Chapitre 15: Le chômage et la politique de l’emploi





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Lycée Michel Ange ; Villeneuve la Garenne ECO Classes Terminale STG

Chapitre 15: Le chômage et la politique de l’emploi



  1. Introduction (définitions)

chômage 

population active / inactive

taux de chômage 

plusieurs notions : - chômage frictionnel  / conjoncturel /structurel

  • chômage volontaire / involontaire 




  1. Comment mesure-t-on le chômage ?

  • Mesure par le Bureau International du Travail (BIT) :

  • + de 15 ans, Sans travail, Disponible, Démarches de recherche réelles

  • Mesure par le « Pôle emploi »

  • Répondent aux demandes d’emploi de fin de mois, Inscription aux Assedic, Recherche d’emploi tps plein et durée indéterminée, Activités occasionnelles possibles



  1. Quelles sont les causes du chômage ?

    1. Chômage frictionnel

  • Définition ?

  • Causes ?




    1. Chômage conjoncturel

  • Définition ?

  • Causes ?




    1. Chômage structurel

  • Définition ?

  • Causes ?

 L’évolution des facteurs influençant la population active

 Les changements technologiques et des gains de productivité.

la rigidité du marché du travail

 l’inadaptation qualitative de la main-d’œuvre (Problème appariement.)

  • Le vieillissement de l’appareil productif faute d’investissements suffisants

 la concurrence internationale


  1. Quelles sont les conséquences du chômage ?

    1. Les caractéristiques du chômage :

sexe/âge/CSP/niveau d’étude/Région


    1. Les conséquences

Problèmes socio-économiques….


  1. Comment la politique de l’emploi intervient ?

    1. Définition de la politique de l’emploi




    1. Les politiques « actives » 

a) agir sur l’offre de travail

b) agir sur la demande de travail


    1. Les politiques « passives »







  1. Introduction

Le déséquilibre macro-économique le plus important et le plus persistant concerne le marché du travail, sous la forme de chômage. Les causes du chômage dépassent cependant le cadre de ce marché et concernent l’ensemble de l’économie. L'ampleur du phénomène réclame un traitement économique et social du chômage de la part de l’État.
Définitions :

Le chômage, d’une manière générale, se définit comme la situation d’un individu ou d’une partie de la main-d’œuvre d’un pays qui est sans emploi, disponible pour un emploi et à la recherche d’un emploi. Les chômeurs font partie intégrale de la population active.
 rappel : La population active qui se définit comme l’ensemble des personnes en âge de travailler exerçant ou déclarant chercher à exercer une activité rémunérée.

Le taux de chômage est donc égal au nombre de chômeurs divisé par la population active.
Au-delà de cette définition générique, se cachent toutefois de nombreuses déclinaisons : chômage frictionnel, conjoncturel et structurel.(voir B). De plus, on distingue parfois chômage volontaire (vision dite « classique » des économistes ; le travailleur ne veut pas travailler au taux de salaire d’équilibre) et chômage involontaire (« keynésien », les agents acceptent les conditions du marché mais ne trouvent pas d’emploi). C’est cette dernière définition à laquelle nous nous intéressons dans ce chapitre.
Ainsi, il n’y a pas « un » mais « des » chômages, et le concept est donc difficile à préciser. Il existe un flou entre les notions d’emploi, de chômage et d’inactivité, qui, loin d’être distinctes, ont tendance à se chevaucher.[Par exemple, une personne en temps réduit volontaire sera à la frontière entre inactivité et emploi alors qu’une personne en temps réduit involontaire sera à la frontière entre l’emploi et le chômage ; le travailleur clandestin sera, lui, à la croisée de ces trois notions.].



  1. Comment mesure-t-on le chômage ?

Page 127

La mesure du chômage implique donc que l’on se réfère à des critères très précis. La méthodologie la plus employée est celle du Bureau international du travail (BIT).
Adoptée par de nombreux pays, elle permet de réaliser des comparaisons internationales fiables et cohérentes. En France, c’est l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) qui a la charge de comptabiliser ce nombre de chômeurs. Pour être chômeur au sens du BIT, une personne doit :

 Etre en âge de travailler (i.e. avoir 15 ans ou plus),

 elle doit être sans travail. Cela exclut ne serait-ce qu’une seule heure de travail rémunéré au cours de la semaine de référence ;

 l’agent doit être disponible pour travailler dans un délai de deux semaines suivant toute proposition d’emploi ;

elle doit avoir entrepris des démarches spécifiques de recherche d’emploi durant les quatre semaines ayant précédé la semaine de référence.

 NB : Pour comptabiliser les personnes répondant à ces trois critères, l’INSEE réalise officiellement, depuis le 1er janvier 2003, une enquête dite « en continu ». Cette dernière consiste à interroger, chaque trimestre, près de 75 000 personnes de 15 ans ou plus pour savoir si elles ont répondu aux conditions de chômage durant la semaine de référence.
Pôle Emploi (qui a remplacé l’ANPE) calcule le nombre de chômeurs d’une autre façon. Les chômeurs au sens de Pôle Emploi sont les personnes répondant aux demandes d’emploi de fin de mois (DEFM) et inscrites aux ASSEDIC (Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce), déclarant être à la recherche d’un emploi à temps plein et à durée indéterminée, ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d’au plus 78 heures dans le mois.
Remarque : La notion de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi est une notion différente de celle du chômage au sens du BIT : certains demandeurs d’emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et inversement certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à Pôle emploi.

Au-delà des évolutions du marché du travail, différents facteurs peuvent affecter le nombre de demandeurs d’emploi : modifications du suivi et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, comportements d’inscription des demandeurs d’emploi, etc.
Evolution du taux de chômage au sens du BIT




  1. Quelles sont les causes du chômage ?


Les causes du chômage sont nombreuses et variées. On peut les étudier en considérant les différents types de chômages.
1) Le Chômage frictionnel (page 134)
- délai normal de recherche du travail (taux normal 4-5%) 

On parle de chômage frictionnel pour désigner le chômage issu du délai incompressible entre le moment où un individu se met à la recherche d’un emploi et le moment où il en trouve un autre. C’est la situation de chômage que l’on retrouve en période de forte activité. Ce fut l’exemple en France pendant les « 30 glorieuse ». de même, c’est souvent ce qui caractérise le chômage aux Etats-Unis. Ainsi, Un taux de chômage 4% de est considéré comme normal.
2) Chômage conjoncturel (page 131)
Baisse d’activité des entreprises

Le chômage conjoncturel est temporaire et traduit un ralentissement de l’activité économique. Ainsi, lorsque la demande de biens et services baisse, les entreprises accumulent donc des stocks et doivent donc réduire leur production.

 NB : l’analyse keynésienne du chômage nous apprend qu’une économie peut rester cependant durablement en situation de sous-emploi si la demande globale adressée aux entreprises est trop faible. Si cette situation n’évolue pas, le chômage peut devenir structurel…


    1. Chômage structurel (page 132 et 133)

Le chômage devient donc structurel lorsqu’il devient durable et qu’il résulte des structures socio-économiques d’une nation (inadaptation de la main-d’œuvre, vieillissement de l’appareil productif, etc.) : [c’est le problème que nous connaissons en France !!!]

Plusieurs causes sont évoquées :
L’évolution des facteurs influençant la population active (démographie, durée des études, âge de la retraite, solde migratoire, autant de facteurs ayant ainsi un impact direct sur le nombre de demandeurs d’emploi ;
Les changements technologiques et des gains de productivité. Les premiers peuvent avoir pour impact, à court terme, de détruire des emplois, notamment peu qualifiés : c’est le distributeur de billets qui remplace le guichetier ou encore le robot de peinture qui remplace l’ouvrier spécialisé.
la rigidité du marché du travail peut être mise en cause. Dans l’analyse classique, le marché du travail est un marché comme un autre dont l’équilibre est assuré par la flexibilité d’un prix : le salaire prix du travail. Toute rigidité de ce dernier, en empêchant les ajustements nécessaires entre offre et demande de travail, va engendrer un déséquilibre économique générateur de chômage.

Niveau du salaire minimum, rôle des syndicats, législations administratives trop contraignantes sont ici accusés de ce sous-emploi, mais aussi manque de mobilité des travailleurs….
l’inadaptation qualitative de la main-d’œuvre entre l’offre et la demande de travail est parfois pointée. Chaque année, malgré le nombre important de chômeurs, des dizaines de milliers d’offres d’emploi ne trouvent pas de candidat faute de qualification suffisante : métiers de bouche, infirmières, informaticiens, autant de professions qui ont été, ou sont, touchées par ces problèmes dits « d’appariement ».
Le vieillissement de l’appareil productif faute d’investissements suffisants
la concurrence internationale est aussi souvent mise en cause, et plus particulièrement les délocalisations des entreprises, attirées par des conditions plus favorables en termes de coûts et de législation.

  1. Quelles sont les conséquences du chômage ?


1) Les caractéristiques du chômage (page 129)
Le chômage a connu des évolutions assez disparates dans l’espace et dans le temps. La France, après la période des Trente Glorieuses et son quasi plein-emploi, a connu depuis une hausse spectaculaire de son taux de chômage :

- de moins de 3 % au début des années 1970

- autour de 10 % depuis 20 ans (plus de 12% en 97, 7,5 % début 2008, mais 10% fin 2009).
Le chômage touche aussi très différemment les agents suivant leur situation :

– sexe : En règle générale, on observait un taux de chômage plus élevé chez les femmes, par rapport aux hommes… Cependant début 2010, il n’y a plus d’écart ! Les hommes et les femmes connaissent tous les deux le même taux de chômage, soit 10% !! … Ce qui est un indicateur de la gravité de la crise…

Cependant, les femmes subissent davantage de précarité que les hommes (temps partiel subi, rémunérations faibles….)

– profession et catégorie socioprofessionnelle : le taux de chômage des ouvriers est de 10,8 % en 2003, alors qu’il est de 4,1 % pour les cadres ;

– niveau d’études : les personnes sans diplôme connaissent un taux de chômage de 14,7 % en 2003, alors que les bac + 3 et au-delà n’ont un taux que de 7,6 % ;

– localisation géographique : le Languedoc-Roussillon avait, fin 2009, un taux de chômage de 13,2 % contre 8,1 % dans le Limousin. A la réunion, le taux de chômage s’élève en 2009 à 27%.

– l’âge : il touche début 2010 24 % des moins de 25 ans, 7 % des plus de 50 ans.(ratios en augmentation)
Comme nous le voyons, sous un taux unique, se cachent en fait une multitude de situations montrant qu’il existe une grande inégalité des individus face au chômage.

2) Les conséquences
Au-delà de ces constatations, il convient de noter que le chômage est porteur de maux : il engendre des problèmes sociaux :

-exclusion (1),

- précarité,

- surendettement…
[(1) D’ailleurs, si la durée du chômage est trop longue, le travailleur risque de perdre ses compétences, - perte de valeur de son capital humain !- et aura donc encore plus de mal à se réinsérer sur le marché du travail.]
et économiques :

- baisse de la consommation,

- baisse de la confiance des différents agents,

- de fait aussi baisse des investissements,

- problème de financement des prestations sociales et des dépenses de l’État,

- endettement de l’Etat, etc…

que des politiques adaptées tentent de pallier.


  1. Comment la politique de l’emploi intervient ?




    1. Définition (page 135)


La politique de l’emploi est l’ensemble des mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire le chômage et le rendre plus tolérable. Elle agit sur l’offre de travail (baisse du coût du travail, flexibilité du travail…) et sur la demande de travail (formation professionnelle, âge de la retraite…).
Un grand nombre d’actions visant à réduire le chômage sont possibles. Elles se répartissent toutefois en deux grandes catégories.


    1. Les politiques « actives » (page 136)

Il y a, d’une part, les politiques dites « actives ». Leur but est d’essayer d’agir sur les causes même du chômage afin d’éviter qu’il n’apparaisse. Certaines agissent sur l’offre de travail, et d’autres sur la demande de travail de la part des entreprises…

.

a) agir sur l’offre

 Il y a aussi les politiques d’appariement visant à améliorer l’adéquation entre l’offre et la demande de travail. Formation des agents, développement de leur polyvalence, amélioration des traitements d’information par les agences d’emploi, autant de mesures visant à avoir une demande plus en adéquation avec l’offre exprimée
 il y a les politiques visant à enrichir la croissance en emplois par le développement des activités à faible productivité (services à la personne, services de proximité)
b) agir sur la demande de travail
, il y a dans cette catégorie les politiques tentant de réduire le coût du travail : baisse des cotisations sociales employeur, allègement de la fiscalité sur le travail peu qualifié, individualisation des rémunérations, etc. ;
politiques visant à partager le travail. Ces politiques consistent en une baisse de la durée légale du travail, l’idée étant que, si chacun travaille individuellement moins, il y aura collectivement plus de travail pour l’ensemble de la population active. En France, la loi Aubry sur les 35 heures est la plus représentative de cette volonté [ Mais cette mesure a surtout contribué à améliorer la productivité plutôt que de partager le travail.]
 il peut être souhaitable de mettre en œuvre des politiques de soutien de la consommation, puisque cette dernière représente la principale composante de la demande globale : soutien du pouvoir d’achat (politique interventionniste) baisse de la pression fiscale (politique d’inspiration libérale), aides sociales et transferts sociaux (politique interventionniste) sont alors les principaux leviers d’action visant à relancer l’activité et à inciter les firmes à embaucher ;
 il est possible de mettre en place des politiques visant à inciter les investissements privés (baisse des taux d’intérêt, aides fiscales, etc.) ou publics (politique de déficit budgétaire, développement des dépenses d’infrastructure, etc.) ;



  1. Les politiques « passives » (page 136)


Il y a, d’autre part, les politiques dites « passives ». Leur but est d’essayer de rendre plus acceptables les conséquences du chômage. Elles consistent essentiellement dans le versement d’allocations chômage ou d’aides sociales (allocations pour les chômeurs de longue durée et/ou en fin de droit, mesures favorisant le départ à la retraite anticipée….).

Au-delà du traitement des conséquences sociales du chômage, elles permettent aussi de soutenir la demande globale et la croissance et ont à ce titre un rôle économique.






Mme Roulaud/

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