Manuel Bordas page 233 Question





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Dossier documentaire, sociologie chapitre 2.1

Quels liens sociaux dans des sociétés où s’affirme le primat des individus ?

Introduction : sensibilisation puis rappels des notions de 1ère
Photo 1 : une affiche de l’association « les petits frères des pauvres »


Questions :

1 / Quel phénomène cette affiche dénonce- t-elle ?

2 / Quelle valeur cette affiche met-elle en avant ?
Photo 2 : chacun son écran (manuel Bordas page 233)

Question :

1 / Pourquoi cette photo a-t-elle été choisie pour introduire ce chapitre ? Que pensez-vous de ce choix ?
Document complémentaire : les pratiques culturelles des Français
Alors que nombre d’augures prévoyaient un repliement général des pratiques sur un espace privé saturé d’écrans de toutes sortes, les enquêtes montrent au contraire que les lieux publics (théâtres, cinémas, manifestations artistiques, etc.) connaissent une fréquentation de plus en plus grande. Tandis que la télévision est de moins en moins l’occasion d’un partage familial et se voit pratiquée individuellement à la carte, au contraire, salles obscures, concerts, sont vécus comme des lieux de partage, voire comme de grandes messes d’émotion partagées collectivement.

Jacques Ion, S’engager dans une société d’individus, A Colin, Coll. Individu et société, 2012.

NB : cet extrait s’appuie sur l’enquête « Pratiques culturelles », données 2008, DEPS, ministère de la culture, 2011. Pour en savoir plus : http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat.php
Rappels sur l’intégration (cours de 1ère sur l’Etat-providence et la cohésion sociale)


  • Cohésion sociale : situation où les liens sociaux sont forts, où les individus ont un sentiment fort d’appartenir à la société. La cohésion sociale est assurée par les liens qui relient les individus entre eux, la cohésion sociale = lien social fort = ce qui permet de vivre ensemble, sentiment d’appartenance à la société, d’être intégré. La cohésion sociale est assurée par trois types de liens : liens communautaires (famille, voisinage, religion, parti politique, réseaux), liens marchands, liens politiques.

  • Liens sociaux : relations économiques (marchandes), politiques (citoyenneté), interindividuelles (sociabilité) qu’entretient un individu avec les autres membres d’un groupe social.

  • Anomie : absence de règles, relâchement des normes, situation dans laquelle les normes sont inexistantes ou contradictoires de sorte que l’individu ne sait plus comment orienter sa conduite, perd ses repères.

  • Désaffiliation : selon Robert Castel, le parcours des exclus consiste à traverser trois zones (de plus en plus perméables) : la zone d’intégration se caractérisant par l’association « travail stable-insertion relationnelle solide » (liens sociaux solides et multiples), la zone de vulnérabilité : précarité du travail et « fragilité des supports de proximité » (mais la précarité du travail peut être compensée par une relative insertion dans le cercle familial), zone de désaffiliation : absence de participation à toute activité productive, sociale, isolement relationnel = exclusion, repli sur soi. Dans la dernière zone, se trouvent les individus que Castel qualifie de « vaincus ».

  • Disqualification : pour Serge Paugam, la disqualification sociale est un processus qui comprend 3 phases :

  • La fragilité : les difficultés sont essentiellement dues à la dégradation du marché du travail. Naissent des personnes fragiles.

  • La dépendance : les personnes fragiles deviennent alors des assistées (même si dans un premier temps elles peuvent rejeter ce statut).

  • La rupture les personnes deviennent des marginaux. Le cumul de handicaps engendre une forte marginalisation.

Ces concepts de désaffiliation et de disqualification correspondent à l’idée que l’exclusion est un cumul de handicaps, de ruptures de liens sociaux. L’exclusion n’est pas seulement due à une rupture avec le monde du travail, s’y ajoutent la rupture avec la famille, les amis (réseau de sociabilité).

  • Intégration : processus par lequel un individu devient membre d’un groupe social grâce à l’établissement de liens sociaux. Quelqu'un qui est intégré, c'est une personne qui partage des normes et des valeurs d’un groupe social.


Plan et dossier documentaire du cours de terminale
I / Comment les formes de solidarité évoluent-elles ?
A / La thèse d’E Durkheim : de la solidarité mécanique à la solidarité organique
Document 1 : les deux formes de solidarité selon Emile Durkheim (1858-1917)
La question initiale de la sociologie selon Durkheim est celle du lien social : comment les hommes forment-ils ensemble une société ? Sous différentes formes, cette question traverse toute son œuvre. Dans sa thèse De la division du travail social, il pose le problème de la transformation des formes du lien social quand on passe des sociétés traditionnelles aux sociétés industrialisées et s’interroge sur les possibilités de concilier l’autonomie de l’individu et la cohésion sociale dans les sociétés contemporaines. […]

Les deux formes du lien social : solidarité mécanique et solidarité organique

La solidarité mécanique est dominée par la primauté de la conscience collective définie comme « l’ensemble des croyances et de sentiments communs à la moyenne des membres d’une même société ». Dans les sociétés à solidarité mécanique, les individus ont des pratiques similaires et partagent les mêmes valeurs, croyances et sentiments. Dans ce type de société, la conscience collective est maximale et la conscience individuelle réduite à presque rien. La solidarité est maintenue par la sanction pénale qui exprime la réaction de la collectivité contre quiconque offense les sentiments collectifs. L’individu est donc soumis à une forte pression du groupe et ne peut développer une personnalité propre.

La solidarité organique repose sur la division du travail qui rend les hommes économiquement dépendants les uns des autres. La conscience collective devient plus indéterminée et laisse plus de place aux variations individuelles. […] Cependant, si la conscience collective s’altère, les individus restent soumis à des systèmes de normes et valeurs communes dans chacun des groupes particuliers auxquels ils appartiennent. Simplement, ces règles n’ont pas la même force et n’exercent pas la même contrainte que celles nées de la conscience collective.

H Mendras, J Etienne (dir.), Les grands auteurs de la sociologie, Hatier, coll. Initial, 1996.
Questions sur le document 1 :

1 / Définissez : conscience collective, conscience individuelle.

2 / Donnez des exemples illustrant le passage souligné.

3 / A quoi est dû, selon E Durkheim, le passage de la solidarité mécanique à la solidarité organique ?
(Compléter éventuellement avec le schéma d’implication dans le dictionnaire de sociologie, J Etienne (dir) : deux formes de densité)
Document 2 : la solidarité organique
Il faut donc que la conscience collective laisse découverte une partie de la conscience individuelle, pour que s’y établissent ces fonctions spéciales qu’elle ne peut pas réglementer ; et plus cette région est étendue, plus est forte la cohésion qui résulte de cette solidarité. En effet, d’une part, chacun dépend d’autant plus étroitement de la société que le travail est plus divisé, et, d’autre part, l’activité de chacun est d’autant plus personnelle qu’elle est plus spécialisée. Sans doute, si circonscrite qu’elle soit, elle n’est jamais complètement originale ; même dans l’exercice de notre profession, nous nous conformons à des usages, à des pratiques qui nous sont communes avec toute notre corporation. Mais, même dans ce cas, le joug que nous subissons est autrement moins lourd que quand la société tout entière pèse sur nous, et il laisse bien plus de place au libre jeu de notre initiative. Ici donc, l’individualité du tout s’accroît en même temps que celle des parties ; la société devient plus capable de se mouvoir avec ensemble, en même temps que chacun de ses éléments a plus de mouvements propres. Cette solidarité ressemble à celle que l’on observe chez les animaux supérieurs. Chaque organe, en effet, y a sa physionomie spéciale, son autonomie, et pourtant l’unité de l’organisme est d’autant plus grande que cette individuation des parties est plus marquée. En raison de cette analogie, nous proposons d’appeler organique la solidarité qui est due à la division du travail.

E Durkheim, De la division du travail social, PUF 1991 (1893).
Questions sur le document 2 :

1 / Expliquez le premier passage souligné (lignes 3 à 5).

2 / Expliquez le deuxième passage souligné (lignes 13-14).

3 / Pourquoi Durkheim qualifie-t-il d’organique la solidarité dans les sociétés modernes ?
Questions de synthèse des documents 1 et 2 :

1 / Quelles sont les formes de solidarité selon E Durkheim ?

2 / Complétez le tableau suivant :





Sociétés traditionnelles, primitives, segmentées

Sociétés modernes, différenciées

Solidarité






Division du travail






Echanges






Conscience collective






Conscience individuelle







Droit







Documents complémentaires pour synthétiser la thèse de Durkheim :
Document a) : les deux formes de solidarité selon Durkheim


Nature de la société

Individuation(1)

Rapport de l’individu au groupe

Type de solidarité

Ensemble organisé de croyances et de sentiments communs

Faible

Direct

Mécanique

Système de fonctions spéciales unies par des rapports définis

Forte

Indirect par l’intermédiaire de groupes spécialisés

Organique

P. Steiner, La sociologie de Durkheim, La Découverte, coll. Repères, 1998.

(1) : L’individuation signifie que l’individu est de plus en plus autonome dans sa manière de penser et d’agir. Sa personnalité se développe.
Document b) : la conception durkheimienne de la solidarité mécanique et de la solidarité organique





Fonction

Fondements

Liens entre les individus

Conscience collective

Système juridique

Solidarité mécanique (caractéristique des sociétés traditionnelles)

Intégration sociale 1

Homogénéité

Valeurs et croyances partagées

Nombreux rituels

Similitudes des individus et de leurs fonctions

Forte

Existence commandée par des impératifs et des interdits sociaux

Droit répressif

Sanction des fautes et des crimes

Solidarité organique

(caractéristique des sociétés modernes)

Intégration sociale 1

Diversité

Valeurs et croyances distinctes

Interdépendance comme effet de la division du travail

Différenciation des individus et complémentarité des fonctions

Pluralité des liens sociaux et variation de leur intensité selon les individus

Faible et en déclin

Marge d’interprétation plus étendue aux impératifs sociaux

Droit restitutif ou coopératif

Le but est de réparer les fautes et de favoriser la coopération entre les individus

1 : au double sens d’intégration des individus à la société et d’intégration de la société.

S. Paugam, Le lien social, PUF, coll. Que sais-je ?, 2009.
B / De nouveaux liens dans des sociétés où s’affirment le primat de l’individu
1 / L’affirmation du primat de l’individu
Document 3 : les deux versions de l’individualisme (bac)
Le thème de l’individualisme peut être compris de deux manières, l’une pessimiste, l’autre optimiste. La version pessimiste, se représentant l’individualisme essentiellement sous sa forme particulariste, impute l’affaiblissement du lien social et du sens de la solidarité au déclin de l’adhésion aux valeurs transcendantes1. La montée de l’individualisme évoque alors la diffusion d’une conception de la liberté assimilée au principe du chacun pour soi, entraînant la perte du respect des règles sociales et un déclin de préoccupations altruistes2. La version optimiste, qui correspond à la variante universaliste de l’individualisme, voit au contraire dans le déclin de la transcendance un progrès de la liberté de choix des individus et un progrès de la reconnaissance de leur égalité en valeur et en dignité, dans le cadre de vie en commun s’appliquant à tous.

E Schweisguth, « La montée des valeurs individualistes », L’évolution des valeurs des Européens, Futuribles, n ° spécial, juillet-août 1995.

1 : valeurs transcendantes : valeurs dont la légitimité est fondée sur un ordre de choses réputé supérieur aux consciences individuelles.

2 : altruisme : disposition à s’intéresser et à se dévouer à autrui.
Question :

1 / Quelles sont les deux conceptions de l’individualisme ? Illustrez-les par des exemples (pensez par exemple au mariage).
Autre document sur ce thème :
Chacun est autonome, pense librement, sans dépendance à des autorités supérieures, mais est invité à se préoccuper d’autrui. […] Dans les principaux domaines de la vie, les individus veulent faire des choix personnels et originaux, par rapport à toutes les appartenances assignées. Le slogan qui pourrait le mieux résumer ce mouvement serait « A chacun son choix ». On peut distinguer de ce processus l’individualisme en tant que volonté de toujours choisir ce qui maximise le plaisir ou l’intérêt matériel de l’individu. Selon ce critère, le slogan de l’individualiste serait très différent du premier, se résumant à un « Chacun pour soi ». L’individualisation ne remet pas clairement en cause le lien social puisque l’individu peut choisir de s’identifier à des collectifs ou chercher sa réalisation personnelle dans des liens sociaux solidaires. Par contre, l’individualisme utilitaire, calculateur, égoïste semble peu compatible avec les solidarités sociales. Le chacun pour soi tend à exclure les autres…

Pierre Bréchon, Olivier Galland (dir.), L’individualisation des valeurs, A Colin, 2010.
2 / Des individus plus autonomes et plus singuliers …
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