Synthèse de la demi-journee du jeudi 18 apres-midi





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Quatrième demi-journée




Quel avenir pour l’agriculture dans les DOM insulaires et la place des CAD ?



4. Synthèse de la DEMI-JOURNEE du jeudi 18 apres-midi

Quels avenirs pour l’agriculture des DOM insulaires et la place des CAD ?


4.1 Objectifs de la demi-journée :
Il s’agissait de :

  • restituer les résultats, issus des enquêtes, des représentations des institutions sur l’agriculture des DOM ;

  • présenter les points de vue de la Chambre d’Agriculture et de la Région ;

  • identifier des pistes et des stratégies pour un développement agricole durable.



4.2 Idées fortes des exposés des résultats



Deux exposés concernant la Guadeloupe et la Réunion ont été présentés : « l’agriculture et ses fonctions à partir des représentations de ses acteurs institutionnels ».
1. Si l’ensemble des institutions reconnaît le caractère multifonctionnel de l’agriculture, il y a de fortes divergences quant à la place de l’agriculture pour l’exportation, la place et la qualité de la pluriactivité, la satisfaction prioritaire du marché intérieur, l’interaction agriculture-société, ou encore la place de l’environnement.

2. L’agriculture du futur doit être « professionnelle » à la Guadeloupe et à la Réunion : mais chacun n’accorde pas le même sens aux mots « professionnel, spécialisé, intensif et à temps plein ». Pour certains, le professionnel peut aussi être pluriactif, il revêt souvent le caractère de gestionnaire pour d’autres.

3. Des agricultures renouvelées : quels rôles des outils et en particulier des CTE/CAD ? Les visions différentes se déclinent en propositions différentes de « ciblage » des aides, en particulier des CTE/CAD, par exemple sur la prise en compte de la pluriactivité. il est nécessaire que les acteurs – institutionnels et agriculteurs – s’accordent sur une vision commune des modèles agricoles et ruraux à promouvoir, puis définissent ensemble des stratégies pour y parvenir.
4.3. Idées fortes des exposés de M. Laudin (Chambre d’Agriculture) et M. Ithena (Conseil Régional)
Pour la Chambre, le développement durable et la reconnaissance de la MFA sont des concepts importants : le développement doit concilier les enjeux sociaux économiques, et environnementaux. Néanmoins, l’outil CTE est arrivé en décalage par rapport à la situation de sous-production de la Guadeloupe…

Les nouvelles missions assignées par la société obligent à accompagner les agriculteurs d’aujourd’hui par la promotion des hommes et des territoires.

Les tâches prioritaires qu’il faut promouvoir pour un développement rural territorial et de proximité qui assure la sécurité alimentaire insulaire et la viabilité économique de l’exploitation sont les suivants : lancer une prospective, assurer une veille stratégique, une territorialisation des MAE et des CAD (relance de la boîte à idées du CST), une meilleure complémentarité entre le Docup et les autres outils d’appui à l’agriculture tout en simplifiant les procédures (voir texte en 4.6).
Pour le Conseil Régional, la longue tradition agricole de l’île a généré une grande paysannerie, fortement influencée par son passé.

L’agriculture doit renforcer sa place dans l’économie de la Guadeloupe : atteinte des quotas d’exportation, préservation des surfaces, appui aux entreprises agricoles performantes à taille humaine, mais aussi encouragement de ses fonctions de création d’emploi ou patrimoniales ou d’entretien des paysages.

Il faut trouver une vraie complémentarité entre les filières traditionnelles et les filières d’exportation, entre l’agriculture et le tourisme, qui ont assuré et assurent encore le développement de territoires différenciés en Guadeloupe.

La Recherche doit adapter ses programmes aux besoins du développement, et ses chercheurs s’impliquer au côté des structures professionnelles, afin de contribuer à la conception de systèmes techniques performants.

Les CAD devront être utilisés pour faciliter la conception d’un modèle commun de développement (voir diaporama en 4.7.).
4.4. Synthèse des débats
Construire une vision commune :

Les acteurs de l’agriculture guadeloupéenne doivent se saisir de leur avenir et se mettre d’accord pour une stratégie de développement en tenant compte des dynamiques en cours.

Il y a des choix à faire, des stratégies et des scénarios à identifier. Comment concevoir nos propres circuits, nos propres modes de commercialisation ? Qui doit les diriger ? Qui doit les réglementer ? Le développement est un, il a plusieurs dimensions (dont la politique, dont la culturelle…) mais il faut le resituer dans son contexte mondial.

Devons nous commencer à répondre sans avoir un consensus, ou faut-il se mettre d’accord sur les concepts et leur utilité à la Guadeloupe ?

Une approche prospective : identifier les lieux et les personnes

Un grand nombre de questions ont été identifiées.

Des axes forts doivent tout d’abord être identifiés pour promouvoir une agriculture viable. Par exemple, l’agriculture guadeloupéenne du futur ne sera-t-elle que canne et banane pour l’exportation, ou bien résultera-t-elle d’une composition équilibrée entre les différents systèmes de production d’abord tournés vers la satisfaction du marché local ? Quelle combinaison ou juxtaposition des activités, agricoles et non agricoles sur l’exploitation et au sein des territoires ? Quels modes de production développer autour des systèmes d’activité ? Les outils et méthodes ne préexistent pas : il faut les adapter à la dimension insulaire et cela demande du temps.

Comment engager la prospective ? Sa mise en œuvre nécessite des lieux, des moyens et des animateurs : la mise en place des CTE n’a pas permis l’émergence de telles synergies.

Les CDOA, le CST mais aussi de tels ateliers sont autant de lieux qu’il faut investir avant de songer à en créer d’autres. Qui doit s’engager dans ce travail pour qu’il soit efficace ? Pour que les propositions aient un sens, elles doivent être issues d’une co-construction entre les producteurs, les acteurs du développement, de la formation et de la recherche.

Et les CAD ?

En privilégiant la fonction environnementale, les CAD ne répondent pas au défi du développement durable ni à la reconnaissance par la société du caractère multifonctionnel de l’agriculture.

Les financements prévus paraissent insuffisants pour permettre la prise en compte des dimensions territoriales et des filières : il faudra imaginer d’autres dispositifs que les CAD pour y répondre.


4.5. Diaporamas
4.6. Le point de vue de la Chambre d’Agriculture (à la suite)
4.7. Le point de vue du Conseil Régional (à la suite)































































Le point de vue de la Chambre d’Agriculture

0.0.1Maurice RAMASSAMY




Monsieur le Représentant du Conseil Régional,

Monsieur le Représentant du Conseil Général,

Monsieur le Directeur de l’Agriculture et de la Forêt,

Messieurs les Présidents et Directeurs des Instituts de Recherche Agronomique,

Mesdames, Messieurs les Responsables des Organisations Professionnelles Agricoles,

Mesdames, Messieurs,
Je voudrais vous dire combien je suis sensible à l’invitation qui a été faite à notre Compagnie Consulaire pour participer à la restitution des travaux ayant pour thème «  Modèles de développement et identités des territoires insulaires ».
Nous sommes d’autant plus persuadés de l’intérêt de cette démarche qu’il s’agit aujourd’hui de conforter notre stratégie de développement agricole et rural, à travers le concept de la multifonctionnalité défini au niveau Européen par l’Agenda 2000 et décliné au plan national par la Loi d’Orientation Agricole de 1999.
C’est en effet, sur ces bases juridiques qu’au plan local nous avons engagé la mise en place des Contrats Territoriaux d’Exploitation, tout en reconnaissant que, le contexte présidant à la mise en place de ce nouveau dispositif était en décalage par rapport à la réalité de l’économie agricole de notre région insulaire.
Le niveau d’approvisionnement de notre marché local à partir de nos productions endogènes, la nécessité pour nous de satisfaire nos quotas d’exportation, l’urgence qu’il y a de moderniser nos structures d’exploitation à travers une politique foncière dynamique et la mise en place d’équipements structurants (hydraulique agricole, voiries de pénétration, …) et l’organisation de la profession agricole par des acteurs responsables et professionnels sont autant de chantiers qui, menés à terme, permettront à l’agriculture de remplir la nouvelle mission qui lui est confiée dans le cadre de l’aménagement et de la gestion des territoires, et de l’espace rural.
Le développement durable a pour finalité de concilier dans un cadre cohérent, les enjeux économiques, sociaux, culturels et environnementaux de notre société.
C’est là, le véritable défi auquel nous sommes confrontés car la revitalisation du tissu rural doit reposer sur la cohabitation d’activités économiques différentes mais complémentaires, dans un cadre partenarial réduisant au mieux les conflits d’usage pour l’amélioration du cadre de vie de la population vivant sur un même territoire.
Face à la crise que vit actuellement l’économie agricole de la Guadeloupe, il est tout à fait révélateur que l’appropriation de l’espace rural par nos agriculteurs est particulièrement lié à la fonction économique de l’agriculture, et que c’est de cette fonction économique que dépend l’ancrage social des hommes et des femmes qui se consacrent à l’agriculture et à la gestion de l’espace.
Pour tenter de répondre à cette situation d’inquiétudes et d’incertitudes, il est important de mobiliser toutes les synergies, afin d’offrir aux acteurs ruraux de nouvelles alternatives viables, fiables et durables, car il s’agit surtout de préserver l’existant pour mieux préparer l’avenir.
Cela m’amène à vous dire, Mesdames et Messieurs, que l’agriculture guadeloupéenne devra désormais reposer sur une base prospective à l’horizon 2010.
A cet effet, notre Chambre Consulaire a réouvert le dossier « prospective » initié en 1999, car nous devons au plus tôt retrouver une capacité d’adaptation aux importantes mutations qui nous sont imposées par la libération des échanges.
Comme vous le savez, l’enjeu du développement agricole et rural impose que notre Chambre d’Agriculture se positionne dans les grands bouleversements qui se font jour à travers la réforme de la politique commune, l’élargissement de l’Union Européenne, la réforme institutionnelle, le projet de loi relatif au développement des territoires ruraux, la décentralisation, et l’accès des « Pays les Moins Avancées » sur les marchés de l’Union Européenne.
Vous l’aurez compris, j’en suis sûr, que le modèle de développement dans les territoires insulaires des D.O.M. ne peut se dispenser de la veille stratégique, car c’est avant tout, un outil nécessaire à l’anticipation conduisant à la définition de stratégies différenciées.
Il convient de souligner, que les concepts de développement durable, de multifonctionnalité de l’agriculture, de même que la rationalisation des moyens, nous obligent à accompagner de manière permanente la promotion des hommes et de leur métier.
Ainsi, outre le partenariat inter-consulaire que nous animons à travers le Comité de Liaison des Chambres de Commerce de Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre, et la Chambre de Métiers, à travers notre réseau de compétences, notre objectif est de valoriser les territoires, les hommes, les filières de production, afin que l’agriculture joue pleinement le rôle qui est le sien en matière d’aménagement du territoire.
Un développement agricole et rural de proximité prenant en compte l’identité de chacune de nos petites régions agricoles, et les enjeux de chaque territoire, telle est notre ambition.
Assurer la sécurité alimentaire des consommateurs, mettre en place des systèmes de production respectueux de l’environnement, permettre à nos agriculteurs de vivre comme les autres citoyens de leur activité en diversifiant les sources de revenus de l’entreprise agricole, valoriser au mieux les produits agricoles et ruraux, tels sont les défis à relever dans les années à venir.
Je reste persuadé, Mesdames et Messieurs, que vous partagez l’optimisme qui est le mien pour une nouvelle dynamique de l’agriculture guadeloupéenne.
Vous avez eu l’occasion durant ces deux journées de tirer le bilan du dispositif C.T.E., d’évaluer la pertinence des mesures proposées par les Contrats d’Agriculture Durable, et de mesurer les conséquences des C.A.D. sur les actions de conseil en développement agricole.
La Chambre d’Agriculture a été chargée de l’animation du Comité Scientifique et Technique des C.T.E. et a pu ainsi contribuer efficacement aux Diagnostics Agri-Environnementaux et à la définition des Mesures Agri-Environnementales conformément aux dispositions du Plan de Développement Rural.
Sans entrer dans un bilan détaillé des actions conduites sur ce thème depuis la fin de l’année 2002, il est important de souligner que l’arrêt brutal des C.T.E. en 2002, a eu pour conséquence de casser la dynamique mise en place et d’entamer la crédibilité des opérateurs auprès des agriculteurs bénéficiaires de ces mesures.
Outre la non-instruction et voire même l’annulation de 33 dossiers finalisés, le délai de mise à disposition des fonds contractualisés, la complexité de la procédure et le calage des Mesures Agro-Environnementales aux réalités locales, sont autant d’obstacles qu’il convient de lever dans le cadre de mise en œuvre des C.A.D.
Qui plus est, de nombreuses simulations nous ont permis de constater que les interventions prévues par le DOCUP répondaient mieux aux projets globaux de l’exploitation agricole et aux conditions d’éligibilité des dossiers.
A cet effet, nous prenons ici l’engagement de réactiver le Comité Technique et Scientifique au sein duquel siègent les organismes de recherche et les partenaires professionnels afin de :

  • Territorialiser les Mesures Agro-Environnementales sur la base de diagnostics de territoires.

  • Rechercher l’adaptabilité du dispositif C.A.D. aux contraintes et particularités de nos régions insulaires.

  • Simplifier les procédures.

  • Rechercher l’articulation et la complémentarité entre le C.A.D. et le DOCUP pour tenir compte de la situation financière des exploitations agricoles.

  • Définir les modalités techniques et financières et le réseau de compétences intervenant dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets.


Par ailleurs, le Contrat d’Agriculture Durable n’est qu’un outil au service du développement agricole, et ne pourrait à lui seul être la solution à la problématique du développement agricole et rural de la Guadeloupe.
Pour ce faire, les rencontres régionales agricoles initiées en janvier 2001 devraient être reconduites car elles constituent le support privilégié d’échanges quant aux orientations de la politique agricole et rurale.
Nous espérons que le projet de loi pour le développement des territoires ruraux intégrera les propositions de la profession agricole des D.O.M. confrontée notamment à la question foncière, à l’installation de nouveaux agriculteurs, aux mutations de propriété et à l’aménagement foncier agricole et rural.
C’est dans cette perspective que nous valoriserons au mieux les acquis de la recherche agronomique et que nous rendrons fonctionnels les outils d’aide à la décision en cours d’élaboration ou de validation par notre pôle scientifique d’excellence.

Je vous remercie de votre bienveillante attention.
Maurice RAMASSAMY

























Le mot de la fin, par Alain Xandé, Président du Centre Antilles-Guyane de l’INRA


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