La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36





télécharger 0.85 Mb.
titreLa vie, Union de l’amour & de la sagesse 36
page18/20
date de publication14.11.2017
taille0.85 Mb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > loi > Documentos
1   ...   12   13   14   15   16   17   18   19   20
Relations

L’intimité

lundi 5 février 2007

« L’intimité, c’est de pouvoir déposer des rêves & des projets dans les possibles de l’autre…

Avec l’espoir d’en réaliser quelques-uns ensemble.

Vivre en couple dans la durée, c’est apprendre à créer & à vivre une intimité personnelle (reconnue par l’autre) & une intimité commune (respectée par chacun)

Il faut du temps, beaucoup de temps pour créer une intimité harmonieuse.

Il faut beaucoup de temps & d’amour pour respecter l’intimité parfois proche de l’autre, & quelquefois plus lointaine. »

Jacques Salomé, Eloge du couple, Albin Michel, 1998

L’amour qui fructifie

jeudi 15 mars 2007

On a tous besoin d’amour, et le besoin d’avoir plus d’amour. De même que nous nous projetons souvent dans le futur (plus tard je pourrai… je ferai… ce sera…) de même nous considérons qu’à cause de notre passé et dans notre présent nous n’avons jamais assez d’amour, créant ainsi plus de souffrance que celle existante, inhérente à la vie, a contrario de l’amour que nous pouvons malgré tout avoir déjà aujourd’hui.

On peut certes débuter une thérapie pour aller chercher dans le passé pourquoi on a ce sentiment de ne pas avoir été assez aimé, qu’est ce qui nous a rendu malheureux dans notre enfance. Mais ce qu’il faut savoir c’est que nous sommes tous dans ce manque. Ce que Freud appelle le sentiment océanique, cette émotion particulière, ce sentiment d'illimité, d'infini, d'éternité, qui pour lui est lié au moi primitif du nourrisson qui ne fait pas la différence entre son moi & celui de sa mère et même du monde extérieur. L’adulte sentirait alors son « moi » comme un ego réduit par la réalité, trop dure à vivre et conserverait la nostalgie de ce moi absolu issu du mental émotionnel infantile. Quand on a compris que tout le monde recherche de besoin de plus d’amour, on peut donner de son amour d’une manière aussi illimitée qu’on souhaite en recevoir.

Ainsi dans nos relations sociales, comme dans celles familiales, comme dans celles conjugales, le tout n’est pas de « s’aimer » mais de le montrer par toutes sortes d’attentions : compliments, félicitations, douceur, tendresse, poésies, musiques, couleurs, célébrations (comme disent nos amis Québécois), cadeaux, passions, mystères, renouveau, étreintes, embrassades, méditations.

Plus vous recevrez ainsi un amour intense, plus vous en recevrez en retour, plus vous en dépensez, plus il fructifie.

prendre de soin de soi et des autres

vendredi 18 mai 2007

Pour mon retour (très progressif, car beaucoup de mails et de commentaires, tous très riches, et auxquels je ne répondrai que petit à petit pour le faire calmement) j’ai préparé deux textes, pour prendre de soin de soi et des autres, les deux étant intimement liés comme vous l’avez vous même écrit dans les derniers commentaires.

« Imagine toi épanoui, satisfait, heureux, prospère et reconnu. Ouvre vraiment tes yeux et ton coeur à la bonté, à la beauté et à la prospérité environnantes. Imagine le monde se transformer en un lieu rayonnant de bonheur, prospère, où chacun puisse s'épanouir et resplendir. »

Shakti Gawain, Un instant, une pensée. Le Souffle d’Or, 1989

Une autre pratique, destinée à la personne que l’on aime, en couple, en famille, un(e) proche à qui on tient :

« Aimer, c'est être; être aimé, c'est être reconnu par l'autre. Si vous aimez quelqu'un et si vous continuez à ignorer sa présence, ce n'est pas de l'amour véritable. Peut-être n'avez-vous pas l'intention de l'ignorer, mais votre manière d'agir, de regarder, de parler ne manifeste pas ce désir de reconnaître la présence de l'autre. Quand on est aimé, on veut que l'autre reconnaisse notre présence, et ceci est une pratique très importante. Il faut s: arranger pour que vous puissiez faire cela: reconnaître la présence de celui ou de celle que vous aimez plusieurs fois chaque jour.

Pour atteindre ce but, il faut aussi pratiquer l'unicité du corps et de l'esprit. Pratiquez la respiration consciente trois fois, cinq fois, sept fois; vous vous dirigez alors vers cette personne, vous la regardez avec pleine conscience, avec le sourire, et vous commencez à prononcer ce « mantra »: « Chéri(e), je sais que tu es là, et j'en suis très heureux. »

Thich Nhat Hanh, Vivre en pleine conscience, Editions Terre du Ciel, 1997

Etre bouddhiste dans les livres ou sur un coussin

vendredi 8 juin 2007

Au delà des querelles de ceux qui ont du temps à perdre en blabla stériles, de savoir si le bouddhisme est une religion ou une philosophie, pour moi c’est une pratique.

Et ces dernières années, le bouddhisme est très à la mode, poser ses fesses sur un zafou fait très sérieux et zen. Faire zen c’est faire cool.

Mais si c’est pour s’enfermer sur soi, sur sa pratique (qui ne correspond d’ailleurs peut être à rien dans le bouddhisme ?) cela est vraiment du temps perdu. Si on ne reste pas ouvert sur la vie, sur les autres, sur ses proches jusqu’à progressivement tous les humains, nous sommes de bien piètres bouddhistes. La pratique n’est pas tant le temps passé en méditation que ce que nous faisons et comment nous sommes, dans la vie ! Quelle ouverture aux autres, à leurs souffrances, à leurs bonheurs, avons nous réellement ?

« En examinant les mœurs des autres, nous apprenons non seulement à les connaître, mais nous ne sommes plus si certains que les nôtres sont les plus excellentes. »

René Descartes

Quelqu'un qui connaîtrait par cœur les « Trois Corbeilles » serait encore bien loin de la réalisation s’il n’avait pas une pratique de compassion concrète. On voit trop de bouddhistes plein de compassion « sur le papier » mais dès qu’ils vivent quelque chose de difficile qui ne pensent qu’à « pourrir la vie » de leur prochain !

« Un simple souhait pour le bien du monde l’emporte sur l’adoration du Bouddha : combien plus s’il s’y joint l’effort de donner à tous les êtres tout le bonheur ! »

Shantideva - La Marche à la lumière – Bodhicaryavatara – Ed Les Deux océans – 1987

La vie est LE Maître, elle est autant à préserver qu’elle nous préserve et nous enseigne.

« Quiconque sauve une vie sauve le monde entier. » Steven Spielberg

Faire l'amour s'apprend

mardi 26 juin 2007

Il y a en effet des choses qui paraissent évidentes et qui ne le sont pas. Par exemple avoir une relation sexuelle est quelque chose d’évident (cela fait partie de nos besoins primitifs, issus du « cerveau reptilien »), pas besoin de l’apprendre. Mais savoir communiquer dans un couple, dans une relation intime, et pendant un temps qui s’étaler sur quelques années, cela est beaucoup plus complexe.

« Notre société consacre beaucoup plus d'énergie à l'apprentissage de la conduite automobile qu'à celui d'une sexualité épanouie et joyeuse. Quel symbole chargé de sens !

Si notre culture appliquait à l'apprentissage de la conduite automobile les attitudes qu'elle a développées à propos de l'apprentissage de la sexualité, un candidat conducteur s'installerait au volant dans le garage et cherchant à découvrir seul comment marche cet engin tout à fait inconnu.

Les moins doués se contenteraient de faire "vroum, vroum" sans arriver à mettre le moteur en marche; les plus doués arriveraient sans doute, après des années d'efforts, à sortir du garage.

Quant à se débrouiller dans la circulation...

La comparaison manque peut-être de subtilité mais elle reflète les choix du groupe social auquel nous appartenons: des milliers d'heures pour acquérir toujours plus de savoir et rien, ou presque, pour apprendre à vivre des relations humaines de qualité (apprivoiser l'amour, les émotions, son propre corps, la sensualité et la sexualité).

Les conditionnements culturels vont aboutir à ce que les hommes se sentent obligés, pour être "de vrais mecs"(?), de faire "comme s'ils savaient". Ils n'oseront généralement pas dire à leur partenaire: "Écoute, je connais peu mon corps et encore moins le tien. J'ai peul; je suis intimidé. Veux -tu que nous apprenions ensemble ?"

Et ces mêmes conditionnements aboutiront souvent à ce que les femmes s'imaginent que les hommes "savent".

Que de regrettables malentendus!

Apprendre à faire l'amour est sans fin, c'est un choix qui consiste à se dire: "Pour que notre vie sexuelle reste vivante, avec des changements et des découvertes à l'opposé de la routine et de l'ennui, prenons du temps pour découvrir cela". »

Ajanta & Serge Vidal-Graf, Mais tu ne m’avais jamais dit çà !, la communication intime dans le couple, Editions Jouvence, 1998

La demeure des dieux

lundi 2 juillet 2007

Tcheuky Sengyé, dans « Le temple tibétain & son symbolisme » (Editions Claire Lumière, 1998) nous révèle qu’une « maison, un manoir, un château sont le fruit de l'intelligence, de l'imagination et de l'habileté des humains, bâtis pour le confort et l'agrément de cette vie. Un temple se veut, quant à lui, le reflet terrestre d'une réalité divine, la projection dans la matière pesante de ce monde de l'impalpable lumière d'un autre monde. Ainsi le temple de Jérusalem était-il l'image de la Jérusalem céleste et le Potala de Lhassa la représentation du Pot al a divin, demeure d'Avalokiteshvara.

Le nom même qu'utilisent les Tibétains pour désigner le temple, "lhakhang", en dit assez sur ce qu'il représente, puisqu'il signifie simplement "Demeure (khang) des Dieux (lha)".

C'est pourquoi, entrer dans un temple, c'est entrer dans le lieu qui préfigure notre propre vie divine. »

Et en lisant cela je pensais à notre façon de « voir » les humains & d’être en capacité de les aider si nécessaire.

Pour aider quelqu'un sans chercher à projeter sur lui nos propres désirs (nous aimerions qu’il soit de telle ou telle manière) il est nécessaire de faire preuve d’empathie ou de compassion (deux mots d’origine grecque pour l’un & latine pour l’autre qui veulent dire la même chose : rentrer dans la souffrance de l’autre). C’est tenir compte de l’interdépendance qui nous régit, et sentir que sa souffrance nous touche aussi. D’ailleurs nous sommes tous sensibles aux mêmes besoins de base, aux mêmes manques (nourriture, boisson, chaleur, abri, affection, amour, sexualité...) même si c’est à des niveaux différents.

Pour aider quelqu'un il faut donc prendre conscience & entrer en cette souffrance. Mais de même qu’à l’entrée des temples tibétains il y a des peintures représentant les « Lokapalas » (les protecteurs), qui sont chargés de faire peur et d’empêcher des êtres malfaisants d’entrer, de la même manière la souffrance n’est qu’une antichambre de la personne, il faut donc savoir aller plus loin et voir en la personne ce noyau d’humanité sur lequel nous sommes tous bâtis et qui nous unit tous. Centre Spirituel qui pourra se révéler quand les peurs et les souffrances auront baissé leurs gardes.

Même la « pire des personnes » possède ce noyau. Nous pouvons ne pas admettre les actes négatifs que fait cette personne & néanmoins voir ce cœur vivant, symboliquement cette « demeure des dieux ».

Si nous ne sommes pas en capacité de le voir nous ne pourrons pas aider, mais seulement juger.

éducation

Peut–on trouver un tableau en dehors de l’esprit ? 

dimanche 28 janvier 2007

Grâce aux statistiques de CanalBlog nous pouvons savoir les mots clefs tapés dans les moteurs de recherche pour accéder au hasard des « surfs » sur le blog Lung Ta Zen. Or depuis quelques temps je découvre parmi ces mots clefs des mots en rapport avec les petits humains sans habits (je fais exprès d’utiliser une périphrase pour ne pas amplifier le phénomène). J’avoue avoir été surpris & choqué, me demandant ce qui pouvait amener sur mon blog avec une telle recherche ? J’ai donc fait une recherche sur le blog avec ces mots & j’ai trouvé la magnifique photo de Bruce Davidson que j’ai mise pour ce billet : http://lungtazen.canalblog.com/archives/2007/01/10/3649113.html#comments

Je me suis demandé si je devais l’ôter, si je devais supprimer le titre de la photo en anglais donné par son auteur ?

J’ai finalement décidé de la laisser.

Je ne juge pas les fantasmes de quiconque, mais bien sûr comme tout le monde je suis choqué du passage à l’acte. Comme en parle Michel Onfray ou Michel Foucault, la relation amoureuse doit passer par un « contrat » qui implique que les deux parties soient à même légalement de passer ce contrat donc à minima d’être majeure. Et je vous renvoie au billet « Dire JE est le travail d’une vie entière (Les limites du consentement) » :

http://lungtazen.canalblog.com/archives/2007/01/13/3676557.html#comments

Je me dis qu’il peut y avoir un espoir aussi qu’une personne en souffrance, qui ne sait pas mettre de limite éventuellement entre ses fantasmes et ses réalisations peut peut être trouver ici les bases d’une réflexion qu’elle peut approfondir sur la conscientisation, et j’ai donc décidé de laisser ce tableau photographique et son titre.

« Il n’y a ni tableau dans l’esprit

Ni esprit dans le tableau,

Et pourtant, peut–on trouver un tableau

En dehors de l’esprit ? »

Avatamsaka Soûtra

Apprendre la liberté et la responsabilité à l’autre

jeudi 1er mars 2007

« Apprendre la liberté et la responsabilité à l’autre, c’est d’abord avoir suffisamment développé ces deux notions en soi-même, afin de pouvoir faire naître ou développer chez l’autre la capacité à définir des choix, à décider en gardant le respect des engagements pris et contribuer ainsi à agrandir ses potentialités pour devenir un agent de changement envers lui-même et pour autrui.

Elever un enfant, c’est lui permettre non seulement d’exister mais de se positionner comme sujet. »

Jacques Salomé, Heureux qui communique, Pour oser se dire & être entendu, Editions Albin Michel, 1993

Jeunesse occidentale

samedi 5 mai 2007

« Un jeune servant cassa le bol préféré de son maître de zen, une antiquité de grande valeur. Quand le maître revint, le garçon dissimula les morceaux derrière son dos.

« O mon Maître, demanda-t-il, est-il vrai que, tout le monde doit mourir?

- Bien sûr, c'est dans !'ordre des choses. Nous mourrons tous un jour. »

Le garçon lui montra les débris en disant:

« O mon Maître, c'est aujourd'hui que votre bol devait mourir. .. »

Robert Alien, Sourires du Bouddha, Albin Michel, 2003

« Agnostique, non-dogmatique, d'une parfaite tolérance, protagoniste sans compromis de la non-violence, partisan absolu du doute permanent et universel, soucieux de mettre l'homme au centre, le bouddhisme sera pour la jeunesse occidentale inquiète, déroutée, désemparée depuis que le monothéisme ne cesse de se désarticuler, un humanisme et une spiritualité dans lesquels elle trouvera les forces pour se ressourcer profondément. »

Gaston Vogel, Editions Phi, 1998

actions non-violentes sur le monde

Tolérance sans soumission

Samedi 30 décembre 2006

Il y  deux moments où on parle des SDF : l'hiver et avant les élections. Et encore grâce cette année à l'association "Les Enfants de Don Quichotte". Ayant participé avec des amis à créer une Halte de jour pour SDF il y a plus de 10 ans, je sais que le problème des foyers n'est pas nouveau ! Et si Catherine Vautrin a reçu ces personnes cela a été sous la pression médiatique et les élections qui arrivent, car il y a encore 4 jours elle sortait de son mutisme seulement pour défendre ce qui était fait, et que  le problème incombait aux Sans Abris !!!

Certes le bouddhisme est une philosophie ou religion des plus tolérantes, cela remonte même jusqu’aux temps où l’empereur Ashoka régnait en maître sur l’Inde et où le bouddhisme était pourtant religion d’état.
Il disait en effet « Quiconque honore sa propre religion et condamne les religions des autres, le fait bine entendu par dévotion à sa propre religion, en pensant « Je glorifierai ma propre religion ». mais au contraire, en agissant ainsi, il nuit gravement à sa propre religion. Ainsi la concorde est bonne : que tous écoutent et veuillent bien écouter les doctrines des autres religions. » (cité dans L’enseignement du Bouddha – ed° du Seuil 1978). Mais comme déjà dit ici en citant le Dalaï Lama, tolérance n’est pas passivité. Michel Onfray parle dans « Politique du Rebelle » (ed° Grasset & Fasquelle – 1997) de la douleur de ne pas pouvoir, pas savoir « dire » les choses, et de la soumission que cela entraîne.

Nous allons arriver à l’époque des « bonnes » résolutions (celles que l’on ne tient que quelques jours dans le meilleur des cas), je souhaite pour ma part pour moi-même et pour chacun, que l'on soit plus à l’écoute de toutes les différences pour mieux comprendre jusqu’aux (dys)fonctionnements qui peuvent nous révolter, mais en même temps je souhaite aussi qu'on n'accepte pas toutes les injustices que peut commettre la force lorsqu’elle n’a pas en face d’elle de contre pouvoir & enfin je souhaite que des collectifs puissent trouver les moyens d’agir d’une manière non-violente pour contrebalancer les pouvoirs excessifs.

se détacher du rire et des larmes

mercredi 3 janvier 2007

« La nature de chaque passion, écrit Spinoza, doit être nécessairement expliquée de façon que s'exprime la nature de l'objet par où nous sommes affectés » (Spinoza, Éthique).

Ni rire ni pleurer, mais comprendre telle est la pensée de Spinoza.

Ne pas tomber dans les extrêmes des condamnations diaboliques ou des assujettissements bêtifiants.

Prendre du recul, regarder, voir, comprendre, rester dans la voie du juste milieu.

Société

samedi 6 janvier 2007

La profession que nous exerçons ou voulons exercer est un moyen de gagner notre vie mais aussi de participer à la vie de la société. Il suffit d’ailleurs d’être passé par des revenus sociaux, de subsistance, de solidarité, pour savoir que « avoir un minimum d’argent » n’est pas suffisant pour vivre, il faut aussi un projet, une reconnaissance, une participation à l’ensemble, pour mieux vivre, en fait un échange librement consenti ou du moins accepté.

La société est un ensemble d’éléments dont nous sommes, et l’ensemble comme chaque élément interagissent les uns sur les autres. Il n’y a pas une société qui permettrait à certains de vivre, ou certains qui vivraient aux dépends de la société, le tout est interdépendant. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faille nous considérer comme seuls sujets d’un ensemble, car cette considération est la base de toute société autoritaire. En effet elle ne reconnaît pas l’individu autrement que comme son sujet.

Nous devons avoir le droit chacun de pouvoir accéder à des besoins vitaux minimum. Si nous ne l’avons pas, il est de notre devoir de lutter pour l’obtenir, de remettre en cause une société qui ne permettrait à chacun de ses membres d’accéder à ce minimum (logement, travail, nourriture, culture…).

Mais nous savons aussi que le bonheur en lui même ne dépend pas que des conditions matérielles, sinon il y aurait un certain nombre de millions de gens qui nageraient dans le bonheur en occident et la consommation de drogues & médicaments ne seraient pas si importantes. Même les plaisirs artistiques & culturels n’apportent pas en soi le bonheur, d’abord parce qu’ils sont très relatifs (la beauté n’a pas la même valeur pour chacun) & aussi parce qu’eux aussi sont temporaires. Le plaisir dans lequel nous baignons face à une belle œuvre picturale ou musicale ne suffira pas à nous apporter un bonheur définitif, mais peut même apporter par la suite un sentiment de dépression (une phase extrême ouvrant la porte à une phase opposée).

Notre place est donc à trouver dans une action entre lutte pour que chacun accède au minimum vital et puisse avoir les possibilités d’accéder à plus, sans tomber dans la croyance que la possession matérielle apportera le bonheur.

Je suis à toi

jeudi 25 janvier 2007

« Je suis à mon bien-aimé, & mon bien-aimé est à moi, lui qui se nourrit parmi les lis . »

En relisant cette phrase du Cantique des Cantiques (Editions Mille et une nuits, 1994) je me souviens d’une théorie qui formule le fait que tous les êtres de la terre sont en relation les uns avec les autres, avec au maximum 7 degrés d’écarts. Énoncé autrement cela veut dire que si vous prenez n’importe quel terrien, qu’il soit le plus inconnu ou au contraire le plus connu, vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un … x 7 fois, qui le connaît ! Je n’ai pas retenu dans quelle source j’avais trouvé cela et je n’ai pas retrouvé sur internet, dommage. Mais cela montre l’interdépendance qu’il y a sur une « petite » planète comme la notre.

Dans le bouddhisme il y a une autre façon de parler de cela, on affirme que de réincarnations en réincarnations il n’est pas un seul être qui n’ait été notre père, notre mère ou notre enfant, Et cela non pas une seule fois, mais de nombreuses fois depuis qu’il y a des êtres vivants sur cette terre. Ce qui veut dire que même un personne à qui on en veut énormément dans une autre vie a pris soin de nous, nous a nourri, peut être en faisant de grands sacrifices. Ou qu’une personne qui nous est complètement indifférente a été ou sera un jour notre bébé, alors ne devons nous pas en prendre soin comme tel ?

Bon je ne sais pas si cela est réel, mais cette idée, cette construction je trouve permets de voir les êtres sous un autre jour, et de plus facilement avoir un désir de relation bienveillante avec chacun d’eux, de faire que toutes nos contacts soient faits d’amour.

Le déploiement de la paix

vendredi 9 février 2007

Le Dalaï Lama nous dit que pour accomplir la paix dans le monde il faut d’abord la trouver en soi : « Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. »

Cette transformation intérieure n’est pas si simple.

Quand on rencontre un maître spirituel, il va nous aider en nous guidant vers une pratique adaptée. Si on vit seul, on peut se consacrer principalement à cela, si on est en famille, la pratique viendra s’inscrire dans cette vie familiale durant les moments de loisirs personnels que nous avons tous. Cette pratique quotidienne doit servir à un mieux être personnel et de meilleures relations avec notre entourage. Je repense à Lama Thupstan Wangchuk qui a du mal à comprendre, malgré sa bonne connaissance du monde occidental et des occidentaux, que des pratiquants bouddhistes occidentaux soient toujours dans des relations de couples conflictuels, cela lui paraît antinomiste.

Le maître spirituel n’attend rien en retour, il est comme un panneau indicateur sur notre route, que l’on rencontre à certains moments, pour nous révéler les directions possibles, nous indiquer les préciosités du moment à observer & à vivre.

Par cette pratique qui engendre une transformation en nous , on devient capable de participer à la transformation du monde.

Même s’il n’est pas si simple de développer ces qualité de sagesse et de compassion, d’amour, elles permettent d’engendrer un contexte pacifique en soi qui, comme les cercles concentriques autour du point d’impact du caillou qui a touché l’eau, vont s’élargir et toucher la berge, cette ambiance sereine va se déployer dans la famille, de communautés en communautés de plus en plus larges jusqu’au monde entier.

La précieuse vie humaine

Dimanche 18 février 2007

Dans le bouddhisme on parle de la « précieuse & rare vie humaine », car il paraît tellement peu probable qu’elle apparaisse, qu’il faut en prendre soin.

Le Bouddha Sakyamuni dit qu’il est aussi difficile de renaître en tant qu’humain que pour une tortue borgne et solitaire, qui nage sous la surface des océans, de remonter tous les 100 ans en arrivant à passer la tête par l’ouverture d’un joug de bœuf perdu et unique, qui flotterait à la surface de ce vaste océan !

Responsabilité & solidarité

Mercredi 28 février 2007

Les religions & philosophie ont souvent fait l’hypothèse d’une vie après la vie, le bouddhisme n’est pas en reste qui parle de réincarnation (je simplifie). En fait ces croyances à des degrés divers permettent d’envisager son existence actuelle d’un point de vue plus responsable.

Pour faire une métaphore, je dirais qu’en occident jusqu’à il y a peu (et sûrement pour beaucoup, toujours) on gaspille l’eau sans problème (laisser couler le robinet, utiliser de l’eau potable pour vider les WC…) parce qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter du futur puisque l’eau coulait à foison par des robinets à domicile. Dans l’Himalaya quand vous devez vous remonter sur un dénivelé d’une 30nne de mètres, à 500 m minimum de la maison, un jerrycan d’eau de plus de 20 kgs sur votre dos , vous faites ensuite attention à la façon de dépenser cette eau, avec parcimonie.

L’implication directe sur le produit utilisé amène une autre responsabilité. Il en est un peu pareil si on mène une vie nihiliste, sans suite après la mort, où si on se rend compte que tout est lié, et que ce qui se passera après la mort est lié à ce qu’on met en place ici et maintenant.

Pour ma part je prends la réincarnation comme une croyance, c’est à dire que rien ne prouve que ce soit la réalité, mais c’est une construction qui me semble possible et en tout cas aidante.

Il n’empêche qu’il me semble que même s’il n’y a rien après la vie, c’est notre façon d’agir qui donne du sens à l’instant présent. Un autre exemple / métaphore : pour avoir dirigé des centres de vacances pendant plusieurs années, je voyais bien que ce que retenaient les jeunes de leurs séjours, n’étaient pas la consommation d’activité, mais les moments où ils avaient du lutter ensemble solidairement contre les intempéries par exemple. Une tempête qui fiche en l’air le camp, une marche un peu longue et un peu dure où il faut soutenir les plus faibles ou les plus jeunes. La « force » des actes posés amenant alors un sens plus fort à ces moments.

Je ne suis pas du genre, comme cela semble être la mode actuellement dans certains discours politiques, à dire que 68 a « cassé » toutes les valeurs fondamentales de la société occidentale (68 n’a été que l’émergence d’un mouvement d’individualisme libérateur, déjà en cours) mais il est certain que les violences égoïstes (il suffit de voir le comportement des automobilistes en général) peuvent être aussi liées à une perte de « sens » de la vie quotidienne et donc de responsabilité et solidarité. Sens que le consumérisme libéral n’a pas su apporter à mon avis.

ANARCHISME

vendredi 2 mars 2007

La caractéristique générale des doctrines qu'on classe sous le nom d'anarchisme est un certain statut reconnu à l'individu.

Défenseur des libertés individuelles contre le pouvoir, l'anarchisme peut paraître une forme exacerbée du libéralisme. Mais deux caractéristiques essentielles en font une doctrine originale:

  1. L'idée qu'il ne s'agit pas seulement de protéger les libertés individuelles contre l'Etat mais d'abolir l'Etat (an-archie = absence de chef).

  2. l'idée que le libéralisme économique et ses conséquences ( « la propriété c'est le vol», Proudhon) conduit à la misère et à l'injustice, et que corollairement cette injustice ne pourra être corrigée que par une organisation collective de la production et de la consommation des biens (c'est pourquoi l'anarchisme se réclame du socialisme).

Pour concilier ces deux thèses apparemment contradictoires les anarchistes ont fourni des solutions profondes et originales: remplacer la structure étatique, où l'organisation centralisée distribue le pouvoir de haut en bas, par une association libre (dont chacun peut à tout instant se retirer), où les décisions seraient décentralisées et toujours prises par ceux qu'elles concernent; c'est cette suppression de la hiérarchie du pouvoir qu'expriment les concepts voisins d'organisation mutualiste, de fédération et d'autogestion

Sylvain Auroux, Yvonne Weil, Dictionnaire des auteurs & thèmes de la philosophie, Hachette, 1984

Il faut cesser d'opposer émigration et développement

Vendredi 6 avril 2007

« Il faut cesser d’opposer émigration et développement. Au contraire, je crois qu’en s’inscrivant dans une démarche globale, une démarche citoyenne qui intègre à la fois l’Afrique et la France, l’émigration est un formidable facteur de développement.
1   ...   12   13   14   15   16   17   18   19   20

similaire:

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconNote de présentation géNÉrale
Donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive Tous les sacrements, et le sacrement de mariage pour sa part,...

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconLe rire recueil de citations
«Tout, dans la vie, est une question de savoir rire. Le rire, c’est ma thérapie. L'amour, l'amitié, c'est surtout rire avec l'autre,...

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconL’Encyclique «Caritas in veritate» «l’Amour dans la vérité»
«l’Amour dans la Vérité». IL a voulu ainsi apporter sa contribution à la réflexion sur la situation mondiale dans le domaine social...

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconTour d’horizon de l’Union européenne
«La Commission européenne représente les intérêts de l’Union européenne dans son ensemble. Elle propose de nouvelles législations...

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 icon3 – regime feodal et moyen age – reforme
«Par une étonnante vanité, les hommes prétendent tirer d'eux-mêmes leur bonheur; mais la divine sagesse se rit d'eux»

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconL’upa salue la suppression de la fiche individuelle de pénibilité...
«marqueur social» qui irait à l’encontre du développement de l’économie du pays

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconL’espagne sur tous les tableaux
Qu’il a choisi les usa au détriment de l’Union européenne Le renversement des alliances traditionnelles, manifeste depuis la guerre...

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconProgramme : L'Union européenne dans la mondialisation L'Union européenne,...

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconQuelle est la place de l'Union européenne dans l'économie globale?...

La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36 iconQuelle est la place de l’Union européenne dans l’économie globale ?
«Les défauts de construction de l’union monétaire : ce que la crise a révélé», in Cahiers Français n ° 387 (Crise de la zone euro...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com