La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36





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Les immigrés contribuent au développement de la France

D’abord, il ne faudrait jamais oublier que les immigrés ont une double appartenance. En France, ils travaillent, paient des impôts, consomment… Ils contribuent ainsi au développement de ce pays et doivent donc être considérés comme des citoyens avant d’être des immigrés. Ensuite, ils répartissent leur argent entre leur bien-être ici et leur famille, restée en Afrique. Ils contribuent donc aussi au développement de leur pays d’origine. Les migrants sont ainsi des agents économiques dans les deux espaces.

Grâce à cette double appartenance, les migrants sont de formidables ambassadeurs, des ponts reliant les deux côtés de la Méditerranée. C’est un atout extraordinaire pour monter des projets de développement efficaces. Les associations d’immigrés peuvent mettre en contact les collectivités locales françaises et africaines et faire émerger des projets intelligents et bien financés. Dans cette perspective, le mouvement de décentralisation engagé depuis 2000 dans les pays du bassin du fleuve Sénégal est une formidable opportunité.

Tout le monde est gagnant

A titre d’exemple, les Maliens de la commune de Versailles ont monté un projet de développent local avec la commune de Goumera. Puis, ils ont pris contact avec la ville de Versailles qui a accepté d’en financer la partie qui lui semblait la plus pertinente. Sans les migrants, le rapprochement entre les deux communes n’aurait pas eu lieu. Aujourd’hui, tout le monde est gagnant dans l’affaire : les habitants Goumera ont pu améliorer leur gestion des déchets et de l’eau ; les migrants de Versailles sont mieux intégrés dans leur nouvelle ville car ils connaissent maintenant les autorités locales ; la commune de Versailles sait qu’elle finance un projet de coopération décentralisée efficace et bien géré car il a été monté par des ressortissants du pays. »

http://www.ccfd.asso.fr/

Propos de Samba Sylla* recueillis par Séverin Husson. (Paris, le 16 mars 2007)

* Samba Sylla est chargé de mission du programme PIMDERO - Promotion de l’Implication des migrants dans le développement de leur région d’origine - dans le cadre du GRDR, Groupe de recherches et de réalisations pour le développement rural, dont il est un des fondateurs.

De la loterie à la tromperie

Mardi 17 avril

Enquête citoyenne sur la circulaire du 13 juin relative à la régularisation des familles étrangères d'enfants scolarisés

Des parents déboutés, des familles expulsées,… pour des milliers d’étrangers, l’espoir né de la publication de la circulaire du 13 juin 2006 est rapidement retombé, mis à mal par l’arbitraire flagrant de son application.

Dès la fin de l’été, le constat évident d’un traitement inégalitaire des familles n’aura pas suffi : la demande de création d’une commission d’enquête parlementaire, formulée par la Cimade, n’a pas été entendue. Et cela malgré la mobilisation de nombreux élus et une pétition qui a rapidement recueilli plus de 16 000 signatures de citoyens, associations, collectifs et syndicats.

Le constat était là ; preuve devait en être faite. La Cimade a donc décidé d’initier une vaste enquête citoyenne afin de faire toute la lumière sur cette opération. A partir d’observations de terrain menées par ses militants et d’analyses de professionnels, la Cimade rend public le 5 avril les conclusions de cette enquête, dans un rapport qui détaille les conditions de l’application de cette circulaire, selon les préfectures, témoignages à l’appui. Plusieurs familles ont accepté d’apparaître à visage découvert, afin de démontrer que les décisions dont elles sont victimes ne correspondent à aucune autre logique que celle du chiffre.

L’analyse détaillée de chaque critère de régularisation démontre leur manque de pertinence et leur imprécision. Laissant à chaque préfet une marge de manœuvre extrêmement importante, ils ont été appliqués de manière inégale d’un département à l’autre mais aussi au sein d’une même préfecture. A mi-parcours, une fois les quotas de régularisation fixés, leur caractère flou et subjectif a servi de variable d’ajustement pour rejeter des milliers de dossiers.

L’étude approfondie des refus de régularisation notifiés par les préfectures révèle un déni de transparence. Souvent laconiques voire stéréotypés ils ne permettent pas de comprendre les motifs des refus et amplifient le sentiment d’injustice et d’arbitraire que ressentent aujourd’hui les familles. Iniquité des critères, quotas implicites, déni de transparence, l’application de la circulaire du 13 juin 2006 n’est que le reflet de la maltraitance quotidienne et ordinaire dont sont victimes les étrangers. A l’heure où va être élu le prochain gouvernement et où les arrestations ont lieu jusque devant les écoles, par la publication de ce rapport, la Cimade interpelle les responsables politiques sur cette situation inacceptable et les mesures d’urgence qui doivent être prises au plus vite.

Patrick Peugeot

Président de la Cimade

Le rapport : http://www.cimade.org/downloads/Cimade_Rapport_circulaire.pdf

http://www.cimade.org/

La pensée et l'action

mercredi 18 avril 2007

La pensée et l'action sont deux choses distinctes, et pourtant en relation étroite. Les actes des êtres humains, en particulier de ceux qui agissent sérieusement, sont d'abord pensés selon certaines motivations. L'acte vient ensuite. L'efficacité de la pensée n'existe pas sans l'action, et l'action naît de la pensée et de la motivation. D'une certaine manière, il est assez difficile de séparer les deux et d'essayer de savoir, par exemple, si une action isolée est positive ou négative.

Notre nature humaine nous donne le pouvoir de changer le futur; elle nous impose aussi de vivre en société. Une communauté implique une combinaison d'individus, où pourtant seules les initiatives individuelles donnent la possibilité d'apporter au groupe de nouvelles idées, de modifier certains points de vue.

Tout dépend véritablement de l'action individuelle.

Je crois que dans le futur immédiat, la religion restera une force influente et un facteur important dans la société. Ainsi que toute activité de l'homme, à moins d'être guidée par des sentiments humanistes, la religion peut devenir destructrice, comme peuvent l'être la science et la technologie.

Il n'y a rien d'intrinsèquement nuisible dans la technologie ou dans la religion; tout dépend de l'usage qu'en fait l'esprit humain. Si nous mettons notre esprit au service de fins mauvaises, la religion, comme la technologie, peut devenir un fléau; tandis qu'utilisées à bon escient, toutes deux s'avèrent d'un immense secours pour l'humanité.

Tenzin Gyamtso – XIVème (et actuel) Dalaï-Lama

(Paroles des Dalaï-Lamas, présenté par Gilles Van Grasdorff, Editions Ramsay, 1996)

Pour une société prospère

dimanche 22 avril 2007

« Le métier que nous faisons, c'est le moyen de gagner notre vie, mais c'est aussi notre contribution à la société dont nous sommes dépendants. Il y a d'ailleurs entre la société et nous une action réciproque. Si la société prospère, nous en profitons, et si elle se porte mal, nous en pâtissons.

L'économie de la France est liée à celle de l'Europe, et celle de l'Europe à celle du monde. Nos sociétés modernes dépendent étroitement les unes des autres, et le comportement de chacun a une influence sur celui de tous.

En disant que la bonne santé de la société se répercute naturellement sur chacun de nous, je ne sous-entends pas qu'il faut sacrifier son bien- être personnel à celui du groupe. Je dis simplement que les deux sont inséparables.

En outre le bonheur et le malheur des humains ne reposent pas uniquement sur la satisfaction des sens. Ils ont aussi, et surtout, une composante mentale.

Le plaisir profond que procurent une peinture ou une œuvre musicale montre le rôle important, chez les êtres humains, de la satisfaction intérieure par opposition aux plaisirs plus grossiers des sens ou à la possession d'objets matériels.

Néanmoins, cette satisfaction repose pour une grande part sur les perceptions de l'ouïe ou de la vue, et ne peut donc fournir qu'un bien-être temporaire.

L'essentiel est le contentement intérieur. Ne renoncez pas aux nécessités les plus élémentaires. Nous avons tous droit au minimum. Nous en avons besoin, et nous devons nous assurer que nous l'obtenons. Si pour cela il faut contester, contestons. S'il faut faire la grève, faisons-la. Mais ne tombons pas dans une attitude extrême. Si intérieurement nous ne sommes jamais satisfait et voulons toujours plus, nous ne serons pas heureux, il nous manquera toujours quelque chose.

Le bonheur intérieur n'est pas assujetti aux circonstances matérielles ou à la satisfaction des sens. Il prend sa source dans notre propre esprit. Reconnaître l'importance de ce bonheur-là est capital. »

Tenzin Gyamtso, Conseils du cœur, Presses de la Renaissance, 2001

Le bonheur

mardi 24 avril 2007

« Le bonheur confond le présent et le futur, l'être et le devenir. Il est une attitude intérieure où se mêlent joie débordant sur toute la réalité de l'instant et dynamisme emportant vers un demain souhaité i il est à la fois éblouissement et espoir.

Si le plaisir nous est procuré par notre corps, le bonheur, lui, est une harmonie de toute notre personne. Le plaisir peut apporter sa contribution à cette harmonie ; mais ce n'est qu'une contribution. Si le plaisir est par trop puissant, capable de submerger la totalité de l'être, il peut au contraire détruire cette harmonie i alors que l'absence du plaisir désiré peut apporter une sérénité qui est une des formes du bonheur.

Le bonheur est toujours un état personnel.

Chacun a droit, non au bonheur, mais à une organisation collective qui ne mette pas d'obstacles à sa poursuite. De même nous ne pouvons prétendre au « droit à la santé », car cette santé dépend de nombreux facteurs sur lesquels la société n'a pas de prise; nous pouvons par contre exiger le « droit aux soins », qui ne dépend que du bon vouloir collectif.

Mais la société ne peut assurer le bonheur de chacun.

Elle peut en revanche supprimer nombre de causes de malheur, d'où l'exigence d'égalité.

Manifester son bonheur est un devoir; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible. »

Albert Jacquard, Petite Philosophie à l’usage des non-philosophes, Calmann-Lévy, 1997

La famine sur la planète est un massacre

samedi 28 avril 2007

"Figure tutélaire du documentaire d'Erwin Wagenhofer, We feed the world. Le marché de la faim, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation et auteur d'ouvrages décrivant l'ordre meurtrier de notre monde (dernier titre paru, l'Empire de la honte chez Fayard), dénonce le scandale de la faim dans un monde d'abondance et les mécanismes de cette tragédie planétaire. Il répond aux questions de l'humanité.

Selon les chiffres de la FAO (l'Organisation mondiale pour l'agriculture et l'alimentation) de 2006, plus de 850 millions de personnes sont en permanence gravement sous-alimentées dans le monde. Et la situation s'aggrave alors que notre production, nos richesses augmentent d'année en année... Toujours selon la FAO, le monde pourrait nourrir normalement 12 milliards de personnes, soit presque deux fois l'ensemble de la population mondiale. Toute personne qui meurt de faim ou de ses suites est assassinée. Or cette tuerie évitable qui coûte la vie à quelque 100 000 personnes par jour est non seulement criminelle mais elle est, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, sans aucune nécessité. C'est un massacre absurde et inutile perpétré par l'ordre mondial du capital financier globalisé.

Aujourd'hui, 55 % de la population mondiale vit en milieu rural. Et c'est elle qui est la plus fortement touchée par la faim ! La faute en incombe à l'ordre économique créé par les grandes compagnies de l'agroalimentaire appuyées par les États du Nord et leurs subventions agricoles. L'année dernière, les pays industriels de l'OCDE ont distribué près de 350 milliards de dollars de subventions à leur agriculture (à la production et à l'exportation). Résultat : sur les marchés du tiers-monde, les produits en provenance des pays du Nord se vendent jusqu'au tiers du prix des productions locales.

Les agriculteurs des pays pauvres peuvent se tuer à la tâche, ils sont incapables de battre ces prix lourdement subventionnés.

La première chose à faire pour les pays du Sud est de mener une politique de « souveraineté alimentaire ». En clair, donner dans chaque pays la priorité à la production vivrière. Cela signifie que les États doivent investir dans leur agriculture.

Aujourd'hui, 90 % de la production agricole mondiale est non-OGM et pourtant elle pourrait nourrir deux fois la population mondiale... Parfois subventionnés par les États des pays pauvres eux-mêmes, les OGM créent une des pires formes de servage moderne puisqu'une fois utilisées, les semences OGM ne peuvent pas être replantées, ou si elles peuvent l'être, ce sera au prix du paiement de droits que les compagnies viendront réclamer aux paysans. Au-delà des risques encore inconnus pour la santé, l'usage de ces semences livre les paysans des pays pauvres pieds et poings liés aux sociétés transcontinentales privées, comme Montsanto, Nestlé et Pionneer."

Entretien réalisé par Ramine Abadie, pour lire l'article en entier : © L'Humanité

Exploitation injuste

Mardi 22 mai 2007

« Dans le contexte économique actuel, l'accent est souvent mis exclusivement sur la production, la productivité: produisez, produisez, produisez! Et lorsque l'économie les sociétés procèdent à des licenciements, les salariés qui restent doivent assumer plus de responsabilités. Le travail devient alors encore plus stressant pour ceux qui restent. Comment conserver un sentiment de calme et satisfaction intérieure quand tout autour de vous ne parle que de production et de profit? Avez-vous des suggestions pour ce type de situation, ce type de pression ou de stress?

Le dalaï-lama rit :

Howard, certaines de vos questions sont vraiment impossibles! C'est comme si vous me demandiez comment des individus qui sont en enfer peuvent apprendre à pratiquer la patience, la tolérance et la tranquillité. Il n'existe pas toujours de réponses faciles.

Ces gens ne disent-ils pas tout simplement "je ne peux pas le faire" dès le début car on les licencierait.

Il me semble que cela renvoie à l'appréciation de nos propres limites. Si votre patron vous donne encore plus de travail, et si cela dépasse vos capacités, alors il faut protester. Il faut dire "c'est trop de travail" et parler pour essayer de le réduire. Et si cela ne fonctionne pas, alors peut-être faut-il changer de travail.

Surcharger les gens, c'est tout simplement ne pas se soucier de ce qui leur arrive. Même le fait de surcharger une bête de trait est un manque de respect envers cette vie. C'est donc de l'exploitation, donc injuste.

C'est un vrai problème. C'est comme dans le cas de notre pays: nous sommes honnêtes, nous ne sommes pas anti-Chinois, mais les Chinois nous accusent de tout un tas de choses et utilisent la contrainte physique au Tibet. Dans ces circonstances, ils ont légalement tort, nous avons raison, mais c'est nous qui souffrons. Nous sommes battus. Dans de telles conditions, essayer d'obtenir une certaine mesure de satisfaction, une certaine tranquillité d'esprit, voilà qui est difficile!

Nous devons combattre l'injustice, mais il nous faut aussi trouver des moyens d'y faire face intérieurement, apprendre à nos esprits à rester calmes, à ne pas développer de la frustration, de la haine ou du désespoir. C'est la seule solution. Nos systèmes de croyance nous aideront peut-être, que l'on ait foi dans le karma ou en Dieu, mais nous pouvons aussi utiliser notre intelligence humaine pour analyser la situation et essayer de la voir sous un autre angle. Cela peut être utile »

Le Dalaï Lama & Howard Cutler, L’art du bonheur 2, Editions Robert Laffont, 2004

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