Le programme régional feder actuel appuie la mise en œuvre de projets de territoire en faveur des quartiers urbains en difficulté, en articulant leur revitalisation avec le développement durable de la ville ou de l’agglomération.





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Diagnostic territorial stratégique Aquitaine

Territoires urbains

30/10/2012




I. Enjeux identifiés par les diagnostics territoriaux passés
Dans son axe 4, le programme régional opérationnel FEDER 2007-2013 soutient d’une part les territoires en mutation, d’autre part le développement durable des quartiers sensibles. Au titre des territoires en mutation, il vise à diversifier l’activité économique, soutenir les PME et relancer l’emploi. En complément, le programme « emploi » soutenu par le FSE vise des démarches de requalification et de reclassement des salariés.
Le programme régional FEDER actuel appuie la mise en œuvre de projets de territoire en faveur des quartiers urbains en difficulté, en articulant leur revitalisation avec le développement durable de la ville ou de l’agglomération. Les objectifs visés concernent le soutien au développement économique, la maîtrise de l’énergie et l’attractivité des quartiers et s’appuient sur de nouvelles formes de gouvernance, associant collectivités publiques, secteur privé, associations et citoyens. Il est complété par le programme national FSE qui cible prioritairement les publics issus des quartiers urbains sensibles, tant en matière de formation en entreprises que d’accès à l’emploi ou de lutte contre l’exclusion.

II. Enjeux pour les territoires urbains pour 2014-2020
Les territoires urbains sont concernés au premier chef par bon nombre des enjeux qui sont évoqués dans les fiches thématiques. S’y ajoutent deux enjeux territoriaux transverses qui leur sont propres :

  • mieux articuler l’armature urbaine pour améliorer l’équilibre du territoire régional

  • progresser vers une configuration et un fonctionnement de villes « durables ».



  1. Une armature urbaine à mieux articuler pour améliorer l’équilibre du territoire régional


Bordeaux et le bi pôle Pau-Bayonne en tant que têtes de réseau
L’armature urbaine de l’Aquitaine est composée de 56 aires urbaines qui maillent le territoire, parmi lesquelles 12 grandes aires urbaines concentrent 73 % de la population régionale. L’étude de la Datar sur le fonctionnement et la caractérisation des systèmes urbains et métropolitains confirme l’organisation de cette armature en deux « systèmes interurbains » polarisés autour des centralités d’une part de Bordeaux au nord, d’autre part du bipôle de Pau et Bayonne au sud. L’aire urbaine de Bordeaux compte 1 115 000 habitants, soit un aquitain sur 3 et le pôle urbain, en son sein, concentre 836 000 habitants, ce qui positionne Bordeaux à la 7e place des agglomérations françaises et à la 6e place des aires urbaines. Les aires urbaines de Pau et Bayonne totalisent ensemble plus de 500 000 habitants. L’étude de la Datar met en évidence les liens privilégiés existant entre ces aires urbaines « têtes de réseau » et les aires urbaines proches avec lesquelles elles sont interconnectées1. En Aquitaine, il s’agit de « villes moyennes » proches et de villes plus éloignées, à environ 1h30 des pôles majeurs. Ainsi, le système interurbain de Bordeaux, à caractère monocentrique, englobe les aires urbaines de La-Teste-de-Buch-Arcachon, Libourne et Langon, en 2e couronne, avec lesquelles elle entretient des liens exclusifs, et Mont-de-Marsan, plus éloignée, à 1h30. Cette dernière entretient en effet un lien privilégié avec Bordeaux, au-delà de ses relations de proximité (Dax, Hagetmau en particulier). D’autres aires urbaines sont interconnectées avec Bordeaux tout en faisant aussi systèmes entre elles au sein de « systèmes urbains locaux » (SUL) : Agen/Villeneuve-sur-Lot/Marmande, Périgueux/Bergerac/Sarlat-la-Canéda, et également Angoulême/Cognac/Saintes/Royan en Poitou-Charentes. Pau et Bayonne, en dehors des échanges qu’elles nourrissent entre elles, ont des relations privilégiées avec Dax et Hendaye pour Bayonne, Oloron-Sainte-Marie, Orthez ainsi que Tarbes et Lourdes en Midi-Pyrénées pour Pau. Chacun des deux systèmes interurbains dépasse donc le périmètre régional.
Le système interurbain de Bordeaux présente un ensemble d’atouts. Bordeaux est connectée au total à 21 villes, à courte ou longue distance, par au moins 3 types de liens différents. Aux échanges migratoires résidentiels et d’actifs s’ajoutent des flux liés à la mobilité et aux loisirs, à l’économie ou encore à la recherche et la connaissance. Bordeaux entretient des échanges significatifs sur longue distance avec Paris et d’autres métropoles régionales, particulièrement avec Toulouse, Lyon, mais aussi Marseille-Aix, Nantes, Lille. Cette position s’appuie, comme le décrit l’étude de la Datar, sur la présence significative au sein de son système urbain local de services à forte intensité de connaissance et d’industries de haute technologie, associée à des coopérations scientifiques dans les secteurs innovants et à une bonne attractivité des étudiants Erasmus. L’aire urbaine de Bordeaux est par ailleurs une des aires métropolitaines françaises les plus dynamiques sur un plan démographique (+11,4 % entre 1999 et 2009), bénéficiant d’une forte attractivité. Elle affiche également un dynamisme économique soutenu. La dynamique de filières d’excellence telles que l’aéronautique et l’espace, les éco-industries, les biotechnologies, l’informatique de santé, et la présence de pôles de compétitivité et de clusters (Aerospace Valley, Xylofutur, Route des lasers …) y contribuent. Elle dispose d’un potentiel scientifique et d’enseignement supérieur d’excellence. De plus, Bordeaux engage des projets urbains structurants d’envergure : Bordeaux Euratlantique (opération d’intérêt national) qui vise à accompagner l’arrivée de la LGV SEA, Ecoparc, Bioparc, Opération Campus notamment. La notoriété internationale de la métropole bordelaise, fondée sur ses vignobles, son art de vivre et son patrimoine (classé patrimoine mondial de l’Unesco), est ainsi susceptible de se renforcer.
Bien que présentant un dynamisme certain au regard de sa taille, le système interurbain de Bordeaux n’atteint cependant pas la qualification de métropole de rang européen. Comparativement à d’autres métropoles régionales, le système bordelais pêche par une ouverture internationale relativement faible : il héberge peu de sièges de groupes internationaux et attire relativement peu d’investisseurs étrangers. Le défaut d’accessibilité qu’il présente aujourd’hui sera corrigé par la future LGV SEA et le GPSO, qui positionneront Bordeaux à 2 heures de Paris, 1h de Toulouse et Poitiers et 1h45 de Bilbao. La sous-représentation d’emplois stratégiques pénalise aussi la visibilité de Bordeaux à l’échelle européenne. En effet, en 2009, les emplois de cadres des « fonctions métropolitaines »2, plus spécifiquement présents dans les aires urbaines métropolitaines, ne représentent que 10,0 % des emplois de l’aire urbaine bordelaise et positionnent Bordeaux seulement au 11e rang des aires urbaines françaises. Cependant leur progression soutenue permet à Bordeaux de rattraper Marseille-Aix : les cadres de ces fonctions ne représentaient que 7,4 % des emplois en 1999.
Le système interurbain à double tête de Pau-Bayonne, plus modeste par son poids démographique et l’intensité des échanges, anime le sud de la région et une partie du piémont midi-pyrénéen. Il est marqué par de fortes identités culturelles, basque, béarnaise, et aussi landaise puisqu’il s’étend jusqu’à Dax, agglomération avec laquelle Bayonne surtout entretient des échanges nourris. En complément de son rôle interrégional dans le piémont pyrénéen, ce système interurbain joue un rôle transfrontalier pivot sur l’axe Sud Europe atlantique, que la LGV SEA et le GPSO d’une part, le projet d’eurocité basque Bayonne-San Sebastian d’autre part vont encore renforcer. Ce système interurbain se distingue surtout par des flux en termes de recherche et de tourisme. Les SUL de Pau et Bayonne présentent de nombreux atouts : une offre universitaire propre (Université de Pau et Pays de l’Adour, une grande école ESTIA dans l’agglomération bayonnaise), une présence significative dans des domaines d’excellence (l’aéronautique est caractéristique des deux SUL, les géosciences, la chimie analytique, les matériaux sont une spécificité de celui de Pau, la mode et le luxe, l’industrie de santé de celui de Bayonne). Des entreprises des deux SUL sont parties prenantes de pôles de compétitivité (Aerospace Valley, Xylofutur dans celui de Bayonne), et de clusters (Cluster Glisse sur la côte, Aqui O Thermes, cluster thermal basé à Dax, Uztartu, cluster agroalimentaire basé à Bayonne). Autre élément porteur : le réseau fibre optique de la plaque de Pau est le 1er en France par sa densité. Les deux SUL font figures de locomotives du sud aquitain, sans accéder à une réelle métropolisation de par leur taille. Ils affichent un dynamisme démographique soutenu, particulièrement remarquable pour l’aire urbaine de Bayonne (+ 11,5 % entre 1999 et 2009, + 9,2 % pour celle de Pau), et un développement économique important par rapport à leur poids démographique.
Neuf autres grandes aires urbaines, de dynamique diverse, irriguent le territoire
En dehors de celles de Bordeaux, Bayonne et Pau, les 9 autres grandes aires urbaines qui maillent le territoire ont de 36 000 habitants pour Marmande, la plus petite, à 110 000 habitants pour Agen, la plus grande. En font partie Périgueux, Bergerac, Mont-de-Marsan, Dax, La-Teste-de-Buch-Arcachon, Villeneuve-sur-Lot, Libourne. Leurs pôles urbains animent des marchés locaux de l’emploi : ils sont tous à la tête de zones d’emploi, aux côtés de 2 pôles plus petits, ceux d’Oloron-Sainte-Marie et Sarlat-la-Canéda, qui polarisent aussi des espaces relativement autonomes. Les 9 grands pôles urbains sont aussi des pôles d’équipements majeurs et constituent des centres d’intermédiation avec les espaces ruraux qui les entourent, au sein desquels figurent des villes-relais de plus petite taille (Mourenx, Nérac, Aire-sur-l’Adour, Mussidan …). Les pôles urbains font système dans leur proximité et contribuent à la dynamique d’ensemble de la région. Le dynamisme de chacun de ces systèmes locaux est cependant variable. Chacune des aires urbaines gagne de 6,4 % (Bergerac) à 13,1% (La Teste de Buch-Arcachon) de population entre 1999 et 2009. Le gain est réduit dans le SUL de Périgueux-Bergerac : il se limite à 7,3 %. On observe la même hiérarchie en termes d’évolution de l’emploi. La croissance de l’aire urbaine de Périgueux peine à compenser les difficultés du Bergeracois, tandis que le dynamisme retrouvé de l’aire urbaine d’Agen équilibre davantage les difficultés rencontrées dans les aires de Villeneuve-sur-Lot et Marmande. Ces deux dernières, ainsi que celle de Bergerac, en mutation suite à la fermeture d’établissements importants, se distinguent aussi par des revenus faibles et un taux de chômage élevé.
Le développement de ces 9 grandes aires urbaines aquitaines est favorisé par des liaisons routières rapides avec Bordeaux (autoroutes, voies rapides). Il en est de même pour Dax vers Bayonne, Tarbes et Lourdes vers Pau. Les liaisons ferroviaires TER ont été améliorées. Trois agglomérations disposent d’un aéroport pour les liaisons à longue distance, en complément des aéroports structurants de Bordeaux-Mérignac, Pau-Pyrénées et Bayonne-Anglet-Biarritz : Périgueux, Bergerac et Agen offrant des liaisons intérieures, celui de Bergerac étant ouvert à l’international (Europe du Nord). La future LGV et le GPSO sont de nature à encourager les flux non seulement entre les aires urbaines qui sont sur le tracé, mais aussi avec les autres grandes aires urbaines de la région dans la mesure où des interconnexions avec les réseaux de transport locaux auront été conçues.
La dynamique économique de chacune d’entre elles est déterminante pour l’équilibre du territoire régional. Elle est le plus souvent fondée sur une économie présentielle, à l’exception de Marmande. Le renforcement des liens mis en évidence dans les systèmes interurbains de Bordeaux et Pau-Bayonne et l’affirmation de complémentarités et de synergies entre les 9 aires urbaines et les pôles moteurs serait aussi porteuse d’équilibre, en complément des liens qu’entretiennent chacune d’entre elles avec Paris voire avec des aires urbaines d’autres régions (ex : Agen avec Toulouse et Valence-d’Agen en Midi-Pyrénées …). L’inscription plus large d’entreprises de ces territoires dans des pôles de compétitivité et des clusters constituerait aussi des opportunités pour améliorer la compétitivité territoriale, et contribuer à asseoir, aux côtés de Bordeaux, Pau et Bayonne, le poids de la région dans les réseaux économiques européens.




  1. Progresser vers une configuration et un fonctionnement de villes « durables »


Les territoires urbains, qui concentrent de plus en plus la population et l’emploi, sont confrontés à la durabilité de leur développement, tant dans leurs formes d’organisation que dans leurs échanges avec leur périphérie et dans leur empreinte écologique. Le défi est double. Il s’agit d’une part d’accueillir les populations en préservant le bien-être urbain et la cohésion sociale, tout en maîtrisant l’étalement urbain. Le second défi est de favoriser le développement économique tout en protégeant les ressources. Il suppose un développement intégré, articulant les politiques urbaines de transport, d’habitat, de développement économique et d’environnement, pour préserver les équilibres sociaux, économiques et environnementaux. Les modes de gouvernance sont tenus de s’adapter : associer les acteurs économiques comme les associations et les citoyens dans les diagnostics et les choix devient indispensable. Des démarches progressent à diverses échelles : Scot (et inter Scot en Gironde), PDU, PLU, PCET, éco-quartiers… La mise en cohérence transversale des politiques reste à parfaire. L’arrivée programmée de la LGV SEA et le futur GPSO apportent une dimension nouvelle à la réflexion, qui donne lieu à des anticipations : le projet Bordeaux Euratlantique, opération reconnue d’intérêt national, en est notamment la preuve. Le projet d’Eurocité Bayonne-San Sebastian prévoit aussi une coordination des politiques en termes de mobilité/déplacements et de développement durable à l’échelle de cette conurbation transfrontalière.
Les problématiques d’étalement urbain, d’adaptation de l’offre de transport et de cohésion sociale sont communes à l’ensemble des 12 grandes aires urbaines de la région, même si elles se posent avec une intensité variable. La croissance des aires urbaines se fait majoritairement dans les couronnes périurbaines, par densification, mais aussi par extension de leur périmètre. L’étalement urbain à l’œuvre impacte des terres agricoles, met en péril la biodiversité, accroît sensiblement les émissions de gaz à effet de serre en multipliant et allongeant les déplacements et en favorisant un habitat pavillonnaire plus consommateur d’énergie que l’habitat collectif. Il est particulièrement accusé dans les aires urbaines de Bordeaux et Bayonne où les gains de population sur la période 1999-20083 résultent autant de l’extension de leur périmètre que de densification, malgré des contraintes naturelles fortes pour Bayonne. L’impact démographique de l’extension est sensible aussi autour d’Agen, Mont-de-Marsan, Villeneuve-sur-Lot et Marmande.
La question de la couverture d’un territoire élargi en transports en commun se pose partout, pour permettre des déplacements aisés et faiblement polluants, et aussi prévenir les situations de précarité énergétique que menace de générer la hausse du prix des carburants. Au-delà de la couverture du pôle urbain, dont le périmètre lui-même peut s’élargir, il s’agit d’apporter des réponses aux habitants des couronnes périurbaines, viables et encourageant une densification des axes desservis. Plus globalement, les liens du pôle urbain avec la couronne périurbaine sont à reconsidérer en termes de déplacements et de mobilité, mais aussi en favorisant le développement économique du périurbain, en y préservant une agriculture de proximité, en identifiant les aménités qu’il apporte à la population des villes…
La cohésion sociale reste également une préoccupation de premier plan. Les disparités de niveau de revenus demeurent importantes, voire s’accentuent. La montée de la précarité, de la pauvreté et de l’exclusion touche les quartiers identifiés comme « sensibles » au sein des pôles urbains, mais devient aussi de plus en plus diffuse spatialement, avec la poussée du chômage et la mobilité des populations. Enrayer ces phénomènes suppose de les repérer le plus en amont possible et d’en intégrer la complexité. Diverses facettes des situations de précarité et de pauvreté sont à prendre en compte : l’aspect monétaire, mais aussi l’accès au logement, à l’emploi, à la santé, à l’éducation et la formation… A ce titre, l’effort en faveur du parc de logements locatifs sociaux est incontournable. Ce parc reste en effet sous-représenté à l’échelle de la région (433 logements pour 10 000 habitants au 1e janvier 2010, contre 705 en France métropolitaine4). Et les initiatives pour lutter contre le décrochage scolaire et au-delà, soutenir la mobilité et l’employabilité, offrir de bonnes conditions de santé sont à soutenir.
Les quartiers les plus fragilisés au sein des agglomérations persistent et concentrent toujours les populations les plus en difficulté. Les écarts sociaux avec leur environnement proche se maintiennent voire s’accroissent alors même que d’importants projets de réhabilitation urbaine permettent de réduire le problème de stigmatisation spatiale, grâce à la mobilisation de fonds européens. Au sein de la région, des actions sont menées de façon spécifique, dans le cadre national de la politique de la ville, sur 83 quartiers, parmi lesquels 24 « zones urbaines sensibles ». Situés à Bordeaux, Agen, Périgueux, Bergerac, Bayonne, Hendaye, Pau, Mourenx et Mont-de-Marsan, ils totalisent 244 000 habitants en 2007, soit 7,8 % de la population régionale5. Le revenu médian par unité de consommation (équivalent adulte), de 1 020 € mensuels en 2005, y est inférieur de 25,3 % à celui des agglomérations concernées (1 365 €) et les personnes vivant dans un ménage à bas revenus y sont en proportion deux fois plus nombreuses. Ces quartiers sont aussi beaucoup plus touchés par le chômage, l’accès au logement y est plus difficile et la mixité sociale y est moindre : en 2006, l’indicateur de chômage est en moyenne de 14,8 % contre 9,3% dans les agglomérations concernées ; 78 % des salariés y sont ouvriers ou employés (67 % dans les agglomérations). Le logement social y est majoritaire, pour partie en logement HLM (45 % du parc de résidences principales contre 13 % dans les agglomérations englobantes), pour partie dans un parc privé social « de fait ».
Quelques quartiers, hors du zonage « politique de la ville » de 2004, donnent des signes inquiétants ; il convient d’y être attentif.
Les interventions à venir ont la double exigence de s’adapter à une nécessaire optimisation des synergies, étant donné le contexte budgétaire contraint, et aux évolutions des phénomènes de concentration et de diffusion des situations de précarité.

III- Enjeux thématiques pour les territoires urbains
Les enjeux ci-après sont caractéristiques des territoires urbains ou s’imposent à eux. Ceux qui, en leur sein, relèvent particulièrement des quartiers fragilisés sont spécifiés en tant que tels.


OT 1 : Renforcer la recherche, le développement technologique et l’innovation

  • Développer l’innovation non technologique : sociale, culturelle, artistique, design/marketing…

  • Expérimenter les « living labs » et plateformes métropolitaines d’innovation

OT 2 : Améliorer l’utilisation, la qualité et l’accès aux TIC

  • Permettre un accès au THD pour tous, supprimer les zones blanches en HD

  • Favoriser le développement de services urbains intelligents (transports, énergie…)

Quartiers fragilisés :

  • Développer les usages du numérique, facilitant les démarches d’orientation et de formation, notamment vis-à-vis des jeunes

OT 3 : Améliorer la compétitivité des PME

Quartiers fragilisés :

  • Soutenir la création d’entreprises, en particulier des jeunes et des femmes, de la détection des projets à l’accueil et à l’orientation vers les réseaux professionnels et financiers compétents

  • Soutenir la création d’activités socialement innovantes (RSE, ESS…)

  • Créer des équipements d’accueil de la création d’entreprises (pépinières…)

  • Accueillir de nouvelles activités à forte valeur ajoutée et créatrices d’emplois

  • Développer une politique globale d’aménagement de parcs d’activités

OT 4 : Soutenir la mutation vers une économie à faible teneur en carbone dans tous les secteurs

  • Généraliser les acquis du programme « efficacité énergétique des logements » et de l’orientation environnementale des projets de rénovation urbaine

  • Promouvoir la ville sobre en CO2 en intégrant la baisse des émissions de GES dans l’urbanisme

  • Maîtriser l’artificialisation des sols et l’étalement urbain

  • Développer des modes de déplacements urbains sobres et doux, la multi modalité

  • Adapter les réseaux (chaleur, électricité…) à la hausse de la part des énergies renouvelables

  • Restructurer les espaces productifs pour accueillir de nouvelles activités sans dégradation environnementale

  • Valoriser les éco-quartiers et les éco-parcs d’activité

  • Mobiliser tous les acteurs autour de l’enjeu de sobriété par une gouvernance partagée

OT 5 : Promouvoir l’adaptation au changement climatique ainsi que la prévention et la gestion des risques

  • Investir dans les infrastructures nécessaires à la prévention des risques, en particulier d’inondation

  • Préserver les zones non urbanisées inondables




OT 6 : Protéger l’environnement et promouvoir un usage durable des ressources

  • Mettre en place des systèmes de gestion durable de l’eau et moderniser les équipements d’assainissement

  • Préserver et valoriser la biodiversité (trames vertes et bleues), les espaces naturels (nature en ville)

  • Préserver les espaces agricoles et développer une agriculture durable et de proximité

  • Améliorer la qualité de l’air (réduction des déplacements, modes durables et doux, nature en ville…)

  • Inciter à la réduction et au tri des déchets (sensibiliser les usagers), moderniser les infrastructures de tri et de recyclage et développer l’économie circulaire

  • Requalifier les zones urbaines dégradées en éco-quartiers

OT 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d’étranglement dans les infrastructures de réseaux essentiels

  • Améliorer la logistique urbaine

  • Fiabiliser les temps de déplacement en fluidifiant les trafics

  • Développer des modes de transport sobres et des modes de déplacement alternatifs à la voiture

  • Développer l’intermodalité des transports urbains

  • Réduire les déplacements (télétravail, co-working)

  • Anticiper les effets de l’arrivée de la LGV

  • Poursuivre la modernisation des lignes ferroviaires intra régionales

OT 8 : Promouvoir l’emploi et soutenir la mobilité de la main d’œuvre

Quartiers fragilisés :

  • Développer des activités économiques dans les quartiers

  • Faciliter la mobilité entre lieux de travail et quartiers de résidence (PDU)

  • Améliorer l’efficacité des services d’accès à l’emploi

OT 9 : Promouvoir l’inclusion sociale et combattre la pauvreté

  • Développer la mixité sociale

  • Développer l’offre locative sociale

  • Faciliter l’insertion économique et sociale et l’accès à un logement adapté des gens du voyage

Quartiers fragilisés :

  • Gérer durablement les quartiers rénovés, notamment par la mise en place d’une gestion urbaine de proximité

  • Prendre en compte les sites « oubliés » que sont les copropriétés dégradées, le parc de relogement « provisoire-durable », etc. et favoriser l’accès à un logement décent

  • Conforter les parcours des personnes aidées par un véritable accompagnement à la formation qualifiante et à l’emploi

  • Lutter contre le décrochage et favoriser l’acquisition des compétences-clés

  • Lutter contre la discrimination à l’embauche liée à l’origine ethnique et à l’adresse

  • Améliorer l’accès à l’emploi des femmes et des jeunes

  • Développer une approche plus individualisée des personnes par les services publics des quartiers, faciliter l’accès à l’information et aux droits

  • Soutenir des projets culturels fondés sur la qualité artistique, la participation active des publics, la recherche de mixité, dans l’objectif d’infléchir positivement l’image des quartiers

  • Impliquer les usagers dans les actions qui les concernent

  • Soutenir le développement de l’économie sociale et solidaire (ESS)

OT 10 : Investir dans l’éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie

  • Contribuer à une meilleure insertion urbaine des campus et à l’amélioration de la qualité de vie des étudiants

  • Promouvoir la culture et la créativité, facteurs d’inclusion sociale et de développement économique

Quartiers fragilisés :

  • Expérimenter et développer des projets visant à élever les qualifications des publics des quartiers, en lien avec l’offre d’emplois qualifiés

  • Soutenir des projets innovants sur la chaîne « orientation, éducation, formation, insertion et emploi », notamment autour de l’économie verte et du numérique

  • Développer des formes nouvelles d’alternance pour les publics les plus éloignés de l’emploi (chantiers écoles par exemple)




1 Les liens d’interdépendances pris en compte dans l’étude de la Datar relèvent de 3 dimensions : la société mobile et de loisirs, société de la connaissance et de l’information et aspects économiques et financiers. Sept modalités d’échange ont été sélectionnées : mobilité domicile-travail, migrations résidentielles, système grande vitesse, liens établissement-siège dans les secteurs innovants, lien établissement-siège dans tous les secteurs d’activité, partenariats scientifiques européens, liens résidences principales-résidences secondaires.

2 Les fonctions métropolitaines regroupent la conception-recherche, la gestion, les prestations intellectuelles, le commerce interentreprises, ou encore la culture et les loisirs.

3 Source : Insee Aquitaine, Le quatre pages n°195, octobre 2011, « En Aquitaine, 12 grandes aires urbaines structurent le territoire »

4 Source : Dreal Aquitaine

5 Cette donnée, comme celles qui suivent, sont extraites de l’étude de l’Insee Aquitaine, e-dossier n°3, avril 2011, « Quartiers prioritaires en Aquitaine : des quartiers fragiles, en situations diverses »

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