Objet : Réhabilitation des installations de production/émission de froid de la patinoire de Tours





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MAIRIE DE TOURS

ARCHITECTURE ET BATIMENTS

Energies et Equipements


TOURS, le 28 novembre 2005
OBJET : Réhabilitation des installations de production/émission de froid de la patinoire de Tours.

DESCRIPTION DE L’ANCIENNE CONFIGURATION :
Construite en 1969 et mise en service en 1972, elle est constituée d’une piste 56x26m.

Production de froid par deux turbo-compresseurs chargés d’environ 7 tonnes de R11 (CFC) en recyclage. Evaporation par détente directe à –8/-10°C (le fluide frigoporteur circule dans la dalle par un réseau de tubes concentriques) et condensation par une tour aéro-réfrigérante ouverte (même principe que les centrales nucléaires).

Toiture constituée par deux couches de polyester superposées, d’une très mauvaise protection thermique et contre le rayonnement solaire.

La conception de l’installation frigorifique n’ayant jamais permis l’utilisation simultanée des deux turbos, la puissance frigorifique délivrée ne couvrait pas les besoins estivaux, du fait des mauvaises performances de la toiture. La patinoire ne pouvait ouvrir que 9 mois sur 12 !
ELEMENT DECLENCHEUR DE LA REHABILITATION :
Depuis les accords de Montréal, la réglementation sur les fluides frigorigènes se durcie en permanence, mettant en place notamment, des dates butoirs sur l’utilisation de certains d’entres eux, en fonction des familles (CFC, HCFC, HFC).

Le R11 faisant partie des CFC, sont utilisation ou plus exactement sa manipulation en maintenance à été interdite au 1er janvier 2001. A compter de cette date, interdiction formelle à toute entreprise (sous peine de se voir retirer les habilitations) de faire un appoint de ce fluide dans une installation.

C’est donc par une interdiction administrative que nous avons été contraints de mettre définitivement les turbos à l’arrêt, en février 2002.

MAINTENIR LES ACTIVITES DE GLACE
Malgré le travail préalable d’information, nous nous sommes trouvés dans une situation d’urgence. La réponse fut de recourir à la location d’une patinoire mobile dans l’attente de restructuration de l’équipement fixe.

Après consultation, c’est une société belge qui installa un équipement sur la dalle de la patinoire existante, avec toutes les contraintes techniques que cela impose (distribution de froid dans les arrondis, hauteur de la rambarde, …).
Location de février à fin mai 2002 : 80 000 € TTC (TVA à 21%)

Location de septembre 2002 à fin avril 2003 : 157 000 € TTC (TVA à 21%)
Total des dépenses de la solution transitoire : 237 000 € TTC (TVA à 21%)
CONCEPTION/REALISATION DE LA REHABILITATION

Les travaux consistaient en premiers lieux à refaire intégralement la production de froid, rendue inexploitable par l’évolution des contraintes environnementales liées à l’utilisation du R11. La toiture, trop vétuste pour permettre une utilisation de la patinoire 12 mois sur 12 devait également être remplacée. Enfin, remplacement des revêtements de sols et de la rambarde également en fin de vie. La réfection de peinture du mur Nord et de la totalité du snack à été réalisée par le service des Sports.

Production/émission de froid


Avant toute chose, il a fallu récupérer le reste de R11 contenu dans l’ancienne installation. Cette récupération/destruction à dû se faire par une société spécialisée et agréée.
Une partie très importante dans la réfection d’une patinoire, est de choisir le fluide frigorigène et le fluide frigoporteur, pour assurer la pérennité de l’utilisation de l’équipement. Ceci est vrai tant du point de vue environnemental que financier. Vous devez concevoir une installation écologique et économique.

Les fluides frigorigènes usuels


Rappel de quelques définitions

* ODP : - Coefficient mesurant l'agressivité chimique d'un fluide sur l'ozone de la haute atmosphère.

Les références sont le R12 et le R11 avec ODP = 1
* GWP : - Potentiel mesurant la contribution directe d'un gaz à l'effet de serre quand il est relâché dans l'atmosphère.

- Généralement calculé sur une période de 100 ans et exprimé en kg équivalent de CO2.
* TEWI : - Total de la contribution directe d'un gaz à l'effet de serre.

- Directe quand il est relâché dans l'atmosphère (dépend du GWP).

  • Indirecte quand il est utilisé dans des équipements consommant de l'électricité et par conséquent produisant du CO2 par les centrales électriques (dépend du rendement énergétique de l'équipement et du type de centrale électrique ).




  • Le R11 et le R12 sont des fluides frigorigènes de la famille des CFC avec un ODP et un GWP important, d’où leur élimination.




  • Le R134 a est un HFC sans molécule de chlore, donc à ODP nul. Son GWP est faible mais non nul

* Si les HFC apparaissent sans effet sur la couche d’ozone de la haute atmosphère, leur impact direct ou indirect, sur l’effet de serre est souvent plus important que pour des fluides frigorigènes traditionnels (tels que le NH3 ou le R22). A ce titre ils sont contestés.

Il est donc fort probable qu’une nouvelle réglementation relative aux HFC voit le jour pour encadrer les conditions d’emploi.
Aux conditions d’utilisation en patinoire, le coefficient de performance est voisin de celui du R11 et du R12. Il est inférieur à celui de l’ammoniac.

Le rendement frigorifique volumique est très inférieur à celui de l’ammoniac. Ce qui à puissance frigorifique équivalente conduit à des compresseurs de plus grosse taille et en corollaire plus chers.

* Il est très volatil, sa molécule est 2 fois plus petite que celle du R12. Les risques de fuite sont donc plus importants, notamment dans les systèmes à recyclage direct en patinoire.

* Il exige l'emploi d'huiles polyesters (POE) très hygroscopiques et incompatibles avec des huiles minérales ou synthétiques généralement utilisées avec le R717 ou le R22.

Son emploi en système direct conduit à un coût d’investissement élevé, il est susceptible d’induire des coûts de recharge et de surveillance importants, en outre il va à l’encontre des recommandations européennes de limitation et de confinement des charges.

En système indirect, le dimensionnement des compresseurs pénalise le coût d’investissement.


  • Le R22 est un HCFC dont l'ODP est faible (5% de celui du R11 ou du R12) et le GWP inférieur à celui du R404 a et du R507 qui sont des fluides dits "de substitution" pour les températures  à - 10°C.

* Il est cependant réglementé

. Interdiction d’utilisation dans les équipements neufs dont la puissance électrique absorbée à l’arbre des compresseurs est > à 150 kW à compter du 1/1/2000.

C’est le cas pour les patinoires 26 x 56 à 60 x 30 m.

. Son emploi est donc exclu dans le cas présent.




  • L'ammoniac anhydre NH3 ou R717

* C'est le plus ancien des fluides frigorigènes usités. Son emploi date de plus d'un siècle.

Dans nombre de pays européens, il reste le fluide de prédilection pour les équipements de froid industriel.

* Son ODP et son GWP sont nuls. Ses performances thermodynamiques sont excellentes

Mais il est toxique et quelques accidents sont malheureusement à déplorer.

* Son emploi est réglementé en fonction de la quantité présente dans l'installation.

. Pas de réglementation au dessous de 150 kg.

. De 150 à moins de 1500 kg, les installations sont soumises à déclaration.

. A partir de 1500 kg, elles sont soumises à autorisation.

Dans le cas présent la charge est inférieure à 150 kg (ICPE 1136)

Son utilisation est réglementée par la norme européenne NF EN 378 § 1 et 2


  • Le R404 A et le R507 de composition et de performance très voisine sont des HFC à ODP nul, mais avec un GWP non négligeable.

* Ce sont des mélanges, azéotrope pour le R507 et quasi azéotrope pour le R404 A

* Ce sont des fluides nouveaux, substituts du R22 pour les installations frigorifiques industrielles et pour les températures d’évaporation < - 10°C.

* Dans les conditions d’utilisation pour le cas présent, si la production frigorifique volumique est sensiblement équivalente à celle du R717 (donc mêmes compresseurs ), le coefficient de performance est sensiblement inférieur.

* Comme pour le R134 a, ils sont très volatils et ils exigent l’emploi d’huiles polyesters.

Les mêmes contraintes s’imposent donc.

Comme précisé pour le R134 a, leur emploi en patinoire n’est pas indiqué en système direct. Ils représentent l’alternative à l’ammoniac en système indirect.


Les fluides frigoporteurs


  • L’eau glycolée à 34 % de mono éthylène glycol (MEG)

* Produit nocif.

* Viscosité relativement élevée, pénalisant l’échange thermique et l’énergie de pompage.

* Non biodégradable, non détectable à l’odeur.

* Cher

* Malgré ces inconvénients ce fluide frigoporteur reste jusqu'à présent le plus utilisé en circuit fermé.

C’est le cas en patinoire.

  • L’eau glycolée à 38 % de mono propylène glycol (MPG)

* Non toxique

* Viscosité plus élevée que celle du mono éthylène glycol peu favorable à l’échange thermique.

* Non biodégradable, non détectable à l’odeur.

* Plus cher que le MEG.

* Pratiquement pas utilisé en patinoire.

  • La saumure au chlorure de calcium a de bonnes caractéristiques thermodynamiques aux conditions d’utilisation en patinoire.

* Le risque de corrosion par des phénomènes électrolytiques ou par acidité, implique certaines contraintes d’installation et une surveillance régulière de la neutralité de la solution.

* En cas de fuite dans le sol, le niveau de pollution est pratiquement inexistant.

* Risque de recristallisation en cas d’arrêt prolongé de la circulation (inter saisons).

Nécessite de maintenir un recyclage intermittent.

  • L’eau ammoniacale à 17/18 %, ou ammoniaque ou alcali.

* Présente les meilleures caractéristiques thermodynamiques aux conditions d’utilisation en patinoire.

* Non soumise à la législation des installations classées pour la protection de l’environnement à une concentration inférieure à 25% (ICPE 1172)

* Ininflammable, biodégradable et détectable à l’odeur

* Etiquetée C (corrosif), R34 (provoque des brûlures)

* Bon marché

* Dégagement de vapeurs d’ammoniac en cas de fuite (dans le cas présent, faisceau tubulaire de la piste de glace noyé dans la dalle béton de 12 cm d’épaisseurs).

Emploi en sous-sol non recommandé.

Synthèse


  • De ce qui précède, il ressort que d’une façon générale pour une patinoire neuve ou entièrement remodelée, l’incertitude relative à l’évolution de la réglementation des fluides frigorigènes HFC dont l’effet de serre n’est pas favorable, les directives européennes visant au confinement autant que faire se peut des fluides frigorigènes de toutes natures et le souci de la meilleure fiabilité possible, conduisent à un concept d’installation frigorifique avec système indirect.




  • Dans le cas présent, voici ce qui a été retenu :

- Le fluide frigorigène est le R717 avec une charge inférieure à 150 kg grâce au système indirect.

- Le fluide frigo porteur est l’alcali à 17/18% (le faisceau tubulaire de la piste ainsi que les collecteurs hors salle des machines sont noyés dans le béton).
Le choix des fluides (et donc de la technique « indirecte ») étant réalisé, l’installation de froid se décompose comme suit :


  • Production assurée par 3 compresseurs frigorifiques d’une puissance totale de 545 kW frigo, obtenus par une charge de 120 kg de NH3

  • Via un échangeur à plaques, transmission du froid de l’ammoniac à l’alcali.

  • Les installations sont confinées dans un local technique à risques importants, équipé de détection ammoniac et d’un système de surventilation le cas échéant (20 000 m3/h).

  • Distribution de l’alcali dans un réseau de tubes (environ 20 km) noyés dans la dalle béton (Equilibrage par boucle de Tickelman), constituée de 50 tonnes de ferraillage (Calculs de la dalle pour une surcharge de 600kg/m² et poinçonnement surfaceuse de 5 tonnes sur 4 roues). Les 200 m3 de béton ont été coulés en une seule fois, sans joint de dilatation, pour former une piste de 1458m², nivelée à la quasi-perfection.

  • Récupération de la chaleur gratuite du refroidissement des compresseurs pour faire fondre la neige des surfaçages et pour réchauffer l’eau de la piscine du Centre Municipal des Sports.

  • Le système principal de refroidissement des compresseurs est du type aéro-condensseurs (système du radiateur de voiture), nous affranchissant des problèmes liés à la prolifération des légionnelles.

Remplacement de la toiture


C’est une partie cruciale pour l’ouverture de la patinoire en été. Sans une toiture performante, la charge thermique apportée par le rayonnement solaire serait telle que même avec une production de froid performante, des phénomènes de fonte superficielle de la glace seraient observés. C’est la raison pour laquelle nous avons en plus du remplacement des 1800 m² de complexe isolant, mis en place 18 km de lames brises soleil. Malgré cela, un gain considérable de la lumière du jour dans le hall a pu être observé par rapport à l’existant.

Mise en place d’une déshumidification


Les différentiels de températures restant élevés dans une ambiance froide au niveau de la glace et plus chaude en sous face de la toiture, la mise en place d’une déshumidification est primordiale. Sans cela, risque de formation de brouillard et de stalagmites dû aux retombées de la condensation de toiture. L’air ainsi déshumidifié dans cette centrale autonome de toiture, est véhiculé à raison de 28 000 m3/heure dans deux gaines textiles, diffusant l’air vers le haut (vers la toiture).

Remplacement de la rambarde et peintures sportives


Entièrement conforme aux exigences de la FFSG, elle dispose pour une sécurité accrue du public, d’une protection vitrée sur toute sa périphérie. Le système de fixation de ces parois vitrées permet d’obtenir une vision totale de la patinoire grâce à l’absence de montant entre chaque vitrage. L’accès sur la glace de la surfaceuse ce fait par une porte à guillotine motorisée, très pratique pour l’exploitation.

Cette rambarde est disposée sur un muret, constituant à part entière de la dalle. Elle reçoit donc les mêmes contraintes de température que le béton la supportant.

Les peintures ont bien entendu été refaites sur la nouvelle dalle béton.

Remplacement du sol et sonorisation déportée


Le remplacement de 500 m² de sols en caoutchouc et la mise en place d’une sono déportée dans le boxe de la table de marque.

Electricité


La mise en place des nouveaux équipements a nécessité de nouveaux câbles depuis le transformateur du site.

Déroulement de l’opération


Compte tenu de l’importance de cet équipement au niveau de l’agglomération tourangelle, la ville à souhaiter mettre en avant son intérêt communautaire. (cf. « intérêt communautaire »)

Tour(s) Plus (Agglo) ayant accepté de financer ce projet mais n’ayant pas de compétences techniques en la matière, a souhaité déléguer la conduite d’opération à la ville de Tours, moyennant rémunération à hauteur de 0.75 % du montant estimé des travaux.

A compter de cette décision, nous avons repris nos études et avons réalisé un cahier des charges de l’opération, pour consultation des maîtres d’œuvres (B.E) (cf. « dossier technique »)

Vous trouverez ensuite le planning prévisionnel de déroulement de l’opération, à partir de la réception des offres des bureaux d’études et de maîtrise d’œuvre, jusqu’à la réalisation des travaux. La seule différence avec la réalité, est que le lot « Couverture Etanchéite » a été déclaré infructueux lors de l’appel d’offres. Ceci a donc donné lieu à une consultation durant la réalisation des marchés des autres entreprises.

BILAN FINANCIER DE L’OPERATION


L’ensemble du programme de réhabilitation a été estimé à 1 765 000 € T.T.C. Dans ce montant, nous avions estimé les travaux à 1 460 000 € TTC et des aléas de chantier à hauteur d’environ 120 000 € T.T.C

Après consultation et réalisation des travaux, voici le coût réel de l’opération.


Intitulés

Marchés de base

Avenants

Total













Vidange et destruction du R11 (1 500 kg)

27 000 € T.TC




27 000 € T.TC

Frais de reprographie

825 € T.TC




825 € T.TC

Honoraires de Maîtrise d’Oeuvre

106 400 € T.TC




106 400 € T.TC

Honoraires Mission Bureau de Contrôle

13 400 € T.TC




13 400 € T.TC

Honoraires Mission Coordonnateur SPS

6 300 € T.TC




6 300 € T.TC

Convention de conduite d’opération

10 900 € T.TC




10 900 € T.TC

SOUS-TOTAL FRAIS DIVERS

164 825 € T.TC




164 825 € T.TC













Gros oeuvre

317 400 € T.TC

36 400 € T.T.C

27 800 € T.T.C


381 600 € T.TC

Couverture Etanchéité

378 200 € T.TC

3 400 € T.T.C

381 600 € T.TC

Equipements Frigorifiques

653 000 € T.TC

26 000 € T.T.C

679 000 € T.TC

Rambarde

167 400 € T.TC

18 000 € T.T.C

185 400 € T.TC

Revêtement de sol

27 400 € T.TC




27 400 € T.TC

Electricité

19 200 € T.TC

2 400 € T.T.C

21 600 € T.TC

SOUS-TOTAL TRAVAUX

1 562 600 € T.T.C

114 000 € TTC

1 676 600 € T.T.C













TOTAL OPERATION

1 727 425 € T.T.C

114 000 € TTC

1 841 425 € T.T.C


Après analyse du tableau, on s’aperçoit que nous avions sous estimé les travaux d’environ 100 000 € T.T.C.

Explications : Nous avons retenu plusieurs options demandées dans le dossier d’appel d’offres et des propositions faites par les entreprises (cf détail, en € TTC) et nous avons dû absorber la première forte augmentation des prix de l’acier.

Gros œuvre : Pare-vapeur et adjonction de quartz dans béton : - 18 800 €

Equipements frigorifiques : Condensation sèche : + 33 500 €

Rambarde : Porte guillotine motorisée (15 000 €), panneaux pub et revêtement ext rambarde : + 17 400 €

Revêtement de sol : Extension surface de sol remplacé : + 17 400 €

Electricité : Equipement sono déportée : + 2 100 €

Prix de l’acier : environ 50 000 €
Par contre, l’enveloppe des imprévus correspondait bien. Ces travaux supplémentaires du fait des surprises de chantier se sont décomposés comme suit (les montants correspondent aux avenants) :
Gros œuvre : Rattrapage défaut altimétrique dalle/promenoir et de planimétrie de la dalle : + 36 400 €

Consolidation des promenoirs après découpe murets périphériques : + 27 800 €

Couverture Etanchéité : Pose de potelets pour lignes de survie : + 3 400 €

Equipements frigorifiques : Modifications passages des gaines inox de la déshu : + 26 000 €

Rambarde : Désamiantage plafond et reprise en peinture : + 18 000 €

Electricité : Equipement complémentaire de sécurité NH3 : + 2 400 €
Globalement, cette opération a demandé un dépassement de budget de 76 000 € TTC, représentant 4.3 % du montant de l’opération. Compte tenu de ce résultat, on peut considérer que l’objectif financier a été atteint.
A titre indicatif, cette opération a été subventionnée, par le Département, par la Région et par l’Etat.

ENTRETIEN DES INSTALLATIONS


Avoir un nouvel équipement tout neuf, c’est bien, mais autant le garder dans des conditions optimales de fonctionnement le plus longtemps possible, sachant que la durée de vie de l’installation est d’environ une trentaine d’années. Cela passe par un entretien rigoureux, tant sur le matériel que sur les réglages.

A moins de disposer d’un frigoriste dans l’équipe de régie municipale, il faut prévoir dés la réception des travaux, un marché d’entreprise pour l’entretien, car la garantie de parfait achèvement ne comprend pas cette prestation.

Ce marché peut assurer uniquement la conduite, la surveillance et l’entretien courant (P2) ou s’étendre à la garantie totale (P3). Cette dernière intègre le remplacement des pièces défectueuses ou usées, à la charge du prestataire de service.

Dans le cas présent, nous avons opté pour un contrat P2 + P3 de 5 ans, avec une liste bien établie des matériels à prendre en compte dans le P3. De ce fait, cela permet de retirer des matériels dont le risque de casse est négligeable, diminuant considérablement le montant du P3.

BILAN FINANCIER DE FONCTIONNEMENT


Le Centre Municipal des Sports est un complexe sportif regroupant une piscine, une patinoire, une salle de sports avec gradins pour 3 300 places assises, un gymnase, des salles spécialisées (judo, escrime, …), une partie bureaux pour les associations et pour l’administration de la direction du Service des Sports.

Depuis sa construction (en plusieurs phases), cet équipement à subit des réhabilitations de toutes sortes.

Tout cela pour dire, que ce bâtiment possédant une source unique de chaleur et d’électricité, ne nous permet pas de dissocier précisément les différents coûts énergétiques en fonction des différentes activités.

Toutefois, après analyse de la facturation et des conditions d’utilisation du complexe, nous avons dégagé des estimations sur les incidences des travaux. A savoir :
Gain sur la consommation électrique par rapport aux turbos : 10 % par mois, soit environ 6 Méga Watt Heure électriques (MWh é), malgré la part supplémentaire liée au fonctionnement de la déshu. Cette économie est d’environ 380 € TTC par mois, valeur base 2005.

Incidences sur le chauffage des locaux : quasi nul compte tenu des températures maintenues dans ces locaux.

Gain sur la fosse à neige : Suppression d’environ 300 m3 d’eau chaude à environ 5 € TTC, soit 1 500 € TTC par an.

Gain sur réchauffage eau de piscine : La récupération couvre environ 70 % des besoins, représentant une économie d’environ 80 MWh de chaleur par mois, soit environ 1 900 € TTC par mois, valeur base 2005.

Incidence sur le contrat d’entretien : Conclu pour un petit entretien et garantie totale, ce contrat s’élève à 30 000 € TTC par an, valeur base 2005, ce qui comparé au contrat sur les turbos en € constants, représente une augmentation d’environ 1 500 € TTC par an. Toutefois, ce nouveau contrat comprend la déshu qui n’existait pas auparavant. Déduction faite, le nouveau contrat nous fait économiser environ 3 000 € TTC par an.
Récapitulatif : Globalement, cette nouvelle installation nous permet d’économiser environ 2 650 € TTC par mois, ce qui rammené sur la période de fonctionnement initiale de 9 mois correspondrait à 23 850 € par saison.

Toutefois, compte tenu de l’augmentation de l’amplitude d’ouverture (12 mois/12), l’économie réelle est d’environ 12 500 € TTC par an, ce qui représente environ 13.5 % du coût de fonctionnement de l’ancienne installation.


EVOLUTION DE L’INSTALLATION


Depuis sa mise en service, nous n’avons pas rencontré de problèmes de fonctionnement insolubles. Des soucis de bris de glace au départ mais assez vite résolus, quelques interventions liées à la mise au point, aux perfectionnements dévoilés par l’utilisation.

La seule intervention majeure depuis octobre 2003, est la mise en place cet été 2005 d’un adoucisseur sur le réseau d’eau chaude de surfaçage. Ceci permet d’atténuer la précipitation du calcaire qui opacifie la glace, diminuant considérablement la visualisation des tracés sportifs. Coût : 6 250 € TTC

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