RÉsumé Le concept d’hybridation traduit les différents mouvements par lesquels les marchés du travail brésilien et français sont en train d’évoluer.





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date de publication10.07.2017
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XIèmes Journées Internationales de Sociologie du Travail

JIST 2007

Londres 20-21-22 juin 2007
Restructurations productives, précarisation, valeurs


Transformations du travail :

éléments de comparaison France/Brésil
Christian Azaïs

IRISES (UMR 7170 Paris Dauphine)

christian.azaïs@dauphine.fr

www.dauphine.fr/IRISES

Mots-clefs : hybridation, flexibilité, flexibilisation, précarité, précarisation, informalité, informalisation, salariat, Brésil, France.



abstract 2

RÉSUMÉ 2

introduction 2

L’hybridatioN 3

Les binômes vus d’ici et de là-bas… 3

Flexibilité et flexibilisation 4

Précarité et précarisation 6

Informalité et informalisation 8

Conclusion 9

Bibliographie 11



abstract


The concept of hybridisation expresses the different and simultaneous movements the Brazilian and French labour markets are passing through. They reflect in the flexibility, flexibilisation, precarity and precarisation, informality and informalisation they have to deal with. It will help to understand both globalization and the functioning of the wage-earning societies.

RÉSUMÉ



Le concept d’hybridation traduit les différents mouvements par lesquels les marchés du travail brésilien et français sont en train d’évoluer. Ils se reflètent dans la flexibilité, la flexibilisation, la précarité, la précarisation, l’informalité et l’informalisation. Cette approche fournira des subsides pour comprendre la globalisation et le fonctionnement des sociétés salariales.


introduction



La littérature récente sur le marché du travail au Nord comme au Sud fait état de « nouvelles segmentations » (Husson, 2005) ou d’une « nouvelle informalité » (Filgueiras et al., 2004), laissant transparaître des changements dans la société salariale. De même, une série de concepts fréquemment utilisés dans la littérature sur l’emploi et le travail interrogent, d’une part, la validité de la construction d’un corpus théorique commun pour analyser des situations de travail différenciées et, d’autre part, l’évolution de sociétés salariales plus ou moins complètes.

La structuration du marché du travail obéit à des règles apparemment identiques au Brésil et en France, ce qui ne signifie pas que les évolutions du marché du travail au Nord et au Sud soient identiques. L’expansion du salariat se produit en interne différemment, corroborant ainsi la thèse de l’hybridation des formes de mise au travail. Celle-ci se traduit par un enchevêtrement des situations de travail et par une multitude de contrats de travail, caractéristique de la place du travail dans le monde.

Les repères ayant servi de base à la construction de la norme d’emploi pendant les Trente Glorieuses ont été bousculés. Ainsi, en France, même si le CDI (contrat à durée indéterminée) –malgré de nombreuses attaques – est toujours la forme d’insertion majoritaire : « le CDI fait de la résistance » (Husson, 2005 : 13) et qu’au Brésil le salariat est la « forme d’insertion prédominante sur le marché du travail » (Carleial, 2006), nombre d’individus ne se retrouvent pas dans cette catégorisation, car ils ont été expulsés du marché du travail ou parce qu’ils n’ont pu y rentrer de façon permanente ou même temporaire.

L’analyse des concepts de flexibilité, flexibilisation, précarité, précarisation, informalité et informalisation alimentera la thèse de l’hybridation. L’approche par la précarisation permet, quant à elle, de ne pas se cantonner à une analyse de l’emploi, une fois que de larges parcelles de la population vivent dans des sociétés où la salarisation est restreinte ou n’y ont pas accès.

L’hybridatioN



L’hybridation, marqueur de l’évolution des sociétés salariales, pose la question de l’insertion des individus sur le marché du travail. Celle-ci revêt de multiples facettes selon que l’on se situe au Nord ou au Sud, du fait de la présence plus ou moins prégnante d’un Etat-providence dont les règles de fonctionnement ne sont pas les mêmes partout.

L’hybridation s’exprime par l’enchevêtrement de formes de mise au travail, visibles dans la prolifération des contrats de travail, correspondant à des arrangements institutionnels divers. Au Brésil, cette tendance se traduit par l’apparition de nouvelles réglementations sur le marché du travail, conduisant à une informalisation du salariat. En France, la multiplication des contrats de travail est perceptible dans la cohabitation au sein des entreprises de salariés relevant d’ordres divers –travailleurs en CDD, CDI à temps plein, à temps partiel, précaires, intérimaires, dépendants de groupements d’employeurs, de sociétés de portage, etc.. De la même manière, les contrats sont marchands, non marchands ou mixtes. Les uns relèvent du Code du Travail, d’autres dérogent à ce même Code. Ils sont exercés sous différentes modalités : en termes de temps –temps complet, temps partiel - ; de durée – CDI, CDD, intérim – ou de lieu d’exercice –alternance en entreprise, école/université, chez soi - dans le cas de télétravailleurs ou de nouveaux métiers.

L’hybridation est le témoin d’un nouveau rapport au travail, inscrit pour la plupart des individus dans le salariat. Toutefois, ce rapport est mis à mal par deux tendances majeures dans l’évolution de l’emploi ces dernières années : la flexibilité et la précarité. Ces deux concepts, parmi les plus utilisés pour traduire l’évolution des formes de mise au travail aujourd'hui, ne couvrent pas les mêmes réalités. La flexibilité en elle-même n’est pas bonne ou mauvaise ; la précarité, véritable défi pour la société, est déstructurante et remet en cause les fondements de la société salariale, l’informalité traite de questions inhérentes aux sociétés dont la salarisation est incomplète. A ce trinôme il convient d’ajouter les processus de flexibilisation, précarisation et d’informalisation, plus à même de traduire la complexité des phénomènes liés au travail et dépassant une personne seulement axée sur l’emploi.

Les binômes vus d’ici et de là-bas…



Les concepts choisis, censés illustrer l’hybridation des formes d’insertion des individus sur le marché du travail, ont un correspondant en portugais du fait de leur étymologie latine ; toutefois, s’agissant de constructions sociales, ils ne recouvrent pas les mêmes réalités.

Avec l’ébranlement de la norme fordiste, à partir du milieu des années 1970, dans les pays développés et la fin de l’illusion sur sa propagation future dans les pays en développement, les concepts cités –repris par les économistes et les sociologues du travail – se sont imposés dans le discours académique et auprès des pouvoirs publics.

Flexibilité et flexibilisation


La flexibilité peut être celle de l’emploi, du travail ou de la personne (Dejours, 2005 : 52). Dans le premier cas, on s’interroge sur la façon dont l’emploi est exercé en termes de temps, de quantité ou du coût qu’il représente. La flexibilité du travail renvoie à la possibilité de moduler l’organisation du travail en fonction des besoins de l’entreprise ou de la conjoncture. La flexibilité de la personne fait référence à la capacité du travailleur de s’adapter à des situations nouvelles, qu’elles lui soient imposées ou qu’il les aient choisies, il s’agit de son engagement.

Enjeu de société dans les pays développés (Boyer, 1987, Maruani et al., 1989, Piore et al., 1989), la flexibilité est censée parer à tous les maux et s’opposer à une « rigidité » nocive et cause des taux de chômage élevés. Les pays en développement sont eux fortement incités par les organisations internationales à accroître la flexibilité, pour entrer dans les cercles vertueux de la croissance et du développement.

Deux conceptions prédominent : celle de l’entreprise, celle des employés et du travail. Vue de l’entreprise et plus spécifiquement sous l’angle des rapports entre donneur d’ordres et sous-traitants, la flexibilité peut être offensive ou défensive (Leborgne et al., 1992). Rapportée au marché du travail, elle est soit interne soit externe. La première regarde les salariés et leur place dans l’entreprise et l’organisation du travail ; la flexibilité externe s’apparente à de l’externalisation et se traduit par une pléthore de contrats de travail, dont les cosignataires sont des individus (pour des missions spécifiques), des groupements d’employeurs, des sociétés de portage, d’intérim. Toutes ces formes accentuent le caractère hétéroclite de la relation salariale.

Aujourd'hui, « face à la peur du chômage, les salariés semblent revendiquer la plupart du temps la stabilité du rapport salarial. La ‘flexibilité’ apparaît alors en revanche comme une revendication patronale » (Pillon et al., 2003, p. 368). Vue en négatif par les travailleurs et perçue comme perte des garanties attenant au contrat de travail, elle s’apparente à une atteinte au droit du travail. Le manque de flexibilité invoqué dans le discours politique pour critiquer les « rigidités » du marché du travail et justifier son assouplissement fait alors rimer flexibilité et précarité, ce que traduit l’expression « Travail flexible, salariés jetables » (Husson, 2006).

Assortie de sécurités, la flexibilité n’est plus perçue comme un mal. En témoigne l’engouement pour la flexicurité ou la sécurisation des parcours professionnels.  Le débat sur la flexicurité met l’accent sur les incongruités du marché du travail, qui a de plus en plus de mal à combiner les transformations auxquelles il est soumis avec un degré de protection sociale (Barbier, 2007 ; Bevort et al., 2006 ; Boyer, 2006). La flexicurité s’apparente à une « stratégie politique qui tente, de manière synchrone et délibérée, de renforcer la flexibilité des marchés du travail, de l’organisation du travail et des rapports de travail, d’un côté, et, d’un autre côté, de conforter la sécurité –sécurité d’emploi et sécurité sociale – notamment pour des groupes affaiblis sur le marché du travail et hors du marché du travail » (Tangian, 2005, p. 10).

Voulant prémunir les travailleurs des effets nocifs de la flexibilité, l’idée peut masquer la flexibilisation du travail et mettre un voile sur la quantité de chômeurs, en les faisant basculer dans d’autres catégories : stagiaires, en formation ou radiés des listes de l’ANPE et du chômage. L’accent mis sur l’emploi joue comme l’arbre qui cache la forêt, i.e. le travail, ses conditions d’exercice et la précarisation en action.

Au Brésil, depuis les années 80, la flexibilité est devenue un thème récurrent. Elle se traduit par le recours abusif aux stages, au travail temporaire, à la participation aux résultats de l’entreprise –moyen de séparer travail et salaire -, à la « Banque d’Heures » (Banco de Horas), moyen de ne pas payer les heures supplémentaires1 à un tarif avantageux pour le salarié et d’annualiser le temps de travail. En externe, les entreprises ont une arme avec la sous-traitance ou les coopératives, qui masquent les rapports de travail précaire (Lima, 2002).

Les deux termes « flexibilité » et « flexibilisation » sont couramment employés de manière indifférenciée, à tort. La flexibilité relève d’une normalité et peut se légitimer pour des raisons propres à l’entreprise, à l’Etat ou même à l’individu en emploi. La flexibilisation participe d’une volonté délibérée de renforcer la dépendance de l’individu et relève du travail et non de l’emploi.

Elle couvre un champ plus vaste que la flexibilité et a des répercussions sur l’individu au travail et sa subjectivité. Elle participe de l’individualisation de la relation de travail et en même temps de l’autonomisation des individus recherchée par les entreprises. Elle fait reporter sur les individus le combat pour la compétitivité, tend à les rendre responsables, à en faire des « entrepreneurs d’eux-mêmes », ce qui se traduit par une intensification physique et psychique du travail. L’individu au travail doit s’engager corps et âme… au risque même de sa vie.

En France, la flexibilisation de l’emploi est sélective. Elle se polarise sur certaines catégories –jeunes, femmes, non qualifié(e)s - qui supportent davantage que les autres les risques du chômage. On y trouve les principaux destinataires des contrats aidés, à temps partiel ou d’intérim. Ainsi, l’ancrage dans la précarité devient-il un phénomène de moins en moins marginal : en 2003, entre 8 et 10% des actifs connaissaient depuis trois ans au moins une situation de chômage ou d’emploi précaire (IRES, 2005 : 15).

Au Brésil, la flexibilisation renvoie aux contrats de travail qui font sauter les entraves légales à la mobilité de la force de travail lors de l’embauche et plus particulièrement du licenciement (Holzmann, Piccinini, 2006 : 131). Ainsi, flexibilisation signifie « flexibilisation2 de la législation du travail » (Cacciamali, 2004 : 206). Elle rendrait plus malléables des rapports de travail jugés trop rigides. Pour contourner des mesures trop restrictives, les législateurs n’hésitent pas à inclure des clauses comportant la mention « sauf négociation » (Holzmann, Piccinini, 2006 : 133). Par ce biais-là le lien entre précarisation et flexibilisation est explicité.

Précarité et précarisation


Le terme « précarité » renvoie à l’histoire sociale de l’Europe du XIX° siècle, époque où les « classes laborieuses » étaient considérées « classes dangereuses », même si à l’époque ce vocable n’était pas d’un usage courant. La précarité évoque un ensemble de transformations qui bouleversent le status quo social. Renault (2005 : 39) l’assimile à une absence de sécurité et la décline sous trois formes : insécurité quant au contrat de travail, aux droits sociaux et aux revenus futurs. La précarisation qui recouvre les « modalités de construction de la dépendance » (Appay) dérive de la définition donnée par le Littré de l’adjectif « précaire » -« Qui ne s’exerce que par permission, que par tolérance, avec dépendance ». Elle s’applique aux situations de travail, où s’exprime la dépendance ouverte ou cachée, constitutive du rapport de travail.

Utilisé initialement dans le cas des ménages par les sociologues (Barbier, Lindley, 2002), le terme précarité glisse de « pauvreté, puis ‘nouvelle pauvreté’ à ‘précarité’ » (Barbier, Théret, 2004) vers l’emploi, faisant explicitement référence au risque inhérent à la condition de salarié –i.e. le risque de perdre son emploi - avant de devenir objet de politique publique (Barbier, 2002 : 6).

La question devient délicate lorsqu’il s’agit de pays profondément inégalitaires comme le Brésil. Néanmoins, plusieurs auteurs (Cranford et al., 2003, Rodgers et al., 1989) s’accordent à penser que l’emploi précaire s’applique aux formes d’emploi régies par des contrats de travail atypique (Cranford et al., 2003 : 455, 479). Ces caractéristiques portent sur la qualité de l’emploi ; elles résonnent étrangement en Amérique latine, car elles sont empreintes d’un certain dualisme et rappellent les premières théories sur le « secteur informel », partageant les travailleurs en deux catégories, les « nantis » et les autres. Elles sont incompatibles avec l’idée d’hybridation.

Rodgers et Rodgers, soucieux d’éviter l’écueil d’une centration sur les formes d’emploi pour traduire les changements dans le marché de l’emploi retiennent quatre qualités pour déterminer la précarité d’un emploi : la durée, considérée en termes d’horizon temporel et de risque de perte d’emploi ; le contrôle sur le processus de travail, reliant cette dimension à la présence ou l’absence de syndicat et donc au contrôle sur les conditions de travail et les cadences ; le degré de protection par les syndicats ou par la loi et, finalement, le niveau de revenu. Ce dernier constitue un élément critique, car un emploi peut être sûr dans le sens où il est stable et inscrit dans le long terme, mais précaire car le salaire est insuffisant pour sa propre reproduction et celle de ses dépendants (Rodgers et al. 1989 : 3-5). Ce phénomène est perceptible en France avec l’émergence des « travailleurs pauvres ». Toutefois, il convient de relativiser et de contextualiser les expériences.

En France, en 2003, 17,5% des actifs travaillent à temps partiel –des femmes et des jeunes, principalement. Le temps partiel concerne 30% des femmes (4,7% des hommes), en 2002 ; alors qu’il n’était que de 13% en 1973, avec des évolutions différenciées selon l’âge –davantage à l’âge où elles procréent (IRES, 2005 : 76, 81). Les salaires versés sont souvent inférieurs au SMIC. 3,5 millions de personnes, dont 80% de femmes, seraient concernées en 2002 (IRES, 2005 : 10).

L’accroissement des « formes particulières d’emploi » n’a pas signé l’arrêt de mort du CDI ; il représente encore 87% de l’emploi salarié en 2004 (91% en 1975) et connaît de belles embellies dans les phases de croissance de l’emploi (IRES, 2005 : 13). Le taux d’activité des femmes est passé de 51,5% en 1975 à 63,4% en 2003, alors que celui des hommes baissait respectivement de 82,5% à 75,1% (INSEE, 2004). L’augmentation de la participation féminine sur le marché du travail s’accompagne d’un accroissement de la précarité. Pour résumer, les femmes sont plus insérées que les hommes dans le salariat, mais de façon plus précaire, en raison d’un degré de qualification moindre –les emplois de bureau non qualifiés sont principalement occupés par des femmes.

Alors que la précarité a eu tendance à croître ces dernières années, le salariat et la durée de permanence dans l’emploi ont progressé (Ramaux, 2005 : 592). Ainsi, est-on passé d’une durée moyenne de 8 ans et 5 mois en 1982 à 11 ans et 5 mois en 2006. L’auteur souligne en outre que « le recours à d’autres indicateurs, comme les taux de rétention de la main-d'oeuvre ou les transitions de l’emploi vers le chômage ou l’inactivité –plus pertinentes pour étudier l’instabilité de la main-d'oeuvre sur le marché du travail que celle des emplois – n’invite pas à modifier ce constat » (Ramaux, 2005 : 592).

Ces deux phénomènes confortent la thèse de l’hybridation dans la mesure où emploi précaire et emploi permanent tendent à coexister. Ainsi, serait-on passé d’une mobilité choisie à une mobilité contrainte (précarité et licenciement), ce que corroborent diverses enquêtes sur le temps partiel, plus subi que voulu, notamment chez les femmes.

L’insistance sur la « qualité intrinsèque de l’emploi » et l’employabilité3 des individus, i.e. « l'ensemble des préalables qu'une personne doit posséder à un niveau minimal afin de chercher, de trouver et de conserver un emploi » (Bolton (1981) fait porter sur l’individu le poids de la responsabilité.

L’indice de sécurité socio-économique4, élaboré par le BIT –Bureau International du Travail –, combine les indices de plusieurs formes de sécurité du travail –niveau de revenu, accès au marché du travail, sécurité de l'emploi, accès à la formation et représentation par des associations professionnelles ou des syndicats, engagement des gouvernements à mener une politique de sécurité économique, existence d'institutions capables de la faire appliquer et résultats obtenus5.

Le Brésil possède une longue tradition d’études sur la précarité, mettant en relief la dynamique de l’accumulation du capital. Elles se déclinent sous diverses formes : en termes de marginalité urbaine (Kowarick, 1977), d’informel (Cacciamali, 2000, Lautier et al., 1991, Lautier, 1994, Roubaud, 1991). Vue sous l’angle de l’emploi, la précarité pose la question de l’insertion des individus. Or, en raison de la configuration du marché du travail brésilien, une approche par la précarisation s’avère plus proche de la réalité.

Informalité et informalisation


Le thème de l’informalité a fait couler beaucoup d’encre. L’informalité est un état de fait et peut éventuellement se mesurer. Elle revient à reconnaître l’existence d’une pluralité des statuts dans lesquels sont inscrits les individus. Elle permet aussi d’opérer un double déplacement, de l’analyse des processus économiques vers la sphère politique, en soulignant la dérégulation étatique des rapports de travail et en s’intéressant non pas à un « secteur informel » qui n’existe pas, mais aux processus et pratiques des individus. L’informalité participe de la quête de nouveaux concepts censés relater l’augmentation de l’hétérogénéité et une plus grande précarisation des rapports de travail, signes distinctifs de l’informalité (De Toni, 2006 : 157). A ce titre, la « nouvelle informalité », phénomène imbriqué dans le processus de production, se rapporte au travail à temps partiel, temporaire, par mission ou au travail industriel domestique. La sphère familiale devient le support de la reproduction de la force de travail, ce qui pose des problèmes théoriques à la compréhension de l’Etat-providence et à la configuration de la société salariale.

Selon Cacciamali (2004 : 201), « l’informalité affecte le système productif dans son ensemble, elle concerne autant le salariat que d’autres formes d’insertion sur le marché du travail ». Pour elle, le « processus d’informalité » se caractérise par « la destruction ou le délitement des règles institutionnelles et des types de contrats liés au modèle fordiste …, un ensemble de normes nouvelles qui augmentent l’intensité du travail » (Cacciamali, 2004 : 207, 208). Au Brésil, le « processus d’informalité » se traduit par 1) l’élévation du taux d’inactivité de la main-d’œuvre et du chômage ; 2) des changements de la réglementation des contrats individuels et collectifs de travail ; 3) des pratiques de sous-traitance et d’externalisation effectuées au moyen de contrats commerciaux ; 4) la diminution des taux de couverture de la Sécurité Sociale, due à la multiplication de relations de travail sans contrat déclaré, à l’absence de cotisations dans les micro-entreprises, mais aussi pour les travailleurs indépendants et les employés domestiques ; 5) l’expansion des tout petits établissements (TPE) où le rapport capital/travail est des plus flous, et l’augmentation du travail à compte propre et du service domestique ; l’ensemble de ces formes d’insertion sur le marché du travail concernant plus de 40% de la force de travail » (Cacciamali, 2004 : 219-220). La cause principale se situe pour l’auteure dans l’insertion de l’économie brésilienne dans la globalisation.

Filgueiras et al. repèrent trois types d’informalité : l’une, qui se rapporte à l’économie et à l’insertion des activités dites informelles dans le circuit économique et qui conçoit deux secteurs6 ; l’autre, plus récente, replace ces activités par rapport au droit ; la troisième conjugue les deux critères d’illégalité et/ou d’activités et de formes de production non typiquement capitalistes, légales ou illégales, et de rapports de travail capitalistes non officialisés (les salariés non déclarés). Dans ce cas, l’informalité recouvre toutes les formes et les rapports de travail non fordistes7 et qualifiés de précaires (Filgueiras et al., 2004 : 215).

La « nouvelle informalité » est le fruit de la restructuration productive des années 90, qui a provoqué la mise à pied de travailleurs qualifiés. S’installant à leur compte, ils sont à l’origine de la création de nouveaux produits et de nouvelles activités économiques et participent de la remise en question d’activités existantes.

« Nouvelle informalité », « processus d’informalité », le foisonnement d’expressions traduit un certain malaise. « Processus d’informalité » et « informalisation » font référence aux deux formes de la dynamique du capitalisme : la réorganisation du travail salarié, qui augmente les vulnérabilités et la recrudescence de l’emploi à son compte et des formes de travail dans des activités de faible productivité ou dans des activités hautement qualifiées.

Au Brésil, l’informalisation rappelle l’interrogation d’esprits critiques dans les années 70, au moment du « miracle économique », « comment autant de personnes peuvent vivre avec si peu ? ». Stratégies de survie, inventivité, débrouillardise, les expressions varient au gré des situations ; elles expriment toutes le fait que le travail ne peut plus être analysé avec les mêmes instruments que l’emploi. La précarisation, l’informalisation ouvrent la porte à de nouvelles interprétations.

Conclusion



Les marchés du travail au Nord et au Sud connaissent des évolutions relativement semblables, caractérisées par une complexification des rapports de travail et une tendance, apparemment contradictoire, de salarisation et de précarisation de la main-d'œuvre. Qualifié d’hybridation ce mouvement se manifeste par une prolifération de contrats de travail et par des situations de travail qui se ressemblent, au Brésil et en France. Cette tendance s’apparente à de « nouvelles segmentations du marché du travail », repérables aussi dans la présence d’une zone grise entre le travail dépendant et le travail indépendant (Azaïs, 2006).

Pour s’adapter au marché mondial, les entreprises mettent en place des dispositifs favorisant la flexibilité de leur appareil de production et de leurs employés, provoquant un accroissement de la précarité et une précarisation grandissante, du fait du recours à des systèmes d’organisation du travail de plus en plus contraignants pour les individus. La flexibilisation délibérée et la précarisation croissante d’une partie de la main-d'œuvre, pas nécessairement la moins qualifiée, interrogent la société salariale dans la mesure où la salarisation tend à englober des parcelles de plus en plus larges de la population, sans pour autant provoquer un mieux-être pour les individus.

Assimilé jusque dans les années 1920 à une « survivance de l’esclavage » (Lefresne, 2006), le salariat touche aujourd'hui près de 90% de la population active en emploi ; cette évolution n’est pas propre aux contrées développées, elle touche aussi les pays émergents, le Brésil n’échappant pas à la règle. Toutefois, malgré son extension, la norme salariale subit des soubresauts faisant en sorte que l’uniformisation entre les situations est loin d’être atteinte au Nord et au Sud.

Sous les coups de boutoir du chômage de masse, les acquis sociaux des travailleurs ont été peu à peu grignotés et la précarisation s’est accentuée. Ce mouvement a correspondu à la fin de la convention keynésienne de plein emploi et à une transformation de la norme d’emploi. Ainsi, dans les trente dernières années, le changement qualitatif qui s’est produit avec le passage d’une mobilité choisie (démissions) à une mobilité imposée (chômage, précarité, licenciement, précarisation des conditions de travail et d’exercice du travail ou des activités) a des implications sur les individus et leur santé physique et morale –pour témoin le nombre de suicides récemment dans des entreprises françaises, signe d’un dysfonctionnement qui ne relève pas seulement des individus, mais dont l’origine est à rechercher dans une organisation du travail de plus en plus contraignante et stressante.

Une analyse approfondie, sur la base d’enquêtes en France et au Brésil, permettrait de conforter la thèse de l’hybridation des formes de mise au travail et éclairerait quant à la constitution du salariat de part et d’autre de l’Atlantique. De telles études restent à mener.

Paris, 23/04/07

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1 Avant l’ouverture économique du pays au début des années 90, la législation contraignait les employeurs à payer les heures supplémentaires à un tarif entre 25 et 50 % supérieur à celui des heures légales. Avec la libéralisation économique, les heures de travail supplémentaires sont compensées, ce qui contribue à accentuer la précarité des travailleurs dont le salaire est déjà très bas –le salaire minimum au Brésil est d’environ € 120 au 1er avril 2006 - et tous n’y ont pas accès.

2 Même si l’auteur dans le même article mentionne le « modèle de flexibilité des relations de travail » (Cacciamali, 2004 : 212).

3 En anglais, employability renvoie essentiellement aux capacités des individus à s’adapter aux exigences du marché du travail en utilisant les ressources collectives disponibles. En français, l’utilisation de cette notion est problématique (Barbier, Lindley, 2002).

4 L’indice national de sécurité socio-économique (SSE) permet de mesurer la vulnérabilité d'un pays face aux chocs économiques extérieurs et la stabilité économique nationale (http://www.ilo.org/public/french/protection/ses/activity/indicate.htm ).

5 Sur 28 pays examinés par l’OCDE, la France a le meilleur score en termes d’inputs et la 5ème place pour les processus. Elle ne se situe qu’au 17° rang pour ce qui est des résultats (Concialdi, 2005 : 23).

6 Position tout à fait critiquable. Il a été démontré déjà depuis longtemps que cette partition entre secteur formel et secteur informel était illusoire, tellement les activités sont imbriquées (Azaïs, 2000).

7 Pour les auteurs, « non fordiste » s’applique aux travailleurs dont l’insertion sur le marché du travail est précaire (non protégé par les lois sociales et du travail).


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