Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970





télécharger 60.98 Kb.
titreManuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970
date de publication05.07.2017
taille60.98 Kb.
typeManuel
e.20-bal.com > histoire > Manuel
Thème 3 : Histoire

Histoire du quotidien
Chapitre 1 : Vivre et mourir en Europe de 1850 à 1970

(Baccalauréat : question obligatoire : 3 questions)

Introduction :
La période qui va de 1850 aux années 1960 est marquée dans tous les pays européens par d’importantes transformations, en lien avec la forte industrialisation qui entraîne une croissance tant au niveau économique qu’au niveau démographique : les hommes et les richesses augmentent. Ces mutations induisent de profonds changements des modes de vie et des pratiques culturelles.
Problématique :

Quels sont les profonds bouleversements sociaux et économiques qui modifient l’Europe entre le milieu du XIXe siècle et les années 1960 ? Comment la vie quotidienne s’est-elle transformée ?
I – Un siècle marqué par de profondes transformations : 1850-1970

A- Comment évolue la croissance démographique européenne ?

1- Une croissance démographique irrégulière

Manuel MAGNARD : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970

Doc 3 p. 114 : Les pertes humaines des deux guerres mondiales

Doc 2 p. 114 : La baisse de la fécondité européenne au début du XXe siècle
Entre 1850 et 1914, l’Europe connaît la plus forte croissance démographique de son histoire : la population européenne passe de 265 millions d’habitants à 450 millions et représente alors le quart de la population mondiale. C’est le continent le plus peuplé après l’Asie. (Ces chiffres ne tiennent pas compte des millions d’Européens qui ont émigré).
Pourtant une baisse de la fécondité s’observe dès 1750 en France et dès 1850 dans les autres pays européens.

En France, le partage des héritages entre tous les enfants, décrété par la Révolution française, pousse les paysans et les bourgeois à réduire le nombre de leurs descendants pour éviter l’émiettement de leur patrimoine.
De 1920 à 1945, on constate un ralentissement de la croissance démographique européenne : les pertes humaines de la Première Guerre mondiale sont élevées : 9 millions de morts, sans compter les 2 millions de victimes de la « grippe espagnole » et les 4 millions de morts de la guerre civile russe.

Entre 1920 et 1940 : la baisse de la fécondité s’est accentuée en raison de la crise économique, sociale et politique qui a touché la majorité des pays européens.

La Seconde Guerre mondiale fait encore plus de dégâts en Europe, avec plus de 40 millions de morts, dont 26 millions de civiles victimes des combats (bombardements) ou de la politique d’extermination nazie (Juifs, Tziganes…)]. La Russie est le pays qui paye le plus lourd tribut avec 24,6 millions de morts.
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, on constate une reprise démographique : le taux de natalité connait une forte augmentation de 1945 jusque dans les années 1960 : C’est le « baby-boom ».
2- Le modèle de la transition démographique, un facteur d’explication ?

Document : Le modèle de la transition démographique en Europe

Il comprend 4 phases :


  • Pré-transition : due aux guerres, famines, épidémies : se caractérise par un taux de natalité et de mortalité élevés. L’écart est faible entre la natalité et la mortalité, mais dans l’ensemble les naissances sont plus nombreuses que les décès. Ce qui explique que l’accroissement de la population est positif mais peu élevé. (GM et grippe esp.)




  • Transition démographique : elle se déroule en deux phases.

- 1ère phase : Phase d’explosion démographique : (2ème moitié XIXe siècle)

Grâce à une convergence de facteurs favorables : Le taux de mortalité chute fortement grâce à une meilleure capacité à se nourrir, à lutter contre la maladie, aux progrès sanitaires et d'hygiène.

Le taux de natalité reste élevé, donc la population augmente fortement.

- 2ème phase : Phase de régulation démographique : (Ex : A partir de 1750 en France)

Adaptation en différé de la natalité : La mortalité continue à baisser, mais la natalité décroit aussi, ce

qui est dû au changement des mentalités. Il en résulte une baisse de l'accroissement de la population

  • Post-transition (Régime démographique moderne) : Les taux de natalité et de mortalité sont faibles. Le régime démo. évolue peu. Si le taux d'accroissement naturel devient négatif, la population vieillit et diminue. (ex : Allemagne, Russie) sauf si recours à l'immigration.


Ces changements démographiques sont liés à l’industrialisation de l’Europe.

B- De l’âge industriel au développement du tertiaire

1- L’âge industriel, une mutation des techniques et des structures de production

Notions à connaître pour le baccalauréat :

  • Age industriel : Manuel MAGNARD p. 121. Au XIXe siècle, l’industrie domine largement l’activité économique et la société : c’est l’âge industriel. Il s’étend sur deux périodes. De 1780 à 1850, la Première Révolution industrielle débute en Grande Bretagne et se diffuse dans le reste de l’Europe, puis on entre dans la Deuxième Révolution industrielle de 1880 à 1939.

  • Croissance : Manuel MAGNARD p. 121. De 1850 aux années 1960, l’augmentation de la production industrielle est durable et importante, d’où une augmentation également des investissements, des revenus et de la consommation. C’est la croissance.

Manuel MAGNARD p. 116-117 : Des Européens en mouvement
La Grande-Bretagne est le premier pays d’Europe à entrer dans la voie de l’industrialisation. Dans l’agriculture, la mécanisation et l’utilisation de produits chimiques diminuent la pénibilité du travail, augmentent les rendements, ce qui permet de nourrir une population plus nombreuse. Cette modernisation de la production agricole libère une main d’œuvre nombreuse qui quitte les campagnes et se dirige vers les grands centres urbains et industriels ou vers les Etats-Unis (migrations économiques). C’est une période d’exode rural.
La Première Révolution Industrielle (1780-1850) : se manifeste par plusieurs facteurs :

  • Des innovations techniques : l’invention de la machine à vapeur par l’Ecossais James Watt (1769) conduit à la mécanisation de nombreuses activités (mise au point de machines textiles, de nouvelles techniques de fabrications de l’acier et de la fonte).

  • Le charbon constitue la source d’énergie dominante. Il est exploité dans les nombreuses houillères des « Pays Noirs européens » (Entre Liverpool et Manchester en Angleterre, dans le département du Nord pour la France, dans la Ruhr en Allemagne …).

  • Les branches industrielles motrices sont : le textile, soutenu par la transition démographique et l’industrie sidérurgique stimulée par le développement du transport ferroviaire.

  • Les méthodes de gestion du travail sont encore anciennes. Ce qui change par rapport à l’artisanat traditionnel c’est l’emploi de masse et la taille des entreprises. En d’autres termes, on est passé de l’atelier à l’usine.


Puis se met en place :
La Deuxième Révolution Industrielle (1880-1939) : se manifeste par d’autres facteurs :

  • Une innovation technique : le moteur à explosion

  • L’emploi de nouvelles sources d’énergie : Le pétrole et de l’électricité (en plus du charbon). Cette diversification est liée à la découverte et à l’exploitation des gisements de pétrole à la fin du XIXe siècle (USA, Russie, Moyen Orient) et aux progrès du transport et de l’emploi de l’électricité. Les inventions se multiplient : mise au point des lignes à hautes tension, utilisations domestiques de l’électricité grâce à la lampe Edisson, invention de la dynamo, du tramway électrique…).

  • D’autres innovations apparaissent : le téléphone, le poste de radio

  • Les branches industrielles motrices sont : les industries métallurgiques, mécaniques et chimiques, le développement de l’automobile comme objet de consommation de masse aux USA dès les années 1920, la naissance et le progrès du transport aérien, des constructions navales (paquebots), colorants synthétiques, engrais, médicaments…


Photocopie + Manuel MAGNARD : Doc 1 et 4 p. 120 : Le travail en usine dans les années 1890 et 1930.


  • Les méthodes de gestion du travail se modernisent. Les innovations dans le domaine de l’organisation du travail viennent des États-Unis et sont dues à l’ingénieur Taylor (1856-1915) et à l’industriel Ford (1863-1947). Ces méthodes se diffusent dans les années 1930 et occupent une main d’œuvre peu qualifiée.

- Taylor met au point l’organisation scientifique du travail (OST). On parle de Taylorisme. Cette OST repose sur une double division du travail : – une division verticale : c’est le principe de la séparation entre la conception de l’objet et son exécution (c’est au bureau de penser et aux ateliers de fabriquer).

– une division horizontale : c’est le principe de la parcellisation des tâches. Il s’agit de rationaliser le travail en décomposant et en chronométrant les tâches des ouvriers. Le résultat est l’augmentation rapide de la productivité. C’est dans l’industrie automobile qu’on applique d’abord ces méthodes (Ford aux USA).

- Henry Ford, prolonge l’œuvre de Taylor. Il accentue la parcellisation des tâches (celui qui place une pièce ne la fixe pas) en réduisant davantage les mouvements de l’ouvrier. Désormais, ce n’est plus l’ouvrier qui circule autour du produit mais le produit qui se déplace devant une série d’ouvriers fixés à leur poste de travail. C’est la mise en place du travail à la chaîne. On parle de Fordisme.
2- L’essor du secteur tertiaire : à partir des années 1950

Manuel MAGNARD : Doc 3 p. 120 Evolution des secteurs d’activités de 1850 à 1964

Doc 5 p. 121 : Photo de dactylographes en Angleterre
Après la Seconde Guerre mondiale, les emplois de bureau se multiplient et les femmes entrent ainsi massivement dans le marché du travail. A partir de l’invention de la machine à écrire les « pools de dactylos» féminins se développent. Elles occupent principalement des postes dans les activités de services : la grande distribution, la santé, l’éducation, les administrations. L’entrée massive des femmes sur le marché du travail marque les années 1950-1960 (France).
Cette croissance démographique et économique est due aux progrès de l’hygiénisme, de la médecine et de la protection sociale.
C- Quels facteurs contribuent au recul de la mort de 1850 à 1970

Notions à connaître pour le baccalauréat :

  • Hygiénisme : Manuel MAGNARD p. 123

  • Protection sociale : Manuel MAGNARD p. 123. Ensemble de mesures mises en place par l’Etat pour protéger les individus en cas de maladie, d’accident du travail, de chômage, de vieillesse.

1- L’hygiénisme au XIXe siècle

Au XIXe siècle, les hygiénistes (médecins, administrateurs et ingénieurs) insistent beaucoup sur l’aération et l’assainissement des habitations et des villes, sur une meilleure hygiène individuelle (lavage des mains) et collective (développement des réseaux d’égouts).

2- Les progrès de la médecine

Manuel MAGNARD : Doc 4 p. 123 : Le vaccin contre la rage
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Louis Pasteur met au point le vaccin contre la rage. En 1885, un berger adolescent, atteint de la rage jusqu’ici incurable, est vacciné. Il s’agit d’un progrès considérable de la médecine et d’une victoire des conceptions de Pasteur. Dès 1862, Pasteur découvre les microbes. En 1881, le principe de la vaccination est mise au point. En 1885, Pasteur vaccine des patients mordus par les chiens enragés. Ce succès est accueilli dans le monde entier comme une grande victoire.

Les chirurgiens imposent à leur personnel le lavage des mains au savon, les instruments sont stérilisés.

Au début du XXe siècle, Karl Koch met au point le vaccin contre la tuberculose. Il est opérationnel en 1924. La tuberculose (infection pulmonaire) est une des cibles principales des hygiénistes à la fin du XIXe siècle.

A partir de la Seconde Guerre mondiale, la pénicilline est utilisée sur les blessés américains pour éviter les infections. Puis l’utilisation des antibiotiques se généralise après 1945.

De nos jours, en France, certaines vaccinations sont obligatoires. (Ex : vaccin contre le tétanos)

3- L’action des Etats

Manuel MAGNARD : Doc 2 p. 122 : La lutte contre la mortalité infantile et

Doc 1 p. 122 : Le développement de la protection sociale
Les États européens ne restent pas inactifs. Dès le dernier tiers du XIXe siècle, Ils développent des politiques de protection maternelle et infantile, aux visées souvent natalistes (loi de 1874 en France). La mortalité infantile est surtout due à l’insuffisance des soins prénataux et obstétricaux (soins apportés à la femme pendant la grossesse, pendant et après l’accouchement).

Dès le début du XXe siècle, des Etats européens favorisent la santé de leurs populations en adoptant des lois de protection sociale et en développant des mesures de santé publique (doc 1 : Campagne de prévention pour détecter les pathologies pulmonaires, la tuberculose). La création de la Sécurité sociale : en Allemagne entre 1883 et 1911, est beaucoup plus tardive en France. Ce n’est qu’en octobre 1945 que la Sécurité sociale est instituée par deux ordonnances. Elle assure la sécurité des travailleurs et de leur famille en cas de maladie, d’accident (loi du 9 avril 1898), de travail, de maternité et leur garantit une retraite (loi 5 avril 1910).
Manuel MAGNARD : Cartes p. 112 : L’augmentation de l’espérance de vie et

Doc 3 p. 122 : L’évolution de l’espérance de vie entre 1880 et 1970
Tous ces facteurs contribuent à l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance à partir des années 1880-1890 : La mortalité infantile recule, les épidémies deviennent plus rares et les crises alimentaires disparaissent grâce à l’augmentation de la production agricole : la dernière grande famine touche la Russie en 1891. Les Européens sont mieux nourris.

L’écart entre l’espérance de vie des hommes et des femmes révèle que les femmes vivent plus longtemps que les hommes surtout au XXe siècle. Entre 1850 et 1960, les Français gagnent plus de 25 ans. Dans le même temps, les Françaises gagnent environ 30 ans. L’écart entre les hommes et les femmes se creuse au moment des deux conflits mondiaux, et d’une manière générale au XXe siècle. Il est de 3 années en 1910 et de 6 années en 1970 pour l’ensemble des pays européens. Cet écart s’explique par les maladies cardiovasculaires et les cancers qui touchent davantage les hommes que les femmes.

À partir des années 1930, l’espérance de vie progresse plus rapidement.
De 1850 à 1970, on assiste donc à une croissance générale de la population et de l’espérance de vie grâce à ces nombreux progrès. Du coup, la part des personnes âgées dans la population européenne augmente à partir de 1880. Ces facteurs provoquent de grands changements dans les modes de vie des Européens.

II – Comment évoluent les modes de vie et pratiques culturelles : 1850-1970

A- Vers une société de plus en plus urbanisée ?

Jusqu’en 1880, la population européenne est essentiellement rurale. Mais le surpeuplement des campagnes et le manque de terres disponibles poussent progressivement les ruraux vers les villes, à proximité des grandes industries où ils espèrent trouver du travail : c’est l’exode rural.

L’industrialisation crée de nouveaux emplois. Les usines textiles et métallurgiques nécessitent une main d’œuvre abondante, des bâtiments particuliers et de grands espaces, c’est pourquoi elles sont construites en périphérie des villes.
Manuel MAGNARD : Doc 2 et 3 p. 116 : L’évolution de la population urbaine
La GB est le premier pays où la population urbaine dépasse celle du monde rural (après 1850), alors que la France est plus en retard (vers 1950). Les villes européennes doivent accueillir une population toujours plus nombreuse et s’équipent pour cela. Elles se modernisent et se transforment grâce aux études des hygiénistes qui préconisent l’aération et l’assainissement des habitations et des villes et une meilleure hygiène collective (développement des réseaux d’égouts). Des urbanistes concrétisent les idées des hygiénistes.
Manuel MAGNARD p. 108-109 : Tableau du Kärtner Ring à Vienne (Autriche) au début du XXe siècle
Le Baron Haussmann, préfet de la Seine à partir de 1853 sous Napoléon III transforme la ville de Paris. Il réaménage la capitale pour répondre aux besoins d’une population de plus en plus nombreuse. Il fait démolir des anciens quartiers souvent insalubres et oblige la population défavorisée à partir vers la banlieue. Il fait tracer de grandes artères rectilignes pour faciliter la circulation. Il crée des places (place de l’Etoile). Les rues principales partent de monuments importants (Arc de Triomphe, Opéra) ou des gares qui apparaissent dans la ville (gare Montparnasse). Le chemin de fer arrive en France à cette époque. Les espaces verts aèrent la ville. Les façades des immeubles sont alignées le long de ces nouveaux boulevards et avenues. Ce sont des immeubles luxueux de 6 étages (dernier étage réservé aux combles pour loger les domestiques et RDC avec entresol pour magasins, balcon au 2ème étage : c’est l’étage noble : à distance du bruit de la rue). Entre 1852 et 1870, plus de 100 000 immeubles sont construits. Puis des réseaux d’égouts sont creusés. Ce modèle haussmannien se diffuse dans toutes les grandes villes de France et d’Europe.
A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les premiers câbles téléphoniques, puis électriques sont posés (nouveauté de l’Exposition universelle à Paris de 1900 : Pavillon de l’électricité). Le chauffage central apparaît progressivement pour les immeubles de la bourgeoisie. Les réseaux d’alimentation en eau potable et de transports en commun se développent. En 1900, la première ligne de métro est inaugurée à Paris (RER qu’en 1970), alors que les premiers travaux du métro de Londres remontent à 1853 et qu’il est électrifié depuis 1890.
Photocopie + Manuel MAGNARD Doc 4 p. 119 : Des bidonvilles aux grands ensembles
Dès 1950, la moitié des Européens habite en ville. Mais les classes ouvrières pauvres sont souvent logées sous les combles des immeubles bourgeois ou dans une pièce unique qui accueille toute la famille. Jusqu’aux années 1960, des bidonvilles à la périphérie des grandes villes à côté des usines existent encore. La crise du logement est un problème majeur dans les villes de France pendant les années 1930, les grandes agglomérations connaissent alors une croissance démographique très forte, liée à l’exode rural et à l’immigration étrangère. Dès 1929, des habitations bon marché (HBM) sont construites, mais c’est surtout entre 1959 et 1967 que les ZUP (zones à urbaniser en priorité) naissent. Les grands ensembles se développent en périphérie des grandes villes. Ils regroupent des logements à loyers modérés pourvus d’un confort moderne, mais également de commerces et d’équipements. L’urgence l’emporte sur l’esthétique. C’est la naissance des cités dortoirs.
B- Des modes de vie bouleversés ?

Notion à connaître pour le baccalauréat :

  • Modes de vie : Manuel MAGNARD p. 119. Manières de vivre liées à un groupe de personnes, à une époque et à un milieu particulier.

1- L’amélioration des conditions de travail :

En 1850, les conditions de vie et de travail sont très difficiles : journées de travail longues, salaires faibles, chômage important, accidents du travail nombreux. Les ouvriers vivent dans une grande précarité : logements insalubres, espérance de vie courte. A partir des années 1880, les conditions de travail s’améliorent : la journée de travail diminue (10 heures en 1900, 8 heures à partir de 1919) et le travail des enfants de moins de 12 ans est interdit. Un salaire minimum est parfois mis en place.
Manuel MAGNARD Doc 2 p. 120 : Affiche de campagne syndicale en 1906 pour la journée de 8 heures de travail
En 1919, une loi réduit la journée de travail à 8 heures et permet aux travailleurs d’accéder aux loisirs.

En 1936, en France, le Front Populaire accorde deux semaines de congés payés à tous les salariés (loi du 17 juin 1936) : c’est ainsi que de nombreux Français peuvent partir en vacances pour la première fois de leur vie. Des billets de train à tarif réduit pour les congés annuels favorisent les départs. Les congés annuels en France passent à 3 semaines en 1956, puis à 4 semaines en 1969.

Profiter des congés payés, pour les travailleurs des villes, c’est pouvoir aller passer deux semaines – souvent pour la première fois – à la mer (que beaucoup n’avaient jamais vue auparavant), à la montagne ou tout simplement à la campagne. C’est aussi pour les provinciaux la possibilité de découvrir Paris.
Les salaires augmentent progressivement, ce qui permet une élévation du niveau de vie.

2- L’élévation du niveau de vie :

Vidéos Dailymotion : 30 Glorieuses
Manuel MAGNARD : Cartes 3 et 4 p. 113 : Elévation du niveau de vie en Europe 1850 et 1970

Doc 1 p. 147 : Budget type de 3 catégories de Français en 1913
A partir des années 1850, l’accès à l’alimentation s’améliore en Europe : les famines sont de moins en moins nombreuses. Les salaires augmentent entre 1872 et 1910 alors que les prix à la consommation diminuent, mais jusqu’en 1945, les dépenses d’alimentation absorbent une part très élevée du budget des familles. Ces dépenses absorbent quasiment tout le budget ouvrier, 73 % de celles de l’employé et 58 % de celles de la famille bourgeoise.
Avec les Trente Glorieuses : 1946-1973, les conditions de vie des Français s’améliorent. En 1960, les salaires augmentent. L’alimentation ne représente plus que le quart du budget. Le reste du budget se répartit entre le logement et le vêtement dont la part tend à augmenter avec la progression du niveau de vie. Le progrès du niveau de vie se voit donc dans les dépenses consacrées à l’habillement, à l’éducation et la santé (ces deux dernières dépenses étaient inexistantes en 1903).

En 1960, ces dépenses diminuent au profit d’équipements électroménagers, de la voiture, des loisirs, des activités culturelles et de la santé. Plus de 15 % du budget est utilisé à la communication, aux loisirs (rencontres sportives, cinéma…) et à la culture (13% des Français sont équipés d’un téléviseur contre 1 % en 1954).

3- L’essor de la scolarisation :

Manuel MAGNARD : Doc 3 p. 124 : Les progrès de la scolarisation
En France, en 1881 et 1882, les lois Ferry instaurent la scolarité obligatoire jusqu’à 13 ans. En 1959, la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans. Les collèges se démocratisent, mais seulement 50% des jeunes vont à l’école jusqu’à 16 ans. Le nombre d’étudiants est faible (10%), mais il est multiplié par deux entre 1960 et 1975.
Tous ces facteurs entraînent d’importantes transformations culturelles en Europe.
C- Vers de nouvelles pratiques culturelles ?

1- L’essor du féminisme :

Par le passé, dans l’agriculture, dans le commerce, dans l’artisanat, l’épouse a toujours fortement contribué à l’activité de son mari.

Dans la société industrielle, de nombreuses femmes d’ouvriers doivent travailler à l’extérieur du foyer familial pour assurer la survie du ménage, car les salaires sont très bas. Entre 1850 et 1939, le taux d’activité des femmes tourne autour de 30%.

En 1907, une loi accorde à la femme mariée de pouvoir disposer de son salaire. Puis en 1909, une autre loi lui octroie un congé de maternité de 8 semaines sans rupture du contrat de travail.

Pendant la 1ère GM, les femmes remplacent les hommes partis au front. Certaines tâches leur demande un effort physique important. Suite à cette période, les mouvements féministes prennent de l’ampleur et revendiquent l’émancipation de la femme et l’égalité homme-femme. En 1920, la femme peut adhérer à un syndicat sans l’autorisation de son mari, mais le droit de vote ne leur est accordé qu’en 1944 en France.
Manuel MAGNARD : Doc 4 p. 115 : Le baby-boom + Doc 2 p.124 : L’évolution de la conception de la famille
Après la 2ème GM, le « baby-boom » permet une nouvelle croissance de la population. Le modèle du couple marié et de la famille de 3 enfants se développe.

Mais à la fin des années 1960, les mentalités changent. Les femmes acquièrent plus de liberté au sein du couple et dans leur activité professionnelle. A partir de 1966, la femme peut exercer une activité professionnelle sans l’autorisation de son mari et il est interdit de licencier une femme enceinte. Après les évènements de 1968, l’union libre et les naissances hors mariage progressent (26% en 1972). Puis les modes de contraception sont légalisés et la fécondité recule. Ces facteurs révèlent la baisse de l’influence de la morale traditionnelle et religieuse, ce qui provoque un changement profond des mentalités et des modes de vie : on est passé de sociétés religieuses à des sociétés laïques : la religion n’influence plus les lois et appartient au domaine privé.
En même temps, l’augmentation du pouvoir d’achat des populations de l’Europe occidentale entraîne une consommation de masse.

2- Le développement de la consommation de masse :

Photocopie : ouverture du 1er supermarché en France

En 1960, 34% des femmes travaillent. Le pouvoir d’achat des ménages augmente fortement. C’est la naissance de la société de consommation de masse et le cadre de vie des familles s’améliore. De nombreuses familles s’équipent de voitures, de réfrigérateurs (inventé dans les années 1910 aux Etats-Unis), de téléviseurs (déclin des formes traditionnelles de sociabilité). Les premières grandes surfaces apparaissent, à la place des commerces traditionnels. La vente à crédit et l’épargne apparaissent.

En 1965, la femme peut ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son mari.
Manuel MAGNARD : Doc 4 p. 125 : loisirs en voiture :

Grâce à la diminution du temps de travail et l’amélioration des revenus, la plupart des catégories sociales, surtout les classes moyennes peuvent consacrer une partie de leur budget à de nouvelles pratiques sociales et culturelles, comme le sport et les loisirs (cinéma).

3- Les transformations culturelles :

Manuel MAGNARD : Doc 2 p. 118 : le cinéma

Le cinéma : la production hollywoodienne, mais aussi les studios de Walt Disney (1961 : 101 Dalmatiens et 1967 : le livre de la Jungle) et des films français remportent des records (1966 : La Grande Vadrouille de Gérard Oury)
Manuel MAGNARD : Doc 1 p. 124 : les concerts

Dans les années 1960, les jeunes modifient profondément la société.

Les jeunes de moins de 20 ans bénéficient de la généralisation de l’accès à l’enseignement secondaire et parfois poursuivent des études supérieures au-delà de 20 ans. Ils sont dépendants économiquement de leurs parents, mais par des petits boulots d’été, ils gagnent de l’argent de poche. Ils deviennent ainsi de gros consommateurs.

La musique offre aux adolescents, la possibilité de devenir un groupe social autonome. Le rock et la pratique de la guitare deviennent un moyen de communication international et autonome. Autour de la musique, se constituent des lieux de sociabilité propres à la jeunesse : surprise-partie, fan-clubs, discothèques, concerts rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes, comme celui qui est organisé pour la première fois place de la Nation en 1963.

Les jeunes constituent la cible privilégiée des médias et des industries culturelles. Au début des années 1960, c’est la radio qui constitue le principal vecteur de la culture de masse. Grâce à l’invention du transistor, les jeunes peuvent désormais s’affranchir de l’écoute familiale du poste de radio (260 000 postes à transistors en 1958, plus de 2 millions dès 1961). Cette écoute privative de la musique correspond aussi à l’autonomisation de leur espace de vie au sein du foyer, ils sont de plus en plus nombreux à posséder leur chambre.

La télévision, la radio et presse juvénile assurent la promotion des vedettes (Johnny) des ventes de disques, qui passent de 7 millions en 1948, à 18 en 1956, 41 en 1963, 100 en 1973.

Les jeunes se sont emparés de la mode. Elle informe avant tout de l’âge. La diffusion du blue-jean correspond à l’uniformisation des pratiques vestimentaires entre filles et garçons, en même temps qu’elle exprime l’attrait du modèle américain. (Levi’s) Manuel MAGNARD : Doc 7 p. 142 : La mode unisexe

similaire:

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconTerritoires et populations
...

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconManuel Hatier Doc 2 page 38, Questions ci-dessous

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconChapitre 4 : Le travail
«travail en solo», la proportion de non-salariés est passée de 20 à moins de 10 de la population active entre 1970 et 2000. Première...

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconManuel de Droit européen des affaires et politiques européennes....

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconManuel Magnard ts : p. 118 à 144 Problématique
«nouvel ordre mondial». La fin de la guerre froide ne signifie cepandant pas la fin des conflits dans le monde. On assiste au contraire...

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconPréparation au Bac – Analyse d'un document d'histoire (Thème 1) Sujet...

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconL’anthropologie urbaine en France Un regard rétrospectif introduction
«les peuples primitifs», avec comme champs d’enquête principaux des populations non-européennes, ou à la rigueur les ruraux de la...

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconBibliographie Baudrillard J. (1970), La société de consommation, Ed. Gallimard, 1970

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 icon Manuel Hatier Doc 2 page 84 Questions ci-dessous
«limiter et encadrer l'offre et la consommation des jeux et en contrôler l'exploitation». Objectif : (…) protéger les mineurs et...

Manuel magnard : Doc 1 p. 114 : L’évolution des populations européennes entre 1850 et 1970 iconManuel Hatier Doc 1 p226 -questions 1 à 4
«beau-père» au festival de jazz à Vienne et s'en fait une joie («il doit m'emmener au jazz à Vienne, mais j'aimerais bien qu'il m'emmène»)....






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com