Écosse, en anglais Scotland, partie septentrionale du Royaume-Uni qui occupe le tiers de l’île de Grande-Bretagne. L’Écosse est bordée au nord par l’océan





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Écosse, en anglais Scotland, partie septentrionale du Royaume-Uni qui occupe le tiers de l’île de Grande-Bretagne. L’Écosse est bordée au nord par l’océan Atlantique, à l’est par la mer du Nord, au sud-est par l’Angleterre, au sud-ouest et à l’ouest par le canal du Nord et par l’océan Atlantique. Le territoire de l’Écosse, avec les trois archipels des Hébrides, des Orcades et des Shetland, couvre 78 770 km2. Édimbourg est la capitale et Glasgow le principal pôle économique.
Drapeau de l'Écosse © Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

2 MILIEU NATUREL
2.1 Relief et hydrographie
Île de Skye (Écosse) Situé dans le nord-ouest de l'Écosse, Skye est l'une des plus grandes îles de l'archipel des Hébrides. En grande partie montagneuse, culminant à 1 009 m d'altitude dans les Cullin Hills, l'île vit principalement de la pêche, de l'élevage ovin et bovin, de la production de whisky et du tourisme.Leo de Wys, Inc./Peter Baker

Le milieu naturel écossais est essentiellement montagneux. Il peut être divisé en trois zones du nord au sud : les Highlands (Hautes-Terres du Nord), les Central Lowlands (Basses-Terres du Centre) et les Southern Uplands (plateaux du Sud). Plus de la moitié de la superficie de l’Écosse est occupée par les Highlands, région la plus accidentée de la Grande-Bretagne, qui comprend les plus hauts sommets de l’île (le Ben Nevis, avec 1 343 m, est le point culminant de la Grande-Bretagne). Ces chaînes montagneuses, formées à l’ère primaire, sont orientées nord-est / sud-ouest suivant l’axe du plissement calédonien et ont été longuement travaillées par l’érosion. Elles sont divisées par la dépression du Glen More (ou Great Glen), creusée lors de la glaciation quaternaire. Elle s’étend du Moray Firth, au nord-est, jusqu’au loch Linnhe, au sud-ouest. Au nord-ouest de cette dépression s’élèvent les Highlands proprement dits, tandis qu’au sud-est s’étendent les monts Grampians qui, morphologiquement, s’y rattachent mais font partie des Lowlands.
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Au sud des Highlands se trouvent les Central Lowlands, une étroite bande de terre, où sont implantés les trois quarts de la population du pays. Plusieurs chaînes de collines les traversent, dont les Ochil et les Sidlaw, ainsi que les trois fleuves les plus importants d’Écosse : la Clyde, le Forth et la Tay. Le Firth of Forth et l’estuaire de la Clyde isolent, au sud, les Highlands du reste de l’Écosse.
Îles Shetland (Écosse) Limitée au nord et à l'est par la mer de Norvège, au sud par la mer du Nord, et à l'ouest par l'océan Atlantique, l'archipel des Shetland, rattaché à l'Écosse, constitue la partie la plus septentrionale des îles Britanniques. D'une superficie totale de 1 407 km2, il comprend une centaine d'îles et îlots dont une douzaine seulement sont habités. L'élevage (poneys shetland, moutons, bovins) et l'industrie textile (production de laine, confection) figurent parmi les principales activités de l'archipel.Photo Researchers, Inc./Kul Bhatia

Les Southern Uplands sont beaucoup moins élevés et accidentés que les Highlands. Ils sont recouverts de landes d’où émergent des sommets qui ne dépassent pas 900 m d’altitude et culminent au Merrick (843 m).
Loch Ness (Écosse) Habité, selon la légende, par un monstre nommé Nessie, le loch Ness est certainement le plus célèbre et le plus mystérieux des lacs d'Écosse. Héritage des glaciations quaternaires, ce lac de fond de vallées (lochs), long et étroit, situé dans le nord de l'Écosse dans une dépression tectonique (le Great Glen), s'étend sur une longueur de 40 km environ, pour une largeur moyenne de 2 km environ et une profondeur maximale de 230 m. Il s'écoule dans le fjord (firth) de Moray par l'intermédiaire de la Ness.Photo Researchers, Inc./T. Hollyman

L’Écosse possède un réseau hydrographique façonné par les glaciations qui ont formé des vallées en auge (les glens) occupées par des lacs et des fjords (les firth), ainsi que des lacs de fonds de vallées (les lochs), dont certains atteignent une profondeur impressionnante. Parmi les lacs, particulièrement nombreux dans les Central Lowlands et dans les Highlands, on peut citer le loch Lomond (le plus grand), le loch Ness (le plus célèbre), le loch Tay ainsi que le loch Katrine. Le loch Ness, le loch Oich et le loch Lochy occupent la dépression du Great Glen et sont reliés par le canal de Calédonie à l’océan Atlantique et à la mer du Nord. Le plus long fleuve est la Tay, mais la Clyde a joué un rôle historique dans le développement du pays : le port de Glasgow est situé à son embouchure. Parmi les autres fleuves, la Tweed, la Dee et la Spey sont les plus importants.
2.2 Climat
L’Écosse jouit d’un climat océanique. Les hivers y sont relativement tempérés et les étés très frais et pluvieux. Des températures basses et de fortes chutes de neige sont fréquentes en hiver dans les régions montagneuses de l’intérieur. Les précipitations varient de 3 800 mm par an dans les Highlands à environ 650 mm par an dans certaines régions de l’est.
2.3 Végétation et faune
Lagopède alpin Lagopus mutus vit dans les toundras du nord de l'Europe, mais on rencontre quelques populations dans les Alpes et les Pyrénées. L'hiver, son plumage devient entièrement blanc, à l'exception de la queue, noire, et, chez le mâle, d'une bande noire sur l'œil.Oxford Scientific Films/Lon E. Lauber/Library of Natural Sounds, Cornell Laboratory of Ornithology, Arthur A. Allen and Peter Paul Kellogg. Tous droits réservés.

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Les arbres les plus courants sont le sorbier, le chêne et les conifères (sapin, pin et mélèze). Près de 15 p. 100 du pays est boisé, ce qui représente près de la moitié de la couverture forestière de la Grande-Bretagne. Les forêts les plus importantes se trouvent dans les Highlands du sud et de l’est. Dans les années 1920, on a replanté des conifères à croissance rapide pour la production de bois d’œuvre et de pâte à papier ; ce sont désormais les essences dominantes. Ailleurs, la végétation est une végétation de landes et de tourbières, composée de bruyères, de fougères, de mousses et de graminées. Au-dessus de 600 m d’altitude, on rencontre les plantes caractéristiques des flores alpine et arctique.
La faune est encore très riche. Cerfs, chevreuils, loutres, hermines, martres et chats sauvages se rencontrent en abondance. Les landes abritent la grouse (ou lagopède d’Écosse), le petit coq de bruyère, le ptarmigan (ou lagopède alpin) et de grands rapaces comme le milan, le balbuzard et l’aigle royal. Le pays est renommé pour les saumons et les truites qui abondent dans les cours d’eau et les lacs.
3 POPULATION ET SOCIÉTÉ
3.1 Démographie
Avec 5 120 000 habitants, l’Écosse est la partie la moins peuplée du Royaume-Uni. La densité moyenne y est de 65 habitants au km2. La grande majorité des Écossais (75 p. 100) vit dans les Central Lowlands. En revanche, la densité de population dans les Highlands descend à 8 habitants au km2. Les deux tiers de la population sont urbanisés.
3.2 Divisions administratives et villes principales
Édimbourg Capitale et deuxième plus grande ville de l'Écosse, Édimbourg est le principal centre financier, culturel et administratif écossais. Cette belle cité, riche en monuments anciens (cathédrale Saint-Gilles, Parlement, forteresse), est l'un des centres touristiques les plus fréquentés de Grande-Bretagne.Arvind Garg

L’Écosse est divisée en neuf régions auxquelles il faut ajouter trois districts insulaires (Hébrides, Orcades, Shetland). La ville la plus peuplée est Glasgow (616 430 habitants en 1996). Édimbourg, la capitale (448 850 habitants en 1996), est un important centre culturel et administratif. Les autres villes sont Dundee (150 250 habitants en 1996), Aberdeen (227 430 habitants en 1996) et Inverness (63 850 habitants en 1996) ; l’essor actuel de ces deux dernières est essentiellement lié à l’industrie pétrolière en mer du Nord.
3.3 Institutions et vie politique
L’Écosse est partie intégrante de la Grande-Bretagne depuis l’Acte d’union de 1707. Elle est représentée par 72 membres à la Chambre des communes et par 16 pairs à la Chambre des lords.
Les affaires écossaises sont gérées par un ministère d’État britannique à la tête duquel se trouve le ministre délégué à l’Écosse. Les fonctions ministérielles sont réparties entre cinq ministères : l’Agriculture et la Pêche, le Développement, l’Éducation, la Santé et l’Intérieur, l’Industrie. Conformément au plan de « dévolution » (décentralisation) approuvé par référendum en septembre 1997, l'Écosse dispose depuis 1999 d’un Parlement régional doté de larges pouvoirs.
Les deux principaux partis politiques britanniques, le Parti travailliste et le Parti conservateur, se sont partagé l’électorat écossais et les sièges au Parlement de façon à peu près égale entre les années 1920 et 1970. Depuis cette époque, le Parti conservateur a perdu de son influence. Parallèlement, le Parti nationaliste écossais a mordu sur l’électorat travailliste ; il est maintenant son principal adversaire.
Avant l’union de l’Écosse et de l’Angleterre en 1707, l’Écosse avait développé son propre système juridique. Celui-ci a été maintenu. Il est fondé sur le droit civil, dérivé du droit romain, alors que le reste de la Grande-Bretagne se conforme au droit coutumier. En raison des différents systèmes juridiques, le Parlement promulgue souvent des lois ou des dispositions réglementaires indépendantes en vue de leur application en Écosse (Voir aussi Angleterre).
Le système judiciaire écossais est indépendant du système anglais. Les deux juridictions les plus importantes en Écosse sont le Tribunal suprême (juridiction criminelle) et la Cour suprême (juridiction civile). Il est possible d’en appeler à la Chambre des lords britannique par l’intermédiaire de la Cour suprême ; les jugements en appel du Tribunal suprême sont définitifs.
3.4 Langues et religions
L’anglais est la langue officielle, et moins de 100 000 personnes, principalement dans les Highlands et aux Hébrides, parlent le gaélique.
L’Église d’Écosse, presbytérienne, est l’Église officielle avec plus de 752 000 membres pratiquants. L’Église catholique arrive tout de suite après avec 745 000 fidèles. Les autres confessions représentées sont l’anglicanisme, le congrégationalisme, le baptisme, le méthodisme et l’unitarisme. Les pratiques religieuses sont en déclin constant, comme dans le reste des îles Britanniques.
3.5 Éducation
La loi de 1945 sur l’éducation en Écosse a repris les dispositions de la loi anglaise de 1944. La scolarité est obligatoire jusqu’à seize ans depuis 1973. L’Écosse dispose de treize universités. Les plus anciennes (Aberdeen, Édimbourg, Glasgow, Saint-Andrews) ont été créées aux XVe et XVIe siècles. Outre les universités, il existe soixante-six autres établissements d’enseignement supérieur (agriculture, art, commerce et sciences).
3.6 Arts et vie culturelle
Danse traditionnelle d'Écosse C'est au son de la mélodie traditionnelle Balmoral Castle (« le Château de Balmoral »), interprétée par le major James MacColl à la cornemuse, que les danseurs exécutent en habits écossais, tels que le kilt, une danse folklorique."Balmoral Castle" from Scottish Bagpipe Tunes (Cat.# Folkways FG 3550) (p)1961 Smithsonian/Folkways Recordings. Tous droits réservés./Hulton Deutsch

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Les clans, clef de voûte de la société écossaise traditionnelle, ont cessé depuis le XVIIIe siècle d’être un centre de pouvoir et un lien social. L’Écosse possède une tradition musicale très riche. La musique écossaise utilise la gamme à cinq tons (pentatonique) et des instruments celtiques comme les cornemuses. L’Écosse accueille deux des plus importants festivals d’art du Royaume-Uni : le festival international d’Édimbourg (le plus grand festival d’art du monde) ainsi que le Glasgow Mayfest. (Voir littérature écossaise).
4 ÉCONOMIE
L’Écosse a subi, à partir du milieu des années 1970, la même crise industrielle que le pays de Galles et le nord de l’Angleterre. Les industries anciennes, mines, charbon, fer et sidérurgie, ont été victimes de leur vieillissement et de la concurrence mondiale. Cependant, depuis 1987, la croissance économique en Écosse a en moyenne été supérieure à celle de la Grande-Bretagne prise dans son ensemble et elle a été moins affectée par la récession du début des années 1990 que bon nombre d’autres régions. Cela est dû, d’une part, au développement de l’industrie pétrolière et, d’autre part, à l’implantation d’industries de pointe dans certaines régions industriellement sinistrées.
4.1 Agriculture
Plus de 75 p. 100 du pays est exploité par l’agriculture ; des superficies sensiblement égales sont consacrées à l’exploitation agricole et à l’élevage. Les principales cultures sont l’orge (utilisée pour la fabrication du whisky et de la bière), le blé, l’avoine et les pommes de terre. L’élevage ovin est développé dans les Highlands, dans les îles et dans les Southern Uplands. L’Écosse, cependant, est surtout renommée pour son élevage bovin.
Les forêts recouvrent près de 15 p. 100 du pays. Celles qui sont exploitées à des fins commerciales représentent plus d’un tiers de la production du bois d’œuvre britannique. En Écosse, la pêche constitue une activité très importante ; le pays fournit plus de 70 p. 100 en poids et plus de 60 p. 100 en valeur des pêches britanniques. La pêche en mer est particulièrement importante au nord-est et dans les trois archipels ; la salmoniculture s’est également considérablement développée : l’Écosse est maintenant le plus grand producteur d’Europe. Les principaux ports de pêche sont Aberdeen, Peterhead et Fraserburgh dans la région des Grampians, Lerwick (Shetland), Kinlochbervie et Ullapool (Highlands).
4.2 Mines et industries
Distillerie de whisky L'industrie traditionnelle du whisky constitue une activité très importante en Écosse. Le whisky écossais est fabriqué dans 110 distilleries, industrielles ou artisanales, principalement situées dans le Nord-Est. Près de 80 p. 100 de la production, qui jouit d'une renommée internationale, sont exportés vers plus de 200 pays.Liaison Agency/Cyrille Dupont

Les abondantes réserves de charbon des Central Lowlands ont joué un rôle déterminant dans l’industrialisation de l’Écosse au XIXe siècle. Cependant, comme ses homologues en Angleterre et au pays de Galles, l’industrie écossaise n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle-même. Les quelques mines restantes ont été privatisées début 1995. Les gisements de fer sont, pour l’essentiel, épuisés.
Ce sont maintenant les gisements de pétrole et de gaz naturel découverts en 1969 et exploités depuis 1975, au large de la côte nord-est, sur la plate-forme continentale du Royaume-Uni, qui jouent un rôle de premier plan. On évalue, dans l’ensemble, à 100 000 le nombre d’emplois créés directement ou indirectement dans le pays grâce aux activités en mer du Nord ; les économies d’Aberdeen, des Shetland et des Orcades, en particulier, ont été dynamisées.
Les plus grandes centrales hydroélectriques de Grande-Bretagne sont implantées dans le nord de l’Écosse. Les deux centrales nucléaires de Hunterston et de Torness produisent plus de 40 p. 100 de l’électricité écossaise.
La construction navale et les aciéries appartiennent, maintenant, à une histoire révolue, même si les équipements destinés aux industries du gaz et du pétrole ont permis à quelques chantiers navals et aciéries de se recycler. De nouveaux secteurs d’activité industrielle sont apparus : ainsi les produits chimiques, la mécanique légère et surtout l’électronique. Ce dernier secteur représente près de 13 p. 100 des emplois de l’industrie, 19 p. 100 de la production industrielle et 17 p. 100 de l’investissement industriel en Écosse.
Les industries traditionnelles, les textiles (notamment le tweed et la laine de haute qualité), la bonneterie, l’industrie alimentaire et les boissons conservent leur importance. L’industrie du whisky occupe 110 distilleries, principalement situées dans le Nord-Est, dont près de 80 p. 100 de la production est exportée vers plus de 200 pays.
4.3 Secteur tertiaire
Le secteur tertiaire s’est développé depuis les années 1950 et emploie désormais 70 p. 100 de la population active. Les services financiers et d’affaires constituent l’un des secteurs dont le développement est le plus rapide. Près d’un tiers des fonds d’investissements en Grande-Bretagne sont gérés à partir de l’Écosse, qui est également le siège d’un grand nombre de compagnies d’assurances. Le tourisme est un autre domaine en pleine expansion.
L’Écosse dispose d’un réseau routier de près de 52 000 km, dont 3 123 km de grandes routes et d’autoroutes. Près de 6 400 km de voies ferrées desservent le pays. Prestwick, l’aéroport international de Glasgow, est le quatrième aéroport de Grande-Bretagne par le trafic. L’Écosse possède son propre réseau de télévision, ainsi qu’un certain nombre de stations de radios. Près de 17 journaux quotidiens et 120 hebdomadaires sont publiés dans le pays.
5 HISTOIRE
5.1 La Calédonie contre Rome
L’Écosse est d’abord occupée par des tribus celtes — Pictes, Scots, Gaëls — avant de connaître les tentatives d’invasion romaine. Jules César, en 55-54 av. J.-C., puis Agricola, vers 80 apr. J.-C., se heurtent successivement aux Calédoniens. Mais ceux-ci résistent et mènent aussi des incursions vers le sud. En 122, pour parer la menace des Pictes, l’empereur Hadrien ordonne la construction d’un mur défensif allant d’une mer à l’autre. Des parties de ce rempart, le mur d’Hadrien, existent encore. Deux décennies plus tard, un autre rempart, le mur d’Antonin, est construit plus au nord. L’efficacité de ces deux murailles est assez mince. Quoi qu’il en soit, les Romains, appelés sur d’autres fronts, renoncent à soumettre le nord de la Grande-Bretagne. En 409, ils quittent l’île.
5.2 Des premiers royaumes à l’unification
Aux siècles suivants, plusieurs peuples s’installent en Écosse, à côté des Pictes : les Britons, les Angles et surtout, à l’ouest, les Scots venus d’Irlande, qui fondent au Ve siècle le royaume de Dalriada et donnent leur nom au pays. Au VIe siècle, saint Colomba, un moine irlandais, entame l’évangélisation de ces terres païennes. La christianisation est le premier facteur d’unité des royaumes rivaux qui occupent alors l’Écosse. Le second facteur est la menace des invasions scandinaves : les Vikings, au VIIIe siècle, occupent en effet les trois grands archipels, les Shetland, les Orcades et les Hébrides, mais ne peuvent prendre pied dans les Lowlands et les Highlands.
Une première étape importante est franchie en 844, lorsque Kenneth MacAlpin, roi des Scots de Dalriada, devient également roi des Pictes. Deux siècles plus tard, le nouveau royaume d’Alba qui résulte de leur fusion intègre les Britons du royaume de Strathclyde et les Anglo-Saxons des Lothians.
5.3 L’anglicisation
En 1057, l’accession au pouvoir de Malcolm III Canmore marque le début de l’anglicisation. Cette tendance s’accélère après 1066. Guillaume le Conquérant ne peut laisser subsister la menace écossaise, au nord de ses domaines. Une longue série de guerres entre Écossais et Anglais commence alors. L’Église est réorganisée et l’anglais devient la langue de la cour et du clergé. Sous les fils de Malcolm (Edgar, Alexandre puis David), l’anglicisation est maintenue et la société écossaise connaît un véritable système féodal. Le régime foncier traditionnel du clan est aboli et le roi transmet d’importantes concessions aux nobles anglo-normands et écossais, qui deviennent ainsi des vassaux de la Couronne.
Jaloux de leur indépendance, les Écossais tentent à maintes reprises (et souvent avec succès) de briser cette subordination en recherchant une alliance avec la France, et en soutenant les grands barons du nord de l’Angleterre dans leurs révoltes contre les souverains anglais. Le petit-fils de David, Guillaume le Lion, couronné roi d’Écosse en 1165, essaie en 1173-1174 de récupérer le royaume de Northumbrie en fournissant une aide militaire aux barons révoltés contre Henri II d’Angleterre. En 1222, une frontière est fixée définitivement. À la mort en 1286 d’Alexandre III (dernier roi de la dynastie des Canmore), le roi Édouard Ier d’Angleterre, voulant faire de l’Écosse un fief de sa Couronne, soutient le candidat le plus anglophile : John de Baliol. Celui-ci est couronné en 1292.
5.4 La guerre d’indépendance
5.4.1 William Wallace
De nombreux nobles écossais et la majorité écrasante du peuple refusent de soutenir John de Baliol. Ce dernier conclut une alliance avec la France, alors en guerre contre l’Angleterre, mais son armée est écrasée à Dunbar en 1296. La lutte reprend en 1297 : le patriote William Wallace, avec des soldats recrutés dans tout le pays, écrase une armée anglaise à Stirling. L’année suivante cependant, Édouard Ier conduit une importante armée en Écosse et, en juillet, il remporte une victoire décisive à Falkirk. En 1299, Wallace est livré aux Anglais et décapité.
5.4.2 Robert Bruce
Après la mort de Wallace, Robert Bruce — que les Écossais considèrent comme un héros national, lointain descendant de David Ier — prend la direction du mouvement de résistance. Il est couronné roi d’Écosse, sous le nom de Robert Ier, en mars 1306. Après des fortunes diverses, l’armée écossaise inflige à l’Angleterre la défaite décisive de Bannockburn en 1314. En 1320, les barons écossais, par la déclaration d’Arbroath, lui déclarent la guerre perpétuelle. Finalement en 1328, Robert Bruce obtient de l’Angleterre le traité de Northampton. Selon les termes de ce traité, l’Écosse est reconnue comme royaume indépendant, et conserve son indépendance pendant quatre siècles.
5.5 La dynastie des Stuart
Le pays entre alors dans une longue période de convulsions où l’anarchie féodale (très forte en raison du système des clans) met à mal l’autorité royale que représentent les Stuart. Jacques Ier, en particulier, tente de remettre de l’ordre dans le pays déchiré par les conflits internes. Après avoir réorganisé l’armée et donné une importance accrue au Parlement, il cherche à soumettre les barons ; ceux-ci le font assassiner en 1437.
Ses successeurs poursuivent son œuvre, surtout Jacques IV, qui écrase la révolte des nobles. Ce même Jacques IV, en épousant Margaret Tudor, fille d’Henri VII d’Angleterre, acquiert des droits sur la couronne d’Angleterre, mais les frictions entre les deux nations ne sont pas pour autant atténuées. En 1513, l’armée de Jacques IV est écrasée par Henri VIII et le roi écossais y trouve la mort. Sous le règne de son successeur, Jacques V, la Réforme protestante gagne rapidement du terrain en Écosse. C’est également Jacques V qui resserre l’alliance avec la France, en épousant Marie de Guise.
À la mort du roi, en 1542, Marie de Guise assure la régence. Sa politique trop française provoque la propagation de sentiments anti-français dans le royaume. Le retour d’exil, en 1559, du théologien protestant John Knox amplifie l’agitation politique et donne un nouvel élan à la Réforme. Marie de Guise étant décédée en juin 1560, Marie Stuart, fille de Jacques V et veuve du roi de France François II, monte sur le trône. Princesse française, élevée par les Guise, elle manœuvre avec maladresse et ne sait pas s’opposer aux protestants : elle est contrainte de s’enfuir en Angleterre où Élisabeth Ire, après l’avoir longuement séquestrée, la fait exécuter en 1587. Le fils de Marie Stuart lui succède sous le nom de Jacques VI. À la mort d’Élisabeth Ire en 1603, il devient aussi roi d’Angleterre, sous le nom de Jacques Ier. Si l’Écosse et l’Angleterre sont alors réunies, l’Écosse n’en conserve pas moins son indépendance.
5.6 L’Écosse dans le Royaume-Uni
5.6.1 L’Acte d’union de 1707
C’est par l’Acte d’union de 1707 que l’Écosse devient partie intégrante du Royaume-Uni de Grande-Bretagne, après avoir reçu des garanties sur son système juridique et en matière religieuse. Par la suite, l’Union fonctionne sans accrocs graves, les députés écossais siégeant au Parlement britannique à Westminster.
Les Highlands, catholiques et légitimistes, n’approuvant pas l’Union, se soulèvent pour soutenir le fils de Jacques VII, Charles Édouard Stuart au cours des révoltes jacobites de 1708, 1715 et 1745-1746. À la suite de l’échec de la dernière révolte, le gouvernement britannique démantèle le système des clans dans les Highlands.
Pour l'histoire générale de l’Écosse après 1707, voir l’article Royaume-Uni.
5.6.2 La renaissance du nationalisme écossais
Le XXe siècle voit renaître le nationalisme écossais. En 1928, le Parti national écossais (SNP) est créé. Face au déclin de la Grande-Bretagne qui perd son statut de puissance mondiale au cours de la seconde moitié du XXe siècle, le nationalisme écossais redevient une force politique non négligeable. Des appels à l’indépendance retentissent lors des élections générales du milieu des années 1970. Le Parti nationaliste obtient son premier représentant à la Chambre des communes en 1970 et 11 sièges en 1974 avec 30,4 p. 100 des voix. En 1981, par le jeu d’un mode de scrutin défavorable, il n’en a plus que deux. Si la plupart des Écossais ne sont pas en faveur d’une indépendance totale, la question de la représentation effective de l’Écosse à Westminster prend un nouvel élan à la fin des années 1980 et au début des années 1990. La dichotomie entre les préférences politiques écossaises et le gouvernement de Westminster renforce l’idée d’un regroupement écossais dans le cadre d’un Royaume-Uni plus fédéral.
5.6.3 Le processus de dévolution
Donald Dewar À la suite des élections de mai 1999, où, pour la première fois, les Écossais sont appelés à élire une Assemblée locale autonome dotée de larges pouvoirs, le travailliste Donald Dewar, ex-ministre britannique des Affaires écossaises, devient le premier chef du gouvernement autonome écossais. Il décède un an plus tard, le 11 octobre 2000.Corbis/AFP

À l’instigation du Premier ministre travailliste Tony Blair, partisan d’une modernisation des institutions de la Grande-Bretagne, un plan de « dévolution » (décentralisation) est soumis à référendum en septembre 1997 et approuvé par plus de 70 p. 100 des électeurs. Ce plan, soutenu par les libéraux-démocrates et le SNP, prévoit la création d’un Parlement régional composé de 129 membres élus au scrutin proportionnel et disposant de larges pouvoirs. En effet, hormis la défense, les affaires étrangères et la politique monétaire, qui restent du ressort de Londres, la nouvelle Assemblée locale d’Édimbourg se voit confier les attributions du ministère des Affaires écossaises. Elle peut par conséquent légiférer dans les autres domaines, notamment l’éducation, la santé et les transports, et dispose d’une certaine autonomie fiscale. Un exécutif, responsable devant le Parlement écossais et présidé par un ministre en chef (first minister), assure l’administration de l’Écosse.
Lors des élections du 6 mai 1999, les Écossais élisent leur premier Parlement. Le Parti travailliste remporte 56 sièges sur 129 dans la nouvelle Assemblée et devance ainsi le Parti national écossais (SNP) qui obtient 35 sièges. Le Parti travailliste s’allie au Parti libéral-démocrate pour former une coalition gouvernementale présidée par Donald Dewar, en charge du ministère des Affaires écossaises dans le gouvernement de Tony Blair. À la suite de la mort subite de Donald Dewar, en octobre 2000, le travailliste Henry McLeich lui succède à la tête du gouvernement écossais. En avril 2001, une affaire d’abus de bien public impliquant le ministre en chef écossais provoque une crise politique importante alors que l’Écosse est devenue la vitrine de la décentralisation britannique. Henry McLeich est contraint de démissionner en novembre 2001, et Jack McConnell lui succède.
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