Déjeuner-débat St Esteve – 12 nov 2016





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Déjeuner-débat St Esteve – 12 nov 2016 Déjeuner-débat St Esteve – 12 nov 2016

Arnaud VIALA Arnaud VIALA

Chers amis…

Je veux d’abord remercier Christophe et Alain de leur présence ici, et des mots qu’ils viennent de prononcer…

Depuis les petites heures du matin, où je me suis assis à mon bureau pour rédiger ces quelques lignes, je ne parviens pas à me sortir de la tête cette soirée du 2 septembre 2015, salle Rieu à Millau, notre meeting de fin de campagne où la salle était comble, et où nous affichions le visage uni de la droite et du centre aveyronnais… Cette image m’accompagne tous les jours dans la vie effrénée que je mène ; ce souvenir m’a fait relire ce matin les lignes que j’avais rédigées pour le cette soirée ; elles n’ont pas pris une ride ; cet élan qui nous a portés Sébastien et moi pendant la campagne électorale ne s’est jamais arrêté et il s’est transformé en solide réseau de confiance et d’échanges quotidiens avec toi Alain, que j’ai au téléphone sinon tous les jours, au moins tous les 2 jours, avec Jean-Claude Luche qui n’a pas pu être avec nous ce midi, et aussi avec ce cercle immense des amis et soutiens : Christophe, M. le Maire… que de partage amical entre nous… Pierre, cher collègue de Lozère… Nous nous sommes trouvé des tonnes de points communs en quelques mois et travaillons ensemble sans relâche… Les maires, présidents de communautés de communes, conseillers départementaux, municipaux… ceux qui sont autour de cette table et ceux qui se sont excusés… nous formons cette grande famille où les gens respectent leurs postures et leurs nuances politiques et font tout pour avancer ensemble pour le bien collectif. Je vous remercie chaleureusement de cette confiance.

Et puis, il y a vous, chacune et chacun d’entre vous, en vos ‘grades et qualités’ comme dit l’expression, que je ne peux évidemment pas énumérer, mais dont je tiens à vous dire que je n’en retiens que deux : votre fidélité et la force de votre engagement. En témoigne votre présence ici ce midi ; en témoigne surtout le fait que sautant dans l’inconnu pour l’organisation de ce déjeuner puisque c’est une première, nous avons été un peu ‘pris de vitesse’. Vous êtes, vous le voyez, très nombreux à avoir répondu positivement, et cela fait chaud au cœur, très chaud au cœur de vous sentir à nos côtés…

Rassurez-vous, je ne vais pas revenir en détail ici sur les 14 mois de mandat qui se sont écoulés depuis l’élection partielle. Je vous assommerais si je le faisais. Ils ont été très denses, parce que l’actualité a été rapide, souvent tragique… parce que je les ai vécus à 400 cent pourcent, entouré de l’équipe qui travaille avec moi, de Séb… de ma chère famille qui a encaissé la surchauffe permanente sans jamais broncher… parce que j’ai bossé, travaillé sans compter avec une obsession : ne pas décevoir, ne pas vous décevoir… Quelques images de ce tourbillon d’activités défilent sur les écrans, et nous avons tout mis en œuvre pour rendre compte, pour vous rendre compte, le plus régulièrement possible, de tout ce que je fais : facebook, réseaux sociaux, site internet, newsletter, quatre pages, presse locale, permanences régulières… pour celles et ceux d’entre vous qui n’auraient pas accès à tous ces média, une cartonnette récapitulative a été déposée près de votre couvert afin que vous ayez toutes les adresses.

Je vous l’ai annoncé dans l’invitation à ce déjeuner, il est voulu comme un moment supplémentaire d’échange, et c’est la raison pour laquelle je vais m’efforcer d’être synthétique afin de vous laisser la parole. Je vais me contenter de faire trois zooms :

  • Le premier sur l’actualité politique de notre pays. La France est malade... atteinte d’un mal sournois qui la ronge chaque jour un peu plus ; ce mal porte un nom que l’on prononce rarement tant il fait peur : c’est le dé-sespoir. Le pouvoir socialiste a tout fait pour l’instiller durablement dans l’imaginaire collectif français, par une méthode aussi diabolique que répétitive : en éloignant toujours plus la promesse des actes. La démonstration est probante.

  • Politiquement d’abord, Hollande s’est fait élire sur une vague qu’il qualifiait lui-même de ‘Tout sauf Sarkozy’. Tout sauf un président trop bling bling ; tout sauf une présidence qui s’exhibe trop ; tout sauf des prétendus liens avec les milieux financiers ; tout sauf le scandale. Les Français sans y croire ont fait le choix par défaut d’un président normal pour un pouvoir politique normal. Qu’ont-ils eu à l’arrivée ? Trierweiler, les virées nocturnes d’un adolescent à scooter, les bombes Cahuzac, Baupin, Thevenoud, le Guen… Et maintenant un président qui livre des secrets d’Etat aux journalistes et s’adonne à des confidences dignes de Marie Claire au moment où notre monde traverse une période terrible… La tromperie est massive ; le président est dans les abîmes des courbes sondagières, mais il a surtout nourri ce sentiment terrible : tous pourris : tous les mêmes. Nos institutions sont dévalorisées et vilipendées. Désormais tout peut arriver.

  • Sur le plan économique, même antidote à l’inaction et à l’incapacité de prendre les bonnes mesures. Quel pire mensonge d’état que celui du même Hollande qui a passé rien de moins que les trois premières années de son mandat sur les plateaux de télévision à nous asséner sans relâche que l’inversion de la courbe du chômage était là… alors que sur tous les écrans s’affichaient des chiffres ahurissants de morosité et que les Français plongeaient dans l’abîme du chômage de masse : 6 millions de nos concitoyens sans emploi, des sinistres industriels par dizaines, et toujours plus de mesures rédhibitoires pour notre économie et notre compétitivité : augmentation des charges, multiplication des contraintes réglementaires, Loi Travail avec toujours plus de droits et toujours moins de devoirs… 6ème semaine de congés payés qui arrive sournoisement… Et au milieu, des Français déboussolés qui ne croient plus en rien et qui ont plongé dans le marasme parfois fondé, parfois plus subjectif. Désormais tout peut arriver…

  • Sur le plan de notre sécurité enfin… La France est meurtrie. Meurtrie par les attentats horribles qui ont frappé, Paris, Nice, nos campagnes… Meurtrie par les morts et, les blessés, les invalides, les familles décimées par ces actes barbares. Le pouvoir socialiste a sans vergogne instrumentalisé ces drames : en appelant au rassemblement et à l’unité nationale ; en nous demandant de voter les mesures. Nous les avons toutes votées, des deux mains... Jusqu’à nous rendre compte qu’il ne voulait rien de strict en matière de sécurité : pas de déchéance de nationalité pour ceux qui assassinent sur notre sol ; pas de restriction de l’immigration, même clandestine, pas de renforcement des sanctions. De la mollesse et des atermoiements, alors que des Français innocents, civils, tombent dans le sang… Alors que nos forces de l’ordre sont épuisées par des missions qui ne renforcent en rien notre sécurité tandis que d’autres actions ne sont pas entreprises. En témoigne ce moment que nous avons vécu hier Christophe, où le défilé militaire du 11 novembre a été annulé par la Préfecture, donc par décision gouvernementale… au motif… que 13 manifestants s’étaient rassemblés devant la mairie quelques heures avant…Tous les militaires et gendarmes présents hier à nos côtés, sous le sceau de l’anonymat, décriaient cette décision idiote… Etat de non droit. Citoyens outrés… Désormais tout peut arriver…

  • Ce que je veux dire par là, c’est que plus que quiconque, je suis persuadé que ce qui est arrivé aux Etats Unis cette semaine est en train de se dérouler ici sous nos yeux… L’élection d’un président de droite outre Atlantique pourrait nous réjouir. Il n’en est rien. Trump s’est fait élire en prônant la cassure : cassure institutionnelle, cassure diplomatique, cassure politique, cassure sociale… Il a perçu le ras le bol des américains. Il a senti que ceux qui étaient le plus écœurés iraient voter pour lui et pour démolir les symboles d’un ordre établi, et que ceux qui l’étaient juste un peu moins resteraient chez eux et assisteraient – passifs, donc moins coupables – à son accession au pouvoir. Marine le Pen gagnera le pari de la même manière. Les Français les plus remontés mettront sans honte son bulletin dans l’urne, tandis qu’une frange non négligeable de notre population s’abstiendra sciemment pour ne pas assumer complètement la culpabilité de son élection. Et tout comme Trump, quelques heures seulement après son arrivée à l’Elysée, elle tombera le masque et montrera qu’elle n’a rien voulu d’autre que le pouvoir pour le pouvoir. Je suis certain que vous avez tous remarqué que Trump a tressé les louanges d’Hillary Clinton avant même de s’adresser à son peuple. Voilà pourquoi jamais nous ne devons céder au populisme, voilà pourquoi notre primaire de la fin de ce mois ne doit avoir qu’un objectif : nous permettre de nous rassembler dès le 27 nov. pour offrir à le France des perspectives. Voilà pourquoi je n’ai pas pris parti pour l’un ou l’autre des candidats. Vous m’avez élu sur des valeurs et des convictions que je n’ai jamais cachées et que je défends bec et ongle en votre nom. Vous êtes tous bien capables de choisir celui ou celle qui vous paraît être le mieux armé pour porter les couleurs politiques de notre grande famille en mai 2017. Mes prescriptions en la matière n’apporteraient rien, sauf peut-être les germes d’une division entre nous…

  • Comment me direz-vous, pourrons-nous sortir de cette impasse ? Pour ce qui me concerne, je crois qu’il n’y a que deux voies :

  • Celle tout d’abord d’un projet politique simple et clair. On ne remettra pas notre pays sur les rails sans revenir aux fondamentaux :

    • Remettre la France au travail. Après les 35 heures, les socialistes nous parlent des 32 heures et je crois moi, que si on ne dit pas de toute urgence à nos jeunes générations que le travail fait partie intégrante de leurs vies, on a tous les ingrédients d’une bombe à retardement, car on n’a que la jeunesse qu’on mérite, et que l’on crée. Qu’on arrête de nous dire que les jeunes d’aujourd’hui sont plus difficiles que par le passé. Ils ne sont que ce que nous faisons d’eux.

    • Par la révision complète de nos filets sociaux. Comment tolérer ce culte du droit à tout, de la prestation automatique ?? De la loi, même, proposée par certains pour s’assurer que les gens perçoivent bien toutes les prestations auxquelles ils ont droit. Où va-t-on ? Je suis partisan d’une société qui assume uniformément pour tous les gros risques de l’existence, et qui rende à l’individu sa part de responsabilité sur les autres pans de sa vie et de sa subsistance. Le principe de précaution que nous avons mis dans notre constitution est une erreur. Il faut lui substituer intelligemment un principe de responsabilité qui déverrouillera utilement des pans entiers de notre économie qui suffoquent littéralement sous le poids des règlements et des normes.

    • En matière de sécurité, la clé à mes yeux s’appelle l’Europe : aussi longtemps que nous ne plaiderons pas d’une voix forte pour une Europe politiquement capable de protéger son espace sur le plan humain, politique, économique et social, nous serons incapables de relever les défis de demain. Fini les débats stériles sur la souveraineté nationale. C’est au niveau européen que se jouent les défis modernes si l’on veut peser dans le monde.

    • Et bien sûr, ceci ne signifie pas qu’il faut renoncer aux particularités territoriales. Vous connaissez tous mon attachement sans borne à l’infiniment petit, à ce qui émane du terrain, à la l’expérimentation. Je crois beaucoup en l’avenir des territoires comme le nôtre. Je crois que nous avons la force et l’énergie de rassembles les acteurs autour d’une volonté de modernité et de progrès. Je coirs que du bon travail se fait chez nous comme ailleurs. Je crois que le moment est venu pour notre pays de penser son avenir A PARTIR de ces forces qui s’expriment sur nos territoires, en les écoutant, en les valorisant, en leur donnant des moyens, aux dépens des budget de l’Etat, pour aller au bout de leurs projets, en modérant nos volontés centralisatrices, en repensant l’aménagement du territoire français à partir de ce qui remonte de la base. Parce c’en est fini du tout urbain et des concentrations, parce que la qualité de vie doit aussi être un bien collectif et partagé. Je pourrais discourir des heures sur ce sujet mais vais m’arrêter là pour conclure à présent :

  • Si tout est grave dans le monde qui nous environne, si le danger de l’extrême n’est pas qu’une vue de l’esprit, s’il est difficile de vivre des vies d’élus quand la défiance s’exprime partout, tout n’est pas perdu pour autant. Hier, une dame avec laquelle nous échangions sur ces sujets m’a dit : ‘comment faites-vous pour avancer quand-même ?’ Je vous livre en trois points rapides la réponse que je lui ai faite et que je me répète tous les jours au fond de moi :

    • La démocratie, c’est d’abord l’écoute. C’est pour ça que je m’efforce de prendre du temps, par-delà les masses d’invitations, pour vous rencontrer et vous écouter. Depuis le début de mon mandat, je refuse la dictature absolue de l’agenda et fais tout mon possible pour réserver des plages plus larges, choisies, pour des rencontres avec les acteurs de terrain, élus de tous bords, entrepreneurs de tous les domaines d’activité, bénévoles de tous horizons… C’est pour cela aussi que dès à présent, c’est vous qui allez parler…

    • La démocratie c’est le renouveau. Il ne faut pas chercher à durer. Je l’ai toujours dit ; je suis personnellement partisan d’une limitation du nombre de mandats dans une même fonction à deux consécutifs. Pour avoir l’énergie de bien faire ; pour ne pas vivre pour sa réélection. La PPL est prête. Elle sera déposée dans les tout prochains jours à l’Assemblée nationale.

    • La démocratie enfin, c’est cette symbiose intime qui fait que lorsqu’on est élu, on confronte sans cesse ce que l’on est au fond de soi, ses convictions et ses valeurs, avec les attentes de ses concitoyens et les réalités de la société. C’est ce qui fait naître ce sentiment étrange de plus vraiment s’appartenir, mais c’est aussi ce qui fait du mandat une mission unique, dont il faut être digne, à chaque instant. C’est la promesse que je vous ai faite et que je vous renouvelle ici aujourd’hui en vous remerciant très sincèrement de votre écoute patiente.




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