A. Histoire B. Les principes institutionnels C. Les missions de l’entreprise D. Les personnes accompagnées 2





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5. Les prestations privilégiant l’entraide et la citoyenneté
a. Les Groupes d’Entraides Mutuelles (GEM)
La loi du 11 février 2005 pérennise les GEM. Ce sont des lieux où les personnes souffrant de troubles psychiques peuvent se rendre pour rompre l’isolement, s’inscrire dans une dynamique de réhabilitation dans la cité et, le cas échéant, partager des activités en commun, à leur rythme. En participant à la vie du groupe, les adhérents du GEM s’entraident, construisent des projets et recréent des liens sociaux au cœur de la cité.
Objectifs :

  • Aider les personnes à sortir de l’isolement

  • Permettre à chacun de s’inscrire dans la vie de la cité

  • Favoriser la transmission des connaissances et savoir faire en fonction des capacités

  • Permettre à chacun de gagner confiance en soi.


Modalités :

  • Favoriser l’accueil de la personne par le groupe d’usagers

  • Tisser des liens avec le réseau associatif

  • Proposer une écoute individuelle et collective

  • Tisser des liens avec le réseau associatif

  • Développer le lien avec les autres GEM du département à travers une manifestation commune

  • Proposer des activités par et pour les usagers

  • Développer l’information au niveau de la cité.


Toute création de GEM donne lieu à la création d’une association. Dans ce contexte, l’ADT met à disposition du GEM de Rostrenen, l’intervention d’une coordinatrice et d’une secrétaire. Ce partenariat fait l’objet d’une convention. La coordinatrice a une fonction d’écoute, d’impulsion du projet et de coordination technique, l’objectif étant un fonctionnement autonome du GEM par les usagers eux-mêmes. 

b. Les actions collectives
L’isolement, le manque de ressources, la perte d’un emploi, la maladie, l’absence de tissu familial…. sont autant de situations qui vont entraîner un repli sur soi, une perte de confiance, de repères et l’énergie nécessaire pour engager un processus de changement. L’accompagnement proposé est souvent individualisé et ne répond pas toujours à un objectif de socialisation, de remobilisation par l’ouverture. Dans ce cadre, des actions collectives sont développées par l’ADT et notamment :

  • « Autour d’un repas » en partenariat avec les Ateliers du Cœur : il s’agit, autour d’un repas partagé de développer les attitudes nouvelles et d’instaurer une chaîne de relations aux autres en utilisant les potentiels de chacun pour se construire des repères différents. Il s’agit aussi, pour les professionnels qui accompagnent, de présenter les métiers et champs d’intervention de chacun, et de développer le réseau partenarial.

  • L’action « Les barbecues de l’été » sur le quartier de la Croix Saint Lambert a été initiée en 2004 par un collectif de partenaires, dont l’ADT. À travers l’organisation régulière de barbecues durant les mois d’été, il s’agit de mobiliser les habitants sur des projets collectifs, de les sensibiliser aux questions de santé, de développer l’entraide. Il s’agit aussi, pour les partenaires, de renforcer les échanges et les collaborations.

  • Des informations collectives, avec la création d’un support d’informations, en direction des usagers :

> en début de mesure, sur leurs droits et obligations qu’implique la mesure de protection

> en cours de mesure, sur des thèmes particuliers, comme le crédit à la consommation par exemple.
Les actions collectives répondent à un besoin, pour les personnes accompagnées, de s’inscrire dans un réseau. Deux enjeux peuvent être identifiés :

  • L’utilisation du collectif comme levier éducatif complémentaire de l’accompagnement individuel

  • Le développement du lien social.


Une diversité d’action est possible :

  • La participation à des événements locaux favorisant la réinscription de la personne dans son environnement géographique.

  • L’organisation d’ateliers collectifs sur des thématiques différentes : information sur la recherche et le maintien dans le logement, le crédit à la consommation, etc.


La mise en place d’actions collectives traduit la conviction des professionnels que les personnes accompagnées, en se rencontrant, ont la possibilité de s’entraider.

Perspectives

    • Renforcer ces actions collectives autour de thèmes particuliers. Elles viendraient compléter l’accompagnement « duel » et permettraient de développer les échanges, le partage et la solidarité entre pairs.

    • Développer ces actions dans le cadre d’activités organisées sur le territoire, en dehors de l’ADT, afin de développer les liens avec une population locale.

    • Renforcer la mobilisation des professionnels au sein de l’ADT autour des actions collectives en développant les actions transversales, en partageant les projets locaux, en mutualisant les savoir faire. Cette dimension pourrait être notamment développée en identifiant une fonction de coordination des activités collectives.


B. L’ACCOMPAGNEMENT
L’accompagnement constitue une logique qui traverse l’ensemble de l’action sociale. Dans le cadre des mesures de protection, il est important de rappeler que la gestion budgétaire et patrimoniale n’est pas la seule finalité, mais un support devant permettre un accompagnement dans un projet de vie acceptable pour l’usager et son environnement.

1. Les principes d’accompagnement
Passer d’une logique de prise en charge à une logique d’accompagnement

    • Rechercher l’adhésion : l’accompagnement est d’abord une relation d’aide qui implique une recherche d’adhésion et l’instauration d’un rapport de confiance réciproque.

    • « Faire avec » et non pas à la place de : il s’agit de ne pas se substituer à la personne, et de veiller à prendre en compte ses désirs et ses demandes, tout en inscrivant l’accompagnement dans la « commande » définie par le juge et/ou les travailleurs sociaux. Des postures d’écoute, de dialogue et d’empathie favorisent ainsi l’expression de la pensée.

    • Valoriser et soutenir : il s’agit de positiver les actes posés par la personne, de la rendre actrice de son parcours en mettant en avant ses compétences. L’accompagnement implique aussi une coopération qui signifie renoncer, faire des concessions, voire se mettre en retrait parfois.

    • Concilier le parcours de la personne avec la mission : en ce sens, l’accompagnement s’inscrit dans la recherche d’un équilibre permanent entre l’insertion de la personne vers la « norme sociale » et l’acceptation des différences qui la caractérisent.

    • Accepter et médiatiser : l’accompagnement s’inscrit là dans une triangulation, une médiation entre la personne et son environnement social, sociétal. Une réflexion permanente en équipe favorise cette recherche d’équilibre entre accompagnement personnalisé et exigence d’insertion. Le travail en équipe permet ainsi une mise en avant des valeurs institutionnelles avant ses propres valeurs.

    • Favoriser le partenariat afin d’éviter tout arbitraire et de s’entourer de personnes ou structures pouvant apporter des ressources et des compétences.

    • Favoriser la citoyenneté : cela signifie en premier lieu, reconnaître à la personne un statut de citoyen quel que soit son choix de vie. Il s’agit également de faire valoir et d’informer la personne sur ses droits et obligations : ne rien exiger d’elle pourrait entraîner un déni de son humanité et de sa citoyenneté. Dans ce cadre, il apparaît important de dissocier les droits de tout individu qui n’exigent pas de contre partie, et ceux impliquant des obligations qu’il n’est peut-être pas toujours à même d’assumer. Enfin, une invitation à participer à la vie de la cité, à développer le lien social, peut lui permettre de se sentir actrice sur le territoire.



2. Les modalités d’accompagnement et la place de l’usager
Les modalités d’accompagnement prennent en compte les orientations de la loi 2002-2 et celles du 5 mars 2007 concernant l’information et la participation des usagers à leur accompagnement et au fonctionnement du service. Il convient de préciser que :

      • les mesures administratives (MAESF et MASP) figurent au code de l’action sociale et des familles et sont donc soumises à la loi 2002-2.

      • la mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial relève de l’assistance éducative (Art.375 du code civil) et est également soumise à la loi 2002-2.

      • les mesures juridiques de protection des majeurs sont soumises à la loi du 5 mars 2007 qui s’inspire largement des droits à l’information et la participation des usagers contenus dans la loi 2002-2.


Dans ce cadre, l’ADT a fait le choix d’harmoniser les pratiques quels que soient les types de mesures mises en œuvre, et ce, afin de garantir les droits de l’usager.

a. L’ouverture de la mesure
Un premier rendez-vous est proposé à l’usager, prioritairement à son domicile. Cette première rencontre a lieu entre le responsable territorial, le délégué aux prestations familiales / mandataire judiciaire et l’usager, afin de :

      • Replacer le cadre d’exercice de la mesure dans un cadre institutionnel : en expliquer les raisons ainsi que les droits et devoirs de chacun.

      • Préciser les modalités de collaboration entre l’usager et le fonctionnement du service de l’association.

      • Inviter la personne à s’exprimer et verbaliser sa perception de la situation et de son parcours.

      • Présenter l’intervenant ainsi que l’institution.

      • Renseigner le dossier d’admission et la fiche de liaison.

Ce moment participe à l’instauration d’une relation de confiance et d’un climat favorable à l’implication de la personne dans son accompagnement. C’est à cette occasion que sont remis et explicités, de façon appropriée :

  • Le livret d’accueil auquel sont annexés la charte des droits et libertés de la personne accueillie (pour les mesures relevant de la loi 2002-2), la charte des droits de la personne protégée (pour les mesures relevant de la loi du 5 mars 2007) et le règlement de fonctionnement.

  • Le document individuel d’accompagnement (document individuel de prise en charge pour les mesures relevant de la loi 2002-2 et document individuel de protection pour les mesures relevant de la loi du 5 mars 2007). Ce premier document reprend :

> les objectifs généraux de la mesure

> les attentes de l’usager

> les modalités de mise en œuvre et notamment la rythmicité des visites

> les échéances de la mesure

> les coordonnées de l’intervenant.
Si ce document a une valeur contractuelle dans le cadre des mesures administratives, il apparaît important d’indiquer, dès sa première élaboration, les attentes de l’usager, et de requérir son consentement par sa signature.
Le DIA est appelé à évoluer en fonction des évaluations régulières et des projets personnalisés, ces derniers constituant des avenants, articulés aux exigences de protection, et aux droits et attentes de l’usager.

b. L’exercice de la mesure
Quel que soit le type de mesure, l’usager est au centre des actions mises en place par l’ADT. Cela signifie qu’il est consulté et invité à prendre position régulièrement sur les questions le concernant.
Pour toute mesure, un projet personnalisé est mis en place impliquant à la fois l’équipe pluridisciplinaire, l’usager et les éventuels partenaires. Il permet d’inscrire la personne dans un parcours d’évolution et met en exergue les moyens mis en œuvre pour atteindre des objectifs spécifiques.
L’instance d’élaboration du premier projet est composée du cadre, du délégué / mandataire judiciaire référent de la personne, d’un autre délégué / mandataire judiciaire, de la secrétaire sociale, d’un juriste s’il est concerné ou potentiellement concerné par la mesure. En amont de la rencontre, le référent rassemble les informations transmises par les partenaires.
L’actualisation du projet s’effectue dans une certaine souplesse à mi-chemin de la mesure et ne nécessite pas la participation de toute l’équipe, sauf en cas de problématique particulière. Elle s’effectue donc en présence de la personne et du professionnel concerné par la mesure.
L’usager est associé à l’élaboration de son projet personnalisé dans le cadre d’une rencontre avec le référent. Plus que la recherche d’adhésion, la volonté de l’ADT est de positionner l’usager dans une co-construction de son projet :

      • En amont de la réunion d’élaboration du projet personnalisé afin de recueillir ses points de vue et attentes dans le cadre de la mesure.

      • Il est systématiquement invité à chaque réunion d’évaluation, et à échéance de la mesure.

      • Une rencontre en aval de la réunion d’élaboration de projet personnalisé est programmée entre l’usager, le référent et le responsable territorial, afin d’enrichir et signer le projet personnalisé.


Tout au long de la mesure, le délégué aux prestations familiales / mandataire judiciaire informe l’usager des démarches entreprises, des contacts pris avec les partenaires, et lui rend compte de son action, et notamment des droits ouverts, de la régularisation d’une situation…
L’ADT s’engage également à requérir la participation de l’usager aux décisions budgétaires le concernant. Si, dans le cadre des mesures administratives, le principe de co-gestion est la règle, il convient de s’en rapprocher également dans le cadre des mesures judiciaires. Ainsi, l’avis de l’usager est recueilli systématiquement et il est régulièrement informé des décisions budgétaires :

      • L’inventaire du patrimoine et son actualisation est transmis au majeur protégé.

      • Le budget est discuté et analysé avec l’usager. Le projet de budget est partie intégrante du projet personnalisé.

      • Tous les mois, l’usager est informé de l’exécution de son budget.

      • Le compte annuel de gestion est également transmis à l’usager.


Les usagers sont également associés à la vie de l’entreprise par la mise en place d’un conseil de la vie sociale ou de groupes d’expression, mais aussi par enquêtes de satisfaction, destinés à rendre leur avis sur la qualité du service rendu et le fonctionnement institutionnel.

c. La fin de la mesure
Pour toutes les mesures, une évaluation finale, en présence de l’usager, est mise en place 3 mois avant la fin de la mesure et donne lieu à un écrit qui est transmis à l’usager et au juge. La qualité de l’écrit permet au juge d’avoir des éléments d’informations objectifs et clairs qui l’aideront dans sa prise de décision.


Schéma du déroulement des mesures


Pour les mesures inférieures ou égales à 2 ans

Pour les mesures supérieures à 2 ans

J0.

Ouverture de la mesure


J0.

Ouverture de la mesure


J21.

Rencontre avec la personne.

Remise du livret d’accueil et du document individuel de prise en charge (DIPC)

J21.

Rencontre avec la personne.

Remise du livret d’accueil et du DIPC






J 3 mois.




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