Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible»





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date de publication27.01.2018
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Emmanuel Combe

Précis d’économie
Chapitre 5 : la « main visible » de l’Etat p.203-246
Note : ce chapitre contient de solides analyses microéco que j’ai rarement retenu, en partie parce que de telles analyses ne se comprennent pas sans les graphiques qui s’y rapportent.
Abréviations :

pq = politique(s)

f°, f°nement = fonction(s), fonctionnement

Mé = marché

Ind = individu(s)

Dvlpé, dvlper= développé, développer

Ent = entreprise

Inv = investissement

Gvnt = gouvernement
Repères historiques:

1890 : Sherman Act aux EU

1933 : Début du New Deal

1942 : publication du rapport Beveridge

1950 : création du SMIC

1962 : Politique de relance fiscale aux EU

1970 : Clean Air Act aux EU

1978 : début de la déréglementat° aux EU

1981 : Relance Mauroy, France

1983 : « politique de rigueur » en France

1993 : Indépendance de la Banque de France

1999 : Eurosystème (BCE + banques centrales des pays membres de l’UE) a la charge de la pq monétaire de l’Europe

2003 : plan de relance budgétaire aux EU

I-Les justifications de l’Etat minimal : des classiques aux néoclassiques



Classiques : Etat = Agent nécessaire à l’existence et au bon f°nement de l’éco de Mé, mais dont l’act° doit ê limitée

SMITH : défend Etat gendarme qui fixe la loi et la fait respecter : f° minimales de l’Etat
Néoclass : l’Etat doit :

  • remédier aux situations d’imperfection du Mé = biens collectifs et externalités

  • garantir la concurrence (pq antitrust, de déréglementat°, de régulat° des monopoles)

  • garantir un minimum de ressources aux Ind




  1. L’Etat doit remédier aux market failures (p. 205-212 pr compléter l’analyse microéco)


L’Etat doit internaliser les externalités.
EXTERNALITE, ou effet externe = Situation dans laquelle l’acte de cons° ou de prod° d’un agent a une influence (positive ou négative) sur l’utilité d’un autre agent sans transiter par le Mé (mécanisme des prix. ).

Notion dvlpée ds les 1920s par Marshall, Pigou, Young puis systématisée par Meade ds les 1950s.

Meade : Exemples d’externalité positive : un apiculteur et producteur de pommes sont voisins: la prod° de pommes bénéficie directement et gratuitement à la prod° de l’apiculteur.

Autre ex : Une firme qui invente de nveaux produits peut ê copiée directement par un imitateur : le copieur ne paie pas pr accéder à la technologie = externalité +.

=> L’origine des externalités réside dans l’imperfect° des droits de propriété : un agent voit son utilité croître alors qu’il n’a pas payé = pas de passage par le Mé.
Solutions envisageables pour remédier aux externalités négatives:

  • PIGOU : il faut taxer celui qui est à l’origine de l’externalité -.En cas de pollut° par une Ent, l’Etat doit la taxer : la taxe l’oblige à réduire sa product°, ce qui assure l’optimum de pollut° ( !! ne correspond pas à une situation de pollution zéro). Solution qui pose des pbms d’applicat° : difficile d’évaluer le montant de la taxe.




  • COASE : Solut° + libérale: l’Etat doit attribuer la ressource qui est à l’origine de l’externalité : la mécanisme de Mé permettra d’internaliser l’externalité.

Ex : rivière polluée par une Ent (influence négative sur l’utilité des riverains). 2 possibilités pr l’Etat :

~ Laissez-faire : l’Etat attribue la rivière à l’Ent.

~ Principe de pollueur payeur : l’Etat attribue la rivière aux riverains.

Les 2 possibilités sont équivalentes (thm d’invariance) car dans les 2 cas, chaque agent sera prêt à dédommager l’autre agent pr acquérir un droit d’usage sur la rivière.

Cette solut° permet de déterminer le niveau optimal de pollut°. De plus l’Etat ne se substitue pas aux Mé : il laisse f°ner le mécanisme du Mé. Mais solution difficilement applicable car elle suppose que tous les agents puissent participer à la négociation.



  • Principe du Mé des droits à polluer : L’Etat fixe une qté optimale de pollut° et attribue aux firmes des permis de polluer, qui s’échangent sur le Mé.

Système appliqué aux EU depuis 1990 : Aménagement du Clean Air Act(datant de 1970) : instauration d’un système de permis négociables. Par ex : dans une région où la pollut° a atteint le niveau maximal, une nvelle firme ne peut s’installer qu’à condition d’acquérir une partie des droits à polluer des autres firmes de la région.
Externalités positives : l’Etat peut renforcer les droits de propriété et subventionner l’activité éco.

La technologie présente des pbms d’appropriabilité : la R&D d’une firme profite aux autres firmes (firmes de la même industrie = effets externes intra-industriels # firmes d’une autre industrie = effets inter-industriels), sans que le Mé sanctionne ce transfert par un prix => ces externalités technologiques aboutissent à une situation de sous-Inv en R&D (comportement opportuniste des firmes).

L’intervention de l’Etat est justifiée. Plusieurs possibilités :

  • Renforcement des droits de propriété (brevets, secret commercial)

Ex : Convention de Munich (1973) : incite à l’Inv en R&D en étendant géographiquement la reconnaissance d’un monopole temporaire à l’innovateur (brevet européen).

  • Assouplissement de la législation antitrust pr favoriser la coopérat° entre firmes en matière de R&D.

Katz et Ordover (1990) montrent que lorsque les droits de propriété sont peu assurés, la coopération ex ante (programmes communs de RD) est + efficace que la coopérat° ex post (cession de licenses)

Ex : Le Traité de Rome tolère les accords de RD à condition qu’ils contribuent à « promouvoir le progrès technique ».

  • Subvention de grands programmes de RD. Mais cela pose le problème de s’assurer que les fonds seront bien utilisés pr la RD.


Autres externalités positives : Inv en infrastructures (n’entraînent pas de recettes mais de fortes externalités +) => justifie l’intervention de l’Etat (théorie de la croissance endogène)
BIENS COLLECTIFS = Bien dont l’usage par un agent n’exclut pas l’usage simultané par d’autres agents (indivisibilité d’usage).

Samuelson : Quand il y a indivisibilité, chaque Ind tente de se comporter en passager clandestin : pas de demande exprimée pr un bien collectif (par ex, pr une route : personne ne se montre disposé à payer), et donc pas d’offre. L’Etat doit donc prélever un impôt pr financer les biens collectifs. Il dispose de plusieurs solution pour les fournir :

  • Monopoles publics. Solution critiquée par les libéraux car une l’efficacité d’une Ent publique souffre d’une absence d’incitat° à l’effort + dérive bureaucratique.

  • Système de régie avec intéressement aux résultats

  • Concession : accordée pr une durée déterminée, et comportant un cahier des charges. l’Etat délègue la charge d’un bien collectif à un organisme (privé). Ex : autoroutes


Un bien collectif pur est :

  • non rival : il peut être utilisé par plusieurs personnes sans coût de prod° supplémentaire . Ex : un pont.

  • Non exclusif : on ne peut pas en limiter l’utilisation à certaines personnes (qui auraient payé)

Les biens collectifs ne possédant qu’une seule de ces deux caractéristiques sont dits mixtes.

Ex : autoroutes à péages = bien rival mais exclusif.


  1. L’Etat doit veiller au fonctionnement concurrentiel des Més p.212


Pour les néoclass : Concurrence = solut° la + favorable au consommateur.

L’Etat doit surveiller la concentration des Més et au besoin démanteler les monopoles (même si tous les monopoles ne st pas condamnables) par le biais de la pq de concurrence.
Mais il est difficile de mettre en œuvre des règles pr encadrer la concurrence, car cette dernière repose sur un paradoxe : la concurrence est un processus de sélection pouvant aboutir à l’éliminat° des concurrents au profit des firmes les + efficaces. Le pbm est de déterminer à partir de quel moment un comportement ne résulte + du jeu normal de la concurrence (contrôle des moyens utilisés par les firmes pr prendre position sur le Mé : exemple de Microsoft).
Pq antitrust : 3 volets :

  • Contrôle des concentrat° : Les autorités doivent évaluer a priori l’impact d’une fusion-acquisition sur la structure de Mé.

  • Abus de position dominante (=monopolisation de Mé : intention d’obtenir un monopole par des moyens anticoncurrentiels.). Les autorités doivent identifier ce qui résulte d’un éventuel abus et ce qui relève du jeu normal de la concurrence.

Ex : comportement de prix prédateurs = pq consistant pr une firme à baisser les prix afin d’exclure tous ses concurrents et de réaliser ensuite une rente de monopole => pratique prohibée.

- Ententes entre firmes : les accords entre firmes peuvent parfois être bénéfiques au consommateur, mais posent pbm quand ils conduisent à fixer un prix supérieur à celui résultant du libre jeu concurrentiel (=entente restrictive, cartel).

Un cartel peut prendre plusieurs formes : fixation en commun du prix de vente, répartition géographique des Més, définition de quotas de prod°.
ECOLE DE CHICAGO : ces libéraux préconisent ajdhui la déréglementat° des Més plutôt que la pq antitrust pr assurer le maintien de la concurrence. Pr eux « la concurrence ne tue pas la concurrence » : le monopole est une situation transitoire ; la concurrence finit tjrs par se réinstaurer sur un Mé. De plus, une position dominante sur un Mé n’est pas inquiétante : est simplement due au fait que la firme dominante est la + efficiente.

Déréglementation = suppression des obstacles à l’entrée sur le Mé + ouverture des monopoles publics à la concurrence (privatisation).
* Théorie des Més contestables : Une firme seule sur un Mé ne bénéficie pas nécessairement du pouvoir de monopole : l’intensité concurrentielle d’un Mé n’est pas forcément lié au nombre de firmes effectivement présentes sur le Mé. La concurrence dépend également des concurrents potentiels, susceptibles d’entrer sur le Mé (suppose qu’il n’y ait pas de barrières à l’entrée).

Pour les PED : les partisans de la théorie des Més contestables prônent l’ouverture au libre échange qui permet de rendre un Mé contestable : la menace des importat° oblige les firmes nationales à pratiquer des prix de concurrence.


  • Si le monopole est justifié, l’Etat doit en surveiller le f°nement au moyen d’une pq de régulat°.

Le monopole peut résulter d’une innovat° : il est alors justifié (rente d’innovation en contrepartie de l’Inv en R&D. L’Etat peut inciter les firmes à innover par la pq de brevets..

Autre cas : Quand il existe de fortes éco d’échelles, il est + efficace qu’une seule Ent desserve le Mé (monopole naturel : ex des chemins de fer).

L’Etat doit réguler les monopoles non contestables afin d’éviter que le monopoleur n’utilise son pouvoir de Mé. Mais la régulation est difficile car il existe une asymétrie de l’info : la firme connaît mieux sa fonction de coût que les pouvoirs publics.

3 manières de réglementer un monopole naturel :

  • Taxes : + le prix pratiqué par la firme se rapproche du prix de monopole et + la taxe est forte => incitation à baisser les prix et augmenter la prod°.

  • Régulation du monopole à partir de son coût de prod°, par ex en fixant un plafond de prix : incite l’Ent à réaliser des gains de productivité pr acquérir une rente (solution adoptée au RU ds le domaine du gaz et des télécom).




  1. L’Etat ne devrait-il pas fournir à chaque Ind un minimum de ressources ?


L’idée de garantir un minimum de ressources répond à des considération de justice mais aussi d’efficacité.


  • Travaux D’Arrow, Debreu : ils démontrent l’existence d’un équilibre général en éco concurrentielle si les équations d’offre et de demande sont continues et bornées. Mais il est nécessaire, pour assurer la continuité, que chaque agent dispose d’une dotation de survie.

  • Ecole de l’impôt négatif : propose l’instaurat° d’un revenu minimum ds les 1970s.


RMI = Instauré en France en 1988. Repose sur un principe de substitution totale (« allocation différentielle ») : on déduit de l’allocation les ressources dont dispose le bénéficiaire. En contrepartie de ce revenu, le bénéficiaire doit s’engager à signer un contrat d’insertion ds les 3 mois. Environ 1 million de personnes touchaient le RMI en 2001 : en majorité des personnes jeunes et non qualifiées. Bilan : Le RMI semble avoir maintenu l’insertion sociale, sans résoudre le pbm de l’insertion professionnelle.

II-Les justifications de l’interventionnisme étatique : l’analyse keynésienne. P.221





    1. Les politiques de relance reposent sur le multiplicateur keynésien.


KEYNES : la possibilité d’un équilibre de sous emploi justifie l’intervention de la « main visible » de l’Etat, qui se substitue à la main invisible défaillante du Mé. L’Etat doit relancer la demande par une pq expansive : le multiplicateur keynésien mesure l’impact de la relance sur la prod°.
MULTIPLICATEUR KEYNESIEN : Repose sur plusieurs hypothèses :

Raisonnement en courte période : les capacités de prod° étant fixes, il est nécessaire qu’elles soient en partie inutilisées sinon la relance crée de l’inflation. + Prix supposés rigides + il existe un sous emploi de type « chô keynésien » (cad résultant d’une insuffisance de la demande) + taux d’intérêt supposé constant.

Le multiplicateur mesure l’ampleur de la variation de la prod° suite à une variation soit des dépenses publiques (multiplicateur de dépenses publiques), soit des impôts (multiplicateur fiscal), soit de l’Inv (multiplicateur d’Inv).

La relance est d’autant + efficace que la cons° est forte, c’est à dire que l’épargne est faible. => En éco fermée, il vaut mieux favoriser la consommation des agents à faibles revenus car ils ont une forte propension à consommer.

Mais il est moins efficace de relancer l’activité en baissant les impôts ; il vaut mieux augmenter les dépenses publiques.


    1. L’efficacité de la relance budgétaire est soumise à conditions. P.225


Relance budgétaire = hausse des dépenses publiques.

La pq budgétaire a longtemps constitué l’outil de relance privilégié des keynésiens. Keynes reprend l’idée dvlpée ds les 1930s par l’Ecole suédoise des finances publiques : idée de pq budgétaire contra-cyclique : il ft relancer le budget en période de sous-emploi et réduire les dépenses en période inflationniste.

Le budget possède des stabilisateurs automatiques : par ex, si la croissance s’accélère , les impôts augmentent mécaniquement, ce qui contribue à ralentir la consommation. A l’inverse, en période de récession, les impôts diminuent, ce qui relance la cons° des ménages.


  • Modèle IS-LM p.125-126. Présentat° du modèle p.252 :

Modèle IS-LM présenté par Hicks (1937) : présente les conditions d’efficacité de la pq monétaire et budgétaire de relance. Repose sur l’idée d’une interaction entre la sphère réelle (marchés des biens et services) et la sphère monétaire.

Relation IS : Sphère réelle. Présente rapport entre niveau de production et taux d’intérêts.

Equation d’équilibre sur le Mé des B et S : Y = C + I(r)

Y= prod° , C = cons° , I=investissement (dépend du tx d’intérêts r : + le tx d’intérêts est élevé, + l’Inv est faible)

=>Si le tx d’intérêts (variable exogène) augmente, l’Inv diminue => baisse du revenu

=> Il existe une relation inverse entre taux d’intérêts et production : + le taux d’intérêts est bas et + la production est importante.

Relation LM : Sphère monétaire ; présente rapports entre taux d’intérêts et revenu

Mo = L1(Y) + L2(r)

Offre de monnaie Mo = demande de monnaie de transaction L1 (fonction croissante de Y) + demande de monnaie de spéculation L2 (fonction décroissante de r).

Il existe une relation croissante entre le taux d’intérêts et le revenu sur le marché monétaiire.

La combinaison des relations IS et LM permet de déterminer l’équilibre simultané sur les deux marchés (sphères réelle et monétaire).

Graphiquement : Equilibre = point d’intersection de la droite IS (décroissante) et LM (Croissante).

La relance budgétaire correspond à une translation vers la droite de la relation IS => hausse du niveau de prod° // hausse du tx d’intérêt (car la croissance de la prod° entraîne une hausse de la D de monnaie de transaction.).


  • la contrainte extérieure constitue un obstacle à la pq de relance budgétaire..

En France le multiplicateur de dépenses publiques est passé de 1.6 début 1960s à près de 1 au début des 1980s, sous l’effet de l’augmentation de la propension marginale à importer (résultant de l’ouverture de la France sur l’Europe). 1981 : politique de relance par le déficit budgétaire (gouvernement Mauroy) : revalorisat° du SMIC et des prestat° sociales, Inv des administrat°, création d’emplois. Cette pq de relance s’est soldée par un échec car bute sur la contrainte extérieure : forte hausse des importat° alors que les exportations étaient déprimées par la mauvaise conjoncture mondiale.

  • La persistance de déficits budgétaires peut conduire à un effet « boule de neige » de la dette publique : l’Etat peut se voir obligé d’emprunter pr payer les intérêts d’une dette antérieure. La stabilité de la dette implique l’égalité entre le taux de croissance de l’éco et les taux d’intérêt.


Les keynésiens ont apporté plusieurs réponses à ces limites de la pq budgétaire de relance :

La contrainte extérieure n’affecte pas tous les pays de la même manière : un grand pays dispose de suffisamment de ressources pr se suffire à lui-même : il importe peu par rapport à ce qu’il produit. Une relance dans un grand pays reste donc efficace (ex. de la pq budgétaire menée par Reagan dès 1983). Mais dans un petit pays dépendant de l’extérieur (poids des importations), une relance isolée n’est pas efficace en raison de la fuite liée aux importations. Une politique coordonnée de relance entre plusieurs petits pays profiterait davantage à tous qu’une relance isolée à l’échelle d’un seul pays.
La pq de relance par la fiscalité est un instrument aujourd’hui préconisé par les keynésiens (// pq monétaire). Au départ, les keynésiens ne privilégiaient pas la relance fiscale : elle était considérée comme moins efficace que la relance budgétaire, et se heurtait au problème de l’effet de cliquet : il est facile de baisser les impôts mais très difficile de les augmenter pr éviter une surchauffe de l’éco.

# Fitoussi (proche des keynésiens), début 1990s : prône réforme fiscale pr modifier la répartition de la fiscalité en faveur des salariés, ce qui permettrait une reprise de la consommation.

+ défend une pq de relance monétaire destinée à diminuer les tx d’intérêts : incite à l’Inv + réduction de la dette des agents (allègement de la contrainte budgétaire et amélioration de la solvabilité)

III-De la critique de l’interventionnisme étatique à la critique de l’Etat comme institution. P.231



Conception keynésienne de la pq éco a été critiquée :

  • Monétaristes, nouveaux classiques : montrent l’inefficacité des pq de rédulation conjoncturelle : la pq budgétaire de relance n’a aucun effet durable sur le niveau de l’activité, dans la mesure où elle bute sur les anticipations des agents et sur l’ajustement continu des Més.

  • L’école des choix publics (libéraux) critique les motivations qui guident l’intervention de l’Etat : défense d’intérêts particuliers ?




    1. Selon les libéraux, au delà des f° minimales, l’intervent° de l’Etat serait inutile, voire contre productive. P.232




  • La pq éco d’inspirat° keynésienne serait inefficace car elle n’est pas crédible aux yeux des agents car elle repose sur un principe discrétionnaire et non réglementaire.

Thèse de la crédibilité (Kydland, Prescott, 1977) : part de l’analyse des gvnts lors des prises d’otages. Doctrine officielle de tous les gvnts : ne pas négocier avec les terroristes. Mais il y a qd même des prise d’otages car les terroristes pensent pouvoir négocier avec le gvnt une fois la prise d’otage faite : ils sentent que le gvnt peut revenir sur sa décision. La politique d’annonce n’est dc pas crédible car elle n’entraîne pas d’engagement irréversible.

S’il veut prendre l’engagement irrévocable de ne pas négocier, le gvnt doit exclure la possibilité de négociation par le biais d’une loi (principe réglementaire).

Politique discrétionnaire = lorsque les engagements sont révocables.

Politique réglementaire = lorsque les engagements sont irrévocables.
Il existe de nbreuses applicat° du principe de crédibilité.

Ex : lutte contre l’inflation qui passe, ds une perspective keynésienne, par une pq monétaire restrictive. Une mesure discrétionnaire, par ex l’annonce d’une hausse des tx d’intérêts nominaux, risque de ne pas persuader les agents de la fermeté de l’engagement du gvnt à casser l’inflation. Pour que les agents y croient et adaptent leur comportement, il faut que la décision soit irréversible. => Défaut de crédibilité => la lutte contre l’inflat° risque d’être peu efficace, car les agents modifieront peu leurs anticipations d’inflation.
MODELE DE BARRO et GORDON (1983) : montrent qu’une pq monétaire discrétionnaire (pas d’accord crédible sur une inflation nulle) conduit, par le jeu des anticipations, à une inflation. Hypothèse : les agents déterminent leur salaire nominal avant que la Bqe centrale ne fixe son offre de monnaie (et donc fixe le salaire réel).

Exemple : la Bqe centrale annonce une faible création monétaire. Selon les anticipations des agents et le comportement de la Bqe Centrale, 4 configurations sont possibles en matière de chômage et d’inflat° :

  • Cas O : la Bqe centrale est crédible aux yeux des agents et tient ses engagements => faible inflation, taux de chômage naturel.

  • Cas A : la bqe centrale est crédible et utilise cette crédibilité pr tromper les agents => ces derniers n’ont pas anticipé une forte inflation, donc pas exigé de hausse conséquente des salaires. => baisse des salaires réels, baisse temporaire du chômage

  • Cas B : l’annonce de la bqe centrale n’est pas prise au sérieux par les agents, qui anticipent une forte inflation alors que l’inflation est faible => salaires réels trop élevés => hausse du chômage au dessus de son niveau naturel.

  • Cas C : comme la bqe centrale n’est pas crédible aux yeux des agents, elle ne tient pas ses engagements => forte inflation, anticipée par les agents => le taux de chômage naturel n’est pas affecté.


La pq éco d’inspiration keynésienne est inefficace car les agents tiennent compte des expériences passées pour invalider les pq de relance.

Pour rendre cohérente une pq éco, il ne faut jamais réviser ses choix. Par exemple, si les autorités révisent à un moment leur objectif de stabilité des prix pour lutter contre le chômage, les agents vont ensuite suspecter le gvnt d’être toujours prêt à laisser l’inflation augmenter, et donc adapter leur comportement en csq => inflation s’accélère durablement.

Les pq discrétionnaires n’étant pas crédible, quelle pq faut-il mener ? Réponse des nouveaux classiques : les gvnts doivent asseoir leur pq éco sur des règles et renoncer à toute volonté de relance. Le gvnt doit « se lier les mains » juridiquement. Certains proposent même de rendre le déficit budgétaire inconstitutionnel ! En matière monétaire, il faut rendre les banques centrales indépendantes du pouvoir politique.
Ds une optique néoclassique, la pq budgétaire de relance est inefficace car elle génère des effets d’éviction.

L’effet d’éviction signifie qu’une hausse des dépenses publiques est compensée par une baisse d’un même montant des dépenses privées. Il y a 2 caégories d’effet d’éviction :

  • Effet d’éviction par la fiscalité : lorsque l’Etat augmente le taux d’imposition, les ménages diminuent leur dépenses d’un même montant

  • Effet d’éviction par l’emprunt public

    • Indirect (Friedman) : l’Etat emprunte pr financer une pq de relance => fait augmenter le tx d’intérêt sur les Més financiers => baisse de l’investissement d’un montant équivalent à la relance.

    • Direct (théorème Ricardo-Barro) : l’Etat emprunte pr financer la relance mais les agents savent qu’à terme le taux d’imposition augmentera pour rembourser cet emprunt => anticipent en augmentant leur épargne => l’efficacité de la relance est contrecarrée par les anticipations rationnelles des agents.

Autre argument à l’encontre de la pq budgétaire expansive :Thèse inflationniste : si l’Etat augmente ses dépenses et finance le déficit par la création monétaire, l’ajustement se fait par les prix (inflation) et non par les quantités (hausse de la prod°).
LAFFER: Toute politique visant à augmenter les impôts pour financer la relance risque d’entraîner une baisse des recettes fiscales (Laffer, courant de l’ « école de l’offre », 1970s, EU). « trop d’impôt tue l’impôt ». Une hausse du taux d’imposition entraîne une hausse des recettes fiscales jusqu’à un point maximal, au-delà duquel les recettes diminuent. L’augmentation du taux d’imposition a 2 effets sur l’arbitrage d’un agent entre travail et loisir.

  • Effet substitution : le revenu disponible diminue ; le travail est en qqe sorte pénalisé, ce qui incite l’agent à réduire son temps de travail au profit de son temps de loisir.

  • Effet revenu : le revenu disponible diminue, ce qui incite l’agent à travailler plus pour retrouver son revenu de départ.

Selon Laffer, au-delà d’un certain taux d’imposition, l’effet substitution l’emporterait sur l’effet revenu. Mais l’effet substitution peut également porter sur un arbitrage entre travail déclaré et travail au noir, ou entre éco marchande (acheter les légumes au marché) et éco domestique (cultiver son potager). Idem pour l’offre de capital : si l’épargne est fortement taxée, les Ind sont incités à consommer davantage aujourd’hui.

(Laffer reprend en fait une idée ancienne, déjà exprimée par Smith en 1776 : « des impôts lourds, parfois en diminuant la cons° des produits taxés, parfois en encourageant la fraude, engendrent souvent des recettes fiscales plus faibles que celles qui auraient pu être obtenues avec des taux plus modestes »).
L’analyse de Laffer a fait l’objet de critiques :

  • Compte tenu des contraintes auxquelles doit faire face l’agent (loyer, emprunts), une baisse du taux de salaire risque plutôt de conduire à une hausse de l’offre de travail.

  • La sensibilité à l’impôt diffère en fonction des pays (donnée culturelle). Il est donc difficile de savoir si l’on a dépassé ou non le taux optimal d’imposition (celui qui génère le plus de recettes).

  • Laffer ne perçoit l’impôt que comme une ponction, et non comme une dépense publique.


Laffer a tout de même inspiré de nombreuses réformes de la fiscalité. Ex Reagan fait passer le taux marginal d’imposition de 70% en 1981 à 28% en 1986.


    1. Selon l’école du Public Choice, l’Etat serait le lieu d’expression des intérêts particuliers p.240


A l’heure des pq keynésiennes triomphantes se dvlpe aux EU un courant libéral (école des choix publics), qui réfute la vision de l’Etat comme agent neutre au service de l’intérêt général.

L’école va plus loin que la critique néoclassique traditionnelle : s’attaque à l’existence même de l’Etat et non à l’efficacité de son action.

Selon l’école du cycle politico éco, la pq éco suit le calendrier électoral. Elle est dictée par l’intérêt particulier des hommes politiques et ne répond en rien à des considérations d’intérêt général.

Modèle de NORDHAUS (The political business cycle, 1975) : le gvnt cherche avant tout à être réélu. Les phases expansion/récession suivent le calendrier électoral (phase d’expansion avant les élections).

FREY, SCHNEIDER : Si le gvnt craint de ne pas être réélu, il relance l’activité (même si cela va à l’encontre de ses principes) ; s’il est assuré de sa réélection, il poursuit son programme.

Se confirme dans les faits : au RU les dépenses publiques ont tendance à augmenter avant chaque élection que le gvnt n’est pas sûr de gagner, quel que soit le gvnt en place.
Théorie du marché politique : L’activité pq est assimilée à un Mé avec une offre (programmes des hommes pq), une demande (les électeurs) et un prix (le bulletin de vote). Une fois élus, les hommes pq vont soutenir les intérêts de leurs électeurs avant tout (#intérêt général).

Paradoxe d’Olson : + un groupe est nombreux et + la probabilité qu’il passe à l’acte est faible car la contribution d’un membre à la réussite du groupe est marginale.
Thème de prédiction des sociologues, l’étude de la bureaucratie a été longtps délaissée des économistes (car c’est une activité non marchande). Public Choice = Révolution : la bureaucratie (hommes pq) maximise une fonction d’utilité, même si elle n’est pas pécuniaire (maximisation du prestige et du pouvoir).
Modèle de Niskanen : soient 2 agents, une autorité de tutelle (qui donne les instructions) et un bureau (qui exécute). On suppose que le bureau n’est qu’imparfaitement contrôlé par l’autorité de tutelle (asymétrie d’informat°), qui le finance. Le bureau va donc en profiter pour surévaluer ses dépenses : budget discrétionnaire.
Théorie de la recherche de rente (rent seeking) : les restrictions à la concurrence accordées par l’Etat sont destinées à satisfaire les lobbies, qui acquièrent par ce biais une rente. L’Etat a le privilège d’accorder un monopole à certaines firmes, soit disant dans l’intérêt général. Mais ce faisant il laisse la possibilité de vendre à des prix supérieurs au prix d’équilibre. Le fait que l’Etat ait ce privilège incite les firmes à se livrer à une activité de recherche de rente (pots de vins, subvent° à un parti pq : dépenses condamnables car improductives). Surtout vrai pour les PED : selon Krueger, le gaspillage dû aux comportements de recherche de rente représente 7% du PIB en Inde, 15% en Turquie.




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Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible» iconManuel chapitre n°1 / P. 12 à 43

Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible» iconManuel Nathan Reflexe Chapitre 5

Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible» iconLe manuel évoqué est le manuel Nathan Janin-Mathieu, édition 2011

Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible» iconChapitre 2 : Les acteurs de la vie économique. Les interdépendances
«agent économique» un individu ou un groupe d'individus représentant un centre de décision autonome. En analyse économique les agents...

Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible» iconChapitre 8 : Quels sont les fondements du commerce international...
«Manuel Valls dévoile les arbitrages du pacte de responsabilité», lepoint fr, 2014

Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible» iconSommaire
«essuient» ce qu’ils écrivent avec leur main… IL suffit de penser qu’il en est de même pour les Arabes qui écrivent de la main droite...

Manuel Combe Précis d’économie Chapitre 5 : la «main visible» iconDétermination d’une longueur d’onde visible






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