps de transmission entre travailleurs sociaux pour obtenir continuité et cohérence

• Former davantage les travailleurs sociaux aux cas particuliers (ex : troubles psychiques)

• Adapter les structures aux personnes qui ont des animaux de compagnie

• Faciliter le stockage d’affaires personnelles de résidents

• Favoriser les transports pour les structures excentrées du fait des difficultés des résidents en matière de démarches (administratif, emploi)

• Favoriser l’accès à la culture, au sport, aux soins

• Permettre les achats en gros et le stockage de denrées pour faciliter les achats des personnes ayant des difficultés à se déplacer (personnes âgées)








Ministère des Affaires Sociales et de la Santé

Direction Générale de la Cohésion Sociale





Assises territoriales du travail social - A.T.T.S.

de l’Inter région Ile-de-France / Centre

Métiers et complémentarités - Hébergement Logement
Groupe de travail 4 – Région Centre

" L’intervention sociale en maison relais – pensions de famille »

Animé par le CREAI le 27 mars 2014

Echanges sur les partenariats et professionnels des pensions de famille, à partir :

- des résultats de l’étude pensions de familles/maisons relais réalisées en 2013 par le CREAI et l’ORS à la demande de la DRJSCS du Centre ;

- de la réunion du 6 décembre en présence de pensions de famille sur les préconisations identifiées dans le cadre de l’étude.
Les partenariats
Etat des lieux du partenariat en pension de famille : voir diaporama CREAI ci-joint.

Exemple du réseau CLICOSS 37  qui fonctionnait bien. Lieu d’échange très riche, lieu d’information et de communication, sur lesquels tous les responsables s’appuyaient.

Les intérêts du partenariat : voir diaporama CREAI ci-joint.

Les freins à son développement : méconnaissance réciproque des acteurs et un cloisonnement entre les deux acteurs (secteur psychiatrique et le secteur social).
Une pension de famille, c’est un logement ; quel accompagnement social des personnes en pension de famille ? L’accompagnement social dépend donc d’un accompagnement de secteur. Mais dans le 45, pas de possibilité de mettre en place une MASP ; dans le 37, c’est possible. Donc question qui renvoie à une décision politique d’accompagner ou ne pas accompagner. Mais pose aussi la question de la connaissance des pensions de famille et leur valorisation. L’accompagnement n’est pas financé. Et que faut-il comme accompagnement ? Dès que les personnes sont en structure, le droit commun se retire. Renvoie au parcours des personnes et de l’accès au droit des personnes, dans le cadre d’un partenariat au quotidien et avec les institutionnels sur les territoires (CG, CCAS, CCIAS…), pour une équité de traitement entre les territoires : zone de flou à travailler.

Dans les textes, les pensions de famille accueillent des personnes relativement autonomes, or, dans la réalité, parcours de rue et psychiatriques très fréquents. Au début, beaucoup de personnes ont été accueillies par défaut en pension de famille. Donc important de travailler en partenariat avec les SIAO.

- Se mettre d’accord entre les différents acteurs sur le respect du parcours de vie des personnes, ce qui suppose un accès aux droits, et le maintien des droits

- L’accompagnement social doit être sauvegardé quand les personnes entrent en pensions de famille, qui sont dans leur logement, donc ont droit à un accès au droit commun, et ne relèvent donc pas automatiquement des pensions de famille

- Et les pensions de famille n’ont pas les moyens de faire de l’accompagnement social

- Nécessité de conventionnements, notamment avec le secteur psychiatrique, mais nécessité d’une offre sur les territoires qui soit en capacité de mener ces partenariats.

- Des partenariats à engager dès l’amont de l’accueil des personnes, avec la place de l’ensemble des acteurs (UTS, mairie, professionnels, SIAO…).
► Connaissance réciproque des acteurs et des dispositifs et accord sur le périmètre du contour des interventions de chacun, pour une équité de traitement sur les différents territoires ; accord sur ce qu’est le travail social, ce qu’est l’accompagnement des personnes dans leur globalité et leur parcours de vie ; donner les moyens aux pensions de famille de faire de l’accompagnement social ; un accompagnement social qui ne peut être rompu quand les personnes arrivent en pension de famille ; volonté politique et des professionnels et capacité à créer du réseau ; le temps du partenariat et de sa construction ; la valorisation des commissions d’admission multi partenariales en tant qu’espaces de concrétisation et d’échanges sur les problématiques du quotidien, un partenariat qui s’inscrit dans les territoires (développement social local) ; une offre suffisante de réponses sur les territoires ; prendre en compte l’hétérogénéité des publics des PF, donc de la difficulté d’instaurer ou de poursuivre des partenariats ; maintenir non pas l’homogénéité ni l’hétérogénéité, mais retenir la notion d’équilibre dans les publics accueillis.

► Dans un cadre global de complexité des problématiques, des dispositifs et de pénurie de moyens. (Cf association « Osons nous soigner » dans le 41 : médiateur entre le monde médical et les personnes en grande difficulté sociale).

Les hôtes
La notion « d’hôte » est plus ou moins parlante au sein des pensions de famille, pas toujours évoquée par les professionnels.

D’autres professionnels interviennent également au sein des pensions de famille, principalement en dehors du temps de travail des hôtes.
Formation des hôtes, point sur l’existant dans les pensions de famille ; au regard des missions :

Pour les personnes sans formation, la formation suivie qui a été la plupart du temps est celle de maîtresse de maison ; mais pas de pré requis pour être hôte, donc on forme à quoi ? Cela dépend ce qu’on leur demande : leurs missions.

Dans tous les cas, les professionnels ont du mal à définir ce qu’est une pension de famille. Les missions prévues au départ ne sont plus les mêmes aujourd’hui : les pensions famille ont été créées à partir d’une étude de besoin erronée, et d’un déficit de partenariat dans leur création, notamment avec les CCAS.
Les professionnels des pensions de famille: comment vous situez-vous ? Quels sont vos atouts ? Quels sont vos difficultés ? Savoirs, savoir-faire, savoir être ?
Compétences : Multi tâches : quel que soit sa formation initiale, être multi tâches, et pas forcément en lien avec nos compétences, la gestion du collectif, et de certaines pathologies ou de certains évènements dans un cadre collectif.

Savoir-être : Ne pas être dépressif ! Motivé, dynamique, être en capacité d’aller vers l’extérieur, une énergie folle, convivialité.
Le bagage en termes de formation : très important, mais pas indispensable.

Avoir le désir pour les résidents au départ, être motivé, partir de leur projet, leurs envies…, comment accompagner cette prise en main de la vie de la maison : participation, appropriation… (Cf CCRPA 1ère formation sur ce sujet et l’exemple des GEM comme expérience intéressante sur la participation des usagers).
Les professionnels ont des idées, mais quelle gestion des urgences ?
Mise à distance, également géographique, sur nos pratiques est primordial.

Avoir une expérience de la relation sociale, une certaine maturité en tous les cas, se connaître soi-même, avoir quelles sont nos limites, la connaissance de ce public.
Y a-t-il une vraie question autour des hôtes dans les pensions de famille ? Il peut y avoir une certaine usure, donc nécessité d’aller voir ce qu’il y a ailleurs, car le risque premier, c’est l’isolement. Donc confronter ses expériences. Se remettre en cause, avoir des regards croisés, des analyses de pratiques, nécessité de se décentrer, formation continue ; comment gérer une personne instable à l’intérieur d’un groupe ?

Les besoins : analyse de pratiques, supervision, réseau, formation continue, multi tâches, savoir être.

Le plus grand risque : l’isolement.
Vous sentez-vous suffisamment outillés ? Notamment concernant la participation des résidents à la vie collective ?

- Importance du travail en équipe mais quid quand on est seul ?

- Très important au regard des résidents, dans le rapport au règlement intérieur.

- Mutualisation de postes sur un territoire.

- Pour la gestion locative : est-ce vraiment du rôle des hôtes ? Cette mission questionne aussi parce qu’il est difficile d’avoir toutes les étiquettes vis-à-vis des résidents.
Solitude des professionnels, car insuffisance en moyens humains, quel que soit le nombre de places ; 16 euros par jour : insuffisant ; apport de dispositifs multiples gérés par une même association.

Quel étayage associatif ? Peu en général, plutôt les pratiques des professionnels qui reposent sur des expériences et une expertise personnelle, due aussi a fait que les pensions de familles sont des dispositifs parfois récents dans les associations/organismes gestionnaires.

Mutualisation récente des outils des pensions de famille au sein d’une même association, et entre professionnels de plusieurs associations. Mais pas vraiment de mutualisation sur les orientations politiques. Sauf pour associations qui portent ce dispositif depuis plus longtemps (Emmaüs).

Réunions d’équipe hebdomadaires, étayage de psychologue.
Responsabilité des hôtes ? Jusqu’où on est responsable et de quoi ? Quelles sont les délégations ?

Constat : isolement, solitude.

« Garanties » concernant le profil des hôtes : compétences multi tâches ; avoir une expérience de la relation sociale, une certaine maturité en tous les cas, se connaître soi-même, savoir quelles sont nos limites, la connaissance de ce public ; un cadre associatif clair sur ce qu’on attend des hôtes ; ouverture vers l’extérieur.

Evolutions souhaitables : moyens humains ; équipe ; étayage associatif ; analyse de pratiques, supervision, réseau, formation continue (gestion du collectif, sensibilisation à certaines problématiques), multi tâches, savoir être ; outils communs ; partenariats au-delà des situations.

Ce que nous apportons aux résidents : présence au quotidien, une sécurité, rompre l’isolement.

Quid de la relation inter subjective, en lien avec les formations : est-ce que les professionnels sont armés, outillés pour cela ? On travaille avec ce qu’on est ; notre 1er outil de travail, c’est nous. Après, on s’enrichit avec notre formation, notre expérience, avec la réalité de notre public. Question des référentiels de compétence des travailleurs sociaux, et des modules sur communication et travail en réseau et en équipe (cf aussi les intervenants du domicile) : les hôtes des pensions de famille semblent être dans l’impossibilité de mettre en œuvre ces modules de compétences ; quelles conceptions du travail en équipe et du partenariat ?

La notion de temps est très importante. La distance professionnelle, qu’est-ce que cela signifie ?

Des questions qui sont liées à la particularité des pensions de famille, dispositifs « CDI » (sans limitation de durée) : question de la distance professionnelle et de proximité en même temps (comme par exemple dans le champ du handicap adultes).


Synthèse contribution du groupe n°4 pour les Assises territoriales du travail social





Pour le partenariat


Etat des lieux :

Un partenariat indispensable avec les services de soins spécialisés et l’organisation de partenariats spécifiques au niveau local.

Les partenariats développés par les pensions de famille de la région :

  • L’existence d’un partenariat organisé avec les services sanitaires et médico-sociaux.

  • Partenariat avec les services de psychiatrie, des SAVS-SAMSAH qui fait parfois l’objet d’une convention (surtout pour les résidences accueil).

Quelques pensions de famille « classiques » ont avec le temps noué des relations avec les services de psychiatrie en fonction des situations individuelles.

La majorité des pensions de famille sont assez isolées et bénéficient de peu d’appui.

Le partenariat, les freins à son développement :

  • Une méconnaissance réciproque des acteurs et un cloisonnement entre les secteurs (social, médico-social et sanitaire) :

    • Présence de craintes, réticences à l’échange d’informations entre des professionnels de secteurs différents.

    • Besoin d’identifier, clarifier le rôle et la place de chaque professionnel.

    • Besoin de temps pour que de réelles relations de collaboration s’instaurent.

  • En lien avec des positionnements des acteurs institutionnels, exemple : refus d’intervention du SAMSAH sur une pension de famille.


Les pistes/préconisations identifiées :

  • Un levier identifié par les professionnels pour favoriser le partenariat avec le sanitaire : disposer d’une équipe pluridisciplinaire au sein des pensions de famille intégrant un professionnel du secteur paramédical (création de poste d’infirmier-coordinateur).

  • Communiquer sur les missions des pensions de familles et développer une connaissance réciproque des acteurs et des dispositifs et s’accorder sur le périmètre du contour des interventions de chacun, pour une équité de traitement sur les différents territoires. Accord sur ce qu’est le travail social, ce qu’est l’accompagnement des personnes dans leur globalité et leur parcours de vie ; permettre aux résidents un total accès au droit commun qui ne peut être rompu quand les personnes arrivent en pension de famille.

  • Prendre en compte l’hétérogénéité des publics, donc de la difficulté d’instaurer ou de poursuivre des partenariats.

  • Nécessité de travailler plus en lien avec les institutionnels, des dispositifs (notamment le SIAO), des acteurs sur les territoires, et travailler aussi le chaînage entre associations : pour des formes de mutualisation.

  • Importance de développer un réseau entre les pensions de famille.

  • Valoriser les commissions d’admission multi partenariales en tant qu’espaces de concrétisation et d’échanges sur les problématiques du quotidien, un partenariat qui s’inscrit dans les territoires (développement social local) ; une offre suffisante de réponses sur les territoires.

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Synthèse contribution du groupe n°4 pour les Assises Territoriales du travail social





Les professionnels, les pratiques professionnelles



Etat des lieux :

Une mutualisation de professionnels entre les structures, 80 % des pensions de famille déclarent avoir du personnel mutualisé avec d’autres établissements ou services gérés par le même organisme (1), principalement dans le cadre d’astreintes et de professionnels de nuit.

Un sentiment d’isolement, de solitude de la part des hôtes, souvent seuls au sein de la structure, qui peuvent se trouver en difficultés dans la gestion collective des résidents.
Le terme d’hôte, une notion floue : les « hôtes » ont des profils diversifiés avec des formations initiales différentes (1):

  • 22,4 % CESF,

  • 18,4% animateur, éducateur spécialisé, moniteur éducateur,

  • 18,4 % TISF,

  • 18,4 % autre formation psycho-sociale,

  • 12,2 % aucune formation,

  • 10,2 % formation autre.


Un métier complexe, avec une multitude de « casquettes » et aux missions variées : pour la majorité : accompagnement individuel, faire respecter le règlement intérieur et animer/gérer des activités collectives. Mais également (1) :

  • Organiser, maintenir le partenariat local (59,2%),

  • Gestion locative (32,7%).


Evolution des missions par rapport à ce qui était prévu dans les textes du fait du profil des résidents présents en pension de famille.

La gestion des situations de violence ou de conflits et l’accompagnement au quotidien de personnes présentant des problématiques de santé.

Un besoin ressenti par les professionnels de formations continues.
Des compétences professionnelles indispensables : grande polyvalence, être multi tâches.
Un manque d’outils à disposition des professionnels.
Les pistes/préconisations identifiées :

  • Lutter contre l’isolement des professionnels.

  • Développer la formation continue des professionnels : gestion du collectif, sensibilisation à certaines problématiques des résidents.

  • Soutenir les professionnels en garantissant des temps d’échanges et d’analyse des pratiques professionnelles afin de rompre l’isolement.

  • Favoriser la formation continue pour garantir un niveau de prise en charge adéquat.

  • Développer au maximum les partenariats, le réseau au-delà des situations individuelles.

  • Evolutions souhaitables : augmenter les moyens humains, développer l’étayage associatif, bénéficier de temps d’analyse des pratiques ; supervision.



1 Source : Etude « Les résidents des pensions de famille/maisons relais : Profils, parcours résidentiels et enjeux de l’accompagnement » Creai Centre, ORS Centre, décembre 2013



Avril 2014

Refondation du travail social Contribution de l’Union Régionale CFDT du Centre

Préambule

Depuis plusieurs années, l’ensemble des professionnels du secteur social doit faire face, à la fois à une évolution du contexte socio-économique et à nombre de réformes et de lois qui viennent bousculer le secteur, conduisant à des évolutions, voire de nouvelles pratiques professionnelles. Les changements ont été nombreux depuis le début des années 2000, en particulier au niveau des organisations de travail : la « rationalisation » des dépenses, l’accroissement du champ d’intervention des équipes de travail, l’arrivée de nouveaux droits pour les usagers.

Dans les états généraux du travail social, la CFDT souhaite affirmer une vision solidaire des politiques publiques qui seraient élaborées avec la participation des professionnels eux-mêmes.

Il est impératif de reconstruire une base de valeurs pour le travail social et un ensemble de repères pour les travailleurs sociaux, de nature à améliorer de façon définitive l’efficacité du travail social et la qualité des relations avec les usagers. Les états généraux du travail social doivent être le moment et le lieu d’énoncer et de valider un certain nombre d’axes qui rendront pérenne la volonté de redéfinir un cadre commun de valeur et de retrouver un élan collectif constructif. Cependant, la CFDT constate à quel point l’éclatement des réflexions prétendant s’intéresser aux besoins sanitaire, social et médico-social des usagers est encore prégnant et en totale contradiction avec la logique de parcours pourtant revendiqué par tous. Service territorial de santé, Stratégie nationale de santé, Etats généraux du travail social, loi vieillissement, Stratégie nationale de prévention de la délinquance, autant d’initiatives, de projets, de calendriers dont il faudra mesurer les incohérences et les conséquences.

Le contexte

Le contexte politique et législatif a évolué très vite ces dernières années, marqué par une crise économique et de l’emploi. Le chômage a développé la précarité, la pauvreté et l’exclusion d’une fraction grandissante de la population. A cela, s’ajoute l’évolution sociodémographique, conséquence de la modification des familles et du vieillissement de la population dû à l’allongement de l’espérance de vie.

L’emploi, l’insertion, la cohésion sociale, sont devenus en quelques années les thématiques dominantes du social. La diversité des publics entraîne la diversité des actions à mener entre social, santé, justice, habitat, pauvreté. Ces évolutions ont fortement installé, chez nombre de professionnels, des doutes sur le sens de leur action, leurs missions et rôles, leur professionnalité. Un réel malaise habite l’ensemble des intervenants. Pourtant, par l’exercice de ses missions, le travailleur social participe au lien social et à l’adaptation sociétale des personnes en grande difficulté. Il est un des acteurs, en première ligne, de la cohésion sociale.

Le pilotage

Pour la CFDT, les politiques publiques doivent être définies au niveau national. Quel que soit l’opérateur, ces politiques doivent être appliquées à tous les niveaux de l’accompagnement social. La CFDT soutient l’importance d’une cohérence nationale dans le cadre des périmètres territoriaux de responsabilité.

Pour la CFDT, la région est le niveau approprié à une articulation pertinente entre les schémasdépartementaux du travail social, du médico-social et ceux du sanitaire. La cohérence dans la déclinaison des politiques nationales à ce niveau territorial nécessite des outils de régulation communs à tous les acteurs, concernant l’évaluation des besoins, la définition de moyens adaptés et l’analyse de résultats.

L’amélioration des conditions d’exercices

Perte de sens et manque de temps utile sont des facteurs aggravant de la dégradation des conditions de travail. La CFDT réaffirme l’absolue nécessité de l’analyse de la pratique des travailleurs sociaux. Dans le cadre de l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la qualité de vie au travail, des mesures existent qu’il semble impératif de rendre obligatoires dans le travail social notamment. La restructuration de l’appareil de formation des travailleurs sociaux doit être un appui important du plan pluriannuel contre la pauvreté.

L’évolution des usagers

Les constats des professionnels mettent en évidence une évolution des usagers pris en charge. Il apparaît nettement la nécessité de pouvoir imaginer des prises en charge ou des interventions prenant en compte cette évolution. Les limites du champ d’intervention de chacun des professionnels nécessitent une réflexion sur une nécessaire pluridisciplinarité. Ces évolutions doivent trouver une traduction au niveau des compétences mais aussi dans l’organisation

des structures sur le territoire et entre elles. La CFDT défend un travail social de qualité, basé sur les compétences professionnelles, l’écoute et la prise en compte des besoins du public … des publics.

Organiser le réseau de professionnels

Entre la volonté de créer de plus en plus de réseaux, de mutualiser les moyens et les ressources et la tendance au développement de l’individualisation, l’équilibre à trouver est un pari difficile. Il est primordial de définir la coordination des différents services afin d’optimiser la ou les réponses d’aide aux besoins des personnes fragilisées. Cette coordination doit aussi permettre un réel travail d’équipe pluridisciplinaire et le développement de réseaux (sanitaire/social, structure/domicile). La concertation sur le Service Territorial de santé a également mis l’accent sur l’importance de la coordination des acteurs. Au niveau des ARS, des débats sont en cours sur cette question. Mais curieusement, ils excluent le travail social de leurs réflexions. Ainsi, alors même que le monde de la santé et celui du travail social veulent développer le travail en réseau, chacun, organisé différemment sur le territoire (région, département) ne veut ou ne peut le faire avec l’autre. Ainsi entre parcours de soin du patient et parcours de vie de l’usager, on pourrait aboutir à des décisions différentes, des circuits distincts voire divergents. On peut alors présager du parcours du combattant que cette situation offrirait à l’usager du social dès lors qu’il est malade.

Pour la CFDT, il faut trouver l’interface entre les secteurs et lier les travaux de l’ARS et des DRJSCS. Les formations, initiales et tout au long de la vie, doivent aussi tenir compte de ces besoins, afin qu’intervenant social et acteur de santé puissent trouver et mettre en œuvre leurs complémentarité.

Le secret professionnel fait l’objet d’un pacte de confidentialité, pacte individuel sous garantie sociale qui est sérieusement menacé au quotidien par le jugement moral posé sur les sujets en souffrance par les pratiques voisines du contrôle social et par d’innombrables ruptures du secret dans les équipes et les institutions.

Pour la CFDT, le développement du travail en réseau doit prendre en compte, dans le social commedans le sanitaire, l’ensemble de ces interrogations et doit trouver des réponses qui protègent à la fois l’intervenant, l’usager et le patient.

Valorisation et reconnaissance des professions en travail social et intervention sociale

L’absence de reconnaissance des compétences des professionnels en travail social et intervention sociale, en matière de prise en charge, tant de l’enfant, de sa famille, que de l’adolescent ou l’adulte, déstabilise les professionnels et ne favorise pas la création nécessaire à une identité professionnelle. Un des risques lié à la non-revalorisation des professionnels et de leur pratique est qu’à terme les professionnels se trouvent placés dans des situations difficiles où plus rien ni personne ne leur permettent de savoir si les techniques et les savoir-faire qu’ils mettent en œuvre pour faire face au réel du travail sont fondés ou légitimes.

La CFDT considère que l’absence de prise en compte de leurs savoirs et savoir-faire renforce unequête identitaire justifiée et est source d’une insatisfaction au travail. Il convient de tout mettre en œuvre pour faire reconnaître et valoriser les compétences des professionnels du secteur. C’est la reconnaissance de leur professionnalisme et de leurs savoirs tant théoriques que pratiques qui peut leur restituer une identité.

C’est aux pouvoirs publics ainsi qu’aux institutions d’aider les professionnels du secteur à trouver leurs places réelles, en définissant clairement les contours de ces places et de leurs fonctions, donc en établissant avec eux, des référentiels de formation pertinents et au-delà, des fiches de postes congruentes. C’est à cette condition qu’ils se sentiront reconnus dans les spécificités de leurs professions et de leurs formations.

Enfin, pour la CFDT, l’accès à la reconnaissance passe par le fait de rendre visibles les fonctions de chacun, de donner aux professionnels, ainsi qu’aux formateurs et aux responsables de structures, des compétences et des moyens correspondant aux enjeux économiques et sociaux des différentes professions du secteur. Il s’agit entre autres, de mettre en évidence les compétences pratiques et théoriques nécessaires pour exercer ces professions, pour les rendre plus lisibles et donner à chacun sa juste place. Cette mise en évidence doit venir des pouvoirs publics, des différents partenaires mais aussi des professionnels eux-mêmes. Il est nécessaire de construire un travail collectif autour de la valorisation de ces professions. La survie professionnelle passe par ce temps d’élaboration qui légitime le travail des professionnels et permet de meilleures prises en charge ou accompagnements.

Union Régionale Centre CFDT10, rue Théophile Naudy – CS2163445006 Orléans Cedex 1 Tel : 02 38 22 38 60 Mail : uricentre@centre.cfdt.fr

Réunion Assises Territoriales IDF

Groupe 1

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