Le terme d’autogestion signifie «gestion par soi-même» : du grec





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A/ Première conséquence directe des crises : les contrôle des flux migratoires

>les deux crises sont marquées par une stabilisation de la population étrangère en France, et même marqué par un recul dans les 30’s

30’s : 1931 reflux des travailleurs immigré au nom de la protection de la main d’œuvre nationale, mise en place du contrôle des flux. Ce reflux touche surtout les immigrés les plus récents qui n’ont pas d’attaches et qui n’ont aucune raison de rester s’il n’ont pas d’emploi. Les travailleurs algériens et portugais sont les plus touchés. Baisse de 20% de la population étrangère de 1931 à 1936.

  • durant les années 70>mise en place de toute la politique de l’immigration>juillet 74 le conseil des ministre décide de suspendre provisoirement l’immigration : pas une baisse mais stagnation avec une légère augmentation de la population étrangère (300mille entre 75 et 82)

  • phénomènes relativement semblables : dans les deux cas les pouvoir publics ont voulu diminuer la main d’œuvre disponible étant donné la récession mais ils n’ont pas réussi ou très peu> seulement stabilisation, fin du « turn over » entre le pays d’accueil et le pays d’origine, enracinement de la population immigré marqué notamment par le vieillissement de la population durant les deux crises. >>hausse de la part des improductifs ce qui est un facteur non négligeable de la crise.

  • prise de conscience du caractère irréversible de l’immigration.

B/ Les crises fragilisent la place des travailleurs immigrés sur le marché du travail.

>catégories les plus fragilisées sur le marché  du travail pour plusieurs raisons :

-occupent des emplois précaires peu qualifiés et facilement remplaçables (BTP, travaux pénible et peu qualifiés de l’industrie etc…)

-faible pouvoir de protestation, faible syndicalisation, nombreuses pression dans les années 70 pour limiter tout engagement politique et syndical.

Les conséquences de la crise sont amplifiées sur les travailleurs immigrés, cela se vérifie en étudiant l’évolution de la population active étrangère : moins 22% entre 1931 et 1936 et moins 1,8% entre 75 et 82> amplification des mutations d’ensemble :le chô passe de 2 à 4% entre 31 et 36 pr l’ensemble de la pop° et de 3’6 à 7,8 pour les travailleurs immigrés, même tendance dans les années 70.(ex…)

Les travailleurs immigré apparaissent ainsi plus soumis que les autres actifs aux fluctuations économiques.

Rq : tendance à l’amplification de toutes les mutations chez les pop° étrangère durant ces deux crises (cf tertiaire, précarisation)

C/ Dans une certaine mesure les travailleurs immigrés apparaissent comme un moyen de limiter les effets de la crise

  • Le reflux de plusieurs centaines de milliers de travailleurs immigrés durant la crise des années 1930 apparaît comme une véritable exportation du chômage vers les pays d’origine

  • 70’s : amplification des mutations du monde travail au sein des travailleurs immigrés : précarisation du travail accrue chez cette catégorie de population permet de fournir aux entreprise une flexibilité dont elles ont besoin durant cette période d’incertitude économique> temps partiels, enchaînement de petit boulot peu qualifiés et a court terme, CDD, incertitude, intérim, sans oublier les travailleurs clandestin qui permettent aux employeurs de diminuer les coûts.

>insécurité du travail inégalement partagée en temps de crise et concentrée sur les travailleurs immigrés. Les crise semblent ainsi renforcer encore davantage les inégalité sur le marché du travail.

II/ Le contexte de crise déclenche une vague d’hostilité à l’encontre des travailleurs immigrés : l’immigré devient le bouc émissaire

A/ Violence dans les pratiques

Dans les deux crises, on constate ces mêmes phénomènes. Les travailleurs immigrés les plus récents sont régulièrement victimes de violences physiques. Il faut néanmoins remarquer que ces violences sont plus rares que lors de la crise des années 1880 (pas de mouvement de masse). Néanmoins les archives nationales sont pleines de ces faits divers témoignant de la xénophobie ambiante :

-1931 : bagarres répétées dans les Nord entre grévistes français et non grévistes belges : jets de pierre, de brique, certains ouvriers belges jetés dans es canaux…

-1934 : un mort et deux blessés grave suite a une altercation entre français et marocains

-1938 : un contre maître polonais est assassiné par 5 ouvriers français

Crise des 70’s : « été rouge » de Marseille en 1977 qui fait 15 victimes dans la communauté algérienne. Rien qu’en 1982 on constate 23 attentats perpétrés contre les étrangers.>rarements un mois ne se passe sans qu’un membre de la dernière vague des travailleurs immigrés ne soit victime de la xénophobie ambiante.

B/ Violence dans les discours

Cette violence physique va bien sur de pair avec une violence verbale que l’on peut facilement répertorier dans les journaux, ou encore dans les lettre adressées au gouvernement etc. Les attaques xénophobe sont plus ou moins subtiles selon les publics visés et la période.

Dans les deux crises la presse participe largement a cette xénophobie latente et il est intéressant de remarquer à quel point la crise économique est un facteur déclencheur de l’hostilité à l’encontre des immigrés :>les articles traitant de l’immigration sont ainsi beaucoup plus nombreux dans les années 30 que dans les années 20

>dans les années 70 c’est le changement de ton d’un journal comme le Figaro qui est significatif : 1973(juste avant la crise, période on l’on fait fortement appel à l’immigration) : discours « compréhensif » à l’égard des immigré et dénonçant le racisme, qques années plus tard>se base sur les déclarations de démographe et annonce l’imminence de l’explosion de la communauté nationale.

Les thèmes de dénonciation de l’immigré sont pour la plupart communs aux de crise et datent de la fin du XIX° siècle : danger pour la sécurité et la santé publique, fantasme autour de la figure de l’immigré… Le thème du travail est privilégié en période de récession économique pour dénoncer les immigrés comme en témoignent les nombreuses lettres dénonçant l’invasion de étrangers volant le travail des français de souches.

Véritable logique du « eux-et-nous », rejet des immigrés présentés comme les responsables de tous les problèmes du moment.

C/ Le contexte de crise explique cette hostilité à l’égard des travailleurs immigré

>le travail et souvent la principale justification de ces violences

-prise de csc du caractère irréversible de l’immigration et visibilité accrue en période de crise : comme on l’a vu les périodes de crise sont plus une période de stabilisation de la main d’œuvre immigrée plus que de reflux, la prise de conscience du caractère irréversible entraîne logiquement des crainte de l’hostilité. De plus la visibilité des immigrés est accrue en période de chômage>les immigrés font eux aussi partie des files d’attente de l’ANPE ou des bureaux d’assistance, de plus le vieillissement lié à la stabilisation de la population immigré les rend également plus visible dans les hôpitaux exacerbant encore l’hostilité à leur égard (invasion, Hygiène…)

-déclassement social : un des principaux facteurs de l’hostilité à l’encontre des travailleurs immigrés. En période de crise de nombreux travailleurs français sans emploi sont contraints de se tourner vers des emplois qu’ils avaient laissés aux immigrés en période de prospérité (notamment les BTP, industrie etc)>Pb>travailleurs immigrés qui sont cantonnés à ce type de travail sont plus qualifié que la main d’œuvre française>sentiment d’humiliation pour certains français (se battre pour obtenir un travail peu gratifiant)>>thématique du travailleur immigré qui vole le travail des français.

-période de mutation sociales (274) et de crise d’identité

-solution de facilité pour les politiques>instrumentalisation de la xénophobie a des fins politiques en période de crise.

III/ Malgré les nombreux parallélismes il y a néanmoins un certains nombre de différences sur la situation de immigrés selon les périodes

A/ Des discriminations et des exclusions radicales dans les années 1930

La violence des propos et des actes distingue en effet nettement la crise des années 30 de celle des années 70 > ce qui amène a relativiser dans une certaine mesure la xénophobie des années 70 Ce qui est particulièrement frappant durant la crise des années 30 ce sont les fortes discriminations dont font l’objet les travailleurs immigrés de la part des pouvoirs publics et que l’on ne retrouve pas avec les même violence dans les années 70.

L’exemple de l’action des professions libérales à l’encontre des travailleurs immigré est très frappant notamment les juristes et les médecins(très présent au parlement)>virulence des attaques, à l’origine du basculement de l’opinion publique qui débouchera sur le régime de Vichy selon G.Noiriel.

Origine de ces attaque>surproduction des diplômé dans ces secteurs (décalage croissance/formation/, exercice/récession) conjuguée à une affluence de réfugiés bien qualifiés>>concurrence

Action des avocats toute en discrétion grâce à leur position au parlement : 1934 : promulgation d’une loi révisant le code de la nationalité et obligeant tout les naturalisés (même ceux ayant effectué leur service militaire en France) désireux d’accéder à la fonction publique un stage de 10+ interprétation rétroactive de la loi !

Action un peu différente des médecin : groupe de pression, campagne de presse jouant avec tous les fantasmes de la xénophobie>loi Armbrsuter en Avril 33 : on ne peu plus exercer la médecine sur le territoire français si l’on n’est pas de nationalité française, 1935>grève des étudiant en médecine réclamant les mm avantage que les juriste (soutien d’Action Française)>vote d’une nvelle loi qui oblige les naturalisés voulant exercer a effectuer leur service militaire et leur impose un délai de 5 ans avant de pouvoir postuler.

>>>dérives racistes très dangereuses (certains médecins soutiendront les pires théories racistes) afin de protéger des intérêt corporatistes> annonce les mesure du gouvernement de Vichy

-ex : actions des professions libérales contre les étrangers, cf Vichy

-virulence des attaques

B/ Des discriminations plus feutrées durant la crise des année 1970 mais bien réelles…

Les discours de l’extrême droite durant les années 70 étaient des lieux communs pour une bonne partie de l’opinion publique des années trente, ce qui n’est pas le cas dans les année 70>permet de relativiser la xénophobie actuelle.

Plusieurs raisons :

>certains acquis corporatiste n’ont pas été remis en cause ; les travailleurs immigré des années 70 ne sont pas en mesure de concurrencer les juriste ou médecins

>csc de dangers de telles dérives, certains propos xénophobe qui étaient des lieux communs dans les années trente sont aujourd’hui cantonnés à l’extrême droite.

>Transformation du monde juridique français (partie suivante)

Pourtant les discriminations à l’égard des travailleurs immigrés existent toujours, elles sont simplement plus feutrées.

>tout d’abord la crise des années 70 a renforcé les inégalités sur le marché du travail et les travailleurs immigrés en sont les premières victime>chômage périodique, instabilité de l’emploi, des horaires, des lieux de travails etc…

>Enfin la discrimination des travailleurs immigré durant les années 70 semble également se faire en amont >elle est donc moins visible>cf la discrimination des immigrés à l’école qui est devenue une instance centrale en terme de professionnalisation et d’élévation> processus discret mais bien réel de relégation des enfants d’immigrés dans les secteurs les plus dominés du marché (ghettoïsation etc.)

C/ Mais également davantage de prises en compte de la situation des travailleurs immigrés.

Cela se constate à plusieurs niveaux.

>au sein du milieu associatif et syndical : c’est durant cette période que l’on constate la création de certaines association de défense des droits des travailleurs immigrés à l’image GISTI créé dans les années 70 et issu de la mouvance de mai 68, qui va d’ailleurs permettre la défense du droit au regroupement familial, condition indispensable pour mener une vie normal pour un travailleur immigré. De plus à partir des année 70 on constate une certaine politisation des travailleurs immigrés qui défendent davantage leur droit : les syndicats intègre les travailleurs immigrés, certaine grèves ont lieu (ex : le conflit de Pennaroya à Lyon en 972)

>Enfin dans ce contexte les pouvoir publics sont plus vigilants à la situation des immigrés malgré toutes les mesure de répression mises en place durant cette période >>importance du Conseil d’Etat qui va à plusieurs reprises freiner l’action du gouvernement> novembre 77> 7 circulaires du gouvernement défavorables aux immigrés sont annulées.

Patrick Weil souligne également que les gouvernants au moment où ils décident de suspendre l’immigration ont également conscience de la nécessité d’améliorer les condition de vie des travailleurs immigrés par des actions sociales à l’image du secrétaire d’Etat Postel-Vinay qui met en place en 1974 un important programme de construction de logement…mais qui sera finalement rejeté….

Le paternalisme


Le paternalisme patronal reçoit le double héritage d'une pratique renouvelée de la charité et de la philanthropie née dans les années 1880 et d'une nouvelle tendance à la généralisation de la surveillance des ouvriers. Ce double aspect interroge encore la vision actuelle portée sur ce phénomène: le paternalisme est-il un système de protection des ouvriers ou plutôt une nouvelle forme de domination patronale? Si la fin du XIXeme siècle annonce un regain de l'esprit de charité traditionnelle à forte base chrétienne, c'est aussi une époque d'essor du syndicalisme et des contestations ouvrières partout en Europe. Toute la difficulté consiste donc à situer le paternalisme du côté de la foi patronale sincère en un progrès nécessaire de justice sociale ou du côté de la réplique disciplinaire contre les agitations. Cette ambiguité montre d'autant plus sa force qu'elle divise aussi le mouvement ouvrier lui-même dans les années 1900. Mais cet effet de scission du mouvement ouvrier n'était-il pas recherché dans le but de retarder toute possibilité d'émancipation des travailleurs? Quoi qu'il en soit, le modèle du pater familias incarné par le "patron providence" des grandes entreprises en expansion après la deuxième révolution industrielle n'a de validité qu'en une époque où la charité ne s'envisage que dans une forme interpersonnelle. A ce titre, le déclin du paternalisme patronal industriel entamera sa marche lorsque les pouvoirs publics seront appelés à se substituer à l'initiative privé par transfert de responsabilités et ce dès les années 1920. Il n'est dès lors pas étonnant que cette forme d'organisation sociale du travail suscite l'enthousiasme sous des régimes particuliers comme celui de Vichy valorisant le respect de l'ordre hiérachique familial traditionnel ainsi qu'un modèle caritatif volontariste et non pas publiquement admistré.


I) Le paternalisme : résultante d’une pratique renouvelée de la charité et de la philanthropie.

Les patrons des nouvelles branches de l’ industrie en expansion à partir de 1880 (sidérurgie, metallurgie, chimie, automobile) et ceux des secteurs plus anciens qui s’étendent en surface et se modernisent (textile, mines) reçoivent les enseignements de l’Encyclique Rerum Novarum de Léon XIII de 1891. Celui-ci rejette le libéralisme et le socialisme contre lesquels il affirme que la doctrine sociale de l’Eglise peut apporter des réponses aux problèmes du temps. Inspiré par un catholicisme social qu’il légitime, ce texte se réclame d’une même conception chrétienne de la fraternité. Il formule un projet corporatiste et incite donc à l’engagement social. Cependant, il reste dans la lignée d’une logique de générosité charitable largement interpersonnelle. Ainsi, il est important de souligner que l’immaginaire collectif a constamment nourri des suspicions à l’égard des initiatives du patronnat alors même que leur apport social était évident.
 Cf. Henri Hatzfeld, Du paupérisme à la Sécurité sociale.
« Les institutions patronales de secours et de prévoyance sont, au XIXeme siècle, les premières ébauches de notre sécurité sociale. (…) Les deux professions les mieux protégées à la fin du siècle dernier par les caisses patronales étaient les mineurs et les cheminots. »

• Décret du 3 janvier 1813 : les exploitants du secteur minier doivent entretenir médicaments et moyens de secours et, dans le cas d’exploitations importantes, « un chirurgien spécialement attaché au service de l’établissement ».
• 1817 : le pouvoir royal institue la caisse de prévoyance des mineurs de Rive de Gier. Cette caisse doit être alimentée par des cotisations ouvrières et patronales et par l’Etat. Elle doit verser des allocations journalières aux blessés, mutilés, veuves et orphelins.

Mais, en général, les compagnies gardent le contrôle de ces caisses. Une grève de 1867 à La Ricamarie (périphérie de Saint-Etienne) a pour but de revendiquer la gestion de la caisse par les ouvriers.

• Milieu XIXeme : la Compagnie des Mines d’Anzin et celle des Mines de la Loire construisent les premiers logements, hospices et écoles avant même la multiplication des corons.
• 1872 : la chambre de commerce de Bordeaux décrit le statut très privilégié des cheminots de la Compagnie du Midi qui bénéficie d’une caisse de prévoyance leur assurant des secours en cas d’incapacité. Ils ont aussi accès à un économat, un réfectoire, des classes d’adultes qui assurent des possibilités de promotions internes. Ces conditions font du millier d’employés de la Compagnie des privilégiés dans une ville qui reste dominée par l’artisanat et dans laquelle n’existent pour les « ouvriers » que des siciétés de bienfaisance.

• Tout comme Schneider ou Creusot, depuis 1850, l’entreprise Michelin à Clermont Ferrand donne sans doute pour le XXeme siècle, l’exemple le plus complet d’action sociale patronale. Elle crée en 1901, une caisse de prévoyance . En 1909, elle constitue une société d’habitations à bon marché amenée à construire 3000 logements en 20 ans. En 1915 elle accorde des allocations familiales et elle met en place des crèches et des salles d’allaitement pour les nouveaux-nés. Elle ouvre également une coopérative et, en 1920, un dispensaire pour antituberculeux. En 1926, elle ouvre son propre sanatorium de 90 lits. Elle crée par ailleurs des écoles et entretient des colonies de vacances. Ainsi s’édifie un univers Michelin qui, au prix de leur soumission, assure le sort de ses ouvriers et de leur famille, mais qui met aussi toute une région dans la dépendance de la prospérité d’une seule entreprise.

• L’équivalent en Allemagne est Siemensstadt implantée depuis 1897 à l’ouest de Spandau au Nord-Ouest de Berlin. Au bord de la Spree, tout a été pensé pour vivre à plein temps sur un seul terrain : habitats collectifs, magasins alimentaires, prise en charge des enfants dans les Kindergarten, caisse-maladie pour les ouvriers.


Il y avait un soucis de la part de ces entreprises de palier la crise du logement de cette époque : habitations populaires insuffisantes en nombre et en qualité et donc peu rentables pour des placements+renchérissement des loyers du à la rareté.

Mais cette sollicitude n’était pas désintéressée et il s’agissait d’attacher la main d’œuvre à l’entreprise, à la fois par les avantages ainsi accordés, et par la peur de les perdre s’ils la quittent.

II) Un nouvel instrument de surveillance et de contrôle sur le mouvement ouvrier.

• Renforcement du contrôle de l’employeur qui peut renvoyer le locataire indiscipliné, peu ardent au travail ou simplement âgé.
• Les aides s’accompagnent souvent de contraintes morales : internats d’usine souvent gérés par des religieuses qui imposent une discipline monacale et apprennent le respect dû au patron.
• Certaines mesures paternalistes ont des effets pervers : dans l’entre-deux-guerres, les entreprises se sont attachées à prévenir les risques de maladies. Elles instaurent des visites médicales à l’embauche comme dans les chemins de fer français en 1931. Mais cela écarte les tuberculeux qui sont rejetés vers des emplois moins protégés.

Les mesures paternalistes visent également à diviser le mouvement ouvrier aux moments où il tente de s’unir en mouvement de contestation sociale.

• Symboliquement, le mythe de l’infaillibilité de l’autorité paternelle (pater familias) est remis en question à partir de la loi de 1889 qui institue la déchéance paternelle en cas d’incitation à la débauche, au crime et au vagabondage. De même, contre les méthodes « paternalistes », l’agitation ouvrière se soulève à la findu XIXeme en Europe : création de la CGT en 1895 composée d’une majorité de actions desyndicalistes révolutionnaires (Pouget, Monatte) ralentissement volontaire de la production, « coulages »(gaspillage de matières premières), grève générale pour mener à la capitulation des patrons et destructions d’églises dans le cas flagrant d’alliance avec le clergé+Charte d’Amiens en 1906. 1 millions des syndiqués en 1913 en France, 4 millions en Angleterre, 2 millions en Allemagne. Ex d’action : coupure générale de l’électricité à Paris en 1907.

• La réplique patronale pouvait prendre une forme violente avec sanctions dures et renforcement des règles coercitive mais aussi la forme d’un renforcement du paternalisme qui était un autre moyen de décourager l’agitation. Il s’agissait de convaincre l’ouvrier qu’il possédait des intérêts communs avec l’employeur : en somme l’effort et la persévérance étaient récompensés par des services comme au sein d’une famille. Les bénéfices de la collaboration de classes étaient la construction des logements, loués ou vendus, des écoles, l’aménagement des jardins ouvriers permettant l’exercice physique et l’apprentissage de la liberté, les primes…
A Clermont Ferrand dans l’entreprise Michelin, les salariés les plus méritants étaient invités aux fêtes de famille de l’employeur comme le mariage de ses enfants.

Ex de méthode paternaliste originale : la faïencerie de Sarreguemines en Lorraine. Les patrons jouent sur le contenu du décor des assiettes qui sont réalisées par la main-d’œuvre céramiste pour lui proposer par ce canal, des modes de vie conformes à leurs aspirations : A la fin des années 1860 une série d’assiettes humoristiques lancent des slogans illustrés contre la grève- «la grève des coiffeurs, c’est un coup de toupet qui va défriser bien des gens ». C’est une incursion habile, sur le mode de l’humour, du patronat dans la vie de l’ouvrier pour influencer ses décisions. Au fur et à mesure que les mouvements de contestation ouvriers se diffusent de 1880 à 1890, la série d’assiettes s’enrichit de nouveaux décors.

Petit à petit il y a aura un transfert des responsabilités de l’initiative privée vers les pouvoirs public qui va faire décliner le paternalisme. L’application de la loi instaurant l’impôt sur le revenu en 1919 marque le terme de la charité traditionnelle des notables qui déclarent qu’on ne peut à la fois amputer leurs revenus et exiger d’eux qu’ils continuent à exercer des responsabilités sociales. Ce transfert provoque la naissance d’administrations d’un nouveau type, embryons de le ministère de l’Hygiène, defuturs ministères sociaux : ex, 1920 l’Assistance et de la Prévoyance.

LAURENT Quentin, 2PES2

Les Expositions Universelles : lieux de loisirs et d’industrie

C’est quoi une exposition universelle ?

« Une exposition est une manifestation qui a un but principal d’enseignement du public, faisant l’inventaire des moyens dont dispose l’homme pour satisfaire les besoins d’une civilisation et faisant ressortir dans une ou plusieurs branches de l’activité humaine les progrès réalisés ou les perspectives d’avenir. » Galopin. 1997.

Introduite la notion d’exposition, et avant de présenter le principe d’exposition universelle, il faut préciser qu’au 19e siècle, les expositions sont d’abord Industrielles. Nées pendant la révolution industrielle, constructeurs et chercheurs y exposent des produits de l’industrie, leurs innovations dans différents secteurs.

Une exposition dite universelle si elle touche toutes les branches de l’activité humaine (Agriculture, Industrie, Beaux Arts), tous les pays peuvent y participer et son alors mis en « compétition » (l’exposition peut être qualifiée d’Internationale).

Phénomène urbain par excellence, les expositions durent de 164 à 351 jours, et sont soumises à une réglementation officielle depuis 1928 et la création du Bureau International des Expositions. Il existe également un système de prix, récompensant les meilleures innovations.

Vitrine du progrès marquée par l’ère industrielle

Pur produit des sociétés à l’âge industriel, les expositions universelles sont qualifiées d’Olympiades du progrès.

Elles sont organisées, surtout au début, dans les grandes villes des pays à la pointe de l’industrialisation, notamment Londres puis Paris, principales villes où vont s’organiser des importantes expositions.
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