La vie, Union de l’amour & de la sagesse 36





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Un système de connaissance avancée de l'esprit humain

samedi 9 juin 2007

Albert Einstein aurait dit que « Nous n'utilisons que 10 % de nos capacités cérébrales. » .

Mais très justement Bernard Weber (L’Ultime secret, éditions Albin Michel, 2001) nous fait remarquer par la voix de Edmond Wells, personnage imaginaire qui aurait écrit une somme nommée l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu que « Le problème avec le cerveau c'est que le seul outil qui permette de l'étudier et d'améliorer son fonctionnement c'est... le cerveau lui-même. »

Et ce cerveau est non seulement en capacité de réfléchir, mais il est aussi soumis à des tas d’émotions venant de tout le corps. Tout ce processus, appelé Sem en tibétain, est l’esprit, mais il y a derrière cet esprit perturbé, un esprit vaste et spacieux (nommé Rigpa en tibétain) qu’il nous faut découvrir.

Nous ne pouvons pas le découvrir que par la lecture de texte, la compréhension de phénomène, cette étude doit s’accompagner, et je dirais même, « s’asseoir », sur une pratique de la méditation, du calme mental.

« Les outils hérités du bouddhisme forment simplement un système de connaissance avancée de l'esprit humain et de ses mécanismes, dont n'importe qui peut disposer et se servir - sans qu'on ait besoin de l'étiquette de «bouddhiste» ou autre - pour apprendre à se connaître, afin de mieux vivre avec soi et avec les autres.

La spiritualité ne doit pas rester dans les chapelles de telle ou telle religion, mais qu'elle a une contribution vivante à apporter à la société contemporaine, en fournissant à ceux qui le souhaitent le moyen de vivre des vies plus heureuses et plus épanouissantes, parce que moins exclusivement égoïstes et matérialistes, et le moyen d'aider les autres à en faire autant. »

Dharma Arya Akong Toulkou Rimpoché (L’Art de dresser le tigre intérieur, une thérapie pour mieux vivre le quotidien), éditions Sand, 1991

Comportements addictifs de fuite

mercredi 13 juin 2007

J’aborde ici les petits comportements addictifs qui nous pourrissent la vie. Pëma Chödron (Les Bastions de la Peur, pratique du courage dans les moments difficiles, Editions de la Table Ronde, 2002) l’appelle le Seigneur de la Forme car « il représente la façon dont on regarde le monde extérieur pour en faire un terrain solide. »

Pour mieux le connaître « on peut commencer à prêter attention à ses propres méthodes de fuite. C'est-ce que je fais quand je me sens anxieux et déprimé, quand je m'ennuie ou que je me sens seul? Est-ce que je me mets à acheter un tas de trucs en guise de thérapie pour m'en sortir? Ou bien est-ce que je me tourne vers l'alcool et la nourriture? Est-ce que je me réconforte avec la drogue ou le sexe, ou bien est-ce que je recherche l'aventure? Est-ce que je préfère me retirer dans la beauté de la nature ou dans l'univers exquis que procure un livre vraiment bon? Est-ce que je remplis l'espace en donnant des appels téléphoniques, en surfant sur le Net ou en passant des heures devant la télé? Certaines de ces méthodes sont dangereuses, certaines pleines d'humour, d'autres sont tout à fait salutaires. »

Vous comprenez mieux de quoi je veux parler quand j’évoque ces petits comportements addictifs, qui peuvent pourrir notre vie & elle de nos proches. Car ces petites addictions qui nous permettent de fuir la réalité, ne répondent pas à nos souhaits de sérénité et nous imposent de les augmenter sans cesse.

Qu’importe si elles paraissent positives (aller dans la nature, se retirer dans un monastère) ou négatives au niveau santé (alcool, drogue) ou social (Jeu, consumérisme exacerbé). « Ce qu'il faut retenir, c'est qu'on peut faire un mauvais usage de n'importe quelle substance ou activité pour fuir l'insécurité. Une fois devenu accro du seigneur de la forme, on crée les causes et les conditions de l'escalade de la souffrance. On ne peut obtenir aucune satisfaction durable quel que soit l'effort fourni. Au contraire, les sentiments mêmes auxquels on essaie d'échapper ne cessent de se renforcer. »

Alors tout est il perdu ? Non, dans le bouddhisme, même dans le pire des 6 mondes (états) « psychologiques » (les enfers) il y a un Bodhisattva qui nous montre que notre souffrance vient de nous même et que nous avons les capacités de la faire cesser.

Pour cela la vigilance sans jugement est nécessaire, même pendant ces périodes d’addiction, même sans chercher à les bloquer. L’important « est de prêter attention à ce que l'on fait. Sans porter de jugement, on s'entraîne à prendre acte avec bienveillance de tout ce qui peut se passer. A la longue, on peut décide: de cesser de se faire du mal avec les mêmes vieilles ficelles » et de s’en retourner vers le monde, vers la réalité.

Comme Zarathoustra (Friedrich Nietzsche, Ainsi Parlait Zarathoustra, Editions Gallimard, 1971) qui est retiré du monde pour jouir de son esprit et de la solitude et qui a un moment finit par dire « De ma sagesse voici que j’ai satiété, telle l’abeille qui de son miel trop butina, de mains qui se tendent j’ai besoin. »

Ce n’est pas si difficile le plus dur est d’avoir la compassion vis à vis de soi.

Le bonheur & les trois cerveaux

samedi 23 juin 2007

Le cerveau est en quelque sorte le quartier général, le siège social de l'organisme. C'est là que remontent l'essentiel des informations utiles à la gestion de l'individu, c'est là que se prennent les décisions stratégiques.

Le cerveau est composé de trois étages principaux correspondant à la fois à des étapes de l' évolution, et à des niveaux d'organisation spécifiques. On appelle ces trois « cerveaux » : le reptilien, le limbique et le néocortical.

Au cerveau reptilien est dévolue la gestion des fonctions physiologiques, comme par exemple la respiration, la circulation sanguine, la fonction hépatique ou la digestion.

Il fait son travail discrètement, sans «en parler à personne », c'est-à-dire sans que l'on en ait conscience, sauf lorsqu'il lui faut une intervention extérieure: il exprime alors quatre besoins physiologiques vitaux: boire, manger, dormir et faire l'amour.

Le cerveau reptilien est aussi à l'origine de nos réactions face aux agressions, c'est lui qui déclenche, en cas de besoin, les « états d'urgence de l'instinct» que Laborit a découverts et répertoriés, à savoir la peur, la colère et l'abattement.

Le cerveau limbique gère quant à lui les programmes automatiques de comportement. C'est grâce à lui qu'on peut parler, marcher sans avoir besoin d'y réfléchir, descendre un escalier, conduire une voiture tout en écoutant de la musique. Grâce à sa capacité d'enregistrer et de reproduire automatiquement des attitudes ou des comportements, des mouvements, des actes et même des pensées, il permet l'apprentissage de toutes les techniques.

Il est programmé soit par la génétique, soit par le dressage et l'apprentissage qui peuvent être volontaires ou involontaires, conscients ou inconscients, et qui vont induire des réactions réflexes dans certaines situations (conditionnements).

Cette partie de notre cerveau est commune à la plupart des espèces animales qui, elles, n'ont pas d'autre cerveau pour réfléchir. Mais l'être humain, lui, n'est pas obligé de suivre ces instincts «animaux» qui poussent à se rassembler, à se mesurer et à se ressembler; il a accès à d'autres moyens pour définir sa voie, en l'occurrence la réflexion intelligente qui se développe dans le néo-cortex.

C’est dans la partie néocorticale de notre cerveau, et en particulier la partie préfrontale de ce néocortex, que se développe notre aptitude à raisonner, à calculer, à dessiner, à faire de la poésie ou de la musique, à chercher notre destinée. Si le limbique fait la part la plus belle au groupe, le néocortex donne de l'importance à l'individu, au «je », c'est le siège de la personnalité. Pour faire référence au schéma de Freud, le néocortex pourrait représenter le moi, le limbique le surmoi, et le reptilien le ça. La capacité d'analyse du néocortex est considérable. Sa finalité principale semble être la découverte de nouveaux territoires, qui donne à l 'homme sa curiosité sans cesse exacerbée d'en savoir toujours plus sur ce qui se passe là-bas, là où l'on ne voit rien encore. C'est par le néocortex que le dessein et le destin de l'homme et de l'humanité commencent à se préciser.

Chacun de ces trois cerveaux a sa place, chacun est essentiel au bon fonctionnement de l'homme, et donc à son bonheur: le reptilien est responsable de la surveillance et de la gestion de la physiologie organique, le limbique de la conservation de l'espèce et de l'individu, le néocortex étant la source du progrès et donc de l'évolution.

Il ne semble pas y avoir de réelle hiérarchie entre eux; ils sont destinés à fonctionner ensemble, probablement de façon collégiale.

Pour optimiser le fonctionnement de sa « merveilleuse machine », l'homme doit dépasser ses réactions instinctives ou conditionnées pour laisser la place à la réflexion chaque fois qu'il lui est possible de le faire.

L'homme doit accepter son animalité originelle et présente, mais au moins autant son humanité qui représente sa véritable dimension spécifique et son destin.

Quand les trois cerveaux sont en harmonie, quand chacun fait son travail, la conscience est en éveil, c'est ce que nous pourrions appeler le bonheur.

Christian Boiron, Le source du bonheur est dans notre cerveau, Editions Albin Michel, 1998

La Part de l’Autre

samedi 14 juillet 2007

J’avance doucement (à mon rythme) dans ma bande dessinée ( http://rosacruz.canalblog.com/ )et je prépare déjà l’histoire suivante. Comme elle traite des réalités parallèles, je relis « Un » de Richard Bach (Editions Un monde différent Itée, 1989) et je viens de lire « La part de l’autre » de Eric-Emmanuel Schmitt (Editions Albin Michel, 2001). C’est de ce dernier livre que je voulais vous parler car il nous concerne tous. Il parle de la part d’ombre que nous avons en nous et qui peut se développer dans certaines circonstances. Et tant que nous n’aurons pas cherché à connaître cette ombre, cette part maudite pour certains ou cet instant obscur pour d’autres.

4ème de couverture :

« 8 octobre 1908: Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement?

Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste?

Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde... »

Extrait :

« - Mais cet Hitler, il était fou, n'est-ce pas ?

- Non. Pas plus que toi ou moi...

- Et les Allemands, derrière, ils n'étaient pas fous non plus?

- Des hommes comme toi et moi.

Bonne nouvelle! C'est donc une rude saloperie d'être un homme.

- Qu'est-ce qu'un homme? reprit le père. Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n'a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix.

Depuis ce jour, les nuits de l'enfant sont difficiles, et ses journées encore plus. Il veut comprendre. Comprendre que le monstre n'est pas un être différent de lui, hors de l’humanité, mais un être comme lui qui prend des décisions différentes. Depuis ce jour, l'enfant a peur de lui-même, il sait qu'il cohabite avec une bête violente et sanguinaire, il souhaite la tenir toute sa vie dans sa cage.

L'enfant, c'était l'auteur du livre.

Je ne suis pas juif, je ne suis pas allemand, je ne suis pas japonais et je suis né plus tard ; mais Auschwitz, la destruction de Berlin et le feu d'Hiroshima font désormais partie de, ma vie. »

Extrait du « Journal de La Part de l'autre » (Postface du livre) :

« Réduire Hitler à sa scélératesse, c'est réduire un homme à l'une de ses dimensions. C'est lui faire le procès qu’il fit lui-même aux Juifs.

Noircir l'autre pour se blanchir: la pensée même d'Hitler. Et la pensée des gens qui parlent d'Hitler.

Blanchir l'humanité en en excluant Hitler.

Comme si l'inhumanité n'était pas spécifiquement humaine. »

« Un des pré-lecteurs d'Albin Michel se demande, avec justesse, si ce n'est pas un arbitraire total qui conduit l' élaboration de l'Hitler virtuel.

Depuis le premier jour, je réponds à cette question et tout mon livre consiste en cette réponse. Il n'y a aucun arbitraire mais un principe philosophique et une visée éthique: j'élabore un double portrait antagoniste. Adolf H. cherche à se comprendre tandis que le véritable Hitler s'ignore.

Adolf H. reconnaît en lui l'existence de problèmes tandis qu'Hitler les enterre.

Adolf H. guérit et s'ouvre aux autres tandis qu'Hitler s'enfonce dans sa névrose en se coupant de tout rapport humain.

Adolf H. affronte la réalité tandis qu'Hitler la nie dès qu'elle contrarie ses désirs.

Adolf H.apprend l'humilité tandis qu'Hitler devient le Führer, un dieu vivant.

Adolf H. s'ouvre au monde; Hitler le détruit pour le refaire.

Du coup, j'ai fortement envie de privilégier mon deuxième titre, La Part de l'autre, car non seulement il donne le principe du livre mais il en suggère la dimension éthique: poursuite de l'altérité chez Adolf H., fuite de l'altérité chez Hitler. »

Supermarché spirituel

Mercredi 25 juillet 2007

Quand on cherche à s’écarter d’un résultat simplement matériel, la vie semble tout à coup assez confuse avec ses coups du sort, ses difficultés, ses plaisirs. Mais c’est ce trouble intérieur qui nous fait rechercher des réponses dans des voies spirituelles, ésotériques ou religieuses.

Lorsque j’ai emprunté ces démarches personnellement, je l’ai fait comme je le faisais dans la vie « courante & matérielle » , c’est à dire que je cherchais ce qui pouvait m’intéresser, ce qui pouvait m’aider, ce qui pouvait me faire devenir « meilleur ». En fait j’ai longtemps utilisé ces voies comme des supermarchés,j’ai pu y faire pas mal de courses, et j’ai acheté bien des choses dont je suis riche, certaines étaient finalement inutiles, d’autres difficiles à avaler, et bien d’autres agréables, voir me donner une satisfaction plus ou moins durable sur le moment.

Je cherchais en fait des pouvoirs, le saint Graal , la potion magique à Astérix...

C’est la même chose pour la méditation, on peut méditer pour « obtenir » quelque chose qui semble nous manquer.

Mais en fait de rechercher à l’extérieur de moi, quelque chose de limité, limite déjà ses possibilités sur moi même. Et cela peut même devenir encore plus angoissant, car après avoir cheminé dans de tels mouvements, avoir acquis de telles choses, on se retrouve toujours dans nos mêmes limites et face à nos mêmes obstacles, ce qui est déprimant.

Le problème est que nous cherchons avec évidence, à avoir ce qui nous fait du bien et à fuir ce qui semble ne pas nous en faire, mais la vie continue de nous envoyer des contextes qui ne sont pas positifs, la fuite semble donc impossible, nous retournons à la case départ, déçus, quand certains ne tombent dans des addictions pour combler ce manque de bien être.

En fait la méditation n’est pas quelque chose qui nous apporte un « plus » mais au contraire l’expérience d’une absence de but, de gain, de perte, une ouverture à ce qui est. C’est abandonner toutes nos idées sur ce qu’on est, sur ce qui est , sur ce qui nous fait du bien, ce qui ne nous en fait, ce que nous ignorons, pour accepter tout ce qui se présente, et faire avec (ce qui ne veut pas dire « ne rien faire »)

C’est en quoi la méditation au delà du fait de l’accrocher à une religion ou une philosophie est une praxis, un passage à l’acte sur la réalité pour bouger avec elle au lieu de lutter contre elle.

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