Chapitre 5 : l’équilibre macro économique keynésien





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Chapitre 5 : l’équilibre macro économique keynésien
Keynes veut déterminer le niveau de l’emploi : ainsi, il favorise l’emploi et la production pour en analyser leurs variations. Les hypothèses de Keynes sont :

  • Economie monétaire de production : la monnaie est introduite dans le modèle.

  • Analyse en terme de circuit économique

  • Environnement incertain et non probabilisable : les évènements futurs ne peuvent être qu’anticipés, que

l’on appelle des anticipations conventionnelles.

  • Les volumes de production et d’emploi sont déterminés par la demande globale escomptée (anticipation

des recettes attendues de la vente de la production). L’ajustement de l’offre et de la demande globale est réalisé quand les anticipations sont confirmées par le comportement des agents.

I Le principe de la demande effective

Pour Keynes, l’emploi n’est pas déterminé sur le marché du travail mais de l’équilibre sur le marché des B et S.

  1. Définition de la demande effective

Demande globale de biens de consommation et d’investissements prévus par les entrepreneurs, appelé aussi demande globale ex ante, signifiant que la demande aura des effets sur l’emploi et la production.

  1. Le principe

Dans leur recherche de l’obtention d’un profit maximum, les chefs d’entreprise commencent par élaborer des prévisions sur deux types de dépenses :

  • les dépenses qu’ils devraient engager pour produire

  • les dépenses qu’ils attendent des agents économiques pour l’achat de cette production

La confrontation de ces deux catégories de dépenses monétaires attendues de l’ensemble de la communauté est la demande effective.

Sur la base de cette demande effective, les entrepreneurs déterminent conjointement la quantité à produire et la méthode de production qui permettra de maximiser leurs espérances de profit.

La mise en œuvre de ces décisions donnera lieu à une création d’emploi N, déterminé par la fonction d’emploi soit Y = f(L,) , et à une distribution de revenus, correspondant à la rémunération des facteurs de production utilisés, capital (loyers, dividendes) et travail (salaires).

Mais ces revenus distribués ne sont pas nécessairement dépensés. Du fait, d’une propension générale à épargner, des ménages et des entreprises, les revenus ne sont qu’en partie dépensés. Ainsi, la production décidée n’est pas certaine de trouver des débouchés : rien n’assure que les dépenses réelles réalisées correspondent aux dépenses prévues par les entrepreneurs.

Les décalages dans le temps entre la décision de produire, la mise sur le marché des marchandises et la réalisation de la vente auprès des consommateurs rend alors probables certains écarts entre prévisions et réalité. Pour Keynes, comportement de consommation est déterminé par la loi psychologique fondamentale.

Par tâtonnements successifs, en fonction des résultats enregistrés, le système économique se dirigera ainsi vers une position d’équilibre, où les prévisions de demandes des entrepreneurs correspondront enfin aux dépenses réalisées par la communauté.

Mais cet équilibre sur le marché des produits a de grandes chances d’être un équilibre de sous-emploi car la demande effective ne correspond pas à la demande potentielle de l’économie.

Le niveau de l’emploi ne se fixe pas par confrontation de l’offre et de la demande de travail : c’est la demande effective, anticipée par les entrepreneurs, qui détermine les décisions d’embauche et c’est son insuffisance chronique qui va provoquer un chômage involontaire et croissant.

L’équilibre de sous-emploi est une situation économique où coexistent un équilibre sur le marché des biens, des capacités de production inemployées, et un déséquilibre sur le marché du travail.

  • Courbe de la demande globale

Y

Z Tant que Z > D, il existe un mobile incitant les

Y2 D entreprises à augmenter leur volume d’emploi




N2 N

II Les conditions d’équilibres sur le marché des biens et services

A la ≠ néo-classique, pour Keynes, le niveau d’équilibre de la P° globale dépend de la demande en biens de consommation et d’investissement à travers le principe de la demande effective.

  1. Concepts et conditions d’équilibre

  1. Hypothèse du modèle keynésien simplifié

  • Modèle sans Etat ; Economie fermée ; tous les bénéfices sont distribués → seul les ménages épargnent

  • L’investissement autonome net est donné : cela signifie que la décision d’investir est exogène

  • Les grandeurs sont exprimées en unité monétaire constante

  1. entre ex post et ex ante

  • Equilibre ex post : grandeurs constatées, ou grandeurs réalisées effectivement

  • Equilibre ex ante : grandeurs découlant des projets des agents économiques ou grandeurs anticipées.

On définit ce que l’on appelle une condition d’équilibre : la production anticipée doit être égale à la dépense anticipée. Il faut que l’investissement projeté soit égal à l’épargne désirée pour que le marché des B des S soit en équilibre anticipée. L’équilibre est réalisé quand I = Ik = S = Sk.

  1. L

    e diagramme à 45°


C’est Samuelson qui va proposer une détermination graphique

du revenu national. Il dresse ainsi un diagramme où figurent, en

abscisses le revenu national, et en ordonnées les dépenses

projetées.

Conformément aux définitions keynésiennes, on a :

  • Fonction de C° affine : C = cY + C0 (avec c = 0.8)

  • Fonction d’investissement autonome, I = I0.

Cette fonction, indépendante à Y, est représenter sous la forme

d’une droite parallèle à l’axe des abscisses.

  • La demande globale s’écrit D = C + I

Ainsi, la bissectrice OZ est constituée de l’ensemble des points

pour lesquels s’égalisent la valeur de l’abscisse et de l’ordonné.

Cette droite à 45° passant par l’origine représente donc l’ensemble des équilibres économiques possibles, où l’offre de produits est égale à la demande.

Le niveau d’équilibre effectif du revenu national correspond alors au point E d’intersection de la droite C + , représentant la dépenses totale désirée, avec la ligne à 45°.

A

utrement dit, Y* représente le seul niveau de revenu national

pour lequel la demande effective, anticipée à priori par les

entrepreneurs, est exactement égale à la demande globale,

réalisée à posteriori par l’ensemble des agents économiques.

Alternativement le niveau d’équilibre du revenu national peut

également se déterminer en termes d’égalité entre l’épargne

et l’investissement.

On a donc C + S = Y = D = C + I, soit en simplifiant I = S.

Le point E est donc aussi le point d’intersection entre

l’épargne globale et l’investissement global.

  1. Représentation de positions d’équilibre

  1. Revenu global d’équilibre et revenu global d’équilibre de plein emploi

  • Revenu d’équilibre noté Ye : est étudié sur le marché du travail. C’est une situation dans laquelle les prévisions des entrepreneurs sont confirmées par le marché.

Lorsque le niveau de la production est réalisé avec un nb de travailleurs inférieur au plein-emploi, on parle d’équilibre de sous-emploi.

  • Revenu d’équilibre de plein-emploi Ype : produit global dans l’hypothèse où toutes les ressources productives sont toutes utilisés. On dit que c’est le niveau maximum de la production.

Ainsi, deux cas peuvent se présenter :

  • soit le revenu > revenu de plein-emploi : c’est l’écart inflationniste

  • soit le revenu < revenu de plein-emploi : c’est l’écart déflationniste Cela représente l’écart entre la DG

observée pour un revenu de plein emploi et l’OG qui correspond au plein emploi. Il est égal à l’excédent de l’épargne de plein emploi sur l’investissement.

  1. Ecart déflationniste et le chômage

D,C OG

ED

DG





C0 Ye Ype Y

I, S






ED

I0


  1. Y

Ye Ype

-C0


  1. Ecart inflationniste


D OG

DG



EI



C0 Ype Ye Y

I, S




I0


  1. Y

Ype Ye

-C0

DG > à celle que permet le système productif. Graphiquement, l’écart inflationniste se mesure par l’excédent de la demande globale prévue de plein emploi sur l’offre globale de plein emploi.

III L’équilibre sur le marché des biens et services et la courbe IS

  1. Rappel des conditions d’équilibre

Il faut que Y = C + I = C + S d’où l’on tire I = S

La fonction de consommation : C = c(Y) + C0 où c représente la propension marginale à consommer.

La fonction d’épargne est : S(Y) = Y – c(Y) – C0

Selon Keynes, "l’efficacité marginale du capital est le taux d’escompte qui appliquer à la série d’annuité constitué par les rendements escomptés de ce capital, pendant son existence entière, rend la valeur actuelle de ces annuités égale au prix d’offre de ce capital". C’est le taux de rendement interne.

Cette efficacité dépend des prévisions des entrepreneurs : tant que l’efficacité marginale est supérieure au taux d’intérêt, l’entreprise est incitée à investir.

On a ainsi une fonction affine : I(i) = -bi + I0 (b → coefficient de comportement, I0 est un investissement autonome).

  1. La détermination de la relation IS

  • Condition : Y = C(Y) + I(i) et S(Y) = I(i)

La courbe IS définit l’ensemble des couples (i ; Y) qui assure l’équilibre sur le marché des biens et services, les combinaisons (i ; Y) compatible avec l’investissement et l’épargne projetée.

Il existe une relation implicite entre I et S : i = [-(1 – c) ÷ b] × Y + [C0 + I0] ÷ b

  • La construction de IS

Le quadrant a représente la fonction d'investissement qui est décroissante par rapport au taux d'intérêt : I = I(i), que l'on peut encore exprimer par la relation I = I0 – gi ; g est la part de l'investissement qui est immédiatement fonction du taux de l'intérêt.

Le quadrant b représente l'égalité entre l'épargne et l'investissement : I = S. Dans un repère orthogonal, tous les points d'égalité de l'investissement et de l'épargne se trouvent sur la première bissectrice.

Le quadrant c représente la fonction d'épargne : S(Y) = Y – (cY + C0) = (1 – c) × Y – C0

La quadrant d déduit des quadrants a et c, nous donne l'ensemble des conditions d'équilibre sur le marché des biens et services, soit la courbe: IS : Y = f(i)

Ainsi, le taux d’intérêt i est en effet une variable monétaire et déterminé sur le marché : c’est à travers lui que s’établit le lien entre les deux marchés.

  1. Détermination des variables qui influencent IS

  1. La variable qui influence la forme IS

  • Si le comportement économique des agents en matière de C° et d’I se modifie, il y aura une modification de la forme IS.

  • Si ↑ b, l’investissement devient plus sensible aux variations du taux d’intérêts.

  • Si ↓ b, la pente augmente, le taux d’intérêt a moins d’influence

  • Si ↑ c, la propension marginale à épargner diminue, la pente est plus faible

  1. Les variations de IS

Les déplacements de IS : on étudie les déplacements de IS dans le plan revient à étudier les modifications de la constante. Si C0 et I0 augmente, IS se déplace vers la droite

i Il s’agit d’↑ d’un élément autonome de la DG. Pour ce

même taux d’intérêt, l’équilibre se fait à des niveaux de

revenu plus élevé. Pour un même niveau de taux

i2 d’intérêt, l’équilibre se réalise à un niveau

d’équilibre plus bas.



i1 IS1




Y2 Y’2 Y1 Y’1 Y

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