Atelier «Dimensions symboliques de la construction des causes.» Table ronde «Où en sont les théories de l’action collective ?»





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Bibliographie



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1 Il détaille ce qu’il appelle « l’indétermination provisoire des possibles » caractéristique du moment critique : « En bouleversant dans la réalité ou dans la représentation la structure des chances objectives (de profit, de réussite sociale, etc.) à laquelle se trouve spontanément ajustée la conduite réputée raisonnable et qui fait l’ordre social comme monde sur lequel on peut compter, c’est-à-dire prévisible et calculable, elle [la crise] tend à déjouer le sens du placement, sense of one’s place et sens du bon investissement, qui est inséparablement un sens des réalités et des possibilités que l’on dit raisonnables. C’est le moment critique où, en rupture avec l’expérience ordinaire du temps comme simple reconduction du passé ou d’un avenir inscrit dans le passé, tout devient possible (au moins en apparence), où les futurs paraissent vraiment contingents, les avenirs réellement indéterminés, l’instant vraiment instantané, suspendu, sans suite prévisible ou prescrite. […] L’incertitude concernant l’avenir que la crise institue dans l’objectivité même fait que chacun peut croire que les processus de reproduction sont suspendus pour un moment, et que tous les futurs sont possibles et pour tous. »

2 Snow et Benford estiment que si jusqu’à l’analyse de cadres les chercheurs avaient privilégié la face publique de l’action collective, comme les manifestations par exemple, c’est en raison d’une prédilection pour un certain type de sources, qu’ils ne décrivent pas précisément mais qui semble comprendre les archives et les statistiques. Au lieu de quoi l’autre face des mobilisations collectives, celles des opérations de cadrage, des négociations et des disputes, c’est-à-dire globalement du travail de la signification, serait appréhendables de manière privilégiée, sinon exclusive, au travers de l’observation directe [Snow, Benford 1988, p. 214]. Il y aurait là une question plus large à poser, relative aux jeux d’échelle. De la même façon que l’ethnométhodologie, attentive aux interactions subtiles, perçoit le monde social comme un jeu sans cesse renouvelé, quand les sociologies portées sur les traces écrites et les statistiques tendent quant à elles à mettre au jour l’inertie du social, de même les recherches sur l’action collective pencheraient vers des paradigmes « structurels-organisationnels » [Jasper 1997, pp. 19-42] dès lors qu’elles privilégieraient les sources écrites, et vers des modèles plus attentifs à la fluidité et au symbolique dès lors qu’elles pratiqueraient l’observation ethnographique.

3 A partir d’archives consignant, par exemple, les comptes-rendus produits quotidiennement par les députés du Tiers-Etat en direction de leurs circonscriptions ou de leurs proches, il analyse l’évolution fine des rapports de force, des basculements d’alliance et des débats théoriques au sein des Etats-Généraux, démontre comment les interactions, multiples et quotidiennes, les intrigues conflictuelles et les logiques de situation pèsent sur la façon dont les députés conçoivent leur rôle, le définissent, s’affranchissent de leur mission initiale, ouvrent le pensable et le possible, et deviennent révolutionnaires. Son travail est d’une extrême finesse quant aux opérations de cadrage, de contre-cadrage, de résonance, de dissonance et d’alignement de cadres.



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