I. une education definie dans un contexte institutionnel





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L’EDUCATION AU DEVELOPPEMENT DURABLE

ET L’HISTOIRE GEOGRAPHIE
(par Catherine Biaggi – IA-IPR)
I. UNE EDUCATION DEFINIE DANS UN CONTEXTE INSTITUTIONNEL
L’éducation à l’environnement pour un développement durable s’appuie sur un ensemble de textes officiels, spécifiques à l’Education nationale ou plus englobants ; ils doivent être une référence pour le professeur et dans laquelle il inscrit son action d’enseignement et d’éducation. On peut opérer la hiérarchisation suivante des différents textes :


  1. La charte de l’environnement, promulguée en Mars 2005.


Cette charte est première dans la hiérarchie des textes car elle figure dans la Constitution. Elle implique toutes les politiques publiques.


  • «   Art. 6. - Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social ».

  • «  Art. 8. – L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente charte ».


2. Les textes propres à l’Education Nationale
A. Le socle commun de connaissances et de compétences
C’est un décret, publié au Journal Officiel de la République en Juillet 2006, qui énonce les connaissances et les compétences que tous les élèves doivent avoir acquises à la fin de leur scolarité obligatoire. 
Le développement durable figure explicitement dans le socle commun, mentionné dans le pilier Humanités. On notera que le socle n’est pas organisé selon la logique des disciplines, mais de manière thématique et transversale autour de sept compétences (connaissances, capacités, attitudes). Cela signifie que chaque compétence qui le constitue requiert la contribution de plusieurs disciplines et réciproquement.
Extraits :

« Pilier V. Culture humaniste

« Comprendre l’unité et la complexité du monde par une première approche […]- de la mondialisation, des grands principes de la mondialisation et de l’échange ; des inégalités et des interdépendances dans le monde ; des notions de ressources contraintes, de risques ; du développement durable »


Pilier VI. Compétences sociales et civiques

Se préparer à la vie de citoyen. Avoir conscience de la valeur de la loi et de la valeur de l’engagement. Ce qui implique :


  • La conscience de ses droits et devoirs

  • L’intérêt pour la vie publique et les grands enjeux de société

  • La conscience de l’importance du vote et de la prise de décision démocratique

  • La volonté de participer à des activités civiques



Pilier VII. L’autonomie et l’initiative

L’élève et le projet pour apprendre à passer des idées aux actes. »


B. La circulaire du 8 juillet 2004 (BO n°28 du 15 juillet 2004) : Généralisation d’une éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD)
La circulaire définit à la fois l’esprit et les contours de cette éducation au développement durable.
Extraits :
« - La prise de conscience des questions environnementales, économiques, socioculturelles doit, sans catastrophisme mais avec lucidité, aider les élèves à mieux percevoir l’interdépendance des sociétés humaines avec l’ensemble du système planétaire et la nécessité pour tous d’adopter des comportements propices à la gestion durable de celui-ci ainsi qu’au développement d’une solidarité mondiale.
-Le concept de développement durable revêt une dimension éducative particulièrement riche, en ce qu’il conduit à prendre en compte :

- les différentes échelles de temps et d’espace ;

- la complexité du domaine dont les multiples composantes interagissant entre elles, appelle une approche systémique;

- les différents axes d’analyse scientifique qui fondent un développement durable (composantes environnementales, économiques, sociales, culturelles) ;

- la complexité des questions et des réponses envisagées, ce qui implique une approche critique et met en valeur l’importance des choix et la responsabilité de chacun dans ces choix.
L’EEDD doit donc s’appuyer :

- sur les enseignements disciplinaires définis par les programmes

- sur les croisements des apports disciplinaires adoptant une démarche systémique

- sur les dispositifs transversaux

- sur les temps de débat dans le cadre des séances d’Education Civique.

C. L’EEDD une priorité pour l’Académie de Grenoble.
Priorité du recteur, l’EEDD a fait l’objet d’une charte académique [http://www.ac-grenoble.fr/admin/actualite/actu/EEDD/index.htm] qui engage tous les partenaires.
En tant qu’éducation, l’EEDD est un projet qui concerne tous les membres de la communauté éducative, du chef d’établissement à tous les membres de l’établissement et toutes les disciplines.

L’EEDD doit être mise en œuvre de manière concertée et cohérente par la définition de points d’ancrage dans chaque discipline, par l’identification collégiale des temps forts et la construction d’une progression coordonnée à l’échelle de l’établissement..
Dans les enseignements il ne s’agit en aucun cas de créer une nouvelle discipline, mais au contraire d’ancrer l’EEDD dans le champ des savoirs disciplinaires.
La charte académique propose aux professeurs des axes prioritaires :

- Choisir de travailler sur le territoire de l’Académie, en s’appuyant éventuellement sur des événements et des grands projets d’aménagement inscrits dans le cadre du territoire (tracé d’une autoroute, choix d’implantation d’une entreprise, événement spécifique, accident majeur…).

- Elle suggère une démarche pédagogique autour du choix de questions-enjeux, qui placent l’élève en situation de rechercher et de résoudre un problème posé. Elle vient en totale cohérence avec la démarche d'investigation décrite dans les programmes du collège ; elle permet l’expression des représentations, la confrontation des points de vue aux savoirs scientifiques.

II. L’EEDD, QUELS ANCRAGES DANS NOS ENSEIGNEMENTS ?
Bibliographie :
On lira avec profit les quelques titres proposés ci-dessous pour approfondir certains aspects, mais la Documentation Photographique apparaît comme le minimum indispensable pour tout professeur d’histoire-géographie.

Développement durable, quels enjeux géographiques ? Y. Veyret et Gérard Granier. La Documentation photographique – dossier 8053 – 2006.

Le développement durable. F Mancebo. A Colin 2006.

Le développement durable, approches plurielles. Y Veyret (dir) Hatier, Initial. 2005.

Le développement durable, S Brunel. Que-sais-je ? PUF. 2004
Sites :

http://geoconfluences.ens-lsh.fr

http://eduscol.education.fr


  1. Les enjeux d’un concept qui fait débat.




  • C’est un concept qui n’est pas la propriété d’une discipline mais bien un objet transversal.

  • C’est un concept qui est approprié par tous les acteurs, des institutions mondiales, aux Etats et collectivités territoriales, mais aussi ONG, associations, entreprises…..

  • Il est utilisé à des fins multiples, dont des fins de marketing ou électorales…


Devenu objet d’enseignement, de l’école au lycée, il est indispensable que chacun dans sa discipline et fort de ses démarches s’interroge sur les modalités de sa mise en œuvre et sur les effets induits en matière de traitement des programmes et des choix de problématiques.


  • Une définition


La définition généralement retenue du développement durable est celle proposée en 1987 dans Notre avenir à tous, le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, présidée par Mme Brundtland : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.» Adopté par l’ONU, ce rapport est devenu un document de référence du développement durable puisqu’il dresse le tableau des problèmes environnementaux à l’échelle de la planète, en en distinguant les causes :

  • la grande pauvreté dans les pays du Sud,

  • les modes de consommation et de production non durables pratiqués dans le Nord.

Le rapport Brundtland demande alors de mieux conjuguer développement et environnement. Il préconise aussi la tenue d’une grande conférence internationale pour les années à venir.


  • Des principes fondateurs


- Rio de Janeiro (3 – 14 juin 1992) : « Le Sommet de la Terre »
Rio accueille la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement. Les représentants de 180 Etats sont présents à ce premier « Sommet de la Terre ». Très médiatisée, la conférence de Rio consacre le développement durable en le déclinant sous forme de différents textes :

  • la Déclaration de Rio, constituée d’une vingtaine de principes généraux,

  • plusieurs conventions internationales destinées à organiser l’action de l’ensemble des pays pour lutter contre le changement climatique, l’érosion de la diversité biologique et la désertification,

  • un plan d’action pour le XXIème siècle – l’Agenda 21 - qui recense plus d’une centaine de mesures à prendre pour que le développement durable devienne une réalité.

- Johannesburg (26 août - 4 septembre 2002) : le Sommet mondial du développement durable
Dix ans après Rio, la communauté internationale est réunie pour faire le point sur les engagements pris à Rio et relancer la mobilisation autour du développement durable. Ce sommet est marqué par la multiplication des acteurs, où aux côtés des Etats s’affirment les collectivités territoriales (régions, villes, communes…) les entreprises, les ONG, les associations. Peu d’engagements réels sont pris par les Etats lors de ce deuxième Sommet de la Terre en matière de développement durable.


  • Trois piliers pour concilier l’efficacité économique, l’équité sociale et la protection de l’environnement, et ce à toutes les échelles temporelles, entre les générations présentes et futures, et spatiales, du mondial au local.


Ces différents piliers sont-ils compatibles ?


  • L’environnement représente pour beaucoup le pilier essentiel du développement durable ; sont mis en avant : le changement climatique, la préservation de la biodiversité, le frein à l’exploitation des ressources naturelles, la priorité donnée aux énergies renouvelables.

  • Pour d’autres – institutions financières internationales ou entreprises privées -, la priorité doit être donnée à l’économique et, plus particulièrement, à la croissance, qui serait seule susceptible d’améliorer l’environnement et de résorber les inégalités de richesse.

  • Enfin, le volet social constitue une troisième priorité. Il s’agit alors de défendre l’équité sociale, par la lutte contre la pauvreté, le chômage et la précarité, en accordant toute sa place au citoyen.



Si le schéma du modèle de développement durable illustre la nécessité de trouver des compromis entre différents objectifs, se posent les questions de la manière d’établir ces compromis et des arbitrages entre des objectifs souvent contradictoires et du choix des niveaux d’échelles.
Le développement durable invite donc à examiner le développement au regard des trois piliers : le social, l’environnemental et l’économique. Selon que les sociétés accordent la priorité à l’un ou à l’autre des piliers, le développement durable peut se décliner selon des équilibres différents.

Les partisans du pilier économique défendent la croissance comme facteur essentiel du développement : la priorité doit être accordée au progrès technologique car il est porteur des solutions aux défis environnementaux que pose la croissance économique. L’idée défendue est que le capital technique peut se substituer au capital naturel. Au cœur de cette réflexion l’essentiel est la notion de ressource et sa dimension renouvelable. La mise en place des « écos labels » et des quotas d’exploitation s’inscrit dans cette volonté d’une exploitation plus durable des ressources, tandis que se multiplient les taxations et les écotaxes, dans une marchandisation de l’environnement.
Pour ceux qui défendent le principe d’une durabilité forte la priorité doit être donnée à la préservation des écosystèmes. Ils en appellent à une limitation des activités humaines et une diminution de la pression sur les ressources. Certains en appellent à l’arrêt de la croissance ou décroissance. Mais la question du développement pour les pays du Sud reste posée.



  1. Les thématiques et les entrées possibles pour l’histoire-géographie


Plusieurs pistes peuvent paraître plus opportunes et fécondes pour aborder les différentes dimensions du développement durable.
- Le développement durable doit être intégré au territoire, concept clé de la géographie.
On lira avec profit F. Mancebo qui rappelle exemples à l’appui la spécificité et la plus value que représente l’approche géographique. En effet « le développement durable ne se déploie que dans des territoires et par des territoires ». C’est à ce niveau que se décide ce qui est acceptable, des seuils, des normes, des taxes…et que se font les arbitrages entre le développement économique, la création d’emplois et la préservation de l’environnement.
Approcher le territoire sous l’angle du développement durable, c’est mettre au cœur de la démarche la question des échelles, car les territoires ne jouent pas en vase clos : chaque territoire s’articule aux territoires voisins, s’emboîte dans des territoires plus lointains ou englobants. Toute action sur un territoire a des effets (incidences, impacts, externalités….) sur d’autres territoires. Cela peut être facilement abordé dans le cas des pollutions transfrontalières, des effets d’amont/aval à propos des fleuves.
Le territoire proche offre maintes entrées possibles pour l’EEDD tout en permettant aux élèves de mieux connaître leur territoire et de se l’approprier. C’est à cette échelle que l’on peut saisir les enjeux environnementaux, économiques, sociaux du développement durable, dans leurs dimensions spatiales et temporelles. Le territoire proche offre des opportunités pour mettre en œuvre des approches concrètes (activités d’investigations et d’enquêtes de terrain) qui favorisent la prise en compte du réel, des représentations et des points de vue des acteurs et leur confrontation avec les savoirs disciplinaires. A cette échelle il est plus aisé de percevoir les logiques en action et les conflits d’usage pouvant résulter de visions divergentes et de répondre aux questions clés du « qui arbitre ? », « qui décide ? », « en fonction de quels intérêts ? » qui renvoient à l’importance des choix politiques de société et à la place du citoyen.
Dans l’Académie un certain nombre de professeurs ont saisi l’opportunité de travailler sur des questions d’aménagement du territoire en intégrant pleinement le développement durable ; par le suivi de débats locaux sur de grandes décisions d’aménagement ; tracé du TGV Lyon-Turin, commission de débat public sur le tracé de l’A 51, plan de déplacement urbain de la Métro (la communauté de communes de l’agglomération grenobloise…. ) donnant ainsi à la géographie toute sa dimension civique.
- Le rapport ressources /développement est une question centrale par laquelle on peut interroger les modes de gestion des territoires et construire les notions de ressources, contraintes et risques. La question majeure que pose le développement durable est celle de la conciliation de la capacité de charge du milieu et du renouvellement des ressources, associée à une amélioration des conditions de vie de tous. On rejoint la question des inégalités et des interdépendances à l’échelle mondiale.
- L’étude de la ville peut être complètement renouvelée par l’approche du développement durable. Il s’agit en effet du cadre de vie de plus la moitié de l’humanité aujourd’hui et demain des deux tiers ; en ce sens les villes sont un enjeu du développement mondial. Les villes sont aussi des acteurs du développement durable, à travers les chartes des « villes durables », les Agendas 21, la gestion des territoires urbains. Tout un ensemble de questions propres à la ville peut être ainsi reposé sous l’angle des mobilités, de l’environnement urbain et des risques, de l’étalement, des inégalités, des paysages…..
3. Les écueils à éviter :
- Une approche qui se situerait sur le versant environnementaliste et teintée de catastrophisme.
- L’utilisation sans discernement et sans distance critique des différents indicateurs de développement (comme l’empreinte écologique par exemple), comme des différents modèles prévisionnels.
- La démarche à adopter est sans doute de faire réfléchir et raisonner les élèves à partir de situations concrètes et locales, dans une approche positive du futur. Sans doute s’agit-il de montrer la pluralité de réponses possibles et qui relèvent des choix de sociétés. Les prévisions des experts ne doivent jamais laisser croire que l’avenir est déjà inscrit dans le présent, qui échapperait ainsi à l’action des hommes.


  1. Intégrer le développement durable à nos programmes


Sur le site EDUSCOL – rubrique EEDD- figurent en ligne des documents d’accompagnement disciplinaires et codisciplinaires et pour chaque niveau. Deux exemples en Géographie – classe de sixième et de seconde- qui soulignent également l’importance des passerelles possibles avec d’autres disciplines.
Classe de sixième

 

Programme

Liaison possible avec l'EEDD

I. Les grands repères géographiques du monde

La répartition de la population mondiale
Richesse et pauvreté dans l'espace mondial

- Un planisphère de " l'empreinte humaine " permet de faire ressortir l' inégale occupation humaine de la planète et la fin des espaces sauvages
- A l'aide de quelques indicateurs (PIB, IDH) les élèves découvrent la notion de développement et les inégalités de développement entre Nord et Sud

Les grands domaines climatiques et biogéographiques

L'étude des principales caractéristiques des grands domaines bioclimatiques, qui est un préalable, peut s'accompagner d'une présentation simple de la notion de paléoclimat afin de faire comprendre aux élèves l'idée de variabilité climatique à l'échelle géologique, ce qui doit permettre de replacer la question du réchauffement climatique actuel dans un cadre plus large.

II. Les grands types de paysages
On met en évidence les mécanismes de l'action des hommes sur leur espace et on évoque les problèmes de l'environnement

L'étude de certains paysages, au choix, peut être conduite avec une problématique plaçant le développement durable au centre de la démarche. On peut alors leur consacrer un horaire un peu plus important, de l'ordre de 3 heures pour un paysage.

SVT : accompagnement EEDD et programme Caractéristiques de l'environnement proche, le peuplement du milieu

Des paysages urbains :
- un littoral touristique méditerranéen
- un littoral industrialisé

A partir de photos montrant l'évolution d'un paysage littoral sur la côte espagnole (Benidorm ou autres), on pose la question d'une gestion raisonnée de l'espace littoral et du tourisme durable : effets sur l'environnement positifs (disparition de l'insalubrité) ou négatifs (atteintes aux écosystèmes naturels), quel avenir pour des espaces linéaires très densément urbanisés (" marbellisation ") ?
La même démarche peut être appliquée à l'étude d'une zone industrialo-portuaire : les effets des terres pleins japonais sur l'environnement, les effets des aménagements d'un estuaire européen (Seine, Loire, Escaut) sur les zones humides naturelles

- une métropole d'Europe, d'Amérique du Nord, d'un pays pauvre

On peut insister sur les manifestations d'un développement urbain mal maîtrisé : absence de mixité sociale, insuffisances des réseaux, pollution de l'air et des eaux, …

Des paysages ruraux
- un delta rizicole en Asie
- une exploitation agricole en Amérique du Nord

On met en relation les effets positifs et les effets négatifs du progrès agricole : la révolution verte et ses limites en Asie, l'agriculture productiviste en Amérique et ses problèmes.

SVT : accompagnement EEDD et programme Des pratiques au service de l'alimentation humaine

- un village d'Europe

Choisir un village péri-urbain permet de poser le problème de la rurbanisation en termes de développement durable : " mitage " des paysages, surconsommation énergétique, …

- un village d'Afrique

On ne s'en tient pas à une vision figée du village africain. On insiste au contraire sur les changements liés aux politiques de développement local et à la mondialisation : nouvelles formes d'habitat, nouvelles formes d'intensification de la production agricole

Des paysages de faible occupation humaine
- Dans la grande forêt amazonienne

On pose le problème de la déforestation accélérée : droit au développement pour tous ou péril pour les équilibres climatiques mondiaux ?

- Dans la haute montagne andine ou himalayenne

Les effets du développement agricole ou touristique sur l'environnement : problèmes d'érosion sur les pentes, gestion des déchets des touristes dans la haute montagne népalaise, etc.

- Dans le désert saharien

En dépassant la distinction classique sédentaires/nomades, qui n'a plus guère de sens aujourd'hui, on peut s'intéresser plutôt au problème de la compétition pour l'eau (tourisme ou agriculture dans le sud tunisien ? ) et aux effets sur les paysages de l'exploitation de nappes phréatiques fossiles au renouvellement non assuré (Libye)

Classe de seconde


Programme

Liaison possible avec l'EEDD

Plus de six milliards d'hommes sur la terre
Les enjeux environnementaux ignorent les frontières et impliquent une gestion internationale à laquelle les Etats, d'inégale puissance, adhérent plus ou moins.

- Le protocole de Kyoto et ses difficultés d'application
- Préserver un grand fleuve international (Rhin, Danube,..).

SVT : accompagnement EEDD et programme seconde I. La planète Terre et son environnement, III. Cellule, ADN, et unité du vivant

Nourrir les hommes
-La capacité de la terre à nourrir l'ensemble de ses habitants reste une question essentielle
- Certaines pratiques agricoles ont de fortes répercussions environnementales. Concilier développement et gestion de l'environnement est un défi majeur à relever (révolution verte, OGM, cultures et élevages hors sol,..)

Etudes de cas
- comment passer de l'agriculture productiviste à l'agriculture raisonnée en pays développé ? : le cas de la Bretagne.
- la révolution verte, un bien ou un mal ? le cas de l'Inde
- la mondialisation des échanges de produits agricoles : un marché de dupes ? (intégrer ici les débuts du commerce équitable)
Autres liens EEDD possibles
- faut-il avoir peur des OGM ?
- pression démographique, surexploitation des sols et désertification : l'exemple des espaces semi-arides en Chine ou au Maghreb.

SVT : accompagnement EEDD et programme Seconde III - Cellule, ADN et unité du vivant(OGM).

SVT : accompagnement EEDD et programme 1ère ES Alimentation, production alimentaire, environnement.

Physique Chimie Seconde : I. Chimique ou naturel 1. La chimie du monde : mise en évidence de l'ubiquité des espèces chimiques (synthèse des engrais).

SES Seconde : La production : un espace de relations économiques et sociales(observations d'entreprises)

L'eau entre abondance et rareté
- La quantité comme la qualité de l'eau sont mises en péril, d'autant plus que l'eau n'est pas toujours une ressource renouvelable (nappes fossiles).
- l'eau sera de plus en plus un enjeu majeur pour les sociétés, pour les Etats (riches ou pauvres) et pour la planète toute entière

Etudes de cas
- l'accès à l'eau : un enjeu technique, social et politique ; Exemple de l'Afrique du Nord ou du Moyen Orient
- le contrôle de l'eau : un progrès ou une régression ? le cas des grands travaux hydrauliques (barrage des Trois Gorges ou autre)
Autres liens EEDD possibles
- économiser l'eau dans les pays riches
- qui doit posséder et exploiter l'eau ? quel partage international ?
- les problèmes de pollution des eaux
- l'agriculture intensive et la surexploitation des ressources hydrauliques (exemple la Beauce ou de l'Espagne)

SVT : accompagnement EEDD et programme Seconde II. L'organisme en fonctionnement (des nitrates aux nitrites).

SVT : accompagnement EEDD et programme 1ère ES L'eau sur la planète

Dynamiques urbaines et environnement urbain
- La concentration croissante des populations dans les villes fait de l'environnement urbain un enjeu de plus en plus sensible
- les sociétés utilisent des ressources inégalement accessibles et coûteuses comme l'eau ; elles doivent prendre en compte les risques naturels (Inondation, instabilité des substrats,..), gérer les risques technologiques et réfléchir aux types de transports urbains

Etudes de cas
- Croissance urbaine et dégradations environnementales à travers l'exemple d'une grande métropole d'un pays riche ou pauvre (Mexico, Le Caire, Paris, Athènes …)
- Gérer les risques naturels ou technologiques en milieu urbain à travers l'exemple d'une grande métropole d'un pays riche ou pauvre (Quito, Los Angeles, Kobe, Dacca…)
Autres liens EEDD possibles
- quelle place pour l'automobile en ville ?
- La rurbanisation : un rêve ou un cauchemar ?
- quels choix urbanistiques et socio-politiques pour une ville durable ?

SVT : accompagnement EEDD et programme Seconde I. Planète Terre et son environnement (effet de serre, évolution historique de la composition chimique de l'atmosphère).

Physique-Chimie seconde : II. Constitution de la matière, III. L'air qui nous entoure .

Anglais Seconde : Lien social

Les sociétés face aux risques
- A petite échelle, les risques naturels majeurs sont inégalement répartis à la surface de la planète. Le bilan des catastrophes est inégal selon le niveau de développement des sociétés.
- A plus grande échelle, les activités des hommes peuvent aussi bien déclencher ou aggraver certains risques naturels qu'être à l'origine des risques technologiques

Etudes de cas
- Une catastrophe naturelle avec ses conséquences humaines en pays développé : le cyclone Catherina en Louisiane (2005), les inondations en Europe centrale (2002 ? )
- Une catastrophe naturelle avec ses conséquences humaines en pays pauvres : le tsunami en Asie du sud (2004), le tremblement de terre au Cachemire (2005)
Autres liens EEDD possibles
- étudier un plan de prévention des risques (PPR) en France
- étudier un risque sanitaire planétaire : le SRAS (2003), la grippe aviaire (2005)
- Risque nucléaire et politique énergétique

SVT : accompagnement EEDD et programme Seconde La Terre et son environnement .

Physique- Chimie Seconde : I. Chimique ou naturel (nécessité de la chimie de synthèse) II L'univers en mouvement et le temps

Les littoraux, espaces attractifs
-La concentration des hommes et des activités le long de certains littoraux en font des lieux convoités et menacés par des aménagements qui pour certains les modifient profondément, voire les dégradent
- Les dynamiques naturelles des littoraux et leur fragilité nécessitent une gestion spécifiques (zones humides) mais elles rendent les mesures de protection très relatives

Etudes de cas

- L'anthropisation d'un milieu naturel littoral en pays développé : une zone industrialo-portuaire (Anvers et l'estuaire de l'Escaut)
- Les enjeux du tourisme durable (Les Baléares, les Maldives, Djerba, …)
Autres liens EEDD possibles
- les politiques de conservation des milieux naturels littoraux (zones humides, mangroves, …)
- les dégradations des géosystèmes littoraux liés à une activité humaine (érosion d'une plage, marées noires, prolifération d'algues vertes, disparition de la barrière de corails…)
- les dangers qui menacent les mers intérieures comme la Méditerranée

SVT : accompagnement EEDD et programme Seconde La Terre et son environnement.

Physique Chimie Seconde : III. Transformation de la matière 2. Transformation chimique d'un système.

Anglais Seconde : Échanges

Les montagnes, entre traditions et nouveaux usages
- des milieux souvent contraignants et parfois sources de risques pour les utilisateurs. Mais relativité des contraintes physiques en fonction du degré de développement technique et
économique
- les études diachroniques de paysages montrent les modifications des usages au cours des temps, l'évolution des contraintes et des risques et les conséquences pour les géosystèmes montagnards

Etudes de cas

- Comment concilier développement d'une vallée montagnarde et préservation de l'environnement ? (une vallée alpine, pyrénéenne)
- Les enjeux du tourisme durable (quelle durabilité pour une station de sports d'hiver intégrée en France ? Les effets du trekking au Népal, tourisme et parcs nationaux, …)
Autres liens EEDD possibles
- les risques naturels en montagne (avalanches, éboulements,..)
- les politiques de développement durable en montagne (convention alpine,..
- la haute montagne menacé par le réchauffement climatique ?

 
Inspection générale de l'Éducation nationale
Direction générale de l'Enseignement scolaire - Publié le 23 janvier 2006
© Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche




Catherine BIAGGI IA-IPR, IA-IPR HG – décembre 2006




C. Biaggi - Développement Durable et enseignement de l’histoire-géographie – JDI nov. 2006 – Académie de Grenoble

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