Fiche 1 : Le prix est-il le seul déterminant de la demande





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SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES

Stage de Formation – Université d’Orléans

Jeudi 1er Avril 2010

« La détermination des prix dans l’entreprise »

TRANSPOSITION DIDACTIQUE


SOMMAIRE DU DOSSIER


  • Fiche 1 : Le prix est-il le seul déterminant de la demande

des consommateurs ? …………………………………………………………………………………. page 2


  • Fiche 2 : Le marché des glaces ……………………………………………………………………. page 4

  • Fiche 3 : L’équilibre du marché en CPP……………………………………………………….. page 7




  • Fiche 4 : Le calcul du producteur en CPP…………………………………………………….. page 8

  • Fiche 5 : Elasticités ; définitions et interprétations ……………………………………. page 9




  • Fiche 6 : Les caractéristiques de l’élasticité-prix ………………………………………… page 11




  • Fiche 7 : L’élasticité-prix et ses applications ………………………………………………. page 12

  • Fiche 8 : Des exemples d’élasticité-prix de la demande ……………………………… page 16




  • Fiche 9 : Une évaluation des dépenses contraintes par

l’approche des élasticités (Etude INSEE) ……………………………………………………. page 17



  • Fiche 10 : Les stratégies de prix…………………………………………….…………………….page 18




  • Fiche 11 : Un recueil de documents sur les stratégies de prix …………………….page 21




  • Fiche 12 : D’autres sources et ressources …………………………………………………...page 27

Groupe de formateurs – SES – Orléans 1 Avril 2010

Fiche 1.

Le prix est-il le seul déterminant de la demande des consommateurs ?


Document 1.

Prenez votre propre demande de glaces. Comment décidez-vous combien de glaces vous achetez chaque mois ; et quels sont les facteurs qui influent sur votre décision ? Voici quelques-unes des réponses que vous pourriez donner.

Le prix. Si le prix du cornet passait soudainement à 20 dollars, vous en achèteriez moins. Vous passeriez peut-être au yaourt glacé. Si au contraire le prix tombait à 20 centimes le cornet, vous en achèteriez plus. Si la quantité demandée diminue quand le prix augmente, et augmente quand le prix baisse, on dit que la quantité demandée évolue en fonction inverse du prix. Cette fonction inverse est valide pour la plupart des produits dans une économie. Elle est même tellement générale que les économistes la qualifient de loi de la demande : toutes choses étant égales par ailleurs, quand le prix d'un bien augmente, la quantité demandée diminue.

Le revenu. Qu'adviendra-t-il de votre demande de glaces si vous ne trouvez pas un emploi cet été ? Elle diminuera très certainement. […]

Les prix des produits comparables. Imaginons que le prix des yaourts glacés baisse. D'après la loi de la demande, vous allez acheter plus de yaourts glacés. Et en même temps vous achèterez probablement moins de cornets de glace. Yaourts glacés et cornets de glace satisfont des désirs similaires

Les goûts. Il s'agit là du déterminant le plus évident de votre demande. Si vous adorez les glaces, vous en consommerez beaucoup. [...]

Les anticipations. Vos attentes concernant l'avenir affectent votre demande présente de biens et de services. Par exemple, si vous vous attendez à avoir une augmentation de salaire le mois prochain, vous serez peut-être plus enclin à acheter plus de glaces aujourd'hui.

N. G. Mankiw, Principes d’économie politique, Economica, 1998
Document 2.

Commençons par la demande d'un individu nommé Marcel. De quoi dépend-elle ? Des goûts de Marcel (il apprécie plus ou moins le bien 1), de son revenu (principalement son salaire), et du prix du bien 1 (dès lors que l'on néglige les autres marchés).

Si l'on suppose que ses goûts et son revenu ne varient pas (on raisonne donc sur un horizon temporel court), alors la quantité demandée par Marcel, q(d)1, ne dépend que du prix, p1 : à chaque niveau de prix, on peut faire correspondre la quantité maximum de bien 1 que Marcel est disposé à acheter à ce prix. [...] C'est seulement à la condition de supposer donnés les goûts, les revenus, puis de faire abstraction des anticipations, de l'incertitude, et d'exclure certains biens dans certaines circonstances que l'on parvient à démontrer ce que l'on appelle parfois la « loi de la demande » : toutes choses égales par ailleurs, la quantité demandée d'un bien varie en sens inverse de son prix (quand le prix augmente, la quantité demandée baisse).

Pascal Combemale, Les Cahiers français, n° 315, juillet-août 2003.

Document 3.

La courbe de demande [...] exprime la relation entre le prix et la quantité demandée toutes choses égales par ailleurs. Quelles sont ces « autres choses » ?

[...] Il est clair que d'autres friandises [...] sont des produits substituables au chocolat. Nous nous attendons à ce qu'une hausse du prix des autres friandises augmente la quantité de chocolat demandée pour chaque prix possible du chocolat, dans la mesure où les gens remplacent ces friandises par le chocolat. Si on achetait du chocolat à déguster au cinéma, les films seraient un produit complémentaire des tablettes de chocolat. Une hausse du prix des tickets de cinéma réduirait la demande de chocolat, puisque moins de gens iraient au cinéma. [...]

La deuxième catégorie des « autres choses égales par ailleurs » [...] consiste dans le revenu du consommateur. Quand les revenus augmentent, la demande de la plupart des biens croît. En général, les consommateurs achètent plus de tout. [...]

La troisième catégorie de choses qui restent égales par ailleurs quand une courbe de demande particulière est tracée est représentée par les goûts ou préférences des consommateurs. [...]. Quand les Beatles et les Rolling Stones sont devenus populaires, la demande de coupes de cheveux a baissé brutalement. [...]. Plus récemment, l'accent mis sur la santé et la forme physique a accru la demande d'équipements de jogging, de produits alimentaires diététiques et d'installations sportives en même temps qu'il réduit la demande de cigarettes.

Stanley Begg et alii, Microéconomie, © Dunod, 2002.
Schéma à compléter …

Prix du produit




…………………………………………………………………..





Déterminants de la demande

…………………………………………………………………..




…………………………………………………………………..

……………………………………………………………………

F

iche 2.


Le marché des glaces

  1. La demande des consommateurs




  • La courbe de demande

Soit un marché, le marché de la glace à la fraise. On connaît les quantités de glaces qui seront demandées en fonction de son prix. Dans cette situation, on raisonne « toutes choses égales par ailleurs », c'est-à-dire que l'on part de l'hypothèse que les autres déterminants n'influent pas sur le comportement des consommateurs. Ainsi, par exemple, on estime que les goûts des consommateurs ne varient pas. Dès lors, seuls les prix font varier les quantités demandées.

Ces informations sont données dans le tableau suivant :

Prix

de la glace

(en euros)

0,6

1,2

1,8

2,4

3

3,6

4,2

4,8

5,4

6

Quantité

demandée

(en milliers)

650

450

300

205

135

85

50

25

15

10



  1. L’offre des producteurs

  • La courbe d’offre

On connaît l'état de la demande sur le marché de la glace à la fraise. Quant à l'offre, on dispose également des quantités de glaces qui seront demandées en fonction de leur prix. Dans cette situation, on raisonne « toutes choses égales par ailleurs », c'est-à-dire que l'on part de l'hypothèse que les autres déterminants n'influent pas sur le comportement des producteurs. Ainsi, par exemple, on estime que le prix des facteurs de production ne varie pas. Dès lors, seuls les prix des glaces à la fraise font varier les quantités offertes.

Ces informations sont données dans le tableau suivant :

Prix

de la glace

(en euros)

0,6

1,2

1,8

2,4

3

3,6

4,2

4,8

5,4

6

Quantité offerte (en milliers)

25

210

300

370

430

480

520

550

575

590

L’équilibre du marché

Supposons pour commencer que le prix [de la glace] soit supérieur au prix d'équilibre. [...] À [ce prix-là], la quantité offerte est supérieure à la quantité demandée. Il y a donc un surplus de production : les vendeurs sont incapables de vendre tout ce qu'ils ont au prix courant. Cette situation est dite d'offre excédentaire. Quand il existe une offre excédentaire sur un marché, les vendeurs auront leurs congélateurs encombrés de glaces invendues. Ils vont donc essayer d'augmenter leurs ventes en baissant le prix des marchandises vendues. Les prix baissent jusqu'au prix d'équilibre.

Supposons maintenant que le prix courant soit inférieur au prix d'équilibre. À [ce prix-là], c'est la quantité demandée qui excède l'offre. Il y a alors une pénurie de marchandises : les acheteurs ne peuvent pas acheter tout ce qu'ils veulent au prix courant. On parle alors de demande excédentaire. Quand il existe une demande excédentaire sur un marché, les acheteurs vont devoir faire de longues heures de queue pour obtenir l'une des rares glaces disponibles. Les acheteurs étant trop nombreux au regard des marchandises disponibles, les vendeurs peuvent augmenter leurs prix sans perdre de clients. Au fur et à mesure que les prix montent, le marché tend vers le point d'équilibre. C'est ainsi que les activités de la multitude d'acheteurs et de vendeurs poussent automatiquement le prix du marché vers son point d'équilibre.

N. Gregory Mankiw, Principes de l'économie, Economica, 1998.



  1. La translation des courbes de demande et d’offre

Imaginons que le ministère de la Santé annonce une découverte selon laquelle les consommateurs de glaces vivent plus longtemps et sont en meilleure santé. Quel effet cette annonce aura-t-elle sur le marché des glaces ? Elle se traduira très probablement par un accroissement de la demande de glaces. À un prix donné, les acheteurs seront maintenant prêts à consommer une quantité supérieure de glaces, et la courbe de demande sera poussée vers la droite. Chaque fois que l'un des déterminants de la demande est modifié, à l'exception du prix, la courbe de demande subit une translation. [... ] Toute modification qui accroît la demande pour tout niveau de prix déplace la courbe vers la droite, tandis qu'une modification qui réduit la demande pour tout niveau de prix déplace la courbe vers la gauche. [... ]

Imaginons que le prix du sucre tombe. Quel effet cela aura-t-il sur l'offre de glaces ? Comme le sucre entre dans la composition des glaces, une baisse du prix du sucre rend la fabrication de glaces plus rentable qu'auparavant. Ce qui se traduit par un accroissement de l'offre de glaces : à quelque niveau de prix que ce soit, les vendeurs sont prêts à produire en plus grande quantité. La courbe d'offre de glaces subit donc une translation vers la droite. Chaque fois que l'un des déterminants de l'offre se trouve modifié, à l'exception du prix, la courbe d'offre se déplace. [...] Tout changement qui accroît l'offre à tout niveau de prix se traduit par un déplacement vers la droite, et tout changement qui réduit l'offre à tout niveau de prix se traduit par une translation vers la gauche.

N. Gregory Mankiw, Principes de l'économie, Economica, 1998.





  1. L’équilibre : une situation optimale (Pareto)

L'optimum est atteint au niveau de la collectivité lorsqu'on ne peut augmenter le bien-être d'un individu sans diminuer celui d'un autre individu. À quoi correspond une telle situation ? À l'équilibre de l'offre et de la demande sur tous les marchés. Considérons le prix d'un produit quelconque qui permet de faire se rencontrer l'offre et la demande de ce produit. Ce prix permet la plus grande satisfaction possible aux acheteurs et aux vendeurs de ce produit. Supposons qu'on veuille augmenter la satisfaction d'un acheteur en lui accordant une baisse de prix. Cela ne pourrait se faire qu'en diminuant la satisfaction d'au moins un vendeur. Rien ne permet de dire que l'optimum social augmenterait à la suite de cette mesure, car rien ne permet d'affirmer que l'augmentation de satisfaction de l'acheteur ferait plus que compenser la perte de satisfaction du vendeur.

Philippe Simonnot, 39 Leçons d'économie contemporaine, Gallimard, collection « Folio Actuel », 1998.


Fiche 3.

L’équilibre du marché en concurrence

Trois cas sont possibles sur le marché, comme le montre le document ci-dessous, dans lequel on donne l’exemple du marché sur lequel producteurs et acheteurs de fraises se rencontrent :





1. Pour tout prix inférieur à 2 €, la demande sera ................................. à l’offre. On dit que le marché est demandeur et les offreurs sont en position de force. Donc, le prix aura tendance à ............................ .

2. Pour tout prix supérieur à 2 €, l’offre sera .................. à la demande. On dit que le marché est ..........

et les acheteurs (demandeurs) sont en position de force. Le prix du marché aura tendance à ..................

3. C’est au prix de ......... € que le marché trouve son équilibre, il s’échange alors exactement ............ Kg de fraises.
Dans la mesure où les échanges sont volontaires et qu’ils ne se réalisent que lorsque chacun est en accord avec les autres, la seule situation stable est celle d’équilibre vers laquelle le marché va converger par tâtonnement.

L’exemple typique du tâtonnement est fourni par la cotation à la criée que l’on trouve sur le marché du poisson et autrefois à la Bourse.

Exercice d’application

Soient les situations suivantes d’un marché d’un bien (offres et demandes en milliers) :

Situations

Prix en €

Quantité demandée

Quantité offerte

A

50

9

18

B

40

10

16

C

30

12

12

D

20

15

7

E

10

20

0


1. A partir du tableau ci-dessus, tracez les courbes d’offre et de demande.

2. Montrez les situations dans lesquelles la pression sur les prix est à la baisse ……... puis à la hausse

3. Quel est le point d’équilibre du marché ? Donnez une définition du prix d’équilibre du marché.

Fiche 4.

Le calcul du producteur en Concurrence
Activité à faire en salle informatique à l’aide d’un tableur et d’un traitement de texte.

Après étude technique, les dépenses totales d’une entreprise sur un marché en concurrence sont estimées par la fonction suivante :

CT (q) = 10 q 3 - 200 q 2 + 5 000 q + 5 000

1. Complétez :

a - Coût fixe : CF = ....................................................……………………………………………………………………….

b - Coût variable : CV = ..........................................................................................................…..

c - Coût moyen : CM = ................................................................................................................

d - Coût marginal : Cm = ..............................................................................................................

e - Recette moyenne : RM = .......................................................................................................

f - Recette totale : RT = ...............................................................................................................

g - Bénéfice moyen : BM = .........................................................................................................

h - Bénéfice total : BT = ...............................................................................................................
2. Complétez le tableau ci-dessous :

Q

C M

C m

R M

P M

1

.....................

.....................

.....................

.....................

2

.....................

.....................

.....................

.....................

3

.....................

.....................

.....................

.....................

4

5 610

3 880

.....................

.....................

5

5 250

3 750

.....................

.....................

6

4 993

3 680

.....................

.....................

7

4 804

3 670

.....................

.....................

8

4 665

3 720

.....................

.....................

9

4 566

3 830

.....................

.....................

10

4 500

4 000

.....................

.....................

11

4 465

4 230

.....................

.....................

12

4 457

4 520

.....................

.....................

13

4 475

4 870

.....................

.....................

14

4 517

5 280

.....................

.....................


3. Tracez sur un même graphique le coût moyen et le coût marginal de cette entreprise.

Que constatez-vous ?

4. Si le prix de vente établi sur le marché est de 5 000, quelle est la quantité que l’entreprise doit produire ? Quelle est alors sa recette totale et son profit total ?

5. Les perspectives de profit attirent de nouvelles entreprises sur le marché, l'offre augmente donc le prix baisse, il passe de 5 000 à 4 000 . Quelle est la nouvelle situation d’équilibre ? Comment l’entreprise réagit-elle ?

Fiche 5.

Les élasticités : définitions et interprétations
En économie, l’élasticité désigne la variation relative d’une grandeur (effet) par rapport à la variation relative d’une autre grandeur (cause). L’élasticité est un indicateur qui mesure la sensibilité de la demande d’un produit en fonction d’une variation de prix. On parle d’élasticité prix; ou en fonction d’une variation de revenu, c’est alors l’élasticité revenu.
A. L’élasticité-prix de la demande : E(D/P)
1. Définition

Elle est définie comme le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d’un bien (D) et le pourcentage de variation du prix de ce bien (P)

E(D/P) = Taux de variation de la demande / Taux de variation du prix

En général E(D/P) <0 : car si le prix augmente, la demande diminue (cf. loi de la demande)
Exemple 

Sur un marché, le prix du kilo d’un bien passe de 13€ à 12€, la demande quotidienne de ce bien passe de 1,5 tonne à 2 tonnes.

  • Variation du prix : (12 – 13)/ 13 * 100 = -7,7%

  • Variation de la demande : (2 – 1,5) / 1,5 * 100 = + 33,33%

  • Elasticité prix : =33,33% / - 7,7% = - 4,34

  • Si le prix augmente de 1%, la demande diminue de 4,34%


2. Interprétation

  • Si l’élasticité prix est comprise entre -00 et -1

Une variation faible de prix engendre une variation conséquente de demande. Le produit est élastique.

Exemples : Produits substituables


  • Si l’élasticité prix est comprise entre -1 et 0

La demande ne varie pas ou peu quand le prix varie. Le produit est inélastique

Exemples : Produits de première nécessité / Pas de produits de substitution


  • Si l’élasticité prix est supérieur à 0

La demande augmente avec le prix

On peut distinguer 2 cas :

  • Bien de Giffen (ou Effet Giffen) : Biens de première nécessité (Pain)

Dans les milieux modestes, on est obligé de réduire sa consommation de viande au profit du pain.

Le cas du bien de Giffen se retrouve lorsque le revenu est très faible et que le prix le moins cher du bien est encore trop cher pour le consommateur.

Robert Giffen découvrit ce type de bien en étudiant le comportement des Irlandais à la suite d'une hausse du prix des pommes de terre. Il constata que le pouvoir d’achat des gens les plus modestes diminuait en même temps que le prix des pommes de terre augmentait. Leur consommation s'en trouvait affectée : ils consommaient moins d'autres types de biens et plus de pommes de terre, car cela restait tout de même le bien le moins cher.


  • Bien de Veblen (Thorstein Veblen) est un type de bien de luxe (Le parfum) ; lorsqu'il n'est « pas assez cher » (c’est-à-dire que son prix ne reflète pas son positionnement haut de gamme) sa demande est faible (soit car la qualité perçue est inférieure, soit parce qu'il n'est plus un symbole. (La distinction Pierre Bourdieu)


B. L’élasticité Revenu de la demande
1. Définition

Elle est définie comme le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d’un bien (D) et le pourcentage de variation du revenu de ce bien (R)

E(D/P) = Taux de variation de la demande / Taux de variation revenu

L'élasticité de la demande par rapport au revenu est définie comme le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d'un bien et le pourcentage de variation du revenu . Elle mesure l'impact d'une variation du revenu d'un consommateur sur sa demande pour un bien particulier.
2. Interprétation

Comme tous les biens n'ont pas la même élasticité -revenu, l'augmentation du revenu change la structure de la consommation. On peut distinguer trois catégories de biens :

  • Les biens inférieurs : La demande d'un consommateur pour ce bien diminue quand son revenu augmente

(Elasticité-revenu < 0) Il s'agit de biens de mauvaise qualité auxquels les consommateurs préfèrent substituer de nouveaux biens lorsque leur revenu le permet.

  • Les biens normaux : La demande d'un consommateur pour ce bien augmente quand son revenu augmente dans une proportion inférieure ou égale à 1 (Elasticité -revenu comprise entre 0 et 1). On parle également de biens nécessaires.

  • Les biens supérieurs ou biens de luxe : La demande d'un consommateur en ce bien augmente de façon plus rapide que son revenu (Elasticité- revenu strictement supérieure à 1).

Cette classification a été définie pour la première fois par Ernst Engel
C. L’élasticité -prix croisée
1. Définition

Elle est définie comme le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d’un bien A (DA) et le pourcentage de variation du prix du bien B (PB)

E(D/P) = Taux de variation de la demande A/ Taux de variation du prix du bien B
Les économistes définissent également la notion d'élasticité-prix croisée. Elle se définit comme le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d'un bien et le pourcentage de variation du prix d'un autre bien.

- Une élasticité croisée positive :

L'augmentation du prix d'un bien entraîne l'augmentation de la demande d'un autre bien. Les deux biens sont donc substituables.

- Une élasticité croisée négative :

L'augmentation du prix d'un bien entraîne la diminution de la demande d'un autre bien. Les deux biens sont alors dits complémentaires.

La baisse des prix des lecteurs DVD entraîne une augmentation de la demande de DVD.

- Une élasticité croisée nulle :

Les deux biens sont indépendants.
2. Enjeux

La notion d'élasticité-prix croisée est particulièrement utile en matière de politique de la concurrence.

Pour déterminer l'étendue d'un marché et déterminer si une entreprise est en situation d'abus de position dominante, il est en effet nécessaire de voir jusqu'à quel point différents produits sont substituables (Coca et Pepsi). La notion d'élasticité prix croisée est alors utile pour déterminer si deux biens appartiennent au même marché, et si les autorités de la concurrence doivent déclencher une action.
Fiche 6.

Les caractéristiques de l’élasticité-prix de la demande

  1. Calcul de l'élasticité

Formule du calcul de l'élasticité :

où :

  • e est l'élasticité

  • P est le prix

  • e(P) signifie une fonction : l'élasticité en fonction du prix

  • D est la demande

  • (Delta) indique une variation.

Rappel : pour mesurer une variation absolue, on fait : valeur finale – valeur initiale.

Concrètement, en numérateur, on a l'évolution relative de la demande, tandis qu'en dénominateur, on a l'évolution relative du prix.
  1. Exemple de l’élasticité


Mise en situation : vos parents vous donnent tous les jours 5€ pour manger le midi. En bon garçon, vous mangez tous les jours au self où il vous en coûte 3,80€ : il vous reste donc 5€ - 3,80€ = 1,20€. Imaginons que le prix des Carambars soit de 0,10€ : vous pouvez donc vous acheter 1,20€ / 0,10€ = 12 Carambars. Jusqu'ici rien de très dur.

Soudain, le cours du Carambar passe de 10 à 15 centimes d'euro. Étant donné que vous avez un budget fixe, vous allez vous voir obliger de réduire votre consommation de Carambars. En l'occurrence, vous ne pourrez plus vous acheter que 1,20€ / 0,15€ = 8 Carambars. Si vous avez bien suivit, vous aurez remarqué que nous sommes ici dans le cas d'une situation d'élasticité négative : votre consommation va être réduite parce que le prix a augmenté. Revenons au calcul :

L'élasticité de votre demande par rapport au prix des Carambars est donc de -0,66 , elle est donc effectivement négativement élastique
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