M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance





télécharger 355.71 Kb.
titreM. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance
page1/16
date de publication18.10.2017
taille355.71 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   16
La Commission Permanente s’est réunie en séance ordinaire à l’Hôtel régional, le vendredi vingt mars deux mil quinze à dix heures neuf, sous la présidence de Monsieur François BONNEAU, Président du Conseil régional.

Sont présents :
Monsieur Jean-Marie BEFFARA (jusqu’à 11H25), Madame Marie Madeleine MIALOT, Monsieur Gilles DEGUET, Madame Isabelle GAUDRON, Monsieur Jean Michel BODIN, Madame Michelle RIVET, Madame Pascale ROSSLER, Monsieur Patrick RIEHL, Madame Chantal REBOUT, Monsieur Philippe FOURNIE, Madame Carole CANETTE, Monsieur François DUMON, Madame Karine GLOANEC MAURIN, Vices Présidents
Monsieur Jean DELAVERGNE, Madame Corinne LEVELEUX-TEIXEIRA,
Monsieur Pierre-Alain ROIRON, Madame Gisèle QUERITE, Monsieur Charles FOURNIER, Madame Annick GOMBERT, Monsieur Jean Vincent VALLIES (jusqu’à 12H20), Monsieur Hervé NOVELLI (jusqu’à 12H10), Monsieur Roger MAHOUDEAU, Monsieur Charles Eric LEMAIGNEN, Madame Catherine SOULLIE, Monsieur Daniel GUERET, Madame Josette PHILIPPE (jusqu’à 12H10), Madame Laurence RENIER, Madame Paulette PICARD, Monsieur Michel CHASSIER, Monsieur Matthieu COLOMBIER, membres de la Commission Permanente

Assistent sans voix délibératives
Madame Agnès QUATREHOMME, Madame Moïsette CROSNIER, Madame Maryvonne BARICHARD, Monsieur Alain BEIGNET, Monsieur Jean Philippe GRAND, Monsieur Marc BRYNHOLE, Madame Agnès SINSOULIER BIGOT

Sont excusés :
Monsieur Jean-Marie BEFFARA (pouvoir à Madame Isabelle GAUDRON à partir de 11H25), Monsieur Dominique ROULLET (pouvoir à Madame Annick GOMBERT), Monsieur Yann BOURSEGUIN (pouvoir à Monsieur Philippe FOURNIE), Vices-Présidents
Madame Mélanie FORTIER (pouvoir à Monsieur Pierre-Alain ROIRON),
Monsieur Jean-Vincent VALLIES (pouvoir à Madame Corinne LEVELEUX-TERIXEIRA à partir de 12H20), Monsieur Hervé NOVELLI (pouvoir à Monsieur Roger MAHOUDEAU à partir de 12H10), Madame Josette PHILIPPE (pouvoir à Madame Catherine SOULLIE à partir de 12h10), Monsieur Nicolas PERRUCHOT (pouvoir à Madame Laurence RENIER), Monsieur Gilles GODEFROY (pouvoir à Monsieur Michel CHASSIER), Membres de la Commission permanente
Monsieur Jean Jacques CHATEL, Madame Saadika HARCHI, Présidents de commission
Monsieur Olivier FREZOT, Conseiller régional délégué
Madame Anne LECLERCQ, Questeure



M. le Président.- Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord.
(Monsieur François BONNEAU procède à l’appel nominatif)

Désignation du secrétaire de séance



M. le Président.- Je vous propose de nommer Madame FORTIER.
Elle n’est pas là ! Nous allons donc nommer Madame LEVELEUX-TEIXEIRA, qui est là, comme secrétaire de séance.
Mme LEVELEUX-TEIXEIRA.- Très bien.
M. le Président.- Elle accepte bien volontiers et nous la remercions.
Avant d’aborder l’approbation du procès-verbal et notre ordre du jour, je souhaiterais que nous échangions sur la mise en œuvre de notre nouveau logo.
Je ne sais pas si cela a été diffusé ; nous allons vous faire passer un document qui apporte certaines précisions.
Je rappelle ici la genèse du sujet : une demande forte pour que notre région puisse disposer enfin d’un nom qui représente ce qu’elle est de manière historique et patrimoniale mais aussi comme dynamique d’avenir.
Pour 2 régions – ce n’était pas le cas pour les 36 ni pour les 13 –, la loi prévoyait et établissait très directement que notre région changeait de nom et obtenait ce qu’elle avait souhaité, c’est-à-dire se dénommer « Centre-Val de Loire ».
Par rapport à cela, vous comprenez bien la nécessité de mettre en œuvre un logo ; c’est tout à fait normal, pour nous-mêmes comme pour nos partenaires. Dans cette période, notre Région ayant la chance d’avoir un service de communication comprenant un atelier graphique, nos professionnels ont effectué un travail sur le projet de logo.
Quand on voit ce qui, ici ou là, peut être envisagé comme dépenses, on remarque bien l’intérêt d’avoir un tel service, un tel atelier au sein de notre Région. C’est vrai pour cela mais également pour beaucoup d’éléments de communication que vous voyez. Les campagnes dans le métro concernant l’enseignement supérieur sont plébiscitées et elles proviennent de l’atelier graphique parce que nous avons des professionnels.
Nous avons engagé ce travail, et chacun l’a bien compris, avec une production reprise par l’atelier graphique, ce qui était essentiel dans ce moment, c’est-à-dire la « Loire » dans notre nom : la Loire comme image, comme élément fédérateur, comme histoire et comme devenir mais également la Loire qui unit et réunit l’ensemble des territoires dans leur diversité.
Ce nom n’est pas uniquement « Val de Loire », il s’agit de « Centre-Val de Loire », c’est-à-dire six Départements qui travaillent ensemble depuis plusieurs décennies et qui se donnent une image.
Dans ce logo, sont symbolisés les éléments fondamentaux qui constituent la force de nos territoires ; je pense à la nature, avec l’eau, les forêts, les PNR, etc., mais également à la dynamique économique de notre région. Ils y sont assez bien représentés, je crois.
Sa silhouette d’ensemble dit la qualité de vie dans la région ; c’est un élément marquant de notre territoire. Elle montre également, et c’est important dans cette période, une région au centre de la France, qui va devoir travailler toujours plus en interrégionalité, c’est-à-dire ouverte sur l’espace qui l’environne.
Sur 13 régions, 2 ne sont ni frontalières ni maritimes : il s’agit de l’Île-de-France et du Centre-Val de Loire. Elles sont en interaction avec leur territoire et ce logo exprime tout cela.
Il est largement partagé et beaucoup d’éléments nous sont revenus : des félicitations, des encouragements et autres, provenant d’élus, de forces économiques, de professionnels ou de citoyens ; c’est plutôt bien. Comme toujours et nécessairement, certains avis ne sont pas en convergence, ce qui montre l’intérêt permanent, autour de sujets qui relèvent de la création, de prendre en compte la diversité des expressions et des visions.
Globalement, beaucoup d’aspects vont dans le bon sens et le niveau de satisfaction est important.
Nous avons souhaité, parce que c’était nécessaire et urgent, que tout le travail puisse être effectué rapidement, avec – vous le voyez dans le document – un bloc-marque d’ores et déjà à disposition de l’ensemble des structures partenaires.
Nous avons souhaité également avoir, en termes de matériels publicitaires, quelque chose qui soit immédiatement situé. Nous avons repris la ligne de communication « Plus qu’une région, une chance ! » illustrée avec la culture, l’économie, la formation, l’environnement et adaptée à notre nouveau logo. Tous les documents administratifs sont d’ores et déjà marqués ainsi.
Ce travail a été réalisé avec dynamisme et rapidité, avec des professionnels et avec un niveau de retour, et c’est bien légitime, qui ouvre à l’expression nuancée, celle-ci faisant une très large place à une satisfaction et à une véritable fierté de nos concitoyens, liées à ce nouveau nom et à cette nouvelle image.
Quand on reprend ce logo et qu’on le compare à celui existant, force est de reconnaître qu’il fallait le changer parce qu’il ne correspondait plus au nom de la région ; c’était un impératif absolu. De même, par rapport à beaucoup de logos créés dans des périodes plus récentes, il apparaissait relativement daté, sur le plan graphique. Je ne dis pas qu’il était mal mais il était important que nous allions vers la rénovation.
Je voulais vous faire partager rapidement ces points, afin que chacun puisse être informé.
Ensuite, se pose la question de savoir s’il faut ou non un vote : non, la communication est de la responsabilité de l’Exécutif dans une collectivité et on n’a jamais vu pratiqué un vote dans ce domaine.
S’agissant du nom de notre région, c’est la loi qui l’établissait.
Ce sont les éléments que je souhaitais faire partager avant que nous entamions notre ordre du jour.
Monsieur NOVELLI ?
M. NOVELLI.- Merci, Monsieur le Président, de ces longues explications concernant ce logo.
Vous faites passer comme une évidence la nécessité d’aller vite pour traduire le nouveau nom dans une nouvelle identité.
Je voudrais quand même replacer les éléments dans leur contexte : nous restons dans un contour géographique inchangé. Nous sommes l’une des régions qui a gardé son périmètre mais nous avons changé de nom, par un vote du Parlement, je vous le rappelle. Ce vote n’a pas été le fait d’un exécutif ni de députés appartenant à un parti, en l’occurrence celui auquel vous adhérez : le Parti Socialiste. Non, il a été le résultat d’un vote, comme cela se passe dans une assemblée délibérante, et c’est le Parlement qui a décidé que notre région s’appellerait Centre-Val de Loire.
Pourquoi est-ce que j’insiste à ce sujet ? C’est parce que cette décision résulte d’une conjonction de votes. Il est donc un peu abusif de dire que le logo est l’apanage de l’Exécutif, donc de la Majorité. Il est né d’une décision qui ne nous appartenait pas, puisqu’elle était parlementaire. Dans ces conditions, il eût été à tout le moins élégant de faire en sorte que la concertation, le vote pluriel intervenu au Parlement, soit aussi pluriel dans le choix du logo ou en tout cas qu’a minima, une concertation ait permis de le valider.
Cette région ne bouge pas en termes géographiques mais elle est la première à dessiner un nouveau logo : c’est un paradoxe auquel je voudrais vous rendre sensibles. Il est assez fascinant de voir une sorte de précipitation qui m’interpelle, au-delà du manque de « transparence » dans ce logo ; on peut le dire ainsi.
Vous insistez sur son esthétique, sur sa description, mais c’est sur le fond, vous l’avez bien compris, que je m’interroge. J’aurais souhaité que cette décision – « Centre-Val de Loire » a fait l’unanimité dans nos rangs, je n’ai pas souvenir d’avoir eu une critique sur ce nom – eût pu se prolonger par une concertation a minima, consistant, par exemple, à réunir les présidents des groupes pour leur présenter cette proposition.
Cependant, aujourd’hui présenté comme banal et comme une décision de l’Exécutif, ce qui va quand même accompagner le changement de nom de la région me semble vraiment très précipité et pris « au détour d’une table ». Ce n’est pas moi qui le dis : d’autres personnes, qui ne sont pas des politiques, se sont étonnées de la manière dont ce logo avait été fabriqué puisque j’ai lu dans un papier que l’on parlait de « tour de table » ou « sur un coin de table » s’agissant de son principe.
Je souhaiterais, je vous le demande, que nous puissions avoir cette concertation aujourd’hui et que l’on ne traduise pas dans les actes, à six mois des élections, le changement d’appellation. Ajouter « Val de Loire » à région Centre, en l’attente d’un nouveau logo, ne me semble pas dramatique. Je le dis encore une fois : à quelques mois d’une élection qui va intervenir en décembre, pour le choix de la future majorité et du futur exécutif régional, il eût été de bon aloi qu’il y ait eu cette transparence et cette concertation ; je ne me positionne pas sur la qualité du logo, pour laquelle certains ont des avis mitigés.
Monsieur le Président, c’est ce que je souhaitais vous dire de manière très claire, sans polémique outrancière, avec les regrets d’une non-concertation sur un sujet qui, à l’évidence, nous avait rassemblés, ainsi que les députés de l’Assemblée nationale et le Sénat.
M. le Président.- Monsieur GRAND ?
M. GRAND.- Si le manque de concertation pour ce changement de logo est le seul reproche que Monsieur NOVELLI peut faire à notre politique de l’Exécutif depuis quelques années, je pense que nous allons passer une campagne tranquille et qui se déroulera très bien !
Pour être plus sérieux, je n’ai absolument aucun souvenir d’avoir été concerté lors de changements de logo dans les différentes collectivités dans lesquelles j’ai été présent durant les dernières années. Vous me direz qu’il n’y a pas eu de changements, hormis quelques-uns en termes de communication, mais ce n’est pas vraiment mon propos.
Je voulais dire ma satisfaction du choix de réaliser ce logo en interne. J’ai toujours été assez dubitatif sur le fait que des entreprises et des sociétés de communication prennent des sommes très importantes, plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros, pour fabriquer des logos, y compris pour les collectivités.
À mon avis, celui-ci répond – cela se comprend en fonction des éléments donnés ici – à ce qui aurait été notre travail en tant que collectivité vers une éventuelle agence de communication. Nous y répondons en interne, pour un coût évidemment très faible puisque c’est celui du temps passé par les membres de nos services. De plus, c’est une véritable satisfaction pour eux d’avoir mis en œuvre ce logo.
Je pense que c’était une bonne décision de le faire en interne et de pouvoir valoriser le travail de nos services.
D’un point de vue purement technique, que l’on ait une version en une couleur, qui tienne compte des contraintes techniques des professionnels – il se trouve que c’est mon métier –, c’est intéressant. Quand on est sérigraphe ou tampographe, c’est-à-dire que l’on marque des objets de communication, et que l’on a des logos qui partent avec des quadrilles et différentes contraintes techniques qui ne tiennent pas compte de nos soucis, c’est un vrai problème. En l’occurrence, je pense que c’est directement lié au fait que ce sont des personnes qui, étant en interne, ont bien conscience de ces contraintes et en ont tenu compte. Ce sont des remarques plus techniques que je voulais faire sur ce dossier.
Je vous remercie.
M. le Président.- Madame MIALOT ?
Mme MIALOT.- Je dois dire, et vous l’avez d’ailleurs souligné, Monsieur NOVELLI, que la grande nouveauté est effectivement notre changement de nom.
J’ai fait partie des quelques élus qui ont travaillé autour de Jacqueline GOURAULT, voici un peu plus de vingt ans, pour que l’on puisse changer de dénomination, parce que l’absence du « Val de Loire » dans notre nom était un préjudice certain sur notre image, qui s’était aggravé avec l’inscription de la Loire au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Maurice DOUCET avait d’ailleurs contourné à l’époque, puisque les affiches touristiques, dont nous gardons le souvenir les uns et les autres, avaient ajouté la mention « Val de Loire » ; il en reste dans les locaux de Centreco.
Cette décision du Parlement nous a réjouis, bien évidemment. Nous savons, les uns et les autres, que s’il a décidé cela, c’est par la mobilisation de notre Président de Région et de parlementaires de notre région qui ont pensé que ce marquage de la Loire était essentiel.
Pour lancer un petit clin d’œil à mes collègues de l’Eure-et-Loir, nous sommes surpris de voir maintenant que le Loir, rivière qui traverse l’Eure-et-Loir, prend de plus en plus souvent un « e ». C’est affirmé, s’il en était besoin, combien la Loire irrigue tout notre territoire régional.
Sur la question du logo, il faut que nous soyons réalistes : jamais cela ne fait l’unanimité. Chaque fois que j’en ai vu un, j’ai trouvé que les communicants expliquaient fort bien ce qu’il signifiait. Or, j’étais en incapacité de réexpliquer ce que j’avais vu, parce que c’était excessivement abstrait et que la transformation de l’idée en un signe matérialisé n’était pas toujours évidente. Nous avons fait le plus simple du monde, en nous disant : « Nous avons des services compétents » et ceux-ci recevaient d’ailleurs des remarques, comme nous tous. Quand on voyait une bande de logos, on disait : « Notre logo régional ne se voit pas. » Il lui manquait plusieurs aspects : un tour, un espace, etc. C’est l’ensemble de ces réflexions qui ont été amenées au service communication.
Je n’ai jamais vu l’unanimité.
J’attends ce logo avec impatience. J’ai été très étonnée de constater combien le nouveau nom était entré très vite dans la vie de la région. Au Salon de l’agriculture, on nous le demandait ; il se produisait cette espèce d’impatience sur notre nom. Maintenant, quand il est écrit simplement « Centre », trois personnes font une remarque dans la réunion ! L’appropriation a été très rapide.
Le logo est pour faire corps totalement avec cette appropriation non seulement intellectuelle mais également physique. C’est pourquoi je pense qu’il fallait aller vite sur ce sujet.
M. le Président.- Merci.
Monsieur BRYNHOLE ?
M. BRYNHOLE.- Monsieur le Président, des dossiers importants nous attendent.
Je ferai quatre remarques.
La première est que nos concitoyens ont des soucis qui dépassent largement l’image que nous pouvons donner de la région. Ils attendent d’elle des actions, qu’elle réponde à leurs besoins et aux inquiétudes concernant l’avenir. Selon nos capacités à intervenir sur les choix, ils attendent que des réponses soient apportées en matière d’emploi, de logement et de justice sociale ; nous y sommes mobilisés et l’essentiel de notre débat devrait peut-être tourner autour de cela.
Deuxième remarque : j’ai participé, dans les années 1992-1993-1994, à un immense débat sur le changement de nom, voire du logo de la Région. Celui-ci n’a pas abouti, pour des raisons absolument essentielles : évidemment, l’image que nous voulons donner de la région dépend beaucoup des sensibilités des uns et des autres, du lieu d’habitation, etc., et notre collectivité territoriale, qui était encore jeune à l’époque, n’a pas permis de créer l’unité à réaliser. À présent, elle peut être générée. C’est une unité d’actions et surtout dans laquelle les habitants de notre région peuvent se reconnaître ; c’est important.
Troisième remarque : si le changement de nom peut être utile, c’est en permettant aux habitants et aux citoyens qui habitent notre région de reconnaître l’efficacité de l’action de la Région. S’agissant des lycées, de la formation, de l’emploi, c’est-à-dire de dossiers aussi évidents qu’essentiels pour eux, ils veulent pouvoir s’identifier à une image qui rend compte de cette action. Alors, nous aurons fait œuvre utile. Seul, cela nous intéresse.
Enfin, avec l’éclipse solaire, la nuit va tomber un peu plus tôt aujourd’hui ; si une lumière doit être faite, ce doit être sur les actes et sur le sens même de notre action. Ce logo représente l’identité de cette région que nous recherchons depuis quelques décennies. Lors de sa constitution, elle a été un agglomérat, pour le dire rapidement, des différentes provinces issues de l’histoire de notre pays. Maintenant, cette région existe parce qu’il y circule des trains régionaux, que les lycées sont en état de marche et que nous sommes mobilisés sur la justice sociale et sur l’égalité du territoire pour l’accès à la culture, etc. Une image de son efficacité peut être donnée, permettant aux uns et aux autres de s’identifier aussi dans ce qui s’annonce – et je terminerai là-dessus – au sein du débat essentiel : « Qu’allons-nous faire de notre région dans les années qui viennent, pour répondre aux grands défis de la crise que nous traversons ? »
Alors, si notre logo est utile à reconnaître une action, nous aurons fait une œuvre, non pas indispensable mais utile, modeste et avec l’ambition de servir nos habitants.
M. le Président.- Merci, Monsieur BRYNHOLE.
Madame QUATREHOMME ?
Mme QUATREHOMME.- Un petit mot pour apporter ma pierre à l’édifice de ce dossier majeur ; vous l’avez dit, Marc.
Merci, Monsieur le Président, de le mettre à l’ordre du jour parce qu’il concerne tous les habitants de cette région et, tous les matins, ils y pensent et se disent : « Heureusement que le logo a changé ! »
On voit bien, dans ce dossier, que les reproches peuvent venir de tous les côtés. Si nous avions pris un cabinet extérieur, on nous aurait dit : « Cela a coûté 100, 200 ou 300 000 euros : quelle honte pour les finances publiques ! » Nous avons choisi, et tant mieux, de le faire en interne par des professionnels.
En effet, ce n’est pas parce que c’est réalisé en interne que ce ne sont pas des professionnels.
Je veux rendre ce petit hommage aux agents de la Région, qui sont des professionnels dans tous les domaines, que ce soit dans le service de la communication ou dans les autres. Lorsque nous avons des dossiers structurants, de gros dossiers visibles, heureusement que nous ne faisons pas que les confier à des cabinets extérieurs ; nous permettons aussi aux agents de notre Région de travailler dessus, de s’identifier et se projeter.
Nous pourrions avoir une grande concertation en session publique uniquement sur ce sujet. J’imagine le débat : le jaune un peu trop lumineux, le trait un peu trop épais, le bleu sans doute un peu trop fort. Nous le savons bien, nous sommes tous des professionnels de la communication donc nous avons tous un avis sur ce logo !
Je vois d’ailleurs depuis 48 heures que les avis sont plus modérés parmi ceux qui sont contre ce logo ou la méthode. Maintenant, on reproche moins sur le fond mais un peu plus sur la forme.
S’il vous plaît, revenons aux dossiers essentiels à cette région et travaillons pour nos habitants.
Je vous remercie.
M. le Président.- Merci.
Monsieur LEMAIGNEN ?
M. LEMAIGNEN.- Ce qui est important, c’est le changement de nom. Il est essentiel, consensuel, important pour la lisibilité de notre région et pour son appropriation par ses habitants. Nous nous sommes battus – Madame MIALOT l’a rappelé – en 1992 puis en 1994. Nous l’avons enfin, tant mieux !
Le logo est relativement secondaire, même si je vous avoue que je partage tout à fait ce qui a été dit par Hervé NOVELLI sur la méthode.
J’ai vu sur Internet de petits débats : certains trouvent cela bien, d’autres le jugent moche mais c’est habituel, je suis d’accord avec vous.
Jean-Marie BEFFARA nous dit que de vrais professionnels ont travaillé depuis plusieurs mois pour la nouvelle identité visuelle. Pour ce faire, de très larges concertations, hors du feu des projecteurs, se sont tenues.
Il est vrai que nous n’aurions pas ce débat s’il y avait eu un minimum de présentation, non pas forcément sur le logo lui-même mais au moins sur la méthode et sur le temps d’élaboration.
On nous a distribué aujourd’hui un papier de Centreco sur lequel est inscrit : « Région Centre-Val de Loire ».
Je vous demande, Monsieur le Président, de surseoir : on applique cela en attendant et on verra ensuite.
(Brouhaha)
On nous dit : « Nous avons fait cela pour des raisons d’économies. » Je me permets d’émettre une petite remarque : je n’ai pas vu beaucoup d’économies en matière de communication. Le budget communication de la Région est suffisamment énorme pour que l’on ait pu se permettre de travailler un peu mieux le logo, même si ce qui est réalisé en interne est peut-être aussi bien qu’en externe. Simplement, je voudrais que cette notion d’économies soit appréciée sur l’ensemble du budget communication de la Région qui en a grand besoin.
L’essentiel est maintenant de passer à l’action.
Je vous rassure, Monsieur le Président, dans la campagne électorale, les critiques ne porteront pas essentiellement sur le logo mais sur bien d’autres aspects !
M. le Président.- Merci.
Une demande de parole de Monsieur ROIRON ?
M. ROIRON.- Je vais être assez rapide. Quelquefois, les Français se détournent de la vie politique parce qu’ils ont le sentiment d’avoir des débats irréalistes.
Or, depuis plusieurs jours, il se déroule des débats irréalistes sur un logo !
La vraie question, qui a fait consensus ici, est de passer de Centre à « Centre-Val de Loire ». Pour le restant, certains trouvent le logo bien, d’autres mal ; d’autres encore n’ont pas d’avis mais, comme il a été dit, notamment par Marie-Madeleine MIALOT, un logo est toujours en fonction de critères que certains aiment ou non.
Par ailleurs, je voudrais dire à Monsieur LEMAIGNEN, qui me semble être l’un des seuls à lire le budget dans cette assemblée, qu’il devrait le regarder de façon assez proche : le budget de la communication, Monsieur LEMAIGNEN, est en baisse et il n’est nullement en hausse.
Il est important de l’énoncer ; cela permet d’éviter d’affirmer des éléments contraires à la vérité.
M. LEMAIGNEN.- Il est très, très élevé !
M. ROIRON.- On ne peut pas dire, à certains moments, que l’on ne se fait pas assez connaître et ensuite dire que le budget de la communication est trop élevé ; c’est irréaliste !
(Brouhaha)
M. le Président.- Merci, chers collègues.
Monsieur MAHOUDEAU, un mot, puis Monsieur BEFFARA et nous passerons à notre ordre du jour.
M. MAHOUDEAU.- Juste un mot pour dire que le logo n’est pas très important : si l’on en juge en fonction de la campagne électorale des départementales, on n’a pas vu beaucoup celui du Parti Socialiste sur la communication !
(Rires et brouhaha)
M. ROIRON.- C’est un niveau extraordinaire !
Mme MIALOT.- On n’avait pas vu l’UMP sur le Sénat !
M. le Président.- Merci, chers collègues.
Dernière intervention : celle de Monsieur BEFFARA.
M. BEFFARA.- Un mot ou deux très rapidement.
D’abord, pour remercier Monsieur NOVELLI et Monsieur LEMAIGNEN de la modération de leurs propos. Finalement, il est essentiel de constater que nous sommes tous d’accord ce matin sur les vertus du nouveau nom de la région Centre-Val de Loire, qui a été soutenu par l’ensemble des parlementaires de cette région et par l’ensemble des parlementaires de cette Majorité nationalement. Il était important de vite pousser l’avantage que nous donnait ce nouveau nom à travers une communication revisitée.
Nous l’avons fait dans de bonnes conditions en termes de coûts, puisque d’autres collègues dans les Régions me disent que des propositions d’agence se situent autour de 300 000 euros pour faire un logo. Nous l’avons réalisé de façon interne afin de très vite pousser l’avantage que nous avions par ce nouveau nom et le porter collectivement.
L’Opposition est dans son rôle, il ne pouvait en être autrement, et la Majorité est dans le sien. Par conséquent, tout va bien et nous sommes dotés aujourd’hui d’un outil de communication performant.
M. le Président.- Merci de cet échange.

  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   16

similaire:

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconDésignation du secrétaire de séance

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconDésignation du secrétaire de séance

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconRapport n° 07. 198 Cp mes chers Collègues, L’association «Espoir pour l’Arménie»
«Espoir pour l’Arménie» une subvention exceptionnelle de 200 000 f (soit 30 500 euros)

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconApprobation du procès-verbal de séance du 04/06/2015 et Monsieur...
«erica immo» dont le siège social est au 62, rue Bonnabaud 63000 Clermont-Ferrand

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconLe juge des référés du tgi de Nantes a contraint l'État à délivrer...
«identité». «Nous sommes contents mais cet appel nous empêche de nous réjouir», commente Sylvie Mennesson

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconChers collègues économistes

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconNous avons le plaisir d’accueillir Monsieur Juanito valetudi, Président...

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconCommuniqué : Appel à projets 2017-2019 du Dispositif Local d’Accompagnement (dla)
«dla» sera complété par un autre appel à projets «développement de l’emploi des tpe en idf», conformément au contexte général francilien...

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconLe mot «Mitbestimmung» signifie «cogestion». Nous allons donc tout...
«Mitbestimmung» signifie «cogestion». Nous allons donc tout logiquement parler de la cogestion en Allemagne (!)

M. le Président. Mes chers collègues, nous allons procéder à l’appel, tout d’abord. (Monsieur François bonneau procède à l’appel nominatif) Désignation du secrétaire de séance iconRésumé Tout d’abord, nous souhaiterions expliquer les raisons qui...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com