Sur le thème : «Quelles alternatives à l’heure des technologies numériques ?»





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Séminaire « De quoi demain sera-t-il fait ? » (2013-2014)

Organisé par Espaces Marx et la Fondation Gabriel Péri

Séance du 21 janvier 2014 – Invité : Bernard Stiegler



Invité : Bernard Stiegler, philosophe

Sur le thème : « Quelles alternatives à l’heure des technologies numériques ? »

Attention : décryptage « brut » - [les points de suspension signalent une pause ou une hésitation, mais ne sont pas une coupe ; quelques précisions sont notées en bleu et entre crochets ; des ??? surlignés en vert nécessitent une vérification]

Guy Carassus

Bien… Je vous propose que nous débutions sans plus tarder cette séance du séminaire « De quoi demain ? »… De quoi demain sera-t-il fait ?, puisque que c’est l’axe et la manière de formuler que finalement nous avons retenus. Je veux, avant de lui passer la parole, remercier vraiment très vivement, très chaleureusement, Bernard Stiegler qui a accepté de participer à ce séminaire.

Très, très vivement et chaleureusement parce que je sais qu’il est très pris, très demandé, par ses activités de philosophe, d’écriture, d’animation du centre Ars industrialis – dans lequel j’ai puisé de nombreuses informations… Donc voilà. Il distrait un peu de son temps pour participer à notre réflexion sur « de quoi demain », justement. Et ce qui nous a particulièrement intéressés, pour le faire venir à ce séminaire, c’est le travail qu’il mène sur… justement… dans le rapport au devenir des sociétés confronté aux technologies numériques. Qu’est-ce qu’elles mettent en jeu ? Qu’est-ce qu’elles dessinent pour les sociétés et pour les individus… ? Donc de nouvelles formes de devenir humain, en somme. Donc, sans plus attendre, je vais lui passer la parole pour cette conférence. Et puis après ça sera à vous de prendre la parole pour des réflexions, des avis…, pour qu’on ait un échange avec lui.

À vingt heures, normalement, nous en aurons terminé avec cette séance. À vous, Bernard. Merci.
Bernard Stiegler

Merci beaucoup. Pour cette invitation et merci à vous tous pour votre intérêt.

J’ai répondu, d’abord, sans hésiter à cette invitation mais d’autant plus que je soutiens une thèse très précise pour répondre à cette question : « de quoi demain sera-t-il fait ? ». Depuis… pas très longtemps d’ailleurs… peut-être un an, un an et demi… je… comment dire… j’essaie d’alerter un petit peu mon entourage du fait que demain sera fait de ce que j’appelle « l’automatisation généralisée ». J’ai bien des raisons de le penser… Ça fait déjà pas mal de temps que cette thèse m’habite, mais j’ai eu l’occasion de préciser mon point de vue et, je dirai, d’aller plus loin dans mon hypothèse lorsque Francis Jutand – qui est directeur de l’Institut Mines-Télécom – m’a demandé de participer à un livre qui s’appelle La métamorphose numérique [La métamorphose numérique, Vers une société de la connaissance et de la coopération, éditions Alternatives, collection « Manifestô », avril 2013 – Contributeurs : Catherine Dartiguepeyrou/ Georges Amar/ Pierre-Antoine Chardel/ Christian Licoppe et Laura Draetta/ Laurent Gille/ Bernard Stiegler/ Gilles Berhault/ Thierry Gaudin/ Pierre Musso/ Denis Lescop/ Christine Balagué/ Jacques Marceau/ Henri Verdier/ Serge Tisseron] et dans lequel lui-même soutient que le numérique a un pouvoir d’intégration et d’unification tout à fait nouveau, qui m’a amené moi-même à reprendre une thèse que j’avais déjà présentée ailleurs, à l’université d’Exeter en Angleterre, sur le fait que nous allions avec le numérique vers ce que j’appelle « une automatisation intégrale » ; pas simplement « généralisée » mais « intégrale » et « intégrée ». Qu’est-ce que je veux dire par là ? Eh bien je veux dire que le numérique aujourd’hui permet, en raison de son pouvoir d’intégration… ce qu’on appelle le numérique – juste pour préciser ce point – ce qui fait que le numérique n’est pas seulement l’informatique, pour moi… c’est ce qui rend compatibles des technologies entre elles qui, à un moment donné, passent par les ordinateurs. Il y a toutes sortes d’appareils qui ne sont pas des ordinateurs mais qui sont liés avec lui. C’est-à-dire des objets qui sont liés mais qui ne sont pas du tout des ordinateurs, qui sont simplement du ???. Et donc ils sont intégrés avec un système numérique. Vous, en l’occurrence, par exemple… On a toutes sortes d’objets qui sont liés. Et il y a par exemple aujourd’hui une chaîne de production avec des robots. Les robots sont devenus extrêmement… extraordinairement efficients parce que les pièces détachées sont tablées. C’est-à-dire qu’elles ont des puces ???... des dispositifs de repérage… et avec des capteurs actionneurs numériques, la robotisation peut aller très, très, très loin. En fait je pense que nous sommes en train de… je crois que les dix années qui viennent vont être les années de l’automatisation généralisée. Ce qui va se traduire par une énorme perte d’emplois. Je pense qu’il y a déjà beaucoup de sociétés qui pensent à l’automatisation beaucoup plus qu’elle n’est aujourd’hui réalisée ; qui ne le font pas pour diverses raisons… je pense que beaucoup la trouvent encore cher, souvent… D’autre part, il y a évidemment les résistances d’une partie de la société extrêmement vives… donc ils elles [les sociétés] n’osent pas y aller complètement. Mais je pense que toutes sortes de signes donnent à craindre et que maintenant les choses vont se précipiter. D’abord parce que va se précipiter… vous avez déjà entendu parler du fait qu’Amazon est en train de robotiser ses stocks. J’ai vu un film il y a deux semaines d’ailleurs… film qui n’est pas encore publié… qui n’est pas encore diffusé… avec les entrepôts robotisés d’Amazon. C’est extrêmement impressionnant. Vous avez peut-être entendu parler que la Foxconn, qui fabrique des ordinateurs en Chine, annonce que maintenant les robots commencent à coûter moins cher que les ouvriers, même chinois… et que il est temps de commencer à réfléchir à l’automatisation complète [il y a du larsen]

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