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Paris, le 30 janvier 2014
Le Cirad se mobilise pour

« 2014, l’Année internationale de l’agriculture familiale »
Pourquoi le Cirad s’y investit ?

Parce que faire des recherches agronomiques au Sud, quelle que soit la discipline concernée, c’est avant tout travailler pour, avec ou sur les agricultures familiales.

Parce que le premier défi et la première mission du Cirad, c’est d’améliorer les conditions de production et de vie des agricultures familiales, dans leurs dimensions techniques, organisationnelles, sociales et économiques.

Parce que produisant des recherches sur les AF depuis sa création, le Cirad ne peut pas passer à côté de sa reconnaissance au niveau mondial et que la voix de la recherche dans ce moment de célébration doit être audible.

Parce que la notion d’agriculture familiale ne va pas de soi… c’est une catégorie particulière, dont le sens et les implications politiques peuvent recouvrir diverses acceptations. Le Cirad, parce que les AF sont son sujet de recherche majeur, se doit de participer à la précision de cette catégorie, et d’être présent dans les controverses que se célébration va susciter.

Parce que dans le choix de faire de la recherche finalisée, les interactions avec les agriculteurs, et donc avec les agriculteurs familiaux, sont partie intégrante de notre métier.

Et parce que le développement est d’abord une aventure humaine, parce que pour l’immense majorité des chercheurs, la notion d’agriculture familiale, conjointement à celle de paysan, résonne dans leurs histoires professionnelles et personnelles.

Avec quels acquis ?

Des centaines de publications scientifiques, de rapports d’expertise, d’ouvrages de vulgarisation, d’objets de communication ont été produits par le Cirad depuis 30 ans ; le Cirad est très visible sur cette thématique de l’AF.

Le Cirad, avec d’autres institutions partenaires, a contribué au lancement de politiques publiques spécifiquement dédiées aux AF, notamment au brésil.

Le Cirad avait créé, dès 1998, un programme de recherche intitulé « Agriculture Familiale et Mondialisation », qui avait à l’époque suscité à la fois énormément d’intérêt, mais aussi de méfiance. L’institution s’est saisi très tôt de la notion, et l’a porté dans les débats nationaux et internationaux, parfois conjointement avec la notion de multifonctionnalité.

En 2007, sans attendre les nations unies, le Cirad avait déjà célébré les AF lors du SIA.

En quoi c’est important ?

Parce que les AF représentent plus d’un milliard d’agriculteurs ; elles sont, de très loin, le premier secteur d’activité dans tous les pays du Sud dans lequel le Cirad intervient.

Parce que les AF comptent et compteront dans l’avenir pour innover vers des formes agricoles plus durables. L’année doit être un moment fort de réflexion, de prise de conscience, d’information et d’orientation de la recherche et des politiques publiques sur les AF.

Parce que le Cirad a une expertise à faire valoir pour participer à ces débats, en particulier pour moduler la dimension plaidoyer de l’année internationale.

Parce que la recherche, sur un sujet comme celui-ci, a un rôle fondamental à jouer en apportant son regard, en le traduisant et en le confrontant aux autres acteurs de la société.

Parce que les défis que doit affronter l’agriculture sont immenses, et que l’agriculture familiale et ses savoirs sont incontournables pour les diagnostiquer, mais surtout pour y répondre.

Nos messages clés

Les AF ont été et sont toujours au cœur des agricultures du monde, qu’elles dominent très largement de par leur nombre et l’ampleur des fonctions qu’elles remplissent par les sociétés, au Nord comme au Sud. Elles comptent et il faut compter avec elles !

Mais on ne peut pas, actuellement, peser précisément le poids et évaluer les fonctions des AF dans la production et l’économie agricole, mais aussi dans ses implications sociales et environnementales. Si l’on veut que l’AF devienne une catégorie politique à part entière, il faut en stabiliser la définition et en tenir compte dans la production statistique.

Les AF peuvent beaucoup, parce qu’elles ne séparent pas la vie de la famille de l’acte de production agricole, et que cela leur confère une grande adaptabilité, les fait rechercher des solutions peu agressives pour leur environnement, et les conduits à respecter les équilibres sociaux de leurs territoires.

Les AF, de par leur connaissance du milieu dans lequel elles opèrent, innovent et offrent des perspectives pour intensifier les productions en ménageant l’environnement. Elles apportent aussi des solutions (à valider et à étendre) en termes de protection des végétaux et de santé animale.

Mais, les AF, si elles ne sont pas placées dans des conditions favorables, peuvent aussi porter atteinte à leur environnement et participer à la structuration sociale des territoires. Leur caractère familial ne fait pas tout et ne préserve pas de tout.

Elles ont besoin de politiques publiques adaptées, qui prennent en compte leur immense diversité, et qui cherchent, dans une démarche de co-construction à valoriser les savoir des AF et à étendre les solutions qu’elles proposent.

Il faut jouer de façon pragmatique sur les articulations / complémentarités entre les AF et les autres formes d’agriculture, mais nous pensons important de ne pas reconnaître les AF uniquement pour chercher à en faire des entreprises. Sinon, leur mise en politique est voué à les faire disparaître, ce qui n’est souhaitable.

Il faut de toute façon investir lourdement dans l’agriculture familiale, en activant ses atouts et potentialités propres, sectorielle et non sectorielles, matérielles et immatérielles.
A propos d’agricultures familiales


  • Les producteurs de coton au Pérou : une coopérative pour affronter la concurrence internationale

Au Nord du Pérou, 5 600 producteurs familiaux de coton se sont associés en coopérative pour valoriser le coton Pima, dont la finesse et la résistance sont exceptionnelles. La coopérative assure le ramassage et la préparation pour l’exportation, avec l’objectif de créer une appellation d'origine « coton Pima péruvien », qui garantira des prix plus élevés aux producteurs.


  • Les campements pastoraux au Sahel : plus qu’une exploitation agricole, un mode de vie

Dans les régions sahéliennes, les Peuls s’organisent autour du campement pastoral, qui rassemble plusieurs adultes et leur descendance sous la tutelle d’un aîné. Plus qu’une unité de production, il s’agit d’un mode de vie, d’une unité de résidence, de solidarité et d’entraide.


  • Les vergers familiaux malgaches : des produits de qualité pour les marchés internationaux

Les vergers familiaux tropicaux sont d’une grande diversité, en surface et en nombre d’espèces cultivées. Ils sont largement orientés vers les filières domestiques, mais alimentent également les marchés internationaux, en particulier ceux de l’Europe et de l’Amérique du Nord : c’est le cas par exemple des vergers à base de litchis et de girofliers à Madagascar.


  • Les familles agricoles de l’Office du Niger : une organisation au cœur d’une production rizicole performante

Au Mali, dans le périmètre irrigué de l’Office du Niger, les actifs de plusieurs générations travaillent sous l’autorité du patriarche qui répartit les activités, gère le grenier à riz de la famille, et décide des ventes. La contribution de tous permet une production importante et fait de ce périmètre une des principales régions rizicoles du pays. Mais lorsque la famille s’agrandit, les surfaces à cultiver deviennent insuffisantes et les nouvelles terres sont difficiles à trouver.


  • Les petits planteurs indonésiens : un avenir assuré à long terme

En Indonésie, les petits planteurs ont une longue expérience des systèmes agroforestiers à base d’hévéa. En utilisant des clones d’hévéa plus productifs, puis en plantant quelques hectares de palmier à huile, les familles agricoles indonésiennes constituent un patrimoine d’une valeur importante et s’assurent un avenir à long terme.



  • Des canards dans les rizières en Chine : un milieu où s’affrontent différents enjeux sanitaires

L’introduction de canards dans les rizières est une pratique ancestrale en Chine. Les canards, en consommant certaines mauvaises herbes, insectes et hôtes de parasites, protègent les rizières. Mais dans le même temps, l’association rizière et canards est un facteur de risque pour l’apparition de foyers de grippe aviaire, car les oiseaux sauvages viennent se nourrir dans ces milieux et peuvent transmettre des souches de virus.



  • Les semences de l’association des organisations paysannes professionnelles du Mali

Face à la disparition de certaines variétés, l’Association des organisations paysannes professionnelles du Mali (AOPP) a créé des coopératives semencières qui s’appuient sur un réseau de paysans-expérimentateurs. Elles vendent aujourd’hui des semences certifiées de mil, sorgho, maïs, riz, niébé, fonio, arachide, sésame, gombo et bissap, bien adaptées aux conditions locales.


  • De l’énergie pour transformer les aliments : le séchage des mangues au Burkina Faso

Au Burkina Faso, la production des mangues est essentiellement familiale, et les mangues séchées sont un des fleurons de l’artisanat alimentaire à destination des marchés internationaux. Le séchage des mangues est déterminant pour l’obtention d’une qualité maximale et l’augmentation du coût du gaz rend les mangues burkinabé moins compétitives depuis 2007. L’accès à une énergie peu chère est important aussi pour d’autres secteurs, comme la production de beurre de karité ou le séchage du poisson.

Contact : anne.hebert@cirad.fr – tel : 06 88 82 64 43

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