Thierry Rogel – enseignant au lycée Descartes de Tours





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IV) LES PARCS D'ATTRACTION

A) LES PARCS AMERICAINS

Disneyland, énorme structure, sera reproduit à plusieurs exemplaires : en Floride, à Tokyo (ouvert en 1983) et enfin à Paris.

En Floride, l'implantation de ce parc, Disneyworld, sera le plus grand plan d'aménagement privé nord-américain : centre de vacances, activités de plein air comme la plaisance, des golfs, tennis, campings, hôtels, centre de congrès, un centre d'exposition de 40 hectares, un aéroport privé, une cité du futur (EPCOT),... On pourra y recevoir jusqu'à 50 000 visiteurs et 12 000 véhicules par jour.

Ce projet aura des effets sur toute la région : prévision d'une embauche de 4000 personnes au départ, un investissement de 100 millions de dollars au départ consacré notamment à la réplique du parc d'attraction Disneyland en Californie et à la création d'EPCOT, la cité du futur. Pour le reste de l'économie de l'Etat cela provoquera un boom de la construction, la création de plus de 50 000 emplois directs et indirects en moins de dix ans, l'augmentation des recettes fiscales,...

Disneyworld ouvrira en 1971; au lieu des 6 millions prévus c'est 10 millions de visiteurs la première année puis 11,5 millions que l'on recevra.

B) L'INSTALLATION D'UN PARC EN EUROPE

Depuis 1975, les responsables Disney cherchent à ouvrir un parc en Europe, hésitant entre la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Espagne, l’Italie et la France. Trois pays furent exclus : la Grande-Bretagne était trop excentrée par rapport au marché européen, l'Italie manquait de terrain; enfin en Allemagne la "base de consommation" fut considérée comme insuffisante car les allemands passent en majorité leurs vacances en dehors de leur pays.

En France, on hésita entre trois lieux - Montpellier, Avignon ou Paris. Le choix se porta finalement en 1988 sur Marne-la-Vallée en France, préférée notamment à Barcelone qui paraissait trop excentrée pour attirer une clientèle européenne.

Pour la France l'enjeu est de taille : en effet cela permettrait de renforcer l'est parisien. On prévoit à l'époque que le parc générerait 30 000 emplois directs et indirects, augmenterait les recettes de TVA ainsi que les recettes des collectivités territoriales et générerait une augmentation du PNB de 0,28 % ainsi qu'un solde positif de la balance des paiements de 4 milliards de francs. En effet, les conséquences sur l'activité seraient importantes avec les prévisions de construction des 29 attractions, 36 boutiques, 30 restaurants, 6 hôtels (soit 5200 chambres), mais également l'extension du réseau R.E.R., l'arrivée du T.G.V. ainsi que la mise en place d'échangeurs autoroutiers permettant la liaison du parc avec l'autoroute.

Concrètement on sait qu'en 1996 le parc fut l'entreprise française la plus créatrice d'emplois sur ces vingt dernières années, qu'elle fut en 1995 l'entreprise touristique qui a versé la plus grosse taxe de séjour en France et qu'elle a eu des "externalités positives" non négligeables (les agglomérations de Provins et de Meaux virent leur nombre de visiteurs augmenter respectivement de 20 et de 40%).

De plus, le parc entame une série de partenariats avec, par exemple, Renault, la BNP, Europcar, Kodak, Nestlé, Coca, Phillips, Esso, France Télécom, IBM, Mattel, SNCF,...chacune de ces entreprises étant présente sur une attraction (ainsi IBM pour "Stars tours", Renault le "Visionarium", Nestlé les restaurants...).

Mais tout cela n'est pas exempt de critiques : Disney ne paiera que le quart de la construction de la gare TGV, le reste étant à la charge de l'Etat, de la région et des départements. Les conditions de prêt faits par l'Etat français (en fait la caisse des dépôts et consignations) sont considérées comme extrêmement favorables pour Disney, les charges fiscales locales sont diminuées ainsi que les taxes touchant les activités cinématographiques.

Plus inquiétante est la situation faite à l'emploi. Si l'emploi en France doit être stimulé, les salaires proposés sont faibles, et le code du travail fut sérieusement bousculé.

C) LA CRISE DES PREMIERES ANNEES

Pourtant le parc ne fut pas une réussite commerciale : le nombre de visiteurs fut inférieur aux prévisions (35 000 par jour au lieu des 60 000 attendus) mais surtout les visiteurs dépensaient beaucoup moins au sein du parc que les consommateurs américains à Disneyland ou Disneyworld (encore un problème culturel ?). De plus, les agences de voyages qui acheminaient des cars de touristes vers Eurodisney protestèrent contre les conditions trop dures qui leur étaient faites; ainsi elles devaient par exemple payer 100 % des réservations six mois à l'avance.

En conséquence, du 1/10/91 au 30/09/92 le chiffre d'affaires du parc s'élève à 3,8 milliards de francs et ses pertes à 188 millions de francs. En Novembre 1993 cette perte atteindra 5,3 milliards de francs pour un chiffre d'affaires de 5,7 milliards de francs.

Cela a des répercussions sur le cours de l'action Eurodisney : vendue 72 francs lors de son introduction sur le marché en 1989 elle grimpe jusqu'à 165,2 francs le 18/3/92 et retombe à 81,4 francs le 3 Août, et la chute n'est pas finie.

A quoi peut-on attribuer cet échec ? Peut être à la récession économique qui touche l'Europe en ce début des années 90. Cependant l'erreur essentielle semble venir des dirigeants de Disney : trop sûrs d'eux mêmes et de ce que leur produit se vendrait sans effort, ils ont appliqué les méthodes américaines sans les adapter au caractère particulier de l'Europe : les prix d'entrée sont apparus comme trop élevés et les visiteurs dépensaient moins dans le parc que les américains et la "zone de chalandise" s'est avérée moins large que prévue - elle se limite pour l'essentiel à la France et aux régions proches (ouest de l'Allemagne, Benelux, sud de l'Angleterre, Catalogne).

D) LE REDRESSEMENT DEPUIS 1993

Il devient donc urgent de redresser l'entreprise; cela commence par un changement de dirigeant : en Avril 1993 Philippe Bourguignon remplace Bob Fitzpatrick en tant que président directeur général.

Eurodisney reçoit un certain nombre d'aides de la part des banques qui acceptent une minoration provisoire des paiements d'intérêts et surtout de la part de la maison mère, Walt Disney Company, qui abandonne provisoirement ses royalties, rachète pour 1,4 milliards de francs d'actifs d'Eurodisney et accorde un nouveau crédit de 1,1 milliards de francs et a renoncé à 1,2 milliards de francs de créances. Parallèlement l'entreprise Eurodisney pratique une émission d'obligations (remboursables en actions) pour un montant de 1 milliard de francs.

L'entreprise va ensuite changer de nom. Après avoir effectué des sondages auprès des visiteurs, il apparait que le nom "Disneyland Paris" est plébiscité. La justification en serait que les visiteurs cherchent à retrouver le "même " parc d'attractions qu'aux Etats Unis, l'appellation Disneyland passant alors mieux qu' "Eurodisney".

Cependant l'essentiel de la stratégie de reprise passe par la baisse des prix d'entrée et dans le parc.

Il est également établi une nouvelle politique vis à vis des entreprises de tourisme. Les conditions draconiennes qui leur étaient faites au début des années 90 sont assouplies et le groupe entame une concentration verticale en créant sa propre agence, "Disneyland Paris Vacances".

Enfin l'entreprise cherche à mieux "cibler" sa clientèle en se concentrant sur trois groupes :

+ Les familles avec enfants de 3 à 12 ans.

+ Les visiteurs venant pour la première fois car, d'après les sondages, ceux ci parlent de leur séjour à Disneyland à 18 autres personnes en moyenne donc tout nouveau visiteur accroit fortement la clientèle potentielle future.

+ Les visiteurs venant de France, du sud de la Grande Bretagne, des Pays Bas, de la Suisse, de l'Espagne et de l'Italie; zones sur lesquelles l'entreprise va concentrer ses campagnes de publicité.

Les résultats furent rapidement positifs; dès la mise en oeuvre de la réforme les pertes baissèrent et le parc fit ses premiers profits et retrouva son équilibre dès 1995, soit un an avant la date prévue. Enfin en 1996, il fit un résultat net de 114 millions de francs pour un chiffre d'affaires de 4,572 milliards de francs. Cependant Ph. Bourguignon n'envisage pas de distribuer des dividendes aux actionnaires avant deux ou trois ans préférant consacrer les profits du parc à rembourser les dettes ce qui d'après lui serait plus profitable à long terme pour les actionnaires.

Le parc envisage maintenant de s'agrandir à nouveau : en développant le "tourisme d'affaires" (séminaires d'entreprises par exemple,...) lequel représente actuellement 10 % de l'activité hôtelière du parc. On prévoit la création du "Val d'Europe", centre commercial de 90 000 mètres carrés. Enfin on envisage la création d'un deuxième parc Disney, abritant notamment les studios de cinéma M.G.M. Europe.

E) LES COMPTES DE DISNEYLAND PARIS

BILAN SIMPLIFIE (1994)

ACTIF







PASSIF

ACTIF IMMOBILISE







CAPITAUX PROPRES

Immobilisations incorporelles

145

6 643

Capital (+ primes d'émission)

Immobilisations corporelles

3 140

-1 147

Bénéfices (déficits) cumulés

Créances à long terme

9 568






SOUS TOTAL


12 853

5 496

SOUS TOTAL

ACTIF CIRCULANT







CAPITAUX EMPRUNTES

Stocks

184

1 002

Obligations

Créances

1 034

392

Provisions

Valeurs mobilières de placement

899

6 678

Emprunts

Disponibilités

308

1 930

Dettes à court terme

SOUS TOTAL

2 425

10 002




Autres

448

228

Autres

TOTAL GENERAL


15 726

15 726

TOTAL GENERAL
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