Le chômage : définition, évolution, analyse





télécharger 14.97 Kb.
titreLe chômage : définition, évolution, analyse
date de publication04.10.2017
taille14.97 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > loi > Documentos
Le chômage : définition, évolution, analyse


  1. Définition

Définition générale : Situation d’un individu ou d’une partie de la main d’œuvre d’un pays sans emploi et à la recherche d’un emploi ; les chômeurs sont inclus dans la population active.
Le chômage posant un problème de mesure et la définition variant d’un pays à l’autre, on a dû envisager une définition commune, celle du BIT.

Définition du BIT :

  • être dépourvu d’emploi

  • être capable de travailler

  • chercher un travail rémunéré

  • être effectivement à la recherche d’emploi

De plus il élargit la notion aux personnes ayant trouvé un emploi mais n’ayant pas encore commencé à travailler.

Définition de l’INSEE, reprend celle du BIT mais la limite aux quatre critères édictés ci-dessus. Procède à une enquête annuelle. L’enquête mensuelle sera donnée par l’ANPE.

Définition de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi) : les demandes en fin de moi sont classées en six catégories.
*Chômage apparent : taux de chômage par catégories (âge, sexe, catégories sociales).

*Chômage conjoncturel : résulte d’un ralentissement temporaire de la croissance.

*Chômage structurel : liés aux changements de longues périodes intervenus dans les structures démographiques, économiques, sociales et institutionnelles.

*Chômage déguisé : emplois dont la productivité est faible voire nulle (dénonciation de chômage déguisé dans le secteur public notamment).

*Chômage frictionnel : dû au temps nécessaire pour un chômeur pour trouver un emploi correspondant à ses qualifications et à ses aspirations. Le plein emploi est réalisé lorsque le chômage est réduit au chômage frictionnel.

*Chômage saisonnier : lorsque l’activité du salarié fluctue selon les époques de l’année.

*Chômage technique : dû à une interruption technique de production.

*Chômage technologique : innovations qui économisent du travail.


  1. Évolution du chômage

Jusque dans les années mi-1970, la France a été au voisinage du plein emploi, avec un taux de chômage de l’ordre de 2% de la population active. Aujourd’hui pourtant nous sommes aux alentours des 11,5-12% de chômeurs et les Etats-Unis à 5%.

Les étapes de la dégringolade :

  1. Choc pétrolier fin 1973 ; prélèvement sur les richesses nationales, freinage de la croissance donc le chômage croît pour atteindre 1 million en octobre 1975.

  2. Accélération à la suite du deuxième choc pétrolier de la fin 1979. On atteint alors les deux millions de chômeurs en 1982. Après un bref répit, sa croissance reprend jusqu’en 1987 après JC.

  3. De mars 1987 à mai 1990, il recule légèrement (de 2,7 à 2,5 millions) : c’est l’effet du contre-choc pétrolier.

  4. Il recommence à croître en 1990-1991 sous le choc de la réunification allemande qui entraînera une forte hausse de nos taux d’intérêt, du fait du refus des autorités françaises de laisser le franc décrocher le mark.

  5. Il baisse enfin depuis l’automne 1997, grâce sans doute à la fin des efforts de restriction consenties pour se conformer aux conditions d’entrée dans l’euro.


En définitive, on constate que chaque inflexion correspond à un choc, mais ce ne sont que des explications partielles. Si elles éclairent les inflexions de la courbe du chômage, elles ne peuvent rendre compte du niveau de ce dernier qui a quintuplé en 25 ans.

La démographie :

*A compter des années soixante arrivent sur le marché les générations du baby boom.

*Et à partir de 1974 on assiste à une montée spectaculaire de la population active : 300 000 individus supplémentaires par an.

*Entre 1982 et 1990, la population augmente moins vite, mais sa croissance demeure soutenue.

De 1975 à 1998, le taux d’activité des 15-24 ans comme des plus de 50 ans a sensiblement reculé – allongement de la durée des études d’un côté, préretraite de l’autre – ceci compensé par la monté du taux d’activité des femmes de la tranche 25-49 ans. Le taux d’activité général se maintient donc, et l’augmentation de la population active ne peut être due qu’à l’évolution démographique.

Ce for accroissement de la population active appelait une poursuite et une accélération de la croissance pour absorber les bisus, mais le premier choc pétrolier a interrompu le processus.

C’est ce double phénomène – augmentation de la population active et ralentissement de la croissance – qui explique l’évolution si marquée du chômage.


  1. Analyse

Les rappels ci-dessus viennent éclairer les faits mais ne suffisent pas à expliquer la persistance du chômage.

Est-ce la faute du progrès technique ?

Dans un contexte de croissance, la quantité d’emplois ne peut augmenter que si la productivité croît plus lentement que la production. Or c’est ce que l’on observe.

1970 75 : gains de productivité horaires 5%. Moins de 200 000 emplois créés

Après 1980 : 2% (1% aux EU, les flemmards). 1998 : 300 000 emplois créés (+ 3%)

Donc il y a un enrichissement de la croissance des emplois donc ce n’est pas le progrès technique qui aurait freiné la création des emplois.

Est-ce la faute de l’indifférence des pouvoirs publics ?

Les gouvernements successifs ont essayé à la fois de favoriser les créations d’emploi et de freiner la croissance de la population active.

  • baisse des cotisations sociales visant à abaisser le coût du travail.

  • phénomène de la « perte en ligne » : substitution partielles d’emplois aidés à des emplois qui auraient de toutes façons été créés ou maintenus.

  • Créations d’emplois publics : (= 1million environ d’emplois)

*TUC (Travaux d’unité collective)

*CES (Contrats emploi solidarité pour les chômeurs longue durée)

*emplois jeunes


  • retraites spécifiques à certains secteurs d’activité

  • 1981 : contrat de solidarité favorisant les départs à la retraite à partir de 57 ans

  • multiplication des stages de formation

En définitive les gouvernements ont agi massivement en faveur de l’emploi.

Où est donc le problème ?

Si ce n’est ni les avancées techniques ni les pouvoirs publiques qui ne sont responsables, c’est que la clé semble-t-il, est dans la notion de partage optimal du revenu entre salaires et profits dans une économie qui vise une croissance forte et durable.

La théorie Keynésienne : Ainsi pour Keynes, le chômage s’explique par l’insuffisance de la demande effective, donc par une insuffisance des débouchés rentables. Les entreprises disposent de capacités inemployées mais n’embauchent pas, faute de débouchés.

La théorie classique :Le chômage s’explique par un problème de rentabilité ; il n’est pas rentable d’embaucher des travailleurs supplémentaires parce que leur productivité ne serait pas assez élevée, faute d’un stock de capital suffisant (la productivité du travail dépend du volume de capital installé).

La théorie du taux de chômage naturel : Reprenons l’exemple du début des 70’s où l’on est proche du plein emploi. Puis le choc pétrolier qui intervient nous en écarte. Or le faible taux de chômage et le rapport des forces fait que les salaires augmentent trop vite. A défaut de négociations globales réussies, la seule solution pour réguler le système c’est que le chômage augmente, stabilisant progressivement la part des salaires qui augmentent alors moins vite. Et de ce fait, le chômage augmente de façon naturelle jusqu’à un équilibre qui est le taux de chômage naturel. Si on s’y est trouvé au cours des soixante-dix très en dessous, on peut dire qu’aujourd’hui on est très au-dessus.

Conclusion : quelles préconisations ?

  • la politique économique doit toujours être améliorée

  • nouveau partage du gâteau (approche libérale, chrétienne sociale démocrate, baisse généralisée du temps de travail)

similaire:

Le chômage : définition, évolution, analyse iconL’analyse économique du chômage en débat : la théorie du déséquilibre et le chômage d’équilibre

Le chômage : définition, évolution, analyse iconComment définir l’analyse économique ?
«l’économie ne sigifie, dans l’acceptation ordinaire, que la manière d’administrer son bien». Cette définition est proche de la gestion...

Le chômage : définition, évolution, analyse iconAnalyse et définition d’un système

Le chômage : définition, évolution, analyse iconRapport version 2
«Notes méthodologiques d’analyse de texte académique en sciences économiques et de gestion», dans laquelle on retrouvera quelques...

Le chômage : définition, évolution, analyse iconVous présenterez le document puis vous comparerez l’évolution du chômage en fonction du genre

Le chômage : définition, évolution, analyse iconThème du programme : travail, emploi et chômage
En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (bit), un chômeur est une personne...

Le chômage : définition, évolution, analyse iconLeçon sur le chômage Source : Académie d'Amiens Cette séquence pédagogique,...
«Le chômage», est prévue pour une classe de 2nde baccalauréat professionnel tertiaire (bac pro en 3 ans). Documents joints : la leçon,...

Le chômage : définition, évolution, analyse iconPréparation au Bac – Analyse d'un document d'histoire (Thème 1) Sujet...

Le chômage : définition, évolution, analyse iconLoin d'atteindre le niveau de chômage de la plupart des pays du tiers-monde,...

Le chômage : définition, évolution, analyse iconDéfinition et objet de la macroéconomie : Comprendre la démarché...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com