Calendrier et groupes de travail





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Troisième point

Dans le champ de l’hébergement logement, l’accompagnement social spécifique et son articulation avec un accompagnement global généraliste.
La délimitation des compétences et leur complémentarité est à faire pour limiter le chevauchement des acteurs qui complique l’accès à l’aide pour les personnes. Les professionnels du service social public de secteur questionnent leur intervention : temporalité, rôle, par rapport à des services spécialisés qui se multiplient. L’accompagnement spécifique soutenu et limité dans le temps AVDL est à relayer au professionnel TS de secteur au bon moment. La polyvalence peut-elle être au centre de la coordination ? Elle est confrontée à une demande multipliée qui met en difficulté la réponse d’un accueil social inconditionnel de tous, et en particulier ceux qui ne peuvent avoir de réponse dans des services spécialisés.
La polyvalence de secteur pourrait avoir la responsabilité de l’évaluation du besoin des personnes ; le mode relationnel, la qualité du diagnostic, la connaissance des partenaires sont interrogés, avec la pression du public. La rencontre entre les personnes et les services fonde la qualité du diagnostic et de la relation à venir.  Le service social de secteur ne veut pas être seulement là pour les demandes financières, il veut conserver le travail relationnel. Des services grand public comme les CCAS ont aussi un rôle à jouer.

Est-il possible d’articuler un partenariat et des accompagnements complémentaires, chacun à sa place dans sa spécificité ? Cela amènerait à définir ce que sont la polyvalence, le référent de parcours, l’accompagnement…Cette élaboration commune par les acteurs devrait être également institutionnelle.

Comment travailler à l’échelle départementale la question de la complémentarité des dispositifs et des acteurs ? Quelle gouvernance territoriale ? Des conférences territoriales (voir pratique inspirante Ile-de-France) peuvent être un outil à cette fin. Mais comment dépasser le fonctionnement spécifique de chaque département ?
Les cadres peuvent (doivent ?) promouvoir de nouvelles approches de l’accompagnement des personnes, positionner le choix des approches (visite à domicile, « aller vers »), soutenir le développement d’une réflexion collective des pratiques et développer une prise en compte des problèmes communs aux TS. Ils pourraient bénéficier eux-mêmes d’une formation pour être en mesure d’accompagner ces approches.


2. Pratiques inspirantes et leviers d’actions envisagés

Recensement et analyse des pratiques inspirantes (tant des « bonnes pratiques » que des pratiques qui ont connu des difficultés et des échecs dont il est possible de tirer des enseignements)
Groupe Ile-de-France

Travaux ayant donné lieu à exposé et discussion
Expérience exposée par Michel Ville, directeur de la maison départementale des solidarités (MDS) de Melun-Val de Seine (Conseil général de Seine-et-Marne 77) en articulation avec les services FN-AVDL et 115 de l’association la Rose des vents (exposé de Sabrina Somprou et Julie Ledard)

Dans le 77, le Conseil Général travaille dans le cadre d’un partenariat avec l’Etat et la préfecture. La question est de cibler les complémentarités entre l’hébergement et l’accueil des familles avec des enfants de moins de 3 ans. Le département n’intervient que lorsque la question mêle hébergement et protection de l’enfance.

L’association La Rose des vents rencontre les familles hébergées à l’hôtel et orientées par le 115. Le partenariat avec le CG a permis d’améliorer l’évaluation sociale. Le CG a proposé des critères pour évaluer la situation sociale en intégrant les enjeux de la protection de l’enfance. Lorsqu’une famille est reçue par la Maison des Solidarités, pour des questions relevant de l’hébergement, il y a alors une orientation vers le 115 et le SIAO. Dans ce cadre, l’équipe mobile de la Roses des vents apporte des éléments de diagnostic au SIAO : partage des compétences entre Etat et Département. Le référent est un travailleur social de l’équipe mobile ; il prend en charge les primo arrivants. Si la famille est connue de la polyvalence, il complètera le diagnostic.

Méthode : tous les acteurs se rencontrent pour échanger autour d’un référentiel (tous dispositifs et partenaires) pour aider à trouver la meilleure orientation, par le biais d’une connaissance mutuelle.

Cette pratique est interrogée par la réalité locale. Ce dispositif est très lié à la disponibilité des hôtels et le problème se pose, surtout en cas d’évacuation de camps, qui conduit parfois à héberger une centaine de personnes en même temps.

Comment cela se passe quand la personne n’a pas de domiciliation ? Est-elle au moins reçue une première fois par la MDS pour une première évaluation ? Ce travail est-il compatible avec des grandes masses de personnes comme cela peut être connu dans d’autres départements ? Toutes les personnes hébergées en hôtels sont-elles suivies ? Dans le 77, les 14 MDS reçoivent toutes les personnes qui se présentent et évaluent leur situation. Aussi, les PMI n’étant pas sectorisées, les familles hébergées à l’hôtel peuvent être suivies dans le cadre de nouvelles consultations créées pour faire face à ce besoin.

Autre levier du CG 77 : les conférences territoriales, qui mettent en œuvre une animation sur l’ensemble du territoire départemental sur une question commune retenue. La synthèse est présentée chaque année, dans le cadre d’une conférence départementale, avec l’objectif de créer une synergie transversale aux territoires.
Expérience d’une toute nouvelle structure mise en place par la DRIHL et portée par la Croix Rouge : le pôle régional des familles hébergées

L’expérience de la Croix Rouge, répond à un appel à projet de la DRIHL pour la création d’un pôle régional avec 3 sites d’implantation sur la région, chacun d’eux couvrant plusieurs départements. Cet appel à projet a été créé pour faire face à l’existence de 25 000 nuitées hôtel en Ile-de-France, chaque jour, avec un accompagnement social global, évitant le « mille-feuille ».

L’objectif est de suivre les ménages qui sont hébergés dans un autre département que celui du 115 qu’ils ont sollicité. Des listings sont reçus chaque semaine sans aucun élément d’évaluation sociale. Chaque famille est identifiée par rapport à un travailleur social (CESF, AS, ES, etc.). Les travailleurs sociaux vont vers les familles, dans les hôtels. Ce rapprochement est fondamental, pour mieux percevoir les conditions d’existence de ces personnes, qui peuvent être terrifiantes (isolement, conditions de vie des enfants, manque de nourriture). L’évaluation est globale, en prenant en compte l’histoire, les compétences et les faiblesses des familles.

Méthode : contrat entre la famille et le pôle régional, partenariat avec les services sociaux pertinents ; par exemple des visites à deux services, ou sans le pôle territorial. Les équipes locales de la Croix Rouge sont aussi sollicitées pour les points nourriture.

L’objectif est de créer des liens dans un ancrage territorial favorisant l’autonomie, à travers un accompagnement social illimité, jusqu’à la sortie des familles et pouvant aller jusqu’à 3 fois par semaine. L’objectif est aussi de créer des liens. Des préconisations peuvent être faites au SIAO, celui du territoire d’ancrage (SOLIBAIL par exemple). En revanche, c’est le 115 d’origine qui continue d’être responsable de la décision de mise à l’abri.
Problématique majeure : les personnes sans papiers. 50% des émanent de personnes hors de l’Europe. Le travail partenarial est important, notamment avec la CIMADE. Beaucoup de familles ne seront jamais régularisées avant très longtemps. Il est important de les ramener dans les réalités de l’accueil de la France d’aujourd’hui. Par ailleurs, la mission doit adapter son travail avec les 14 SIAO qui ne fonctionnent pas de la même façon.

Formation : Comment les travailleurs sociaux peuvent-ils être préparés à supporter cette très grande pauvreté et précarité qui mobilise de manière non spécifique tous les professionnels, sans distinguer les diplômes ? Face à l’incapacité (l’impossibilité ?) de répondre, l’écoute empathique devient une compétence centrale. Le sens de l’accompagnement social se déplacerait : non un problème cherchant systématiquement une réponse, plutôt une écoute ouvrant sur de potentielles solutions ?

Moyens : le soutien des professionnels, à travers des dispositifs tels que la supervision, la réunion d’équipe hebdomadaire, apparait indispensable pour conserver une distance, notamment par rapport à l’angoisse générée par les situations. D’une manière générale, l’équipe de direction est particulièrement en appui, au quotidien. En cas de besoin, des doublons peuvent être constitués.

Expérience exposée par Christophe Louis portée par Les enfants du canal autour de la notion d’experts de l’intérieur

L’association Les Enfants du Canal a été créée à partir des Enfants de Don Quichotte en 2006/2007, qui posait la question des personnes sans hébergement. L’approche des travailleurs pairs aidants a été utilisée dès le début, dans une approche inspirée d’autres pays. Comment les personnes peuvent-elles devenir des travailleurs pairs ? Il faut pour cela utiliser leur expérience de la rue pour aider à la rencontre des autres personnes et mobiliser cette expérience pour donner des accompagnements de meilleure qualité.
Moyens : travailleurs pairs, bénévoles, accompagnés de professionnels, accueillent dans un bus qui maraude pour susciter chez les personnes un désir de rencontre et d’orientation. Les travailleurs pairs possèdent le langage de la rue. Ils ne font pas du travail social mais de l’accompagnement physique, comme par exemple aux urgences. En restant avec la personne accompagnée, le travailleur pair permet que la personne reste et ne soit pas découragée. Le tiers aidant aide à comprendre les situations et permet d’aider la personne aidée à s’exprimer et à accepter l’accompagnent social. L’association utilise les chantiers d’insertion comme support légal et cadre pédagogique.

Méthode : Cette fonction est vue comme temporaire ; le contrat est de 12 mois. Ces personnes ont 3 heures hebdomadaires de formation, elles bénéficient d’une supervision et elles sont suivies dans le cadre de leur projet professionnel (pas seulement le travail social). Pour le moment, il y a 80% de sorties positives (formations ou emplois). L’entrée en chantier est sélective, avec 3 critères  : une expérience de rue, un hébergement et un travail par rapport à l’addiction (au moins un accompagnement) ; toutes les personnes à la rue ne sont pas faites pour être tiers aidant.

Difficultés possibles : prise de recul pour mieux comprendre la réalité (notamment la lenteur des démarches des services publics). Pour cela, ils sont aussi reçus par le 115 pour qu’ils voient l’envers du décor. Règles suivies : « pas de retard », « pas de boisson avec les gens »…

Intérêt : cette expérience renforce la présence des usagers dans les dispositifs. La présence de tiers permet certainement aux travailleurs sociaux de se repositionner. En revanche, pour chaque accompagnement avec un tiers aidant, le dispositif est prévenu à l’avance.

En Belgique, les experts du vécu sont employés dans les collectivités territoriales, après 2 ans de formation à l’université. Du côté des travailleurs sociaux, il existe aussi une formation pour qu’ils mobilisent leur propre vécu. En France, l’université de Bobigny a construit un partenariat dans cette optique.

Formation : Cela pose la question de la place du relationnel et de sa forme, dans les interventions et notamment, les maraudes.

Quel rapport entre cette approche et le médiateur du Chez soi d’abord ? Le risque potentiel est que la médiation puisse se substituer à des fonctions de travailleur social. Les Diplômes Universitaires offrent des possibilités de développer la formation à ces approches, avec la création potentielle de nouveaux métiers.
Ile-de-France : autres contributions présentées sous forme de « pratiques inspirantes »
 Exemple d’un décloisonnement institutionnel souhaité et promu expérimentalement par la Sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence de Paris qui a créé un service hébergement au sein d’un Centre d’Initiatives pour l’Emploi des jeunes (CIEJ) dans lequel s’articulent protection de l’enfance et insertion socioprofessionnelle.

Atelier Hébergement – Département du Val d’Oise – Territoire de Cergy

Public : personnes en recherche d’hébergement.

Atelier régulier pour apporter de l’information et favoriser l’échange de pratiques.

Intérêt : enrichit les méthodes de travail des TS et les relations avec le public qui apprécie une pédagogie active.

Difficulté : reconnaissance de l’activité dans le cadre des missions des TS.
Parcours de professionnalisation des personnels intervenant auprès des adultes et familles en grande précarité – OPCA UNIFAF – région Ile-de-France

Public : associations adhérentes du champ Accueil Hébergement Insertion (CHRS).

Formation – action centrée sur la professionnalisation des acteurs de l’AHI : un diagnostic à l’échelon départemental des besoins de professionnalisation des acteurs (personnels d’encadrement et intervenants sociaux) suivi d’une formation adaptée à chaque groupe et territoire.

Intérêt : création d’une culture commune et d’une dynamique collective d’évolution des pratiques professionnelles.
Groupes de la région CENTRE

Pratiques inspirantes et leviers d’actions identifiés par les groupes de travail
Conseil général du Cher : Maisons des solidarités

L’expérience est menée depuis 5 ans. Les assistantes sociales ne voulaient plus travailler en polyvalence de secteur. Un autre rapport aux habitants a été réfléchi ainsi qu’une autre présence de la collectivité auprès des habitants. Trois maisons des solidarités sont opérationnelles. L’expérience montre que le travail avec le public et les habitants est ressourçant. Une question demeure récurrente : la place des métiers les uns par rapport aux autres, en interne. Il y a un travail à mener pour poser ces complémentarités.
CAF du Cher : Conventions territoriales globales portant notamment sur l’habitat

Convention entre la CAF, le CG et les communautés de communes. Ensemble ils partagent leur diagnostic et déterminent les priorités d’actions.

Une expérimentation a été menée sur 2 communautés de communes avec les axes suivants : petite enfance sur un territoire, Habitat

Ex : les échanges entre habitants, la commune, les bailleurs ont permis à ces derniers d’identifier les problèmes et de réaliser les travaux adéquats. Ex : précarité énergétique : au lieu de refaire les espaces verts, les bailleurs ont investi dans le remplacement des huisseries et le raccordement au gaz de ville.
Conseil général d’Indre-et-Loire : Projets sociaux de territoires (PST) en cours d’élaboration

Objectifs :

- instaurer une dynamique d’acteurs (politiques, associatifs, professionnels….) autour d’un projet partagé de territoire.

- s’appuyer de plus en plus sur la participation active des habitants à la définition des projets.

La territorialisation des politiques sociales a été mise en œuvre en 2012 en Indre-et-Loire par la mise en place de Maisons Départementales de la Solidarité (MDS) avec notamment pour ambition :

- d’une part le rapprochement vis-à-vis des usagers de tous les services du CG37 en charge d’une politique sociale,

- et d’autre part la volonté de développer à travers les Projet Sociaux de Territoires (PST) des actions à vocation sociale dans un cadre partenarial revisité.
Les outils mis au service de cette ambition sont les Projets Sociaux de Territoire (un PST par MDS) qui ont pour objectif de développer l’ancrage au local des différentes politiques sociales, en réunissant sur le territoire de chaque MDS tous les acteurs susceptibles de relayer l’action publique autour de projets clairement identifiés.

Le diagnostic territorial partagé avec tous les acteurs a constitué un préalable nécessaire à l’acquisition d’une connaissance des territoires pour en identifier les problématiques, lesquelles éclairent les choix stratégiques d’action.

Pour cela, le passage en mode projet a été privilégié, ce qui nécessite la formation des cadres territoriaux à un nouveau type de management.

Les éléments constitutifs de la démarche sont finalement ceux du DSL (développement social local) : un territoire, des acteurs, des usagers et la volonté de partir des besoins du territoire et de s’extraire du simple traitement social par dispositif.
Conseil général d’Indre-et-Loire et services de l’Etat : Fusion SIAO/COLAC, simplification
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