La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36





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Répondre aux défis que nous propose notre société et sa complexité

Vendredi 1er juin 2007

« Les entreprises de notre temps ne peuvent plus se permettre le gaspillage d'énergie et de créativité dans les jeux de pouvoirs. L'heure est à la mise en commun des compétences, aux dynamiques de réseaux. n s'agit aujourd'hui de se placer, non plus au-dessus ou en dessous des autres, mais en soi et en relation horizontale avec les autres. Ni diplômes, ni QI ne feront la différence, mais nos intelligences intrapersonnelle et interpersonnelle.

Seul l'accès à nos émotions vraies peut nous permettre de répondre aux défis que nous propose notre société et sa complexité. »

Isabelle Filliozat, L’intelligence du cœur, Editions Jean-Claude Lattès, 1997

Je m'abîme, je succombe...

mardi 5 juin 2007

Dans le bouddhisme la source de nos difficultés viennent des trois poisons auxquels on est soumis : l’attirance, le rejet et la neutralité. Roland Barthès dans ses Fragments d’un discours amoureux (Editions du Seuil, 1977), nous montre bien comment, dans le processus amoureux, ils permettent tous de « succomber » pour éviter la réalité.

Il nous montre bien qu’un même mot peut présenter aussi bien la fusion avec l’objet de notre attirance amoureuse que son rejet : « S'ABIMER. Bouffée d'anéantissement qui vient au sujet amoureux, par désespoir ou par comblement. »

Mais cet anéantissement peut aussi être d’un point neutre sans excès d’attirance et de rejet : « Parfois, le malheur ou la joie tombent sur moi, sans qu'il s'ensuive aucun tumulte: plus aucun pathos: je suis dissous, non dépiécé; je tombe, je coule, je fonds. Cette pensée frôlée, tentée, tâtée (comme on tâte l'eau du pied) peut revenir. Elle n'a rien de solennel.

Ceci est très exactement la douceur. »

Il nous expose bien cette non-vigilance à la réalité qu’il y a dans cet abîme, mais aussi ce manque de responsabilité que cela crée : « L'abîme est un moment d'hypnose. Une suggestion agit, qui me commande de m'évanouir sans me tuer. De là, peut-être, la douceur de l'abîme: je n'y ai aucune responsabilité, l'acte (de mourir) ne m'incombe pas: je me confie, je me transfère (à qui? à Dieu, à la Nature, à tout, sauf à l'autre). »

Il nous dit que cette fuite est perte de responsabilité, c’est pourquoi je crois le bouddhisme par ses enseignements nous montre à l’opposé les responsabilités démocratiques que nous devons prendre d’une manière non-violente, ne pas fuir, être vigilant. C’est une telle implication qui, par exemple, m’a amenée avec d’autres amis à créer un blog de vigilance politique (Inventerre) pour éviter la fuite et assumer ses responsabilités :

« L'abîme n'est-il qu'un anéantissement opportun? Il ne me serait pas difficile de lire en lui non un repos, mais une émotion. Je masque mon deuil sous une fuite; je me dilue, je m'évanouis pour échapper à cette compacité, à cet engorgement, qui fait de moi un sujet responsable.. je sors: c'est l'extase. »

Il ne suffit pas de prier

Lundi 25 juin 2007

« Il ne suffit pas de prier. Le monde est en guerre. Plus de la moitié de l'humanité manque de l'essentiel. Vous vous dites chrétiens... alors vous devez savoir que la foi conduit à prendre des risques. L'Esprit qui nous a faits croyants nous pousse à être des croyants croyables. Le sommes-nous?

La prière ne peut jamais être expression de la satisfaction, elle ne peut pas non plus se réduire à la demande, même si elle inclut tout naturellement la supplication et la reconnaissance.

La prière est essentiellement dans l'Adoration.

Mais l'Adoration est-elle possible lorsque de toute part montent les périls et que l'humanité a peur pour son avenir? »

Abbé Pierre, Dieu Merci, Editions Bayard-Centurion, 1995

Dénoncer ou pas ?

mardi 10 juillet 2007

Comme vous le savez sûrement (je ne m’en cache pas) ma sensibilité politique va vers une organisation de la société plutôt libertaire. C’est à dire qui ne donne pas trop de pouvoir à une personne ou un groupe spécifique ce qui favorise en général l’exploitation de la masse par une minorité. Cela implique une conscientisation de chacun afin que de rendre chaque individu acteur de son existence pour favoriser des changements qui partent de la base en encourageant l’autonomie, l’auto-organisation, l’auto-gestion. C’est une vision concrète du monde, pas une utopie (ce qui n’empêche pas les utopies car comme le dit Oscar Wilde « La sagesse c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit. »). C’est pourquoi face aux dernières élections en France, très inquiet sur la prise démocratique du pouvoir par un groupe, j’ai décidé de créer un blog de vigilance (http://inventerre.canalblog.com/) à toute prise de pouvoir excessive, et de résistance en mettant en avant les actions qui vont contre ce système à tendance sinon totalitaire (puisqu’en de forme encore démocratique) au moins centralisateur (une personne dirige tout, on le voit encore alors que notre Président va lui même à Bruxelles à la réunion des ministres des finances).

Mais la question que nous nous posons aujourd’hui, c’est de faire un tel blog qui montre les abus,n’est ce pas s’enfermer dans une vision négative et finalement nourrir celle ci ? Et par ailleurs passer du temps à dénoncer qui n’est pas du temps passé à construire ? L’exemple cité pour mettre en cause cela est d’ailleurs le site http://www.onnouscachetout.com/ qui s’est arrêté pour favoriser le site http://www.onpeutlefaire.com/38

Je n’ai pas encore la réponse, puisque la discussion est en cours, mais je me suis replongé dans Tarthang Tulkou (L’Ouverture de l’Esprit, les clés de l’énergie et de l’épanouissement, Editions Dervy, 1992) :

« Il est extrêmement important d'apprendre à utiliser notre esprit pour rendre notre vie saine et équilibrée. On insiste beaucoup aujourd'hui sur l'influence de l'environnement sur notre santé et nos états d'esprit, mais on comprend peu l'influence de nos états d'esprit sur l'environnement. Quand nous comprenons la nature de l'esprit, nous pouvons aborder le problème de la vie avec une sûreté et une intégrité qui donnent une qualité saine à tout ce que nous faisons. Nos relations mutuelles avec le monde autour de nous sont sans heurts et fluides. »

Les questions restant en cours, étant : ne pas dénoncer, n’est ce pas favoriser ? Travailler sur son esprit, n’est ce pas perdre espoir dans la construction humaine de groupe ?

Ethique bouddhiste

lundi 27 août 2007

Le bouddhisme est à la mode (même si cela aurait tendance à diminuer peut être actuellement ?) car il paraît une doctrine de bien être que l’on souhaiterait tous mettre en pratique dans cette vie qui nous stresse et peut nous détruire. Mais il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas une voie de « relaxation » (même si elle peut en avoir les effets), une voie qui permet un mieux être physique et matériel mais plutôt un engagement personnel vis à vis de la vie en général.

« Le principe fondamental de l’éthique bouddhiste est d’aider les autres, et si cela n’est pas possible il faut au moins veiller à ne pas faire le mal » nous dit le Dalaï Lama.

En fait, dans la suite du texte le Dalaï Lama nous explique qu’on pourrait mettre cette éthique sur trois plans différents

Le 1er plan correspondrait à une éthique de libération individuelle. C’est à dire qu’on essaye de ne pas pratiquer d’actes qui nous soient négatifs et même de pratiquer des actes qui nous soient positifs (toujours en respectant le principe minimum de ne pas nuire à autrui). Ces actes pourront concerner le corps (prendre soin de son corps, ne pas le maltraiter, par l’alimentation, l’hygiène de vie en général etc...) que les émotions et l’esprit en l’humain (dans le but d’atteindre l’état d’Eveil)

Le 2ème plan est celui d’une éthique qui a souci des autres (c’est l’éthique de ceux qu’on appelle les Bodhisattvas, ceux qui agissent pour sauver tous les êtres). Pour éviter de sombrer dans l’égoïsme du 1er plan (ce qui ne devrait normalement pas être possible, compte tenu du principe général) toute la pratique va être de poser des actes positifs pour sauver des êtres. C’est être capable de faire la mesure entre une vie (la notre) et les milliards de vies des autres humains et voir de quel côté penche la balance. C’est une vie de compassion, étymologiquement qui veut dire : qui entre dans la souffrance des autres êtres pour mieux les aider à s’en sortir.

Le 3ème plan est un plan plus subtil que l’on apprend en pratiquant le bouddhisme tantrique, normalement après avoir déjà acquis par la pratique des bases suffisantes qui nous ont fait prendre réellement conscience de l’impermanence, de l’interdépendance et la vacuité. Ce plan est centré sur ces pratiques spécifiques qui permettent d’imaginer et de développer en soi un état mental et physique tel qu’on puisse aider efficacement tous les autres êtres vivants.

Le Droit à la paresse

mercredi 26 septembre 2007

J’ai eu quelques échanges mails sur la « souffrance, la douleur ». Parler d’accepter la souffrance, ne pas lutter contre pour ne pas la « nourrir », de rentrer dans la douleur lors de la méditation, pour certains cela évoque la morale judéo-chrétienne.

En fait il s’agit de tout autre chose. Cette dernière est plus une pression culpabilisante où seule la souffrance permettrait de trouver un bonheur futur (paradis), alors qu’ici il s’agit de trouver une sérénité, malgré la douleur qui peut exister (revoir les 4 Nobles Vérités : le monde est souffrance). C’est opposer culpabilité et jouissance.

Voilà d’ailleurs ce qu’écrivait Paul Lafargue en 1883 et qui peut toujours nous donner à réfléchir de nos jours où on parle sans cesse que pour gagner plus il faut travailler plus :

« M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l"homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".»

La bourgeoisie, entend étayer de la religion (souffrance et abnégation aujourd’hui) sa suprématie économique et politique.

Elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci. »

Je mange quand j'ai faim

Je dors quand j'ai sommeil

Le sot se rit de moi

Le sage me reconnaît.

Tsan le Paresseux

« Je vous promet le bonheur » (oui mais pour qui ?)

jeudi 8 novembre 2007

Nous recherchons tous le bonheur, mais au-delà du contentement des besoins primordiaux, notre idée du «bonheur» se complexifie et les méthodes pour l'obtenir divergent.

Nous avons mis en place des tas d’institutions, professions, outils pour fuir la souffrance & tenter d’obtenir le bonheur :

Instruction, éducation, systèmes sociaux, relations commerciales, art, artisanat, culture, hôpitaux, travail salarié...

Mais les systèmes politiques vont se construire sur des visions plus ou moins élargies de ce bonheur à atteindre et donc favoriser plus ou moins ces institutions. Ainsi le système communiste, va dans l’idéal chercher à ce que l’accès au bonheur et l’arrêt de la souffrance puisse être accessible à tous d’une manière égalitaire. A une autre extrême on pourra avoir un système politique libéral qui cherchera à privilégier une élite (par exemple en donnant une augmentation d’une fois et demi aux personnes au pouvoir) et ne donnant que des miettes aux classes les plus pauvres (par exemple que quelques pourcentages aux revenus les plus bas).

Néanmoins on s’aperçoit qu’il est très difficile sur cette terre d’obtenir un système qui prenne en compte et fasse diminuer la souffrance pour tous. En effet l’ego se nourrissant de pouvoir, dès qu’un groupe d’individus arrive en position de gouvernance il devient dominant et favorise son propre groupe d’appartenance, quelque soit son système politique d’origine. On l’a vu avec les pays qui ont cherché (contre l’avis de Karl Marx au début) à mettre en œuvre le communisme et qui n’ont jamais atteint ce bonheur partagé.

La question est de savoir si l’on doit favoriser une recherche du travail personnel sur l’ego ou d’un travail de fourmi sur le plan social, culturel, relationnel et matériel ? Certainement que la complexité du monde fait que la réponse n’est pas dans le « ou » mais dans le « et » afin que ces deux démarches se nourrissent. Que la démarche spirituelle puisse alimenter en énergie la démarche sociale quand celle ci paraît s’essouffler ou douter.

C’est un esprit paisible et joyeux qui nous aidera à aider les autres, à ne pas s’enfermer ni dans un matérialisme individualiste & égoïste qui ne rend pas heureux, ni dans un découragement nihiliste qui renforce la souffrance.

C’est une véritable révolution intérieure qu’il faut produire afin d’arriver à un réel changement de paradigme extérieur, pour que la vie sur notre planète ne s’arrête pas plus tôt que possible, de par notre fait, car comme le dit le Dalaï Lama :

« Regardons autour de nous ce monde que l'on appelle « civilisé» et qui depuis plus de deux mille ans a cherché à obtenir le bonheur et à éviter la souffrance; il l'a fait par de faux moyens: par la tromperie, la corruption, la haine, l'abus du pouvoir et l'exploitation des êtres. Il n'a cherché qu'un bonheur individuel et matériel, en opposant les individus les uns aux autres, les races les unes aux autres, les systèmes sociaux les uns aux autres; il a abouti à une période de peur, de souffrance, de meurtre, de famine. Si en Inde, en Afrique et dans d'autres pays la misère et la famine peuvent régner, ce n'est pas que les richesses naturelles manquent, ce n'est pas que les moyens d'amener un bien-être durable fassent défaut. Mais chacun a cherché son propre profit sans crainte d'opprimer les autres pour œ but égoïste, et ce triste et pitoyable monde en est résulté. La racine de cette civilisation est pourrie, le monde souffre et, s'il continue dans cette voie, il souffrira de plus en plus. »

Etre heureux n’est pas nécessairement confortable.

dimanche 11 novembre 2007

J’aime beaucoup les titres des livres de Thomas d’Assembourg et celui ci en particulier.

Souvent on imagine la paix, le bonheur comme un dessin animé de Walt Disney avec les écureuils qui ramassent en dansant les noisettes, les oiseaux qui chantent et le faon qui tête sa mère. La vie n’est pas que cela, elle est aussi parfois difficulté, souffrance, malheur, mort, maladie, conflits.

La paix ne serait donc pas l’absence idéalisée de tout cela, mais l’aptitude au contraire à y faire face.

C’est pourquoi la méditation, véritable entraînement au « faire face », au « voir les choses telles qu’elles sont », à « accepter la réalité sans s’endormir devant », nous amène à considérer TOUTES les expériences de la vie avec équanimité, suivant le terme bouddhiste.

Chaque conflit est comme un paradoxe, un koan, qui nous aide à progresser sur la voie de l’Eveil qui nous permet d’être « comme au dessus », de voir de haut, tout en ayant les pieds dans la situation, cela nous donne une vue « profonde » sur la réalité des choses, vue qui nous aide à ne pas nous laisser répondre par nos conditionnements, mais d’être dans le courant de la vie.

A partir de ce moment, tout devient pierre pour construire notre vie, comme le dit Saint Exupéry dans Citadelle : « Ce n’est pas dans l’objet que réside le sens des choses, mais dans la démarche », ce n’est pas dans les évènements ou les individus (positifs ou négatifs) que résident le sens de la vie, mais dans ce que nous en faisons, dans le processus que nous déroulons.

Voulez-vous sauver le monde ?

vendredi 30 novembre 2007

« Si nous voulons aide le monde, nous devons faire une démarche personnelle ; nous ne pouvons nous limiter à théoriser & à spéculer sur notre destination. Chacun d’entre nous doit découvrir par lui-même ce que signifie une société éveillée ainsi que le moyen de la réaliser. »

Chögyam Trungpa

MANCIES


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